TÉMOIGNAGE ET REQUÊTES D’UNE LECTRICE.
TÉMOIGNAGE ET REQUÊTES D’UNE LECTRICE.
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Le Pont de Matadi
Nous avons reçu le témoignage d’une « chercheuse en histoire orale » qui vient de découvrir notre site. Nous la reproduisons afin de permettre à d’autres connaisseurs de répondre à ses questions sur les traditions africaines.
En ce qui nous concerne, nous lui recommandons de lire attentivement notre article susmentionné, ainsi que les commentaires de LUSED, PEDRO et de faire traduire en français celui de MWANA NGABA du 11/08/2014.
S’agissant des archives du journal Elima, nous ne disposons malheureusement pas d’une copie du numéro complet. Les quelques extraits publiés en 2014 avaient été obtenus au bout d’énormes démarches effectuées en RDC par le biais des amis restés au pays.
Les copies numériques des archives de la presse congolaise ne sont pas à notre portée. Cependant, elles constituent un objectif lorsque les moyens nous le permettrons.
Messager
Sarah
23/07/2026 22:05
Bonjour,
Je m'appelle Sarah et je vous écris depuis l'Amérique du Nord. Je suis une jeune chercheuse en histoire orale, écrivaine et chercheuse autonome, spécialisée en histoire culturelle africaine et en études kongo.
Je souhaitais vous laisser un commentaire pour trois raisons.
Premièrement, j'aimerais vous poser une question au sujet de l'image que vous avez publiée, tirée du journal Elima et attribuée à Bangonda-Banzadio Kukiakanda (article du samedi 22 décembre 1979). Auriez-vous, par hasard, une copie du numéro complet paru à cette date? Je vous serais très reconnaissante de bien vouloir me dire s'il est possible de le consulter ou d'en obtenir une copie.
Deuxièmement, je me demandais si vous possédiez également des copies numériques, des reproductions ou des numérisations sur microfilm d'autres numéros d'Elima. Je constitue actuellement des archives de recherche et je cherche, dans la mesure du possible, à préserver et à consulter d'anciens journaux congolais. Toute information, recommandation ou orientation que vous pourriez me transmettre serait grandement appréciée.
Enfin, je tiens à vous féliciter pour cette œuvre remarquable. Votre blogue représente des années de travail, de dévouement, de recherche rigoureuse et de préservation des archives. Bien que je n'aie découvert « Mbokamosika » que cette année, il est déjà devenu l'une des ressources les plus précieuses que j'aie trouvées pour mes recherches.
Votre travail n'est pas vain. Il apporte une contribution importante à la préservation de l'histoire et de la mémoire culturelle congolaises pour les générations futures, notamment pour de jeunes chercheuses et chercheurs comme moi.
Si vous y êtes disposé, je serais honorée de pouvoir correspondre avec vous et d'échanger au sujet de certaines de vos recherches et publications. Ce serait un véritable privilège d'en apprendre davantage sur votre travail ainsi que sur les sources que vous accepteriez de partager ou de recommander.
Je vous remercie sincèrement pour votre temps et j'espère avoir le plaisir de vous lire.
Avec toute ma gratitude,
Sarah
Sarah
23/07/2026 22:20
J'aimerais également vous poser une dernière question, si vous me le permettez.
Connaissez-vous des récits ou des traditions entourant la construction du pont de Matadi, notamment ceux concernant Mami Wata, les bisimbi ou encore les récits de sacrifices humains?
Ma mère était adolescente à cette époque et elle m'a raconté qu'il circulait de nombreuses rumeurs selon lesquelles de l'argent était déposé dans les rues afin d'attirer des victimes qui seraient ensuite offertes en sacrifice aux bisimbi. On disait que toute personne qui ramassait cet argent « akoleka », c'est-à-dire qu'elle avait été choisie comme future victime sacrificielle destinée à apaiser les bisimbi.
En tant que chercheuse en histoire orale, je m'intéresse à ces récits non pas pour en établir la véracité historique, mais pour mieux comprendre comment les traditions orales, les croyances et la mémoire collective se sont développées autour de la construction du pont de Matadi.
Si vous avez entendu des récits semblables, ou si vous connaissez des sources orales, écrites ou journalistiques qui abordent ces histoires, je vous serais très reconnaissante de bien vouloir les partager.
Je vous remercie encore une fois pour votre travail remarquable et pour le temps que vous consacrerez à lire mon message.
Sarah