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Publié par Messager

Je suis outré par ce qui est dit dans cet article de Jean-Pierre sur Mugabe. Je ne comprends pas très bien ce plaidoyer pour quelqu'un qui n'a aucun sens du bien public, qui a pris pratiquement en otage de millions de gens pour assouvir sa soif de pouvoir. On ne peut pas évoquer l'histoire du pays et s'en servir comme une excuse à des dérapages définitifs comme ceux que nous sert Mugabe. Il a dit cette phrase hallucinante que seul Dieu peut lui retirer le pouvoir, ça ne s'invente tout simplement pas. On ne parle pas du passé, mais de maintenant : il sera justement aux yeux de l'histoire celui qui aura installé une forme rare de médiocratie où le comptage des résultats du premier tour des élections a pris cinq semaines et seulement quelques heures pour le second, allez-y comprendre quelque chose, Jean-Pierre. Je suis désolé mais je n'accorde aucune circonstance atténuante à Mugabe, ni à tous ces présidents africains qui crachent dans la soupe de leurs propres peuples, qui se complaisent dans une espèce de déni de démocratie en considérant tous leurs pays respectifs comme leur bien privé. Mugabe a 84 ans. Il a perdu les élections mais il a décidé, comme un vrai pyromane, de se branler allégrement devant le brasier qui consume son propre pays quartier après quartier et avec lui, toutes les innocentes personnes qui n'ont jamais rien demandé d'autre qu'à vivre une vie normale. Je comprends l'opinion de Jean-Pierre mais en même temps, je me dois de m'inscrire en faux contre cette volonté de trouver coûte que coûte des circonstances atténuantes aux présidents africains sous le faux prétexte de se venger contre l'inaction de la communauté internationale. Je suis de l'Afrique et j'en ai gros sur le coeur chaque fois que je vois ce perpétuel nivellement par le bas auquel se livrent nos présidents et qui nous prive d'une vie qui aurait dû nous revenir, comme partout ailleurs, par le droit.

Bellak, auteur.

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C
Il y a quelques jours, un metteur avait affiché sur le forum MWANANCHI (forum en anglais) que Mugabe avait commis un acte impardonnable pour les Occidentaux pour avoir contrecarrer leur plan en RDC. Un autre look de Mugabe ajouté à celui que les Occidentaux véhiculent.Lors de la dernière campagne électorale, il est arrivé un phénomène unique au monde: les médias et les leaders occidentaux étaient intervenus massivement dans cette campagne en faveur de MDC et de Tsvangarai. Mugabe fut diabolisé et qualifié de tous les qualificatifs et
le sommet: Mugabe est un raciste (titre d'un quotidien suisse germanophone) .
Pourquoi leur chouchou de 1980 est devenu l'ennemi public N°1?
1. Lors des Accords de Lancaster House, l'indépendance du Zimbabwe fut fixé en 1980. Ces accords contenaient deux conditions auxquelles le Zimbabwe (et non Mugabe) devait accepter:
(1) reprendre la dette de 800Mio de dollars américains contractés par le gouvernement de Ian Smith. Voyons la situation. Lors de l'UDI (Unilatéral Declaration of Indenpence) par Ian Smith et les Blancs rhodésiens, l'Afrique du Sud et les Occidentaux donnèrent à Ian Smith de crédits pour organiser la guerre contre les mouvements de libération de la Rhodésie du Sud (Zapu de Joshua Nkomo et le Zanu de Mugabe). Au moment de l'indépendance, le Zimbabwe devait reprendre cette dette. L'origine de la dette du Zimbabwe. (2) le Zimbabwe devait accepter un moratoire de 10 ans avant d'entamer la reforme foncière. La réforme foncière était la priorité des priorités du Zanu. Toutefois le principe "willing seller, willing buyer" (qui veut vend, qui veut achète) devait être appliqué. C'est ainsi que la reforme foncière fut mise en veilleuse pendant 10 ans (1980-1990). Selon ces accords les britanniques et les Américains devaient donner l'argent nécessaire au gouvernement zimbabwéenne pour acheter les terres que les fermiers blancs offriraient.2. Après 10 ans, l'organisation de l'unité africaine organisa (1990) un sommet des chefs d'Etat au Zimbabwe (Harare), pays de ligne de front par excellence contre l'apartheid. La priorité fut accordée à la lutte contre le régime sud-africain. C'est ainsi qu'un second moratoire de 10 ans sur