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Publié par Messager

 


Indépendance cha cha ,par Manu Dibango


BUISSERET Auguste                

 

Né à Beauraing le 16 août 1888, décédé à Liège le 15 avril 1965. Après des humanités à l’Athénée de Dinant et deux années de philosophie aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur, Auguste Buisseret termine des études de droit à l’Université de Liège (1913). Jeune avocat très brillant, il fait son stage à Paris, chez Me Florimond Dejardin, où il plaide avec son patron dans une affaire opposant Anatole France à son éditeur Lemerre. Inscrit au Barreau de Liège (2 décembre 1911), il assure la défense de plusieurs patriotes devant les tribunaux allemands pendant la Grande Guerre (1914-1918). Il sera arrêté trois fois par les occupants, condamné à mort et son exécution sera suspendue grâce à l’Armistice.

Fondateur-secrétaire-directeur de la Ligue internationale du Droit des Peuples (1919), homme politique libéral, Buisseret exerce d’abord son action à l’échelon communal. Conseiller communal à Liège (1930-1965), échevin des Finances et des Secteurs industriels (1934-1937), échevin de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (1937-1939) il donne notamment mandat pour acheter à Lucerne des œuvres que le IIIe Reich considère comme un art décadent : Kokoschka, Ensor, Gaugin, Chagall et Picasso. À peine élu sénateur (1939), la Seconde Guerre éclate. Le 4 juin 1941, en même temps qu’Émile Jennissen, il est destitué de ses fonctions scabinales par l’Occupant. Ayant mené une action anti-rexiste et antifasciste, Auguste Buisseret est arrêté, relâché mais étroitement surveillé (1940-1943). Cela ne l’empêche pas, comme en 1914-1918, de défendre les patriotes devant les tribunaux et, clandestinement, d’être en contact avec la Résistance. Cependant, en 1943, le danger se précise et il décide de gagner l’Angleterre, comme l’a fait avant lui Georges Truffaut. À Londres, il devient conseiller juridique de plusieurs départements ministériels et, lorsque la guerre se termine, il est fait appel à lui comme ministre. À l’Instruction publique (1945, 1945-1946), il crée le Théâtre national, le Service de la jeunesse et le Fonds des bâtiments scolaires (supprimé par son successeur). À l’Intérieur (1946-1947), il contribue à la fondation du Conseil d’État… Après avoir été ministre des Travaux publics (1949-1950), il sera aussi question de l’envoyer, en tant que représentant de l’ONU, comme gouverneur de Trieste au moment où Italie et Yougoslavie se disputent ce territoire, et puis comme gouverneur de Jérusalem, avant la création de l’État d’Israël. Néanmoins, comme ministre des Colonies (1954-1958), il a l’occasion de s’occuper d’un problème hors frontière. Il fonde notamment l’Université d’Élisabethville mais ses efforts pour réorganiser, de fond en comble, la colonie belge se heurteront à de nombreuses oppositions ainsi qu’à un conservatisme pesant. Sénateur de Liège (1939-1946), sénateur provincial (1946-1949 ; 1949-1961), vice-président du Sénat (1947-1949), devenu bourgmestre de la ville de Liège le 1er janvier 1959, Auguste Buisseret devra se résoudre à abandonner son poste (1963) en raison de la maladie qui le mine et dont il mourra deux ans plus tard.

