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Publié par Samuel Malonga

Le journal américain San Antonio Express, publié dans la ville de San Antonio (Texas), a fait paraître dans son édition du jeudi 13 avril 1973 une photographie singulière illustrant la coopération militaire entre les États-Unis et le Zaïre durant la période du président Mobutu Sese SekoOn y voit deux officiers congolais considérés à l’époque comme parmi les plus brillants de l’armée nationale, alors appelée Forces Armées Zaïroises (FAZ). Il s’agit des capitaines Bula Bajikile et André Mpika Ntoya zi Bikembo. Ce dernier était souvent appelé Peakah par les Américains, une adaptation phonétique de son nom difficile à prononcer pour les anglophones.

 

Les deux officiers suivaient alors une formation dans une école militaire de guerre aux États-Unis, dans le cadre des programmes de coopération militaire entre Washington et Kinshasa au début des années 1970. Durant cette période, plusieurs officiers zaïrois étaient envoyés dans des institutions militaires américaines afin de renforcer les capacités stratégiques et techniques de l’armée zaïroise. La photographie publiée par le quotidien texan présente les deux capitaines revêtus d’une tenue nationale inspirée de la politique d’Authenticité, avec en arrière-plan l’effigie du “Guide” Mobutu Sese Seko, symbole omniprésent du régime. Le futur major André Mpika Ntoya zi Bikembo se distingue particulièrement en arborant la célèbre toque de léopard, emblème du pouvoir mobutiste et signe d’appartenance à l’élite politico-militaire du régime.

La scène capturée par le photographe montre les deux officiers engagés dans une conversation avec le directeur adjoint de la Symphonie de San Antonio. Ils semblent discuter du programme de la journée, ce qui témoigne d’un moment de rencontre culturelle et protocolaire organisé en marge de leur formation militaire. Cet épisode illustre bien une facette moins connue de la présence zaïroise aux États-Unis durant les années 1970 au-delà de la formation militaire, ces officiers participaient également à des échanges diplomatiques et culturels, contribuant à présenter l’image d’un Zaïre allié stratégique de l’Occident dans le contexte de la guerre froide.

Samuel Malonga

 

 

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