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Publié par Messager


Vraiment marrant...On ne s'arretera pas de rire avec cette chanson de Ngeleka.

En fait, c'est une expérience de cette migration, après les indépendances,  vers les villes et la capitale Kinshasa traduite en chanson populaire. Ce genre d'expérience que beaucoup, a leur manière, vivent aujourd'hui outre-méditerranée ou outre-atlantique.

Ngeleka, c'est aussi le précurseur et l'inspiration des Atalaku, version luba, des années 1990 et 2000.

Dodo
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Naza Balado té !!!
Des années après, je reviens toujours avec un certain délice sur ce morceau écrit et créé par Kalama Soul. Parce qu'il faut le souligner, Balado est une vrai comédie musicale. En dix minutes Nzundu et Ngeleka ont su non seulement recréer l'atmosphère de la rue Kinoise des années 80, mais également son parler.
Lorsque les premiers clips de la chanson sont diffusés sur télézaire, les téléspectateurs, d'habitude distraits, on bien retenue le "au point de vue na ngai ezali quand même de nzundu, soulignant que le balado supérieur est bien celui qui vole avec son bic". Cela vaudra quelques désagréments à la chanson qui manquera d'être interdit par la commission de censure. A la fin, le succès de cette chanson, qui n'est peut être jamais sortie sur disque, je vérifierai, on le doit finalement au jeu des deux comédiens Ngeleka et Nzundu, ainsi qu'à l'auteur-interprète Kalama qui a fait pour l'occasion, un choeur d'une qualité irréprochable.
Signalons que Jean Johnny Kalama est au départ l'un des meilleurs chanteurs pop du Zaire. son titre Hadissi djo, primé en 1975 ou 1977. Quant à Ngeleka, il a reçu en 1984, le prix découverte de RFI pour sa chanson Baza banza.
Mwan'a Mangembo
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 Si je peux me permettre d'ajouter un commentaire , je dirais que Nzundu, qui dialogue  avec Ngeleka dans cette chanson fit la pluie et le beau temps au sein du Théâtre National où il formait un tandem avec le regretté comédien Kalend, le frère aîné de l'acteur de la troupe salongo "Cocodioko". Durant les années 1970, Kalend et Nzund furent les acteurs principaux de la célèbre pièce "Mundele Ndombe", qui se jouait dans la salle du 24 Novembre (ex. Reine Astrid). Nzundu y interprétait le rôle de l'américain. Cette pièce était tellement populaire au point où les spectateurs se bousculaient devant la salle chaque fois qu'elle était programmée.
Dans le même groupe, on avait découvert plus tard d'autres comédiens de talents comme Mondonga "le balado", feu Mutombo Buitshi et l'actrice Mujinga.

Messager
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A propos de Ngeleka Kandanda, savez-vous qu'un de ses derniers titres interprétés avant sa mort, accompagné par Ray Lema (qui l'a découvert et ramené à Kinshasa au sein du théâtre national, portait curieusement le titre de "Ngambidila". Ne connaissant pas le tshiluba, je ne sais pas interpréter le texte de Ngeleka, mais la mélodie est si prenante que j'imagine qu'il devrait s'agir de malheur, a moins que comme toujours, je me plante sur le sens des mots en tshiluba. En effet, lorque j'avai 15 ans, nous avions imaginé des termes tshiluba pour désigner les filles. Une belle et jeune adolescente était pour nous une "mwanda muteketa". Une fille de plus de 20 ans (nous en avions 15 à l'époque) plutôt vieille à notre goût, était "une mwanda mukulu" et s'il fallait passer à l'attaque (faire notre intéressant pour attirer l'attention des filles on lançait notre cri de guerre "Ndundu kumpala". Bien sûr que parmi nous il y avait un muluba - >Kalo - Mais c'est seulement dans ma 45e année d'existence que j'apprendrais que les mwanda muteketa et mwanda mukulu n'était que des chiffres. mais en y réfléchissant bien, il y avait derrière nos expressions une certaine logique.
Mwan'a Mangembo


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Joseph Pululu 19/06/2008 23:11

A propos de Ngeleka Kandanda, savez-vous qu'un de ses derniers titres interprêtés avant sa mort, accompagné par Ray Lema (qui l'a découvert et ramené à Kinshasa au sein du théâtre national, portait curieusement le titre de "Ngambidila". Ne connaissant pas le tshiluba, je ne sais pas interprêter le texte de Ngeleka, mais la malodie est si prenante que j'imagine qu'il devrait s'agir de malheur, a moins que comme toujours, je me plante sur le sens des mots en tshiluba. En effet, lorque j'avai 15 ans, nous avions imaginé des termes tshiluba pour désigner les filles. Une belle et jeune adolescente était pour nous une "mwanda muteketa". Une fille de plus de 20 ans (nous en avions 15 à l'époque) plutôt vieille à notre goût, était "une mwanda mukulu" et s'il fallait passer à l'attaque (faire notre interessant pour attirer l'attention des filles on lançait notre cri de guerre "Ndundu kumpala". Bien sûr que parmi nous il y avait un muluba - >Kalo - Mais c'est seulement dans ma 45e année d'existance que j'apprendrais que les mwanda muteketa et mwanda mukulu n'était que des chiffres. mais en y réfléchissant bien, il y avait derrière nos expressions une certaine logique.Mwan'a Mangembo