ILS ONT MARCHE SUR LA LUNE
ILS ONT MARCHE SUR LA LUNE
(Par SIMBA NDAYE)
En termes de prouesses et d’avancées technologiques, la fin du 19e mais surtout l’ensemble du 20e siècle ont permis à l’Homme de franchir des gouffres gigantesques. Aujourd’hui, nous n’y prêtons guère attention tant ces conquêtes font partie de notre quotidien, partout dans le monde, jusqu’au plus profond de notre continent, l’Afrique.
Pêle-mêle, ces découvertes s’appellent : avion, voiture, électricité, transistor, télévision, téléphone, ordinateur, scanner, montre, laser etc. Jusqu’au stylo-bille. Cherchez bien et vous trouverez vous-même des milliers et des milliers de découvertes et d’objets qui ont révolutionné notre vie, notre santé et notre confort.
Et pourtant, dans l’imaginaire de l’homme (justement parce que celle-là a bouleversé notre imaginaire), il reste et il restera une date, UNE SEULE : 21 JUILLET 1969, il y’a donc très exactement 50 ans. Ce jour-là, l’Homme a marché sur la Lune.
Depuis des millénaires, depuis que l’Homme est homme et peut lever les yeux au ciel, il demeure fasciné par cet astre étrange, si proche et si loin, satellite naturel situé à près de 400.000 kms de notre bonne vieille Terre.
Tant de fantasmes y trouvent leurs sources. Au Congo et dans toute l’Afrique, nos nuits ont été bercées par les contes et légendes transmis par nos pères, de générations en générations.
Cet exploit technologique insensé, réalisé en pleine guerre froide entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Soviétique, a profondément marqué l’histoire de l’Humanité.
Peu importe que ce soient deux Américains, Neil Armstrong et Edwin ‘’Buzz’’ Aldrin, qui furent les premiers hommes à fouler le sol lunaire, (leur collègue Michael Collins, le pauvre, étant resté dans la navette Columbia en orbite autour de la Lune).
Les trois astronautes aux côtés du président Mobutu et du général Lundula, après leurs décorations.
Au demeurant et pour la petite histoire, dans les années ’60, les Etats-Unis n’avaient pas encore totalement expurgé les scories de la ségrégation raciale. En effet, Edward J. Dwight, brillant ingénieur et pilote d’essais chevronné, ayant satisfait à tous les tests, ne fut pas retenu dans l’équipe des futurs astronautes de la NASA. Simplement parce qu’il était Noir. Dure réalité !
Il n’empêche ! Ce 21 juillet 1969, l’Histoire (la grande, avec un H) aura surtout retenu cette immense clameur poussée par des millions de poitrines, à travers la planète :<<ILS ONT MARCHE SUR LA LUNE…>>. Ce ‘’ILS’’ mis pour l’Homme, en tant qu’être vivant, en tant qu’espèce unique.
De fait, dans cet article, mon intention n’est pas uniquement de commémorer l’époustouflant exploit scientifique et technologique d’Apollo 11.
En effet, 50 ans après cette épopée extraordinaire, qui a duré 8 jours aller-retour, 50 ans après, des millions de ‘’complotistes’’ et de ‘’conspirationnistes’’ de tous bords soutiennent mordicus qu’elle n’a jamais eu lieu, que toute cette séquence a été tournée dans des studios d’Hollywood. Bref ! ‘’QUE L’HOMME N’A JAMAIS MARCHE SUR LA LUNE’’. C’est leur droit.
Dans ce petit article, il n’y a pas meilleur endroit pour placer ce proverbe très approprié qu’on prête à Confucius : <<Quand le Sage lui montre la Lune, l’Imbécile regarde le doigt…>>.
Non ! Mon intention est plus métaphysique. Je veux ici exalter la formidable capacité de l’Homme à se dépasser, à se surpasser, à repousser sans cesse ses limites, ses frontières, à ‘’aller voir de l’autre côté du miroir’’, y compris à aller marcher sur la Lune et peut-être demain sur Mars.
Et en même temps à trouver les moyens de prévention et de guérison des maladies, (Sida, Ebola…) préoccupations bassement terre à terre. A lutter contre le réchauffement climatique, la préservation des forêts, celles du Bassin du Congo, la désertification, la faim dans le monde. L’Homme peut beaucoup, à condition qu’il mette son intelligence au service du bien.
Et puis, dans l’aventure d’Apollo 11, une chose me fascine. Selon les spécialistes, l’ensemble des capacités des ordinateurs embarqués à bord de la navette spatiale il y’a 50 ans serait aujourd’hui contenu dans un simple smartphone que vous et moi avons dans notre poche. Incroyable ! C’est dire l’étendue des progrès réalisés depuis, en particulier dans le domaine de la miniaturisation.
Mon seul regret, très personnel, c’est que la nation qui a pu envoyer les premiers hommes sur la Lune soit aujourd’hui dirigée par un personnage ‘’lunatique’’ (c’est le mot qu’il convient), avec une stabilité psychique et psychologique plus qu’incertaine. Mais bon il a été élu. Point. En Afrique, en matière de dirigeants peu sûrs, nous avons été et nous sommes toujours largement bien dotés.
Pour terminer sur une note positive, il ne me restera qu’à lever les yeux au ciel, ce 21 juillet 2019, pour contempler la Lune monter à l’horizon et me répéter la célèbre phrase de Neil Armstrong : <<A small step for man, a giant leap for humanity. Un petit pas pour l’Homme, un bond de géant pour l’Humanité…>>.
Simba NDAYE
L’itinéraire de la tournée mondiale des astronautes d’Apollo 11 du 29 septembre au 5 novembre 1969 était le suivant : Mexico, Bogota, Rio de Janeiro, Las Palmas, Madrid, Paris, Amsterdam, Bruxelles, Oslo, Cologne, Berlin, Londres, Rome, Belgrade, Ankara, Kinshasa (du 22 au 23 octobre 1969),Téhéran, Bombay, Dacca, Bangkok, Darwin et Sidney, Agana, Tokyo, puis retour à Houston le 5 novembre via Honolulu.
Les épouses des astronautes, avaient aussi été décorées par le président Mobutu le 23 octobre 1969, en présence du chancelier , le général Lundula.
Question simple : le premier pas de l'Homme sur la Lune a t-il eu lieu le 20 ou le 21 juillet 1969 ?
Réponse simple: Neil Armstrong a posé son pied gauche sur le sol lunaire le 20 juillet. Il était très exactement 22H56, heure du centre spatial de Houston, au Texas. Donc heure américaine.
Sauf qu'à cette heure-là, il était déjà 02H56 en Temps Universel (TU) ou GMT, heure de Londres. En y ajoutant une heure, il était alors 03H56, heure de la plupart des pays d'Europe occidentale, la même heure que chez nous en Afrique centrale. Nous étions donc déjà le 21 juillet 1969. En Asie, le soleil s'était levé depuis fort longtemps ce 21 juillet car il était déjà 10H56 en Chine ou au Japon, jeu naturel du décalage horaire.
Conclusion : 20 ou 21 juillet, le résultat reste le même.
Simba Ndaye