Militant wallon de longue date, Auguste Buisseret est vice-président de la Garde wallonne (de Liège) en 1913 et est membre de l’Assemblée wallonne dès 1914 ; il participe à la relance de l’Assemblée en 1919. Collaborateur à L’Opinion wallonne (1917-1918), à La Jeune Revue wallonne (1919), à L’Étudiant wallon, Auguste Buisseret apporte sa contribution au lancement d’un nouveau périodique dénommé France-Wallonie, dont il est le secrétaire. Son programme ressemble à celui du Congrès de la section liégeoise de la Ligue internationale du Droit des Peuples ; l’accent est toutefois mis davantage sur la nécessité de resserrer les liens existant entre France et Wallonie (France-Wallonie, p. 3, col.2). Apportant son soutien à la Ligue des Lycéens wallons, Auguste Buisseret contribue au développement de la section de Liège des Amitiés françaises, avec Émile Jennissen et à celui des Gardes wallonnes, où il occupe le poste clé de président, avec Léon Clerx et Jean Plomdeur. Membre du comité de rédaction de L’Opinion wallonne (1920-1921), administrateur-rédacteur de En Garde (1921), membre du comité fondateur de la Garde wallonne autonomiste (10 décembre 1922-octobre 1923), Auguste Buissere t claque la porte de l’Assemblée wallonne, en juin 1923, en même temps que Jules Destrée et Émile Jennissen notamment. Il est en effet convaincu de la nécessité d’adopter un système fédéraliste pour remédier à la problématique wallonne. De ce fait, il désavoue la défense de la langue française en Flandre, principe soutenu par l’Assemblée wallonne, et rejette le statisme de cette dernière. Pendant toutes les années de l’Entre-deux-Guerres, Buisseret va contribuer au développement de la Ligue d’Action wallonne de Liège, dont il est l’un des fondateurs. Membre du comité du Cercle d’Études du Comité d’Action wallonne (1924), vice-président de la Ligue d’Action wallonne (1932), Auguste Buisseret est surtout le directeur de La Barricade (1922-1931), puis celui du journal mensuel L’Action wallonne (de 1933 au 15 février 1939), journaux d’action wallonne de haute tenue intellectuelle. Membre du comité de la section de Liège des Amitiés françaises (1937-1940), avec Georges Thone et Georges Truffaut, il entend prendre une part active dans l’organisation de nombreuses manifestations visant à défendre l’influence de la France en Belgique.

Dès le début des années vingt, les positions de Buisseret sont clairement exprimées : la Garde wallonne autonomiste ne croit plus en une Belgique unifiée et flamande, elle réclame d’emblée l’autonomie de la Wallonie comme solution transitoire et préconise le rattachement à la France comme but final. Cette position radicale s’inscrit en fait en réaction face à l’inertie de l’Assemblée wallonne ; comme le dit Buisseret : La Barricade (…) a suivi de près les derniers événements de l’Assemblée wallonne. Elle a été frappée du danger que courraient les idées autonomistes si leurs partisans ne se groupaient pas en un comité méthodiquement organisé. Nous croyons indispensable pour la conquête de notre idéal autonomiste de notre programme de décentralisation régionale ou provinciale la formation d’un comité autonomiste dans lequel seraient représentées toutes les parties de la Wallonie. Loin de nous l’idée de créer un décalque de l’Assemblée existante, de donner naissance à un organisme concurrent et rival. Néanmoins, ce mouvement portera le nom de Comité d’Action wallonne.

En 1929, Auguste Buisseret fait partie de la Commission chargée de rechercher les bases d’une nouvelle politique à suivre et d’élaborer un projet de nouveau programme pour la Ligue d’Action wallonne. En 1930, il participe au premier congrès de la Concentration wallonne (septembre 1930) et devient même membre de la Commission créée par celle-ci afin de rechercher, dans le cadre de la Belgique, la forme institutionnelle destinée à solutionner le différend wallo-flamand. Après quelques mois de travaux, le choix de la Commission se porte sur un projet fédéraliste qui prévoit la reconnaissance de deux régions, la Wallonie et la Flandre, et du territoire fédéral de Bruxelles ; séparée par la frontière linguistique, chaque région est autonome et délègue au pouvoir central les seules compétences de la politique étrangère, de la défense nationale, de l’administration de la colonie et de l’établissement d’un système douanier ; quant à l’accès aux plus hauts grades de la hiérarchie administrative, il est permis avec la seule connaissance d’une des deux langues régionales. En 1931, il préside aux destinées de la Ligue d’Action wallonne de Liège. Ses professions de foi wallonne, Buisseret ne les limite pas aux cénacles du Mouvement wallon. Ainsi, par exemple, c’est devant l’assemblée du Parti libéral liégeois, que Buisseret réclame une décentralisation de l’État belge (1931). En 1934, lors du septième Pèlerinage à Waterloo, il succède à Jules Destrée à la tribune. Dans un discours improvisé, le directeur de L’Action wallonne affirme l’amitié qui unit les Wallons à la France. De 1934 à 1936, Buisseret est vice-président du bureau de la Concentration wallonne.

