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Publié par Messager

 Voici deux portraits: Un homme aux allures de "Rambo" ou d'Arnold Schwarznneger; un autre aux apparences frêles, avec des lunettes fines, en tenue de ville. Quelle image dégage chacun de ces deux portrait? Un agent de sécurité ou un grade du corps pour le premier, et un employé de banque ou d'une société d'assurance pour le second. Oui et non.
 Oui dans la mesure où l'opinion généralement répandue fait passer de "gros bras" pour des personnes peu douées intellectuellement. Non, parce que la culture physique n'empêche pas en même temps le développement intellectuel. Ne dit-on pas  "un corps sain dans un esprit sain".
 Mais historiquement, une certaine idée, à travers le monde entier, considère difficilement les "géants" comme étant de "grands cerveaux". La RDC, notre pays ne fait pas exception. Si on recense tous les "gros bras" désignés à l'époque chez-nous comme des " Yanké" ou des "Bill" de quartiers, rares sont ceux qui ont la réputaion d'intellectuels. Leurs activités principales ayant été:"grade du corps";"portiers" ou"agents du protocole". Comme cet ancien "yanké" immortalisé par Sosoliso  dans sa chanson "Zanga-Zanga",  qui s'ennuyait dans la salle de rédaction du journal salongo où il n'avait rien à faire, après qu'il ait été embauché comme garde du corps du responsable du journal.
 Force est de reconnaitre que rien ne prédispose nos gros bras à une vie incertaine. Tout dépend de leur formation. A l'époque coloniale, la Force Publique péférait pourtant de" gros bras" auxquels elle inculquait une bonne discipline pour en faire de braves soldats.Le général  Bumba, le Colonel Odjudi ...étaient des véritables forces de la nature, dont la simple présence sur  le terrain était susceptible de dissuader l'adversaire. La prépondérance du physique a fait que certains peuple du Rwanda et du Burundi considérés comme inaptes par les belges étaient difficilement recrutés dans la Force Publique.
Nationale Congolaise (ANC), et qui ont profité d'une formation de qualité. Il s'agit du général  Tout dépend de la formation, disions-nous plus haut. Prenons l'exemple de deux  anciens "gros bras", "yanké" ou "bill" qui avaient été recrutés  durant les années 1960 par l'ArméeMahel, bien connu à Ngiri-Ngiri sous son pseudonyme de "Donat" ou "Tigre". Au sein de l'Armée, il est parvenu à faire l'école de guerre, une sommité pour les études militaires. Et du colonel Bozela ,"Bojos", un technicien d'état- major, issu des rangs des bill de Ndjili. Ces deux officiers qui sont malheureusement décédés étaient réputés redoutables sur le terrain. Ils avaient allié leur force physique à l'intelligence acquise durant leur formation.

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