la reforme foncière fut accordé par le Zimbabwe.Entre-temps, les programmes d'ajustement structurels de la BM et du FMI avaient fait explosé l'inflation et; les actes de déstabilisation économique, politique et sécuritaire de l'Afrique du Sud avait augmenté d'intensité. L'Afrique du Sud sous embargo obtenait de crédits des Occidentaux. Le Zimbabwe et les autres pays de la ligne de front devaient prendre de crédits pour se défendre (il y a des études qui montrent la corrélation entre l'octroi des crédits à l'Afrique du Sud et  l'accroissement d'actes de sabotages de déstabilisation des pays de la ligne de front d'un côté, et de l'autre côté, entre les efforts d'autodéfense de ces états et les crédits q'ils devaient prendre (et l'augmentation de leurs dettes). Le Zimbabwe était confronté à un autre facteur de déstabilisation. Son seul débouché vers la mer était le Mozambique. L'Afrique du Sud et les Occidentaux soutenaient le Renamo contre le Frelimo. Pour assurer ses exportations, le Zimbabwe envoya un corps expéditionnaire pour assurer la sécurité du corridor ferroviaire avec le Mozambique. (Noter qu'au zaïre, Mobutu soutenait l'Unita qui avait coupé la ligne de chemin de fer Mutshatsha-Lobito, voie d'exportation du minerai du Shaba!).3. En 2000, il fallait coûte que coûte commencer la reforme foncière. Pour ceux qui ne le savent les terres agricoles sont classifiées en 5 classes selon de critères climatologiques, pédagogiques, hydrologiques, hydrologéologiques, infrastructures existantes etc... Le paysannat comme on le connaît au Congo n'existe pas au Zimb. La priorité fut donnée aux vétérans de la guerre de libération: ils s'étaient battus pour cette reforme. Le gouvernement acheta les terres qu'on lui avait offert et les distribua. mais, il y avait mauvaise foi de fermiers blancs qui vendirent de terres ingrates aux prix forts. Les fermiers blancs avaient trahi la confiance que le gouvernement avait placé en eux.Le gouvernement de Taylor (conservateur) signa le protocole qui stipulait que la Grande-Bretagne devait remettre l'argent pour la reforme au Zimb. Selon les accords de Lancaster House Blair gagne les élections et par une lettre adressée au gouvernement zimbabwéen (lettre que New African avait publiée) par son ministre de la coopération Claire Short; il annula le protocole et refusa de fournir un seul penny au Zimb. Comme les fermiers blancs refusaient de coopérer et que les vétérans étaient à bout de patience, les vétérans occupèrent quelques dizaines de fermes sur environ 4500, ce furent les fermes de fermiers blancs racistes qui croyaient que la Rhodésie du Sud existait encore. Le gouvernement du Zimb. pris acte de la décision de Blair et accéléra la réforme. En Afrique du Sud plus d'un millier de fermiers blancs ont déjà été assassinés sur leurs fermes par les Noirs: personne n'en parle en Occident.Intéressant est que les Occidentaux ne disent jamais qu'au moment où la crise avait atteint le sommet, c'était un Zimbabwéen blanc d'origine anglaise (anglais naturalisé zimbabwéen) qui était ministre de finances! Que tsvangarai était le dirigeant du syndicat unique du Zimbabwe lié au zanu-PF, qui avait été invité aux USA pendant 4 mois, fait un crochet par Berlin (même itinéraire que Chiluba de la Zambie). A son retour il créa avec les fermiers blancs le MDC. Ce sont les fondations britanniques qui sont ses bailleurs de fonds.Mugabe a été fait responsable de la sécheresse qui avait frappé toute l'Afrique australe. Mugabe est fait responsable de la propagation du sida parmi les ouvriers zimbabwéens. Il est accusé de tant de choses qu'on peut se demander s'il est un surhomme ou un démon.New African avait analysé Mugabe dans la presse occidentale et constaté que les Occidentaux préfèrent le diable à Mugabe.La réforme foncière pose de problèmes à l'aristocratie anglaise parce plus de la moitié de ces terres appartient aux lords (tous membres de la chambre de Lords au Winsminster) . Ils aveint transformé leurs terres en terrai de safaris pour touristes occidentaux riches. Un certain Petzold possède de terres dont la superficie est plus grande que le Luxembourg. Il a trois nationalités: suisse, autrichienne et allemande. Trois pays défendent les intérêts d'un seul individu.
