Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Archives

Publié par Samuel Malonga

Le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix en 2018 pour son combat auprès des femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo, a été accueilli comme membre associé étranger au sein de l’Académie des sciences morales et politiques. La séance d’installation s’est tenue le 1er décembre sous la coupole de l’Institut de France.

Il prend place dans le fauteuil autrefois occupé par Javier Pérez de Cuéllar, ancien secrétaire général de l’ONU, décédé récemment. L’élection de Denis Mukwege à ce fauteuil avait eu lieu le 23 septembre 2024, puis avait été officiellement validée par un décret présidentiel publié le 25 novembre 2024.

 

Fondateur et président de l’Hôpital de Panzi à Bukavu, ouvert en 1999, Denis Mukwege s’est fait connaître dans le monde entier pour son travail auprès des survivantes de violences sexuelles. Depuis la création de l’hôpital, environ 87 000 femmes ont été prises en charge par ses équipes, ce qui fait de Panzi un centre de référence mondial pour le traitement des violences basées sur le genre.

Cette admission au sein de l’une des plus prestigieuses institutions intellectuelles françaises consacre non seulement son parcours exceptionnel, mais renforce également son poids dans les débats éthiques, politiques et humanitaires contemporains. Elle souligne l’impact international de son action en faveur de la dignité humaine et des droits des femmes.

Samuel Malonga

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Pas une virgule à enlever ni à ajouter à ta mise au point, cher Antoine.<br /> Et merci à ce cher Sam, pour sa clarification.
Répondre
L
Merci Sam pour cet Article et cette information sur MUKWEGE .Aparemment tout paraît bien , tout paraît pour l' Honneur du Congo RDC .<br /> <br /> Mais moi particulièremment jusqu' ici je crois pas à ces Bienfaits d'une France animée des mauvais sentiments contre le Congo RDC pour le Problème de RWANDA et la France qui reconnaît le Congo par les bienfaits d' un congolais PRIX NOBEL DE LA PAIX , MEMBRE DE L' INSTITUT DE FRANCE.<br /> <br /> Tout semble comme une CORRUPTION MORALE pour une preparation d' un futur OPPOSANT au Congo en leur faveur.<br /> <br /> Quitte à lui-même MUKWEGE de savoir bien discerner les manoeuvres politiques d' un Pays qui s' oppose à son propre Pays.<br /> <br /> Sinon nous assisterons à un autre MUKWEGE politicien et Candidat à la Presidence avec tous les soutiens necessaires d' une France ennemie. Sans le savoir lui-même qu'il est déjà devenu un PION de l'ennemi.<br /> <br /> Que Dieu fasse Grace !!!<br /> <br /> <br /> LUSED
Répondre
A
Cher Lused,<br /> <br /> Je suis désolé mais je ne souscris pas (plus) à cette diatribe qui voudrait que tout le monde veuille du mal aux pauvres et gentils congolais et qui désigne toujours l'autre comme ennemi.<br /> <br /> Il faudrait, une fois pour toutes, admettre le premier ENNEMI du CONGOLAIS est le CONGOLAIS lui-même !<br /> <br /> Le premier prédateur du congolais est le congolais, mais je sais que le congolais est incapable de se regarder en face pour s'en rendre compte.<br /> <br /> Rien qu'à voir comment le régime actuel , kakistocratique, dictatorial et corrompu jusqu'à la moelle, paupérise la population pendant que le congolais passe son temps à chercher le coupable ailleurs.<br /> <br /> La RDC est un pays qui aurait raisonnablement pu s'équiper pour défendre assez facilement son territoire, mais voilà, c'est un pays dirigé par des voyous qui pensent uniquement à s'enrichir le plus possible, au pas de charge, tout en méprisant la population et son armée, soi-disant des "clochards".<br /> <br /> Denis MUKWEGE pouvait, comme on le lui a souvent et vivement conseillé, pratiquer tranquillement dans un grand hôpital en Occident et soigner tranquillement les femmes blanches, avec au final un salaire qui va avec.<br /> Mais il a choisi de s'occuper des ses sœurs et ses mères violées et massacrées par des milices et militaires congolais et étrangers.<br /> <br /> Venir le traiter de corrompu ou de pion relève d'un cynisme insupportable.<br /> <br /> Naturellement, en République Dramatique du Congo, on préfère les "politiques" véreux, incompétents et maléfiques, qui bientôt finiront par vendre par petits bouts ce grand pays que l'on ne mérite même pas.<br /> <br /> Maintenant que l'on a une Armée des Clochards, je ne souhaite pas au Docteur Mukwege de retourner dans cette pétaudière.
S
Je comprends ton interrogation et ta vigilance. Elles sont légitimes, surtout au regard de l’histoire lourde et souvent douloureuse des relations entre la RDC, le Rwanda et certaines puissances occidentales, dont la France. La méfiance n’est pas un réflexe gratuit : elle est nourrie par des décennies d’ingérences, de jeux d’influence et de silences coupables.<br /> <br /> Cela dit, il est important de distinguer l’homme, son combat, et les récupérations possibles autour de lui.<br /> Denis Mukwege a reçu le prix Nobel de la paix pour un travail médical et humanitaire exceptionnel, mené au prix de sa vie, bien avant toute reconnaissance institutionnelle française. Les milliers de femmes soignées à Panzi ne relèvent ni d’un agenda français, ni d’une stratégie géopolitique.<br /> <br /> Son admission comme membre associé de l’Institut de France relève avant tout d’une reconnaissance académique et morale, pas d’un adoubement politique automatique. Les institutions honorent parfois sincèrement des figures universelles, même lorsque leurs États ont des positions ambiguës ou condamnables ailleurs.<br /> <br /> Cela dit, tu touches un point essentiel : le risque de récupération. L’histoire africaine regorge de figures morales transformées, parfois malgré elles, en symboles politiques instrumentalisés. La vigilance est donc nécessaire, mais elle doit rester critique sans être accusatoire. Être reconnu à l’étranger ne signifie pas devenir un pion, à condition de garder une ligne claire, une indépendance et un ancrage populaire réel.<br /> <br /> Jusqu’ici, Mukwege n’a jamais dissimulé son discours : il dénonce toutes les responsabilités, y compris internationales, dans la tragédie congolaise. S’il devait un jour entrer en politique, il serait jugé non sur ses distinctions, mais sur ses actes, son programme et sa capacité à servir le peuple congolais — et non des intérêts extérieurs.<br /> <br /> Enfin, tu as raison sur un point fondamental :<br /> le salut du Congo ne viendra ni des médailles, ni des capitales étrangères, mais de la lucidité de ses filles et de ses fils.<br /> <br /> Que Dieu fasse grâce, oui —<br /> mais que le peuple garde surtout les yeux ouverts.