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Publié par Messager

Au pays, tout le monde a cessé de vivre de son salaire

 « On ne peut pas vivre de son salaire », dit-on désormais à Kinshasa. Dans le secteur privé ou public, le salaire a cessé de nourrir son homme, encore moins de la vêtir ou de la loger. Mais c’est surtout dans la fonction publique que cette contrepartie du travail a perdu tout son sens bien que de nombreux mois de non paiement n’aient pas réussi à ébranler outre mesure les fonctionnaires. Vaille que vaille, ils survivent, grâce à l’informel. Malgré la modicité et l’irrégularité de leurs salaires, ils se présentent toujours à leurs lieux de travail, à  l’affût des « clients » potentiels venus remplir l’une ou l’autre formalité administrative. Il n’est pas rare de les voir se les disputer. De sorte qu’ils passent plus de temps é l’extérieur de leurs bureaux où ils tentent d’accrocher des demandeurs de services. Conséquence : le tarif et donc la banalisation des papiers administratifs.

Pour obtenir son casier judiciaire, quoi de plus simple que prévoir un petit rien pour l’agent qui prélève les empreintes dactyloscopiques. Votre passé n’est pas son problème. Au ministère des Transport par exemple, celui qui cherche une autorisation de transport pour véhicule l’obtient aussitôt. Quelques minutes suffisent pour entrer en possession de tout ce qu’il faut, même l’attestation pour le contrôle technique en bonne et due forme, sans vérification ni expertise aucune. C’est pareil dans la plupart des services de État où des circuits administratifs officiels se sont « informalisés », permettant ainsi aux agents de la fonction publique de se faire un peu d’argent. C’est une façon de compenser leur mauvais traitement. Certes, les tarifs officiels existent mais ils sont souvent dépassés par la spirale inflationniste, on vous impose souvent une sorte de surtaxe, en plus de ce que vous devez à l’État…. »

 

  ELAMANïUS DIAKANWA,  le Soft N° 485 du mardi 25 juin 1966.


Ce constat date de plus de douze ans. Il avait été réalisé vers la fin du régime Mobutu. Qui peut nous décrire objectivement comment vit actuellement le salarié en RDC? Sans verser dans les consédérations politiennes. Nous voudrions nous en tenir seulement au vécu. La situation s'est -elle améliorée ou s'est-elle empirée ? Bref, comment est le quotidien du congolais aujourd'hui? (messager)
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