C'est le Zimbabwe sous un autre angle.La plupart d'africains comprenent mal ce qui se passent chez eux, en Afrique, parce qu'ils ne connaissent pas l'histoire (la vraie) de leur continent. Ainsi ils disent ou ecrivent des conneries...FRANCO CONDE
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C
Mon cher frère, il vous faut absolument, je repète absolument lire et relire LES ACCORDS DE LANCASTER. Il faut sérieusement vous informer, donc lire ces accords signés entre le gouvernement britanique et les nationalistes zimbabweens à la veille de l'indépendace du Zimbabwé, avant d'emettre une quelconque opinion sur Mugabe. Je vous recommande de lire ces accords car manifestement vous les ignorez... Merci.Ebe-nde, mwana mboka
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M
Ce sujet risque de nous amener très loin. C'est pourquoi il est préférable de le limiter aux titres existants. Quitte à chacun de s'exprimer librement comme d'habitude. J'en profite pour souligner que le Zimbabwe est un des pays africains où prolifèrent les sectes religieuses et la manipulation.Les "Postolo" ou "Baba" de chez-nous avaient été fondés par un certain Zimbabwéen (John...) dont les adeptes continuent à vénérer la tombe plusieurs années après sa mort. D'ailleurs leurs chansons sont en langue Shona, langue materenelle de son fandateur.Vu de l'intérieur, la situation du Zimbabwe est d'ordre ethnique ou tribal. Les Shona ne veulent pas céder le pouvoir aux ndebele . En Afrique du Sud même chose, les Khosa,( la tribu de Mandela,)font tout pour conserver le pouvoir . Cyrile Ramaposa, celui qui était bien positionné pour remplacer Mandela est devenu homme d'affaires. De la tribu Sutu, il vait été écarté malignement au profit de Tabo Mbeki, un Khosa. Toutes les manoeuvres tendant à discréditer l'actuel président de l'ANC Zuma, un Zulu n'avaient pour but que de le remplacer par un Khosa. Tout est question de positionnement ethnique. Après les colons, ce sont les tribus les plus puissantes qui sont en train de assujettir les autres.Messager
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J
Non Cher Ami Bellak, Voilà un bien beau débat qui m'interpelle aussi mais pas pour les mêmes raisons. je voudrai juste dire que pour nous tous qui nous offusquons sur l'anti-démocratisme de nos dirigeants africains et le souvenir de la belle époque des colons qui ont construits l'Afrique, il est plus facile de traiter nos dirigeants de fous, de médiocre, en nous référant aux articles du Monde, du Soir et autres média occidentaux. Cela dit, rien ne doit nous empêcher de ne pas avoir la même lecture que les autres. Notre libre arbitre doit pouvoir jouer, autant que notre propre observation. Chacun de nous doit avoir le droit, s'il peut le justifier, de considérer par exemple que la période Mobutu est l'une des plus libres et démocratiques qu'ait connu le zaire, alors que Colette Braeckman (journaliste belge), nous dit le contraire. Et pourtant la même Braeckman affecte depuis 15 ans de ne pas voir la dictature et l'apartheid anti-hutu qui