DÉCÈS DU CHANTEUR IKOMO JOJO
NOUS AVONS APPRIS CE MATIN DU 21/09/2025, LE DECES DE NOTRE AMI CHANTEUR IKOMO JOJO.
(NOUS SOMMES TOUJOURS DANS L'ATTENTE D'UN COMPEMENT D' INFORMATIONS.)
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Le chanteur ténor JOJO IKOMO est de souche Mongo de Coquilhatville, l’actuelle Mbandaka. Son Père Ferreira, un Mubowa d’Isiro épousera sa mère Mbombo, une Mongo de la région de Mbandaka.
Né à Coquilhatville le 12 mars 1952, JOSEPH IKOMO entreprend des études primaires à l’EP Saint Jean de la commune de Bandalungwa à la suite d’un déménagement de Coquilhatville vers Léopoldville. A la cinquième année, il retourne à Coquilhatville où il est inscrit au groupe scolaire de Coquilhatville. Cette fois , c’est son oncle Ndjoku qui l’amène dans ses bagages vers la ville de Boma où il est inscrit à la colonie scolaire de Boma jusqu’à ses trois ans d’études secondaires ensuite, retour à Léopoldville puis il repart pour Moanda. C’est là-bas qu’il obtient son Bac et, à l’âge adulte il subit une formation en gestion des ressources humaines, son dernier diplôme.
Ainsi donc, à l’âge de 10 ans, Jojo Ikomo embrasse déjà le chant à Coquilhatville en compagnie de ses amis Claude Eketebi et tant d’autres… Entre 1969 et 1970, avec ses cousins Fely Eloko et Thomas Ndjoku ils établissent déjà les bases de ce qui deviendra en 1971, le groupe musical Bana Moja.
En 1970, le chanteur Ikomo Jojo chante aux cotés de Tony Dee Bokito, Espérant Kisangani Djeinga-K, Djo Mabuse Clément Djoboke Ise Ekila, Packy Lutula† , Boskin Bosuka †, Popolipo Polydor Zangilu au sein de l’orchestre Tabou National, version Rumba. Car cet orchestre Tabu National a été crée par Rochereau Tabu Ley en 1967 dans la première version Pop Music…
En parallèle, en 1971 toujours à Kinshasa, Ikomo Jojo rejoint ses cousins Belgicains Thomas et Fely Eloko Ndjoku (guitare solo) et, son petit frère Alexis pour mettre sur pied le groupe musical Bana Moja. Cette appellation veut tout simplement dire : « les enfants de la même famille (frères et cousins) ».
Le groupe musical Bana Moja comprend donc: Fataki Lokasa (chanteur), Dada Akoma (guitare bass), Elvis Kunku (guitare solo et rythmique), Boutshier Bulangala(chanteur ténor), Gérard (chanteur 2e voix), le batteur Petit Mando, Espérant Kisangani (chanteur). En revanche, selon les propres dires de la sœur des Ndjoku avec qui nous nous sommes entretenus, le Bana Moja n’a jamais été un Orchestre proprement dit. C’était plutôt un groupe musical de loisirs, un passetemps juste pour tuer les temps comme on dit. Ces cousins se réunissaient juste le temps de s’amuser pendant les vacances de juillet/août d’ autant plus que les fondateurs Thomas et Fely étaient tous étudiants en Belgique. C’est ce qui fait qu’Ikomo Jojo pouvait intégrer d’autres groupes qui le sollicitaient à Kinshasa.
Malgré cette situation, le groupe musical Bana Moja est parvenu à enregistrer à Kinshasa au studio Vévé, au moins dix chansons entre 1971 et 1973. Les deux chansons que nous retrouvons facilement sont : Mayatu, enregistrée sous le son de la guitare solo de Elvis Kunku et Azonga exécutée à la guitare solo par Ndjoku Fely Eloko.
Nous sommes vers la fin de l’année 1973, Jojo Ikomo qui fréquente trop souvent le studio Vévé est approché par Verckys Kiamuangana qui trouve en lui les qualités artistes qu’il recherche. C’est bien au début de l’année 1974 que Verckys Kiamuangana incorpore Ikomo Jojo dans l’orchestre Vévé. Son timbre vocal et ses intonations avoisinent celles du chanteur Pépé Jean Kallé Kabasele Yampanya qui vient de claquer la porte des éditions Vévé.
