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Publié par Emmanuel Kandolo

 
 

Franco et Dele Pedro

 
Ba ndeko,
 
 
Na cadre ya Histoire politique ya ekolo na biso, totangi loi Bakajika na masolo na site na biso oyo. Loi Bakajika ezongiselaki biso contrôle ya mabele na nkita nionso ezali na nse na yango,  zamba, mpe na bibale.  Lelo oyo, mopaya a récupérer lisusu contrôle ya mabele na biso na nionso ezali na likolo mpena  nse na yango mpe abomi loi Bakajika avec la complicité ya bana mboka oyo batondi na ba institutions téléguidées na mopaya. Texte ya loi oyo ezali awa tout comme ba nzembo Franco asali mpe ayembi avec participation ya Dele Petro, en anglais.
 
Ordonnance-loi n°66-343 du 7 juin 1966 assurant à la République Démocratique du Congo la plénitude de ses droits de propriété sur son domaine et la pleine souveraineté dans la concession des droits fonciers, forestiers et miniers sur toute l’étendue de son territoire.
 
Le Président de la République.
Vu l’ordonnance-loi n°66-92 bis du 7 mars 1966 attribuant le pouvoir législatif au Président de la République,
Vu les délibérations de la Chambre des députés et du Sénat relatives à l’objet de la présente ordonnance-loi,
Ordonne :
 
Article 1er.
La République Démocratique du Congo reprend la pleine et la libre disposition de tous ses droits fonciers, forestiers et miniers concedes ou cédés avant le 30 juin 1960 en propriété ou en participation à des tiers, personnes morales ou physiques.
 
Article 2.
La République Démocratique du Congo procédera
souverainement à la répartition des droits d’exploitation  ou de gestion de ses  ressources naturelles, forestières et minières.
 
Article 3.
Tous les textes législatifs et réglementaires antérieurs ayant pour objet l’exploitation, la gestion du sol ou du sous-sol congolais et qui sont contraires à l’esprit de cette ordonnance-loi sont abrogés.
 
Article 4.
La présente ordonnance-loi entre en vigueur à la date de sa signature.
 
 
 
Fait à Kinshasa, le 7 juin 1966.
J.D. Mobutu,
Lieutenant-Général.
 
Par le Président de la République :
Le Premier Ministre,
L. Mulamba,
Général de Brigade.
 
 
Source : Moniteur Congolais n°15 du 15-8-1966

Na élan oyo nde Franco ayembaki « La loi Bakajika » na « Le pouvoir noir » na 1966. Ebima na deux faces ya même disque 45 tours. Ba commentaires  en anglais na ba nzembo nionso mibale esalemi na Dele Pedro, saxophoniste d’origine ya Nigeria. Azalaki kobeta na O.K. Jazz na époque oyo wuta 1964, sima ya kobeta na Bantou de la capitale (1960-1964).

 

 

Patriotiquement,

 

 

 