s'est installé à Kigali, tout en donnant des leçons de démocratie - démocrature - au pouvoir de Kinshasa. dans le cas du Zimbabwe, même si  le personnage de Mugabe ne m'est pas sympathique, je partage parfaitement la lecture de jean Pierre. Ce qui est condamner ici c'est la cécité des occidentaux lorsqu'il s'agit de leurs protégés Mugabe n'est que le produit de la politique britanique en rhodésie et en Afrique du Sud. Ils n'ont pas été aussi virulents à l'égard d'Ian Smith ni des blancs sud africains. Et malheureusement, dans la soif d'accéder au pouvoir, Tswangiari a bâti une stratégie consistant à surfer sur le rejet de Mugabe par les anglais.  Cet opposant a voulu , c'est mon avis, "criminaliser" le régime de Mugabé en criant au loup, alors que la situation était tout à fait normale. J'ai eu à évoquer dans une de mes chroniques politiques cette attitude qui consistait à demander aux pairs-africains à pousser déhors Mugabe par tous les moyens, sous prétexte que l'opposition était en danger. des universitaires Zambiens, avaient rappelés au MDC que cette stratégie risquait de se retourner contre elle. rappelez-vous qu'il s'est réfugié en Afrique du sud, puis à londres, avant de revenir chez lui à Harare arguant toujours qu'il était en danger. pourtant, c'est bien depuis le jardin de sa résidence, qu'à 48 heures des élections qu'il a lui même boycoté, qu'il va lancer un appel au dialogue à Mugabe. Je suis même surpris que la même communauté internationale qui avait condamné l'opposant congolais Tshisekedi et avalisé les élections congolaises, considère le vote des zimbabwéens qui ont elu leur président, illégitime. Parce que entre nous soit dit : entre une élection au Rwanda d'où était exclu les formations politiques Hutus, parce que potentiellement "génocidaires" et une élection au Zimbabwe que Tswangiari a décliné de lui même, lequel peut être disqualifié? Il faut que les africains arrêtent de jouer les suivistes et les portes-voix de la pensée occidentale, pour commencer à construire leurs propres grilles d'analyse politique.J'aimerai enfin que Bellak nous dise ce qu'il aurait fait lui, s'il était à la place de Mugabe. Même au présent, face à une stratégie de provocation du MDC (le parti de Tswangirai) pour pousser à la faute le gouvernement et ses forces de police, moi j'aurai salué le sang froid de ses forces de police qui ont su faire regner l'ordre là où l'on nous annonçait l'apocalypse.Je suis d'accord avec Jean Pierre pour souligner que la situation du Zimbabwe est la conséquence de l'embargo, consécuitive à sa reforme agraire, dont les termes avaient pourtant été approuvées dans le protocole d'accord de l'indépendance de l'ancienne Rhodésie et la Grande Bretagne. Néanmoins je comprend aussi Bellak : il est plus confortable de crier avec les loups que d'avoir un avis contraire. Jeannot Bombenga chantait il y a une quarantaine d'année : Mieux vaut être pauvre et libre, qu'esclave et riche.Est-il nécessaire de nous rappeler que d'opposant célèbres se sont révélés dictateurs une fois au pouvoir?...