La voix grave de Ikomo Jojo domine dans les chansons Olingi Ngai Nakufa de Verckys comme dans ses propres chansons Mayina et Kanioka exécutées par l’Orchestre Vévé. Alors, les mélomanes le confondent et ou le compare à Pépé Kallé.
À la suite du succès connu avec l’orchestre Vévé, Ikomo Jojo Ingange et l’orchestre Vévé voyagent pour l’Est Africain. C’est à Kampala en Ouganda qu’ils tombent sur un mécène Ougandais qui achète l’équipement musical de l’orchestre Vévé. Et, il veut aussi récupérer tous les musiciens. Mais, les musiciens de l’orchestre Vévé choisissent de retourner à Kinshasa.
Quelques temps après, ce même mécène débarque à Kinshasa. Ikomo Jojo regroupe le guitariste solo Roxy Tshimpaka, le guitariste rythmique Zengele Saida, le guitariste bass Jim Manitsho, le chanteur Fataki Lokasa, un vieil ami au chanteur Émile Soki Dianzenza. Tous voyagent pour Kampala en Ouganda. Nous sommes à la fin de l’année 1974, début 1975. Ils mettent sur pied l’orchestre Bana Moja avec les chanteurs : Ikomo Jojo, Fataki Lokasa, Osudi ; Alex aux drums ; Lawi Solana au saxophone ; Otis Mandala : chanteur pop ; Roxy Tshimpaka à la guitare solo ; Zengele Saida à la guitare rythmique et le guitariste bass Jim Manitsho.
L’orchestre reste un an en Ouganda ensuite les musiciens se rendent à Naïrobi pour quelques mois, jusqu’en décembre 1975. C’est au cours de cette année que Jojo Ikomo se rende à Kinshasa pour des raisons familiales. À son retour, il retrouve ses camarades avec un orchestre structuré, nommé Bana Ngenge. Il ne se pose même pas de question mais, s’allie à eux. Cet orchestre a comme leader le guitariste bass Jim Manitisho, les chanteurs : Ikomo Jojo, Fataki Lokasa, Osudi ; Alex aux drums, Otis Mandala : chanteur pop ; Zengele Saida : guitare rythmique ; c’est le saxophoniste Lawi Solana qui joue à la guitare solo en remplacement de Roxy Tshimpaka rentré à Kinshasa en 1982, rejoindre l’effectif de Zaïko Tout choc Anti-Choc. L’orchestre Bana Ngenge s’installe ainsi en Tanzanie : le chanteur Ikomo Jojo enregistre les chansons : Kombe Kombe, Kayumba, Kingo Mwambe, Patience Eleki, Chérie Flower…
Malheureusement, le chanteur Ikomo Jojo sera abandonné par ses camarades, certains retourneront en Ouganda. Grâce aux conseils d’un ancien artiste musicien Tshiounza, originaire du Katanga, Ikomo Jojo va rejoindre l’orchestre les Noirs. C’est avec cet orchestre que le chanteur Ikomo Jojo enregistre ses chansons Nyangola et Londele.
En 1983, il rejoint l’orchestre Boma Liwanza du trompettiste Shango mais, il ne reste pas longtemps. Puisqu’il tient à enregistrer ses chansons alors qu’il ne fait plus partie d’aucun groupe, Il va procéder par un nzong nzing avec quelques musiciens l’orchestre les Kinois dont Samba Mapangala. Ainsi, Ikomo Jojo enregistre les chansons : Ambale, Moseka, Waiyaki, Saïdi…
En mars 1984, le chanteur Ikomo Jojo regagne Kinshasa à Binza Ozone mais, le lendemain un des hommes de mains de Luambo Franco, un certain Lumbe Lumbe vient le convaincre pour qu’il intègre l’orchestre OK Jazz de Franco. Ainsi donc, Jojo Ikomo rejoint le TP OK Jazz durant la même période que les chanteurs Denis Bonyeme et Lassa Carlyto.
Dans le TP OK Jazz, il compose deux chansons : Lumbe Lumbe et Aimer Sans Amour. Au bout d’un an , il quitte l’orchestre de Franco mais, un mécène Isekemanga leurs octroi un équipement de musique avec GG Mangaya, Denis Bonyeme … C’est Pépé Kallé qui vient le récupérer pour l’ Empire Bakuba vers la fin de l’année 1989.
LA SUITE..... NOUS LA CONNAISSONS
(Extrait du livre LES GEANTS DE LA MUSIQUE CONGOLAISE MODERNE de JP.TABARO, à paraître)..... PAIX A TON AME CHER AMI JOSE IKOMO
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