Emmanuel Kandolo

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E
Bonjour les mbokatiers,

J'apprécie le sujet choisi pour ce week-end à savoir la loi BAKAJIKA, et je voudrais émettre mon opinion.
La lecture de l'ordonnance dont je découvre le contenu par le canal de MBOKAMOSIKA reflète ce que ceux de ma génération ont toujours connu de cette loi par une formule plus simple : le sol et le sous-sol (du Congo) appartient à l'Etat Congolais. Elle consacrait pratiquement la souveraineté du peuple sur son sol et ses richesses, un objet de fierté dont le mérite pouvait dès lors reconnu au Président de l'époque (Joseph-Désiré MOBUTU) et à son régime. Le commentaire de Blondé va effectivement dans ce sens ; inutile de rappeler ici qu'elle a constitué un des arguments brandis par les fervents partisans du Maréchal ou de nostalgiques de son régime, qui ne manquent pas une occasion pour rappeler ou démontrer à qui veulent les entendre le caractère nationaliste du Guide éclairé de la "grande révolution Zaïroise". Il faut noter que la situation chaotique que connait la RDC depuis l'avènement de l'AFDL, notamment la remise en cause de cette loi ou carrément sa mise à l'écart, renforce davantage le prestige du régime Mobutien, mieux son leader : le Maréchal MOBUTU.
C'est là que se justifie le sens de ma démarche et le cœur de ma réflexion, pour essayer de faire remarquer à nous tous d'éviter de s'égarer en faisant une analyse superficielle qui risque de nous empêcher d'approfondir notre réflexion pour mieux cerner les faits et permettre de comprendre notre situation, en vue de trouver de solutions qui nous permettent d'aider notre pays ou mieux l'Afrique à se développer.
La loi BAKAJIKA n'est pas en soi mauvais, mais là où la suspicion apparaît, c'est l'incompatibilité de sa nature et celle de ceux qui la décident, je m'explique: la nature de la loi est foncièrement nationaliste, avec tout ce qui y va; mais les décideurs, on les connait mieux aujourd'hui sont ceux que la haute finance internationale a fini par installer à la tête du pays pour agir à leur solde et défendre leurs intérêts, en écartant tout dirigeant aux idées nationalistes par les voies peu recommandables et sans le moindre scrupule (Lumumba, Kasa-vubu, etc). La question à se poser est celle de savoir cette haute finance a laissé ce régime prendre de telles initiatives (La nationalisation de l'UMHK, et plus tard la désastreuse Zaïrianisation) sans l'empêcher, alors qu'elle avait pratiquement les moyens de le faire ? certains pourront évoquer le contexte de la guerre froide.
Il n'empêche qu'au fur et à mesure de l'évolution du régime, on peut se rendre compte le sol comme le sous-sol n'a appartenait à l'Etat congolais que dans le texte, car les richesses ont été accaparées par la classe dirigeante de ce régime et ce au service de la haute finance internationale qui a réussi à se camoufler (comme d'habitude) et tirer de gros bénéfices de son action de prédation. Ainsi, et c'est mon avis, la loi BAKAJIKA, malgré le bienfondé de sa publication s'est plutôt inscrit dans un suite d'actions d'éclats (Proclamation de Lumumba héros national, Création de Zaïre monnaie, politique de grand travaux, nationalisation, authenticité, etc) d'un régime corrompu dès le départ (c'est là qu'il faut faire attention de penser le régime de la deuxième république a bien commencé et s'est corrompu après) pour installer malignement et progressivement un régime au service d'intérêts égoïstes et du capital international, en épousant pour le besoin le profil de régime nationaliste et un discours analogue (le discours de 4/10/1973 constitue une référence), car c'était l'air du temps.
La guerre froide étant terminée au début de la décennie 90, la même haute finance internationale est parvenue à travers les crises créées et entretenues sous couvert de processus de démocratisation à reprendre à visage ouvert le contrôle de la situation par ses agents interposés, dont l'essentiel se recrutait dans ce régime. Inutile de rappeler que ce personnel vieillissant a été savamment enrichi avec une nouvelle génération de vendus, complétés par la main d'œuvre étrangère de voisins de la RDC. C'est dans ce sens que l'on peut expliquer la mise en écart de cette loi et d'autres dispositions de souveraineté lors de l'élaboration de la nouvelle constitution de la RDC à Sun-city. Un cas illustratif est la mise à mort programmée des entreprises publiques (Gécamines). il y a eu d'abord l'appropriation par l'Etat congolais, la mégestion par un régime corrompu, le recours à la politique d'ajustement structurel, les pillages occasionnés par le désordre de processus de démocratisation et différentes guerres, les reformes de leurs statuts (œuvre des institutions de Bretton Woods), et finalement ce qui arrivera leur privatisation à moindre frais et la boucle sera bouclée pour revenir à la case de départ.

Pour conclure, je me résumerai en disant ceci : la loi BAKAJIKA relève certes de la volonté de donner à la population congolaise la préséance sur ses richesses, malheureusement elle a été mise à la disposition des acteurs politiques au service de la haute finance internationale qui a su avec patience et intelligence travaillé dans le temps à casser la dynamique des indépendances et le vœu de liberté de peuples, pour les assujettir un peu plus à son pouvoir. J'inviterai ainsi la rédaction de MBOKAMOSIKA et les autres lecteurs à approfondir cette réflexion pour que nous comprenions mieux notre situation.
J'avoue que ma contribution est longue, et je ne pense pas qu'elle soit la parole d'évangile, prière donc apporter la lumière, là où j'aurai répandu l'obscurité. Une petite question : Qui était le(la) fameux(se) BAKAJIKA ?
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S
Bonjour na Mbuta , na Bana Mboka

Moi je crois que probleme ya Mboka na bino ezali illegitimite ya l etat na biso depuis l independance mais nous pouvons corriger ca en tranformant la haut chambre du parlement en un conseil de chef coutumier parce que en realite ces sont eux qui avaient cede leur terres a leopold 2 pour former ce qui est devenu aujourdhui la RDC, la meme chose avec la police et les FARDC qui sont les heritiers de la force publique, qui sont reste les armes de l occupation dont l occupant est la classe dirigeante
wana ezali makanisi nanga .
M
Bakajila fut un ėlu du peuple, donc un dėputė ayant initiė la loi qui porte son nom
B
Je me souviens que dans un échange avec Messager où je me suis posé la question de savoir pourquoi beaucoup d'artiste congolais ont chanté Mobutu alors qu'il est réputé dictateur, Messager m'a dit que le Maréchal Président dans ses débuts s'était montré très patriote et un bon dirigeant. Aujourd'hui, cette loi dont je viens de lire des articles parait fantastique et me donne une idée de ce qu'a pu faire ce chef d'état pour avoir la faveur du peuple. Seulement si cette loi avait été appliquée!!!
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M

Effectivement et je maintiens cet avis mon cher Blondé