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Publié par Samuel Malonga

La jeunesse congolaise est aujourd’hui confrontée à un dilemme qui en dit long sur l’état de notre société : l’église ou le bar ? Entre les deux, beaucoup de jeunes semblent chercher, chacun à sa manière, une réponse à une même question : comment supporter une existence marquée par le chômage, la précarité, l’absence de perspectives et le sentiment d’un avenir confisqué ?

Dans les grandes villes, particulièrement à Kinshasa, le spectacle est devenu presque quotidien. Les églises sont pleines, les bars également. Les lieux de prière attirent ceux qui espèrent trouver auprès de Dieu une solution à leurs difficultés ; les débits de boissons accueillent ceux qui cherchent, dans l’alcool, un moment d’oubli et un peu de répit face aux soucis de la vie. Les uns prient pour changer leur destin, les autres boivent pour oublier leur réalité.

Le problème n’est évidemment ni la foi ni le divertissement en eux-mêmes. Une société a besoin de lieux de spiritualité, de convivialité et de détente. Ce qui est inquiétant, c’est lorsque ces deux espaces deviennent les principales échappatoires proposées à une jeunesse qui devrait surtout avoir accès à l’éducation, à l’emploi, à la formation, à la culture, au sport et à l’entrepreneuriat.

 

Quand la foi devient un commerce

La prolifération des églises dites de réveil a profondément transformé le paysage social congolais. Dans certaines d’entre elles, le message religieux s’est progressivement mêlé à une véritable économie de la promesse. On promet la réussite, la richesse, le mariage, la guérison, la promotion professionnelle ou la délivrance en échange de prières, de sacrifices financiers, de semences et de diverses contributions. C’est ainsi qu’est apparu ce que l’on pourrait appeler, avec une pointe d’ironie, le culte de Jésus-Fric et de Mammon. Le jeune sans emploi, le fonctionnaire mal payé, la mère de famille en difficulté ou le petit commerçant qui peine à joindre les deux bouts sont invités à donner davantage, précisément parce qu’on leur promet que leur contribution ouvrira les portes de la prospérité.

Le drame est que celui qui possède peu est souvent celui à qui l’on demande le plus de sacrifices. Une partie de la jeunesse dépense ainsi ses maigres ressources dans l’espoir d’obtenir un miracle qui tarde à venir. Au lieu de lui apprendre à construire patiemment son avenir, certains prédicateurs lui vendent un bonheur immédiat et surnaturel. La foi peut être une force extraordinaire lorsqu’elle encourage l’homme à travailler, à persévérer, à rester digne et solidaire. Mais elle devient dangereuse lorsqu'elle est exploitée pour entretenir la crédulité et la dépendance financière.

Et de l’autre côté, le bar

Face à cette promesse religieuse d’un bonheur futur se trouve une autre industrie : celle de l’oubli. Les bars, terrasses et bistrots sont devenus des lieux de sociabilité incontournables. Après une journée difficile, le jeune congolais y retrouve ses amis, écoute de la musique, parle de football, de politique, d’amour ou de ses difficultés quotidiennes. Il y dépense parfois les quelques billets qu’il avait réussi à économiser.

L’alcool devient alors moins une boisson qu’un moyen de suspendre momentanément la réalité. On boit parce qu’on n’a pas de travail, parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait, parce qu’on vient de perdre un emploi, parce qu’une relation sentimentale s’est terminée ou simplement parce qu’on veut oublier pendant quelques heures une vie devenue trop lourde à porter. Le bar ne promet pas le paradis. Il offre simplement quelques heures d’oubli. Et comme dans certaines églises commerciales, il existe aussi autour des débits de boissons toute une économie qui prospère sur les frustrations et les faiblesses humaines. Le client y laisse progressivement son argent, verre après verre, tandis que ses problèmes, eux, restent à la maison.