À partir de 1935, les articles et les caricatures de L’Action wallonne ont pour cible la montée du rexisme puis la politique dite d’indépendance adoptée, en 1936, par le roi et le gouvernement. Ils ne laissent aucun acteur politique indifférent et exercent une influence certaine sur l’opinion. Principal animateur de la Ligue d’Action wallonne, Buisseret démissionne de la présidence du mouvement et est remplacé par Georges Thone en octobre 1937 mais reste membre du comité. Les raisons paraissent tenir à la préparation d’une carrière politique à l’échelon national et à des oppositions internes de la Ligue d’Action wallonne. En janvier 1939, Auguste Buisseret démissionne de la direction du mensuel L’Action wallonne. En avril, il est élu sénateur. Il a 50 ans.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Auguste Buisseret n’abandonne pas ses options wallonnes ; il les affirme davantage dans les milieux où se prennent les décisions politiques. C’est ainsi qu’il dépose notamment une proposition de loi portant création de conseils consultatifs régionaux, proposition issue des délibérations du groupe parlementaire wallon et conforme, dans son principe, à la résolution adoptée par le Congrès national wallon lors de ses assises à Charleroi, le 12 mai 1946. Par ailleurs, Buisseret véhicule les revendications du Mouvement wallon dans les organes politiques nationaux qu’il fréquente. Ainsi, en 1952, dénonce-t-il au Sénat les mesures législatives prises en matière d’investissement, qui conduisent au pillage des provinces du sud au profit des provinces du nord, et qui sont un véritable encouragement au transfert de l’industrie wallonne en Flandre. Membre de Wallonie libre (1942-1965), membre du Comité permanent du Congrès national wallon (1945-1961), membre-fondateur d’un Mouvement wallon d’éducation populaire (1957), membre du Mouvement populaire wallon et du Mouvement libéral wallon (1962-1965), Auguste Buisseret, devenu bourgmestre, saisira l’occasion des fêtes de Wallonie pour prononcer des discours aux accents wallons souvent percutants. Acquis à la cause wallonne à l’intérieur d’un parti, le PLP, optant résolument pour une Belgique unitaire, il met les Wallons en garde contre l’agressivité presque maladive de certains Belges fanatisés qui tendent vers l’asservissement de la Belgique méridionale (1960) et prône l’union des Wallons pour faire obstacle aux ambitions démesurées d’une poignée d’impérialistes intolérants (1962).

 Paul Delforge

 

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Thomas Kanza Nsenga

 

Na 1934 nde amoni mokili na Kinshasa. Atangi na école primaire mpe secondaire na Institut Saint Joseph ya Léopoldville mpe asilisi kuna na 1951. Sima ya ba kelasi na ye, akomi molakisi kaka na Saint Joseph.

Na 1952, akeyi koyekola na Louvain, grâce na piston ya tata Raphaël de la Kethule. Ye nde amemaki Kanza epayi ya Directeur ya Usine Textile ya Léopoldville (U.TEX. Léo), Romain Nelissen, na pespective que a se porter garant ya Kanza na mikolo minso akosala na Belgique mpo na ba kelasi na ye. Nelissein andimaki sans problème mpe yango nde e permettre Kanza akende kotanga na Belgique.

Rappelons que Romains Nelissein azalaki mpe administrateur-gérant ya journal Pourquoi pas ? Congo. Ayaki mpe kosomba lisusu journal l’Avenir colonial belge, tango esalaki faillite. Tango asombi yango, abongoli kombo , ekomi L’Avenir.

Ye mpe lisusu nde a engageaki Philippe Kanza, kulutu ya Thomas, Secrétaire na journal Pourquoi pas ? Congo.

Na projet na ye, alingaki kokende kosala ba etudes ya droit. Malheureusement, ba autorites coloniales balingaki te asala ba études wana. Mpo abima na Congo belge, esengelaki andima oyo bango ba imposaki ye : pédagogie na psychologie.

Akeyi na Louvain, atangi yango mpe azui licence na ye na 1956. Wuta, wana, Kanza akoma diplômé universitaire laic ya liboso ya ekolo na biso.

Tango azongi na Léopoldville na septembre 1956, akomi kotangisa na Institut Saint Joseph mpe na Institut ya éducation physique. Neti azalaki diplômé ya université, esengelaki azala na ba mêmes droits lokola mindele oyo bazali ba dilpômes ya univeristé lokola ye. Kasi, yango ezalaki bongo te. Situation wana elukaki ba manifestations na milieu ya ba étudiants congolais ya Lovanium mpo bamilobaki que soki ye mutu kutu atangi kuna na Louvain, bazali koo traiter boye na mindele, ebongo biso baye tozali kotanga awa na Leopoldville, soki tosilisi tokozala na traitement nini ? Na musukusuku wana nde mundele ayaki kopesa Kanza, carte ya immatriculation mpe kopesa ye mosala na université en tant que assistant. Kasi, yango e calmaki kaka ba esprits te.

