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Publié par Messager

 Conmment serons-nous inhumés,et où les serons-nous ? Telles sont des questions auxquelles nous devrions déjà avoir une réponse dans un monde où tout se prépare, où désormais rien ne s'improvise.
 Nous sommes nés, nous avons grandi, nous avons voyagé de l'Afrique en Occident.Un proverbe dit "voyager c'est mourir un peu", ou "mobembo ezali liwa".En voyageant, nous avons pris le risque de mourir à l'étranger.Mais quel sera notre dernière demeure? L'occident ou le retour du corps au pays, après quelques jours de cotisation ou "sinzani"?
 Cette interrogation survient après un deuil qui vient de frapper notre communauté dans notre pays de résidence.
En effet, un compatriote, marié, et prère de cinq enfants, est décédé de suite d'une longue maladie.N'ayant rien déclaré de son vivant sur ses obsèques, sa vieille mère a exigé le rapatriement de son corps au pays, où il a été enterré loin de sa femme et de ses cinq enfants, empêchés de voyager, par manque de documents adéquats.
 Ce cas met en relief l'ambiguité qui a toujours entouré les obsèques dans notre communauté.Nous avons tendance à occulter les sujets liés à la mort. Personne ne veut en parler. Lorsqu'on ose le soulever, on se heurte  à des réactions du genre:"Yo olingi moto okufa".Comme si ne pas en parler nous rendrait immortels. Ne soyons pas surpris si la famille se rue sur les biens du défunt jusqu'à déloger les orphelins du domicile familial.
 Or, la mort devrait se préparer comme nous avions organisé  le voyage en Occident.Nous devons indiquer clairement à notre famille notre dernière volonté,incluant notre dernière demeure. Ceux qui ont peur du testament peuvent exprimer tout haut leur dernière volonté: Ok-Jazz ayemba "lopango na bana na ngai".C'est tout un testament.
 Exprimer clairement sa dernière volonté,c'est éviter que les autres puissent décider à sa place, souvent au détriment de sa propre famille resteinte,c'est-à-dire la femme et les enfants.

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