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Publié par Messager

 Depuis le début de notre Blog,nous avons présenté nos principaux artistes musiciens en ayant soin de diffuser en même temps leurs oeuvres.Parmi ces artistes il y en a ceux dont nous n'avons malheureusement pu diffuser les chansons,comme Abeti Masikini.Ce manquement nous a valu dernièrement une remarque de la part de notre ami Alex.Et notre appel lancé à cet égard a été entendu par une personne de bonne volonté qui vient de nous envoyer un CD de la Grande Dame de la musique congolaise qu'est Abeti.Les artistes ne meurent pas,dit-on.
 Sans tarder,voici deux titres qui vont nous rappeler les beaux moments passés en compagnie de la Tigresse Abeti:"Aziza",chanté dans sa langue maternelle, le swahili,et "Kupepe suka,chanté en lingala.


Aziza

undefined Kupepe-Suka
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Alex Engwete 22/02/2008 17:50

Ah, j’oubliais: Abeti a une chanson nostalgique inoubliable sur la cuisine congolaise de Kisangani. La chanson s’intitule « Likayabo » (le même mot en lingala d’ailleurs, qui signifie poisson salé)… Les Boyomais se régaleront quand Le Messager aura ajouté cet opus dans son anthologie ouverte.

Alex Engwete 22/02/2008 16:30

Tout simplement extraordinaire—et, à deux genoux je vous dis : « Asante» (merci en swahili). Je me rappelle qu’il y a peu je vous avais fait la requête, comme dans nos rubriques radiophoniques « Disque demandé » d’antan, de nous jouer Abeti Masikini, la grande cantatrice de ma ville natale de Kisangani (Boyoma). Et ne voilà-t-il pas que vous nous balancez coup sur coup « Aziza » et « Kupepesuka ». Ce dernier mot devrait d’ailleurs s’écrire en un mot « kupepesuka » : verbe infinitif swahili qui signifie « vaciller, tituber, trébucher, chanceler, trembler, dévier de son chemin, perdre son chemin ». Dans la chanson, c’est cette dernière signification qui est retenue par la chanteuse : on dévie de son amour à cause de l’« ambiance » des fins de mois de Kinshasa. « Aziza » (nom de femme) est l’histoire triste d’un homme qui arrive avec l’alliance de mariage de sa fiancée Aziza pour se faire dire qu’elle est morte. Pauvre homme qui se retrouve « masikini » (pauvre, éploré ou triste)—jeu de mots sur le nom de la chanteuse. Notons aussi que son jeune frère Abumba joue l’une des guitares dans ces chansons—accompagnement ou solo, je ne me rappelle plus. Abumba fut frappé de schizophrénie peu après et mourut avant sa sœur… Il faut aussi rappeler ici que Abeti Masikini—de son vrai nom avant l’Authenticité de Mobutu, Albertine Finant—était la fille de Jean-Pierre Finant, militant lumumbiste de première heure et premier gouverneur de la Province Orientale du Congo indépendant. Il fut tué en 1961 peu après l’assassinat de son maître-à-penser et ami personnel, Patrice Emery Lumumba. Les Boyomais, dont je suis le représentant autoproclamé sur votre blogue, vous décerne (sans vous offenser) la médaille de Grand Chevalier de l’Ordre National du Léopard pour ces deux chansons et nous attendons avec impatience la suite de l’album. Vous m’avez fait couler des larmes chaudes, mon frère…