Entre le miracle et l’oubli

Il existe donc une étrange similitude entre ces deux univers apparemment opposés. L’un vend l’espoir, l’autre vend l’oubli. Dans certains temples, le jeune dépense son argent pour obtenir demain ce qu’il n’a pas aujourd’hui. Dans certains bars, il dépense son argent pour oublier aujourd’hui ce qu’il n’aura peut-être pas demain. Dans les deux cas, son argent disparaît, mais sa situation sociale ne change pas nécessairement. Cette situation devrait nous interpeller. Car une jeunesse qui passe l’essentiel de son temps soit à chercher un miracle, soit à chercher l’oubli, est une jeunesse à laquelle la société n’a pas suffisamment offert de raisons de croire en elle-même.

 

Où sont les bibliothèques, les terrains et les ateliers ?

La véritable question est peut-être ailleurs : qu’avons-nous proposé à notre jeunesse ? Où sont les bibliothèques accessibles ? Où sont les centres culturels ? Où sont les terrains de sport correctement équipés ? Où sont les écoles professionnelles capables de donner aux jeunes un métier ? Où sont les espaces où ils peuvent apprendre, créer, débattre, inventer et entreprendre ?

Une société qui ne construit pas suffisamment d'écoles finit par construire des bars. Une société qui ne crée pas suffisamment d'emplois laisse sa jeunesse chercher d'autres moyens de survivre. Une société qui ne donne pas d'espace à sa jeunesse la laisse naturellement investir ceux que le marché lui propose. Il serait donc trop facile d'accuser uniquement les jeunes. Le jeune qui boit excessivement n'est pas toujours simplement un irresponsable ; celui qui court d'église en église n'est pas nécessairement un naïf. Tous deux peuvent être les produits d'un environnement social qui leur offre peu de perspectives.

Une jeunesse ne peut pas vivre éternellement d'espérance

La jeunesse congolaise a besoin de croire, certes. Mais elle a surtout besoin de pouvoir agir. Elle a besoin d'une école qui fonctionne, d'une formation de qualité, d'un emploi décent, d'un accès au crédit, d'un environnement économique favorable, d'activités culturelles et sportives. Elle a besoin de perspectives suffisamment concrètes pour que son avenir ne dépende ni d'un miracle ni d'une bouteille.

La foi peut accompagner le travail. La prière peut soutenir l'espérance. La détente peut faire partie d'une vie équilibrée. Mais ni l'église ni le bar ne peuvent remplacer une politique sociale et économique capable de donner à la jeunesse les moyens de construire son propre destin.

Car le véritable drame serait que toute une génération finisse par croire que son seul choix est de prier pour changer sa vie ou de boire pour l'oublier. Entre l'église et le bar, il existe pourtant un troisième chemin : celui de l'école, du travail, de la création, de la culture, de la responsabilité et de la dignité. C'est ce chemin qu'une société responsable devrait s'efforcer de rendre accessible à sa jeunesse.

Samuel Malonga

 

