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Publié par Samuel Malonga

Denewade Ongenda n’était pas musicien, mais son nom reste intimement lié à l’histoire de l’écurie Vévé et à l’ascension de son fondateur, Verckys Kiamuangana. Homme de confiance du célèbre saxophoniste, producteur et homme d’affaires, il occupait une position stratégique au sein de l’organisation. Considéré par beaucoup comme le bras droit de Verckys, il participait aux prises de décisions importantes et veillait à la mise en œuvre des orientations définies par son patron. Sa présence dans les coulisses était telle que de nombreux observateurs le considéraient comme l’une des pièces maîtresses de la machine Vévé.

À une époque où l’écurie Vévé dominait une large partie de l’industrie musicale zaïroise, Denewade Ongenda intervenait dans de nombreux domaines : gestion des artistes, organisation des activités, négociations diverses et coordination entre les différentes composantes de la maison. Il faisait partie de ce cercle restreint de collaborateurs qui bénéficiaient de la confiance totale de Verckys. Cette proximité lui permettait d’être associé à la plupart des grandes initiatives qui ont marqué l’histoire de Vévé, depuis la création de nouveaux orchestres jusqu’à la gestion des nombreuses rivalités qui animaient alors le milieu musical kinois.

 

Son influence s’étendait bien au-delà des simples tâches administratives. Dans un environnement où les intérêts artistiques, financiers et personnels se croisaient constamment, Denewade jouait souvent le rôle d’intermédiaire, de négociateur et parfois même d’arbitre. Son expérience du terrain, sa connaissance des acteurs du secteur et sa fidélité à Verckys faisaient de lui un personnage incontournable. Beaucoup de musiciens qui ont fréquenté l’écurie Vévé ont eu affaire à lui avant même de rencontrer le patron lui-même. Pour certains artistes, il représentait la porte d’entrée vers l’univers Vévé ; pour d’autres, il était celui qui veillait à l’application des décisions prises par la direction.

Au cours des années 1970 et 1980, lorsque Vévé produisait ou encadrait plusieurs formations parmi les plus populaires du pays, Denewade Ongenda se retrouvait au cœur des opérations. Il suivait de près les recrutements, les départs de musiciens, les projets d’enregistrement et l’organisation des tournées. Sa discrétion contrastait avec la notoriété des artistes qu’il côtoyait quotidiennement, mais son influence n’en était pas moins réelle. Dans les coulisses de nombreux succès de l’écurie, son action contribuait à maintenir la cohésion et l’efficacité d’un ensemble devenu l’un des plus puissants pôles de production musicale du Zaïre.

Si l’histoire retient principalement les chanteurs, les guitaristes et les compositeurs qui ont fait la renommée de Vévé, elle ne peut ignorer le rôle joué par des hommes de l’ombre comme Denewade Ongenda. Sans jamais enregistrer de disque ni monter sur scène, il participa activement à la construction et à la consolidation de l’empire musical bâti par Verckys. Son parcours illustre l’importance des gestionnaires, conseillers et organisateurs qui, dans l’ombre des projecteurs, ont contribué au développement de la musique congolaise moderne. Par sa loyauté, son influence et son engagement au sein de l’écurie Vévé, Denewade Ongenda demeure l’une des figures les plus significatives de l’entourage de Verckys Kiamuangana et un témoin privilégié de l’une des périodes les plus fécondes de l’histoire musicale congolaise.

Samuel Malonga

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N
Chers Mbokatiers. Je suis un peu hors-sujet mais je tenais à informer la communauté que Léon Ebeya, le bassiste de Yéyé National nous a quittés. Il était le fils de l'ancien chef d'état-major de l'ANC le lieutenant-colonel Eugène Ebeya tué en 1964 dans le Kwilu par les rebelles mulélistes. Ceux qui en savent plus sur le parcours de cet excellent bassiste pourraient nous édifier à travers un article en sa mémoire. Lentement mais sûrement les éléments des anciens groupes musicaux des Belgicains s'éteignent l'un après l'autre...
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M
David et Simba Ndaye<br /> Veuillez m’excuser. Sam a bien envoyé la chanson Amba en illustration de son article. C’est à mon niveau où la faute a été commise lors de la mise en page. Je n’ai pas suffisamment vérifié le nom de l’orchestre et des chanteurs ayant participé à l’enregistrement. C’est chose faite maintenant<br /> Messager
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P
Ce que je ne savais pas, et qui m'étonne encore, c'est cette participation de Soki Vangu et de Pépé Kallé. Je n'entends pas leurs voix dans le chœur. Je suis tellement habitué à entendre les voix de ceux-ci quand ce sont eux qui entonnent.<br /> <br /> À propos de cette chanson, je crois me souvenir de l'entretien que Nyboma a donné à une chaîne, où il dit que cette chanson a dû être enregistrée une deuxième fois. Donc, la version que nous connaissons n'était pas la première. Le premier enregistrement doit avoir été rejeté parce que le texte contenait des passages considérés comme étant des obscénités. Nyboma a donné cet exemple en parlant des obscénités dans la musique congolaise qui, de nos jours, ne sont plus censurées.
S
Sam,<br /> Amba, ce n'était pas dans Lipua-Lipua?
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D
La chanson "Amba" de Nyboma est sortie aux editions Veve (VV 174) avec l'orchestre Lipua-Lipua<br /> David