Na 1957, Kanza azongi lisusu Belgique kotanga mpe akoti na Collège européen ya Bruges kosala ba études post-universitaires.

Na 1958, azui diplôme spécial ya  hautes études européennes. Tango asilisi, azui mosala en tant que fonctionnaire international na Marché commun, na siège na yango na Bruxelles. Na ngambo mosusu azali très actif na journal Congo, oyo esalemi na mars 1957 na Léopoldville epayi ya Philippe Kanza na Mathieu Ekatou mpe na ye moko Thomas Kanza. Ce dernier,  azalaki Chef de  bureau ya journal Congo na Bruxelles wuta 1958.

Na 1960, a démissionner na Marché commun mpo na komipesa na misala ya avenir ya Congo. Akomaki proche ya Lumumba mpe membre ya M.N.C. Philippe na Thomas nde bazauaki likanisi ya kobengisa African Jazz eya kobeta na Table ronde na Bruxelles mpe na quelques pays ya Europe na 1960.

Na 23 juin 1960 tee na 12 septembre 1960, Ministre délègué na New York na Organisation des Nations Unies (O.N.U.), na gouvernement Lumumba.

Na 05 septembre 1960 tee na 12 septembre 1960, Ministre délégué na New York na O.N.U., na gouvernement Ile.

Na octobre 1960, akomi na gouvernement Gizenga na Stanleyville.

Na mokolo mua 03 tee na 07 janvier1961, atindami en qualité ya représentant ya gouvernement Gizenga na Conférence ya Groupe Progressiste (GR.PR.), na Casablanca. Groupe oyo, ekomaki kobengama Groupe de Casablanca.

Na février  tee na août 1961, Ministre délégué na New York na O.N.U, na gouvernement Gizenga.

Na janvier 1962 tee na août 1963, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire ya Congo na Londres, na gouvernement  Adoula.

Na septembre 1963, azongeli kelasi na université ya Oxford, esika azali koyekola économie.

Tango azui diplôme na ye na 1964, akeyi epayi ya Gbenye, na République Populaire du Congo mpe akoti na gouvernement  rebelle na ye comme  Ministre des Affaires extérieures et du Commerce extérieur wuta juillet 1964 tee na mai 1966.

Wuta mai 1966,  akeyi na Harvard esika a soutenir thèse na ye ya Doctorat na économie. 

Na 1967, abandi kotangisa na ba universités ya Harvard,  na Cambridge, na Massachusetts na Etats-Unis mpe na Oxford, na Angleterre. Na même moment mpe azali ko collaborer na journal Jeune Afrique.

Na 1970, abandi kosangisa ba activités na ye ya universitaire na ba affaires mpo azali kati na ba actionnaires mpe cadre ya Groupe multinational Lonrho.

Na juin 1985, azongi na Zaire mpo na ko implanter filiale zairoise ya Lonrho. Na yango, akomi Président délégué génénral ya Lonrho na Zaïre.

Na 15 août 1992, na élection ya Premier Ministre na Conférence Nationale Souveraine, azalaki candidat malheureux face na Etienne Tshisekedi.

Na 08 juin 1997 tee na 23 juillet 1997, Ministre ya Coopération internationale, na gouvernement L.D.Kabila.

Na 22 mai 1997, Administrateur ya Banque Centrale du Congo.

Wuta 23 juillet1998 tee na 05 janvier 1999, Ministre ya Travail et Prévoyance sociale, na gouvernement L.D.Kabila.

Na octobre 1999 tee na 25 octobre 2004, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire ya R.D.Congo na Stockholm ; Helsinki ; Copenhague mpe na Oslo. Résidence ezali na Stockholm. A continuaki en tant qu’Ambassadeur, wuta 16 janvier 2001, na gouvernement Joseph Kabila.

Na 15 aout 1996, a fonder Fondation tata Raphael.

Na 18 septembre 1996, akomi Président na yango tee mokolo liwa eyibaki ye mokolo mua 25 octobre 2004 na Oxyford, na Angleterre.

Kanza akomi ba buku iye :

 Kanza, Thomas R., Tôt ou tard ...: (Ata ndele ...), Bruxelles, Le Livre Africain, 1959.

Kanza, Thomas R., Le Congo à la veille de son indépendance ou propos d’un Congolais désillusionné, Bruxelles, L’Auteur, 1959.