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L
(SUITE)<br /> <br /> On entend parler des nominations des RWANDAIS BANYAMULENGE. Comment gagner totalement la guerre avec des infiltrés des RWANDAIS partout dans l' ARMÉE , SENAT , PARLEMENT , GOUVERNEMENT , ENTREPRISES ...CHOSE GRAVE MÊME À LA PRESIDENCE.<br /> <br /> Et le Président de la Republique a déjà confirmé le BANYAMULENGE comme Congolais. C' est maintenant le peuple qui réagit contre une nomination d'un RWANDAIS quelle honte !!! Mais le Président et son Parti UDPS sont préoccupés pour un troisième mandat qui n'existe pas dans la constitution.<br /> <br /> Pendant que les congolais sont ménacés en Afrique du Sud ,la Ministre des Relations extérieures é préocupée d'aller aux USA traiter les affaires du Congo , le Gouvernement incapable de traitrer d' urgence cette affaire ni envoyer même un Avion de secours pour sauver le peuple en danger en Afrique du Sud jusqu'à ce que Le boxeur congolais Roméo Katompa, dit « Bololo », est retrouvé mort brûlé et CALCINÉ dans sa maison à Johannesburg. <br /> Comment le peuple ne va pas continuer à pleurer et chercher consolation ?<br /> <br /> Les Soit disant opposants , pendant qu'on ménace le peuple en Afrique du Sud et ils sont préoccupés à organiser les marches pour maintenir la Constitution actuelle.Aucune marche pour les congolais en Afrique du Sud.<br /> <br /> La vie sociale du peuple bafoué , les Politiciens volent tout l' argent du peuple. Entre temps les hommes forts congolais récupèrent les parcelles , les maisons du Peuple sans défense.Et la Justice corrompu ne poursuit pas leurs Collègues Politiciens voleurs , soit fait semblant de poursuivre pour libérer après.Mais pour les terrains ,le maisons le peuple finit par perdre leurs biens injustement sans intervention.<br /> <br /> L'insécurité devient partout , pas seulement à l' Est , en plein Kinshasa la peur des KULUNA devient générale.Des KULUNA avec des machettes même en plein jour , des KULUNA armés par les Policiers assoifés d'argent qui tuent en plein KINSHASA , le Ministre de l' intérieur silencieux , le Commendant de la Police semblant de parler , le Président de la Republique préoccupé pour une Nouvelle constitution non en faveur du Peuple mais en sa faveur ,pendant que la Cours Constitutionelle lui donne cette possibilité de recommencer à zero soit disant qu'avec la nouvelle Constitution le mandat recommence à zero.<br /> <br /> Et au même moment les Politiciens pour combattre la chose se joignent encore aux ennemis du Peuple KAGAME , KABILA ...etc.Nanga soucieux des ses minerais se joint contre son peuple.Les autres aussi se joignent pour combattre Tshisekedi sans tenir compte c'est le pays qui sera recuperé et le peuple sans avenir.<br /> <br /> Comment un peuple dépassé à ce niveau n' ira pas courir checher secour au Bar pour boire et oublier ? Pour danser la Musique et récupérer sa joie ? Aller à l' Eglise pour demander un dernier secours à Dieu ?<br /> <br /> Que Dieu vienne en aide franchement !!!<br /> <br /> <br /> LUSED
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L
Avec cette réalité des Bars et Eglises , moi je condamne pas le peuple congolais.<br /> <br /> Le peuple est trop dépassé et cherche une consolation. En entrant dans le bar ils boivent et oublient tout. ils ecoutent la Musique et recupèrent la joie perdue.ils vont à l' Eglise por remettre tout à Dieu.<br /> <br /> Comment le peuple ne peut pas être dépassé et charcher la consolation ? Allons dans les rèseaux socieux et vous ne verrez que les rapports des guerres , on a récupéré telle ou telle localité par les M23.Puis les Wazalendo ou FARDC recupèrent , puis c'est le M23 qui recupère encore....tour par tour.<br /> <br /> Mais au même moment , on entend parler des nominations des
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A
Cher Samuel,<br /> <br /> Quelle triste réalité que tu décris là !<br /> Une réalité qui, pour moi, a été façonnée à dessein.<br /> <br /> Le pire, ce qu'elle ne concerne pas que la jeunesse puisqu'elle est désormais endémique, la technique ayant désormais été érigée en mode de fonctionnement pour asservir la population.<br /> <br /> Que des générations condamnées à la désespérance, à l'oisiveté éternelle.<br /> <br /> Le système éducatif a été délibérément détruit afin de créer une population inculte qui ne peut plus distinguer le bien du mal, qui accepte sa condition misérable sans rechigner.<br /> <br /> Ce pays où la seule possibilité d'accès une vie correcte est de participer à une classe politique corrompue : président, ministres, députés, dirigeants des entreprises publiques et affidés ! <br /> C'est le seul modèle : accéder à cette classe politique pour s'enrichir, mais cela est réservé à l'environnement direct ou indirect du régime.<br /> <br /> Ainsi, il ne reste à la grande masse de la population que les 2 solutions que tu as définies dans ton analyse.<br /> Le pire dans tout ça, c'est qu'il semble irréversible, c'est que cette mécanique est désormais instituée en mode de vie et que les mentalités ont basculé à jamais dans cette débauche, pour le bonheur des "politiques" véreux et autres charlatans "pasteurs" autoproclamés !
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