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Publié par Messager


L'occident est en pleine période des vacances. Les usines tournent au ralenti. Même les émissions radio- télévisées sont réduites au minimum. Les « campings » refusent du monde. Certains résidents d'origines africaines sont retournés sur le continent. Un vieux réflexe qui rappelle les vacances au village.

En RDC chez-nous, l'histoire des vacances est intimement liée à l'évolution du droit du travail  en vigueur depuis la colonisation, depuis l'instauration du congé payé pour les travailleurs. Ce droit a prévalu durant l'époque coloniale jusqu'à la fin des années 1970. Lorsque l'économie permettait encore d'honorer cet acquit social.

En effet, les vacances des travailleurs au Congo coïncidaient avec les congés scolaires de juin et juillet. Ainsi, les  « travailleurs » quittaient les villes ou les grands centres, à bord du train, bateau, ou des véhicules pour se ressourcer au village. C'était aussi l'occasion de présenter les enfants aux grands parents ou à la famille élargie restée au village. Aujourd'hui, des tels déplacements sont devenus un luxe, et ne sont réalisables que par ceux dont les villages sont situés dans les environs de grandes agglomérations.

A côtés des vacances, il existait aussi des loisirs durant le week-end . A Kinshasa par exemple, on pouvait effectuer des visites au jardin botanique de Kisantu ; picnicker à N'sele ou à Maluku ; effectuer des randonnées fluviales sur le fleuve ; ou se rendre en excursion à Brazzaville ; etc.

 

FIKIN : LOISIRS POPULAIRES

 

L'avènement de la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) depuis 1969 a  inauguré les fêtes foraines au congo. Organisée durant les vacances scolaires, la Fikin était divisée en deux zones. Une réservée aux pavillons, où les entreprises nationales et internationales rivalisaient d'imagination afin de présenter les meilleurs décors et les meilleures hôtesses destinés à attirer plus de visiteurs.

L'autre zone, située à gauche de la Fikin était destinée aux attractions foraines.  Elle s'appelait d'ailleurs Parc d'attractions. C'était le lieu prisé des jeunes et des fêtards. Une véritable cité d'ambiance où l'on pouvait manger, boire, auditionner de la musique auprès de différents restaurants bars, et assister aux concerts des orchestres de la place en soirée .Rappelez-vous le titre « Souci, ou l'arme secrète de Stukas Boys ».

En ce qui concerne les attractions foraines, vu ce que nous constatons aujourd'hui en occident, nous pouvons reconnaître que la FIKIN disposait (puisqu'elle n'existe plus) des manèges les plus modernes et les plus sophistiqués, allant des jeux des voitures aux trains fantômes (kobanga te) ; des sensations fortes procurées par les voitures sur rail (mwambé) aux trains des visiteurs ; etc. Les visiteurs en provenance de 24 zones étaient acheminés vers la FIKIN à Limete  par des bus de transport en commun (TCZ, STK ) .

 

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