Kanza, Thomas R., Propos d’un Congolais naïf, Bruxelles, les Amis de Présence  Africaine, 1959.

Kanza, Thomas R., Congo, pays de deux évolués, Léopoldville, Actualités africaines, 1956.

Kanza, Thomas R., Eloge de la Révolution, Bruxelles, remarques Congolaise, 1964.

Kanza, Thomas R., Sans rancune, Bruxelles, Remarques Congolaises, 1965.

Kanza Thomas R., Conflict in the Congo: the rise and fall of Lumumba, Oxford, Penguin African library, 1972.

Kanza Thomas R., The rise and fall of Patrice Lumumba: conflict in the Congo, Londres, R. Colling, 1978.

Kanza Thomas N., Evolution and Revolution in Africa, Harvard, Schenkman Books, 1978.

Kanza Thomas N., Africa Must Change: An African Manifesto, Harvard, Schenkman Books, 1978.

Kanza Thomas N., Sans rancune, Paris, Collection L'Afrique au cœur des lettres, L'Harmattan, 2006.

Notons que roman « Sans Rancune », na deuxième édition na yango, epesamaki na manuscrits non polis epayi ya Jean-Pierre Orban. Ye abanda koluka banda kala ko travailler na professeur Thomas Kanza mpo na kokoma lisusu buku iye. Kasi, tango abengaki epayi na ye, na Oxford mpo na kozua rendez-vous, famille Kanza eyebisi ye que awutaki kozongisa molimo na butu ewuti koleka. Yango nde epesaki ye ba manuscrits oyo ye moko Kanza atiki mpo abandaki déjà kokoma lisusu sur la suite ya « Sans rancune ». Mise au point mpo na édition na yango esalemaki na Valérie Kanza, muana nkasi ya Thomas Kanza. Introduction esalemi na professeur Herbert Weiss, ya City Univesity ya New York, na kati alobeli jeunesse ya Kanza na introduction sociopolitique asaleli ye. Mukala Kadima-Nzuji na Jean-Pierre Orban nde basali lecture.

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Sophie Madeleine N’Kanza Lusibu Zala (Sophie Lihau N’Kanza)

 

Aye na mokili , na Léopoldville, mokolo mua 08 février 1940. Atangi école primaire mpe secondaire epayi ya ba ma melo ya Sacre-cœur, na lycee Sacré-Cœur ya Léopoldville. Atangi lisusu  na secondaire epayi ya ba ma melo ya Saint-Joseph ya Cluny na Brazzaville, sima azongi lisusu na Sacre-cœur ya Léopoldville mpe aye ko continuer ba humanités latines epayi ya ba sango Jésuites na Collège Albert 1 er ya Léopoldville, na 1960.

Akeyi na Suisse, na université de Genève, na faculté ya sciences économiques et sociales (S.E.S.)., esika azui Maîtrise na sociologie, na 1964. Mbala moko, faculté e retenir ye comme  assistante na département ya sociologie.

Tango Président Mobutu abengisi ye na Kinshasa, na 1966, a démissioner na mosala mua ye na universite ya Génève.

Na 29 octobre 1966 tee na  05 octobre 1967,  Ministre ya Affaires sociales, na gouvernement Mobutu.

Na 05 mai 1967 tee na 17 décembre 1967, membre mpe Présidente ya Commission ya Promotion sociale ya Bureau politique ya Mouvement Populaire de la Révolution (M.P.R.).

Na 05 octobre 1967 tee na 05 mars 1969, Ministre ya Affaires sociales et Développement communautaire, na gouvernement Mobutu.

Na 05 mars 1969 tee na 1er aout 1969, Ministre d’Etat charge na Travail, Prévoyance sociale, Habitant na Coordination des Affaires sociales, na gouvernement Mobutu.

Na 1er aout 1969 tee na 07 décembre 1970, Ministre d’Etat charge na Affaires sociales, na gouvernement Mobutu.

Na 1971, akeyi na Etats-Unis, na département ya sociologie ya université ya Harvard, na Cambridge, na Massachusetts. Kuna azui diplôme ya études approfondies  na 1973 mpe a soutenir thèse na ye ya doctorat na 1977 mpe azui titre ya Docteur na sociologie. 

-Nkanza Lusilu Zala, The Social Origins of Political Underdevelopment in the Ex-Belgian Congo (Zaire), Ph.D., dissertation, Harvard University, Cambridge, MA. 1977.