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J
Voilà un bien beau débat qui m'interpelle aussi mais pas pour les mêmes raisons. je voudrai juste que pour nous tous qui nous offusquons sur l'anti-démocratisme de nos dirigeants africains et le souvenir de la belle époque des colons qui ont construits l'Afrique. Cela dit, rien ne nous doit nous empêcher de na pas avoir la^même lecture que les autres. Notre libre arbitre doit pouvoir jouer, auatnt que notre propre observation. Chacun de nous doit avoir le droit, s'il peut le justifier, de considérer par exemple que la période Mobutu est l'une des plus liubre et démocratique qu'aie connu le zaire, alors que Colette Braeckman, nous dit le contraire. Et pourtant la même Braeckman affecte depuis 15 ans de ne pas voir la dictature et l'apartheid anti-hutu qui s'est installé à Kigali, tout en donnant des leçons de démocratie - démocrature - au pouvoir de Kinshasa. dans le cas du Zimbabwe, même si  le personnage de Mugabe ne m'est pas sympathique, je partage parfaitement la lecture de jean Pierre. Ce qui est condamner ici c'est la stratégie de Tswangirai entre les deux tours. Cet opposant a voulu , c'est mon avis, "criminaliser" le régime de Mugabé en criant au loup, alors que la situation était tout à fazit normal. J'ai eu à évoquer dans une de mes chroniques politiques cette attitude qui consistait à vouloir pousser déhors Mugabe par tous les moyens, sous prétexte que l'opposition était en danger. des universitaires Zambiens, avaient rappelés au MDC que sa stratégie risquait de se retourner contre elle. Parce entre nous soit dit : entre une élection au Rwanda d'où était exclu les formations politiques Hutus, estampilés génocidaires" et une élection au Zimbabwe que le MDC a décliné de lui même, lequel peut être disqualifié? Il faut que les africains arrêtent de jouer les moutons pour commencer à construire leurs propres grilles d'analyse poliyique.J'aimerai enfin que Bellak nous dise ce qu'il aurait fait lui, s'il étéait à la place de Mugabe. La reforme agraire était une necessité da&ns ce pays. Je suis d'accord avec Jean Pierre pour souligner que la situation du Zimbabwe est la conséquence de l'embargo, consécuitive à sa reforme agraire, dont les termes avaient pourtant été approuvées dans le protocole d'accord de l'indépendance de l'ancienne Rhodésie et la Grande Bretagne. Néanmoins je comprend aussi Bellak : il est plus confortable de crier avec les loups que d'avoir un avis contraire. Jeannot Bombenga chantait il y a une quarantaine d'année : Mieux vaut être pauvre et libre, qu'esclave et riche.Est-il nécessaire de nous rappeler que d'opposant célèbres se sont révélés dictateurs une fois au pouvoir?... 
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D
On oublie deja que ce fameux Mugabe etait Pasteur de je-sais-encore-quelle-eglise. Depuis quand ce Monsieur ne s'appelle plus REVERAND?On oublie vite aussi que la plupart des Presidents issus des independances etaient des produits de la colonisation. Si Mugabe etait un cerveau bien fait, il ne serait pas la-ou il est aujourd'hui en train de narguer tout le monde. C'est ca le probleme.A present que tout a ete BU ET CONSOMME, ca ne sert a rien de s'agiter avec des embargos qui feront souffrir encore plus le seul peuple ZIMBABWEEN. Il faut donner du temps au temps pour sortir le ZIMBABWE de ce trou.  
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J
Mon cher frère Bellak, je comprends votre outrage qui se justifie par le fait que j’ai commis la faute de noyer le point central de mon argumentaire.  Je voulais surtout insister sur le point suivant : la notion même de démocratie devrait subir une révision complète en Afrique—surtout dans les pays africains à dissonance ethnique irréductible. Partout en Afrique ces derniers temps, on assiste à des mascarades électorales à répétition : Nigéria, Kenya, Ouganda, Rwanda, etc. En Afrique du Nord, même son de cloche, sauf que ceux qui y sont marginalisés sont des partisans de la mouvance dite « islamiste ». Les dernières élections en Egypte ont, elles aussi, été une mascarade… Les chefs d’Etat africains réunis à Charm el-Cheikh n’ont donc aucune leçon à donner à Mugabe. Au Zimbabwe, ce n’est pas un dictateur et sa garde prétorienne qui étouffent les aspirations démocratiques de tout le peuple zimbabwéen. On a plutôt d’un côté des tribus du Matabeleland (dont les Ndembele) face aux Shona de l’autre. Il y a donc lieu d’adapter le schéma démocratique dans un tel pays de façon à ce que chaque communauté ait sa place à la table du pouvoir. Au Liban, il y a eu une adaptation constitutionnelle similaire : le premier ministre, par exemple, ne peut provenir que de la communauté religieuse sunnite… Au Kenya, Raila Odinga est aujourd’hui premier ministre suite à un tel arrangement. Et dans ce pays on parle déjà d’une réforme de la Constitution qui donnera lieu à un arrangement à la Libanaise pour empêcher des violences ethniques de se reproduire suite à d’autres mascarades électorales. J’espère que mon explication aura aidé à calmer votre outrage.
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