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Publié par Samuel Malonga

Trump a-t-il l’égo surdimensionné des chefs d’Etat africains ?

Qui ne le sait pas ? Les élections en Afrique ont souvent été chaotiques. Le peuple ne choisit pas son président. Ce dernier se choisit lui-même en organisant la fraude à l’échelle nationale.  La situation post-électorale dans le continent noir est parsemée de contestations, de dénonciations, de tricherie, de violences et parfois de pertes en vies humaines. Des tensions persistantes montrent souvent la fracture qui existe entre les gouvernants et les gouvernés ou entre les différentes ethnies groupées selon leur appartenance à l’opposition ou au pouvoir en place.

A côté de l’Afrique, l’Europe de l’Est (Hongrie de Viktor Orban) et l’Asie se retrouvent dans ce domaine précis dans le même panier. Rien d’étonnant que Poutine soit longtemps resté au pouvoir. La Chine qui a toujours été une dictature communiste n’a jamais organisé des élections au suffrage universel. Il en est de même pour la Corée du Nord ou de Cuba. Des États totalitaires dit-on en Occident.

 

 

Depuis quatre ans, le monde abasourdi assiste au show insolent donné par Donald Trump. L’homme surprend par la brutalité de ses propos, étonne par ses tweets parfois ravageurs et son arrogance même à l’égard de ses alliés européens. Il est même allé loin en contestant d’abord le mode de scrutin par correspondance puis les résultats des élections présidentielles organisées en novembre dernier. Déclaré perdant, Trump n’a jamais digéré la pilule, n’a jamais concédé la défaite.

Petit-fils d’immigré allemand, le président sortant a mobilisé ses supporteurs dont une grande partie se réclame des ″Prouds Boys″. Il a exigé le recomptage des voix, clamé le vol de sa victoire sans pour autant fournir des preuves. Comme en Afrique, Trump a divisé l’Amérique pour bien régner, étalé sa rhétorique de haine et de racisme. Comme en Afrique, il a parlé de fraude électorale, d’irrégularités  et de tricherie. Comme en Afrique, le président américain sortant a récusé le résultat arguant qu’on lui a volé sa réélection. La tradition américaine veut que le perdant de l’élection présidentielle appelle le gagnant pour le féliciter. Trump a dérogé à cette règle coutumière symbole de l’élégance et du fair-play qui caractérisent la démocratie yankee.

 

 

Débouté par les tribunaux américains dans sa quête de nouveaux recomptages des bulletins, Trump tente un dernier baroud d’honneur. Le 6 janvier dernier, fidèle à lui-même et droit dans ses bottes, il veut perturber voire empêcher la validation par le Congrès de la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Il harangue alors ses partisans en leur demandant de donner l’assaut sur le Capitole, pourtant lieu sacré de la démocratie américaine. Bilan : des images de désolation, 4 personnes mortes, des blessés, 82 interpellations, des dégradations et du matériel des journalistes détruit. Ces scènes de chaos habituellement assimilées à l’Afrique ont cette fois-ci traversé l’Atlantique pour se dérouler à Washington transformé pour la circonstance en une ville du tiers-monde.

Où Trump a-t-il tiré sa substance rebelle, sa soif effrénée du pouvoir ou sa défiance envers la Constitution de son pays? Doit-il suivre des traitements appropriés dans un asile psychiatrique comme l’a été le Congolais Muanda Nsemi ? Est-il sur ce tableau différent du Gambien Yaya Jammeh ou du Vénézuélien Nicolás Maduro ? Peut-être que les  Etats du tiers monde qu’il a autrefois qualifiés de ″pays de merde″ l’ont inspiré dans ses actes désespérés. Cet adepte du pouvoir pour le pouvoir termine son mandat sous une note triste et décevante. Ce provocateur illuminé qui a profondément divisé son pays laisse le souvenir d’un Américain possédant l’égo surdimensionné des présidents africains. Il a sûrement regretté de n’avoir pas été Africain pour confisquer illégalement et éternellement au pouvoir.