Na 1973, tango azui diplôme ezali kopesa accès na doctorat, akomi fonctionnaire internationale mpe membre ya Conseil d’administration ya Institut des Nations Unies pour la Formation et la recherche (I.N.U.FR.), wuta 1973 tee na 1977, na New York, na Etas-Unis.

Na 1977 tee na 1981, Directrice ya Centre des Nations Unies pour le Développement Social et les Affaires Humanitaires, na New York, na Etats-Unis.

Na 1981 tee na 1985, Directrice générale adjointe ya Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (U.N.E.S.C.O.), na Paris.

Wuta 1981 tee na 1999, professeur na université ya Boston.

Wuta 1985  tee na  1988,  Chargée de Mission ya Directeur général ya  U.N.E.S.C.O.

Na 1984 tee na 1985, professeur visiteur na faculté ya sciences économiques ya université de Kinshasa (U.N.I.KIN.).

Na 1989, asali Ecole internationale Zala, na Kinshasa. Secrétaire général ya nations unies aponi ye Secrétaire  exécutif ya  Année internationale des personnes des personnes handicapées.

Na 1990, asali parti politique na kombo ya Force Populaire Africaine (F.P.A.).

Professeur Sophie Nkanza azalaki molongani ya professeurr Marcel Lihau(bakabuana wuta ba annees 70). Elongo, baboti bana mitano ya basi : Elisabeth, Anne, Irène, Rachel na Sophie.

Sophie N’Kanza azali elenge muasi ya liboso laïc na R.D.Congo azui diplôme ya ba humanités secondaires, diplômes ya université mpe post universitaire. Professeur ya universités mpe Ministre ya liboso féminin ya ekolo na biso.

Ye amipesaki makasi na ba actions humanitaires na bosungi bana etike, bilenge basi mpe na  personnes handicapées physiques.

Abimisaki buku na makomi maye esalaki these na ye ya doctorat:

N’Kanza Zola, Les origines sociales du sous-développement politique du Congo belge : « de Patroado a la loi fondamentale », 1482-1960, Kinshasa, Presse Universitaire du Zaïre, 1985.

Na 1999, nde atikaki mokili.

 

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Marcel Antoine Lihau Ebua Libana la Molengo

 

Abotami mokolo mua 09 septembre 1931 na Monga, na province ya Equateur.

Asali ba kelasi na ye epayi ya ba sango ya Scheut, na petit séminaire ya Notre Dame de Grâce ya Bolongo-Molongo. Tango asilisi école primaire kuna na 1943, alongue, akoti na école moyenne na  Boyange mpe asilisi kuna na 1947.Azui mosala na administration provinciale comme Commis, wuta 1947 tee na 1949.

Na 1949,  akoti na Ecole des sciences administratives ya Lovanium - Kisantu mpe asilisi kuna na 1955.

Na 1955, akeyi na université ya Louvain esika azui inscription na philosophie. Akati ba cours na nzela mpe akoti na droit.

Na 1959, akomi licencé na droit.  mpe na 1962, a soutenir thèse na ye ya doctorat na droit public.

Wuta 1955 tee na 1959, Président ya Association Générale ya ba Etudiants Congolais na Belgique (A.G.E.C., section Belgique).

Pendant séjours na ye na Belgique, misala mia Table ronde politique mpe économique misalemaki  wuta janvier tee na avril 1960.  Lihau, na position na ye ya Président ya Association des Etudiants Congolais, asololaki na ba politiciens Congolais mpo na kolakisa bango ntina ya lisanga na maye matali masolo ma lipanda ya Congo.

Azalaki mpe na Table ronde inso mibale na qualité ya observateur mpe azalaki associer na preparation na yango , spécialement  na kati ya Commission Vogel, mpo na Table ronde économique.

Wuta19 septembre 1960  tee na 9 février 1961, Commissaire genenral  (Ministre) na Justice, na Collège des Commissaires généraux (gouvernement) Bomboko.

Na 9 février 1960 tee na 2 août 1961, Secrétaire d’Etat (vice-Ministre)  na Justice, na gouvernement Ileo II.

Na mars-avril 1961, Porte - parole ya Conférence ya Tananarive, mpo na réconciliation na  Congo.

Na 1962, a soutenir thèse na ye ya doctorat na droit public mpe akomi Docteur.

Na 1963, akomi kotangisa na faculté ya droit ya université de Lovanium.

