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Publié par Samuel Malonga

En 1968, alors qu’il évolue encore au sein des Bantous de la Capitale, Pamelo Mounk’a traverse une période de réflexion profonde sur son parcours artistique. Figure déjà respectée du paysage musical congolais, il ressent le besoin d’explorer des territoires plus personnels, loin de la rigueur organisationnelle et des attentes pesantes liées aux grands orchestres populaires. C’est dans cet état d’esprit qu’il conçoit Les Fantômes, un projet parallèle qui tient autant de l’expérimentation musicale que de l’aventure humaine.

 

L’idée germe dans un contexte où la scène brazzavilloise foisonne de petites formations éphémères, souvent composées de musiciens issus de différents ensembles, réunis le temps de quelques répétitions ou enregistrements. Ce type de regroupement informel, baptisé localement « Nzonzing », permet une grande liberté de ton et d’inspiration. Pamelo, désireux de créer un espace où sa voix et ses compositions seraient mises en avant sans compromis, s’associe au guitariste soliste  Freddy Kebano. Ils embarquent avec eux une poignée de talents : Maurice Obami, chanteur au timbre chaud qui s’était déjà distingué dans l’orchestre Manta Lokoka, les guitaristes Berlino Tsikoubaka et Johnny Manzonza, et le bassiste Goumelioko.

Le noyau musical ainsi formé trouve rapidement son terrain de jeu au Select Bar, établissement tenu par Charles Ebina, ami et soutien indéfectible de Pamelo. Ce lieu, à la fois convivial et feutré, attire un public fidèle et attentif, composé autant de mélomanes avertis que d’artistes en quête de nouveauté. Dans cette atmosphère intime, Les Fantômes testent des arrangements plus légers, des rythmes subtils, des harmonies plus aérées.

C’est là que prennent vie quelques-uns des joyaux de la discographie de Pamelo : L’oiseau rare, Petite Lola, Katibebi, Papa, Séjour sans oublier Amita Ces chansons, enregistrées et éditées notamment par Pathé Marconi – Paris, tranchent avec le répertoire plus massif et chorale des Bantous. Elles révèlent une écriture délicate, nourrie de mélancolie douce, de sensualité retenue et d’évocations poétiques. Les rythmes afro-cubains y sont dépouillés, épurés, laissant la voix de Pamelo et les guitares occuper l’espace sonore avec une clarté nouvelle.

Si le public brazzavillois se montre conquis, l’aventure reste fragile. La formation n’a pas d’existence administrative solide, les musiciens étant déjà engagés ailleurs, et le concept repose surtout sur l’enthousiasme du moment. Les contraintes logistiques, l’incompatibilité des agendas et peut-être aussi la volonté de Pamelo de ne pas se disperser conduisent à une fin rapide. Fidèle à son nom, Les Fantômes disparaît presque sans laisser de trace physique mais avec un héritage symbolique fort.

Pour Pamelo Mounk’a, cette expérience marque un tournant : il prouve qu’il peut porter un projet à lui seul, affirmer un style plus intime, et séduire par sa vision personnelle. Elle préfigure sa carrière solo des années 1970, où il approfondira cette veine plus personnelle et narrative. Dans la mémoire des mélomanes, Les Fantômes reste ce mirage musical, une parenthèse lumineuse et éphémère où l’artiste, libéré des contraintes, laissa parler son cœur et sa plume.

Samuel Malonga

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B
Merci à tous sur ce média pour ce que vous faites dans tous les domaines. Il m'arrive de fois de ne plus avoir des mots pour vous signifier ma satisfaction. Merci. Ce matin j'ai une préoccupation. J'ai déjà écouté sur Mbokamosika une chanson disons plutôt le bout d'une chanson, elle était jointe à la fin d'une autre. Non seulement j'ai perdu la page que je n'arrive plus à retrouver, mais je voulais savoir s'il est possible de l'avoir en entier tellement cette œuvre me fait revivre beaucoup de souvenirs. Voici les paroles :je ne sais pas pourquoi je t'aime Maria mon amour. La nuit je ne pense qu'à toi, sans toi je pourrai. Embrasse-moi Mairie etc. Merci à vous tous de m'aider.
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