Na 1964, professeur associé na université de Lovanium.

Wuta mokolo mua 10 janvier 1964 tee na 11 avril 1964, membre ya Commission constitutionnelle esanganaki na Luluabourg (Kananga). Yango ebimisaki projet ya Constitution oyo endimamaki na référendum populaire esalemaki wuta 25 juin tee10 juillet 19964 mpe Promulguer mokolo mua 1er  août 1964.

Na février 1966, Lihau azali moko na kati ya baye basali projet ya Constitution ya sika, oyo Président Mobutu a déposer na mars 1966, na Parlement. Yango nde ebengami Constitution ya 24 juin 1967.

Na 1967, Président Mobutu a signer Ordonnance-loi n° 67/312 ya 10 août 1967, portant création mpe organisation ya Office National de la Recherche et du Développement (O.N.R.D.) mpe Lihau aye koponama Délégué général na yango.

Na  janvier 1968 tee na 03 octobre 1975, Premier Président ya Cour Suprême de Justice.

Na 1971 tee na 1974, membre ya Comite exécutif ya Mouvement Populaire ya Révolution (M.P.R.).

Na mokolo mua 08 mars 1974 tee na mokolo mua 03 octobre 1975, membre ya Bureau Politique ya M.P.R.

Mokolo mua 03 octobre 1975, Président Mobutu alongolaki Lihai na poste ya Premier Président ya Cour suprême ya Justice mpe ya membre ya Bureau Politique (Commissaire politique) mpo azalaki ko partager te décision iye Bureau politique ezuaki na bateau M.S. Kamanyola, na réunions esalemaki mikolo mua 11 tee na 13 juillet 1974. Yango nde eyaki kondima  mokolo mua 10 aout 1974, projet  ya loi portant révision constitutionnelle, oyo ezalaki na 83 articles ezuaki vote na unanimité na seance esalemaki pendant cinq heures du temps. Yango nde epesaki Président Mobutu ba pouvoirs inimaginables. A ce sujet, Lihau abandaki déjà ko demissioner mpo azalaki conscient na derive oyo ezali kokumba ba pouvoirs minene Chef de l’Etat et Président de la République akomaki na yango. Avant kutu a demissionner ye moko, ba « informateurs » basila koyebisa Président Mobutu nionso sur ba intentions ya Lihau.

 

Na 30 novembre 1980, ba treize parlementaires bakomi : Lettre ouverte des Treize Parlementaires adressée au Président Mobutu. Liahu, ata azalaki Parlementaire te, akangamaki mpo azalaki parmi ba cerveaux ya groupe ya ba opposants na régime ya Président Mobutu. Pouvoir e reléguer ye na mboka na ye, na Monga, na 10 km na Bumba.

Na bénéfice ya Ordonnance-loi n°  83/007 ya 21 mai 1983 portant amnistie générale concernant tous les Zaïrois, azui liberté mpe azongi na Kinshasa.

Na 1985, akeyi kosenga ngunda na na Etats-Unis mpe azui yango. Andimami mpe na université Harvard, na Cambridge, na Massachusetts. Comme professeur ya droit.

Na 1988, abengisi masolo na Cambridge, na Massachusetts mpo na kofandisa U.D.P.S. na Etats-Unis.

Suite na élan ya 1988 nde makanisi ma kobengisa Conférence Nationale mpo na kosolola makambo matali Zaïre, ebotamaki na juin 1989, epayi ya Lihau.

Wuta mokolo mua 07 août 1991 tee na 06 décembre 1992, Conférence Nationale Souveraine (C.N.S.) esalemi na Zaïre. Lihau azalaki Président ya Commission Constitutionnelle.

Wuta 1968, Lihau akoma professeur ordinaire. Eyebanaki banda kala que wuta 1985, Lihau azalaki ko faire face na ba problèmes ya santé. Mokolo mua lundi 10 Avril 1999, na Boston, na Massachusetts,  atikaki baye banso ba mokili.

 

 

Patriotiquement,

 

Emmanuel Kandolo

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P
<br /> <br /> Professeur Lihau na Professeur N'kanza babota bana motoba.  <br /> <br /> <br /> Professeur Lihau akangamaki mpo azalaki ko representer au titre d'avocat ba Treize Parlementaires<br /> <br /> <br /> Professeur Lihau azongaki na Kinshasa uta relegation na 1985.<br /> <br /> <br /> <br />
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