Samuel Malonga

Où Trump a-t-il tiré sa substance rebelle, sa soif effrénée du pouvoir ou sa défiance envers la Constitution de son pays?
Papa Samuel Malonga, je ne pense pas m’asseoir devant un papier d'interrogation. Votre question est très capitale. Je vais essayer d'apporter quelques éléments quant au Phénomène Trump ici aux Etats-Unis.
Au départ, il faut savoir que Trump est celui que les Américains appellent " Loser" (personne qui échoue souvent) mais qui n’hésite pas d'utiliser le subterfuge pour se tirer d'affaire. Il faut se plonger dans son histoire de milliardaire pour voir la différence entre la réalité et sa propre présentation cosmétique de sa réussite. Il ne tourne pas en or tout ce qu'il touche. Pour s'en convaincre, avant de devenir Potus (President of the United State of America) et durant sa présidence, Trump n'a jamais voulu et n'a jamais publié ses déclarations d’impôts. Ceux qui en avaient eu connaissance, ont rapporté comment il n’a payé que 750$ pour l’année fiscale 2016 . Ce n'est pas illégal mais on ne peut bénéficier de tels avantages que si on est un "Loser" ou un "Cheater" (Tricheur).
Beaucoup d'analystes s'accordent sur deux faits ayant conduit Trump à la course présidentielle. L’échec de sa campagne en 2008 à propos de la légitimité de la candidature de Barack Obama comme Potus en lui déniant la nationalité américaine d'origine. Car disait-il, Obama doit montrer son "Birth certificate" (Certificat de naissance). Trump disait aussi qu'Obama est incapable de diriger l’Amérique car lui, le danger islamiste d'Al Qaeda continuera de planer sur l’Amérique.
En deuxième lieu, il y a la fameuse soirée " des correspondants à la Maison Blanche" d'avril 2011. La nuit ayant précédé le Raid de Navy Seals contre Ben Laden au Pakistan. A ce dîner, Obama avait ridiculisé Trump pour ne pas dire humilié. Un fils de milliardaire d'origine allemand se faire ridiculiser par un noir, oui un noir, dans une Amérique "White" (blanche), cela est inconcevable. Il fallait se venger. Les observateurs rapportent souvent cette obsession de Trump de détricoter tout ce qu’Obama avait fait.
Connaissant les clivages profonds de la société américaine, Trump a été audible, parfois son silence a été audible, lors des événements que les autres politiciens essayent de policer dans leurs discours. Le Trumpisme a un discours nationaliste avec un soubassement peint en "White privilege" (le privilèges des Blancs). Avec des slogans comme " America First" qui est compris dans les milieux suprématistes comme quoi que les autres doivent rentrer chez eux pour "Make America Great Again". Avec ce dernier slogan et son étiquette de "Businessman", Trump a su faire croire à certains Américains que c'est lui qui a ramené la prospérité. Et pourtant, l'administration Obama avait déjà contenu la récession des années Bush dont le point culminant a été la faillite de la banque d'investissement Lehman Brothersr en 2008. Et qu'aussi, Trump a continué de bénéficier de la courbe ascendante dans la création d'emplois héritée de son prédécesseur.
En tentant toujours de répondre à la question reprise au début, il faut noter deux faits majeurs dans la société américaine. Aux Etats-Unis, loin souvent d'informer, les médias dressent la population comme on dressent des animaux. Ceux qui suivent Fox News d’obédience républicaine ou MSNBC des Démocrates peuvent vous décrire une même situation mais aux antipodes de l'un et l'autre. Quand on ajoute à cela, la peur de l'autre avec des clichés hollywoodiens tel que l'Arabe est terroriste; le Noir est fainéant vivant avec l'argent de l'Etat; le Latino est violeur, illégal et vendeur des drogues... La liste ne s’arrête pas là. De fois, on se croirait dans les années 1950 avec la revivance du Maccarthysme (le danger du communisme et socialisme) consécutive à l'instauration par Barack Obama de la couverture santé pour tous communément appelée "Obamacare". Aujourd'hui, vous entendrez des attaques dans ce sens contre Sénateur Bernie Sanders ou Ocasio Cortez, la Congresswoman de New York.
Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu la la naissance du mouvement " Black Lives Matters" ( La vie des Noirs comptent) pour protester contre les brutalités policières et injustices dans société suivant la coloration de votre peau. Aux yeux des "Mobs" (voyous) de Trump, le geste introduit par le footballeur Collin Kaepernick de s'agenouiller pendant l’hymne national constitue une insulte contre la Nation, surtout contre les Militaires américains.
Tous ces éléments réunis ont donné au Locataire de la Maison Blanche l'illusion de vivre en Afrique. Du fait que ces "Mob" trouvent en lui le saveur de l’Amérique. Dans le contexte de la RD Congo, on dirait que les "Mob" de Trump lui chantent le " Djalelo".
Par son comportement, il apparaît que le Président Trump a suivi des Cours "Online" auprès des dictateurs Africains. Le Président en fonction ne peut pas perdre. Cela a été son credo durant la campagne.
Mais dans le contexte américain, Trump sait (ou du moins savait) qu'il a peu de chance de réussir son entreprise en foulant au pied la Constitution des Etats-Unis d'Amérique. Et les règles du jeu sont claires.
Pour assouvir sa soif du pouvoir, il lui a fallu s'appuyer sur des Suprématistes blancs et autres groupes conspirationnistes. Habitués dans la violence pour exprimer leur droit contenu dans le Premier amendement à la Constitution des Etats-Unis, ces groupes voient en Trump, une personne idéale capable de leur permettre d'affirmer leur hégémonie sur cette terre expropriée aux Natives Américains (ou Indiens). Il y a des milliers de ces groupes aux USA ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27organisations_d%C3%A9sign%C3%A9es_par_le_Southern_Poverty_Law_Center_comme_groupe_haineux) mais face à leurs crimes ou impairs, le Président Trump trouve toujours des propos pour les dédouaner et ainsi irriter les autres ne partageant ses points de vue..
Avant les événements du mercredi 6 janvier 2021 au Capitol, le Secrétaire de l'Etat de Géorgie avait publié un enregistrement dans lequel le Milliardaire-Président tenter le tout pour le tout pour arriver à ses fins. Délégitimer les élections de novembre 2020, aux cours desquelles Joe Biden l'avait battu.
Trump a défié certaines pratiques contenues dans les us et coutumes de la politique américaine. Mais devant la Constitution, même son propre Vice-Président Mike Pence voire son ami et leader de la majorité au Sénat Mitchell McConnell lui ont dit: NON.
En vrai "Loser", Trump a déjà un discours repris par ses "Mobs": les Tricheurs ont volé notre victoire. Son Ego dictatorial africain a été estompé par la Démocratie américaine avant que Tweeter lui réduise en silence. Malheureusement, l’Amérique garde toujours des Confédérés plus de 150 ans apres la fin de "Civil War".

C.KIM

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Samuel Malonga 10/01/2021 14:42

Merci Kim pour ton commentaire. Il n'y a vraiment rein à ajouter à ce que tu as écrit. Ta description de l'homme Trump et de sa vision quasi raciste de l'Amérique est irréfutable. Heureusement que le "peuple qui gagne toujours" l'a compris et l'a viré.

C. Kim 10/01/2021 09:36

Où Trump a-t-il tiré sa substance rebelle, sa soif effrénée du pouvoir ou sa défiance envers la Constitution de son pays?
Papa Samuel Malonga, je ne pense pas m’asseoir devant un papier d'interrogation. Votre question est très capitale. Je vais essayer d'apporter quelques éléments quant au Phénomène Trump ici aux Etats-Unis.
Au départ, il faut savoir que Trump est celui que les Américains appellent " Loser" (personne qui échoue souvent) mais qui n’hésite pas d'utiliser le subterfuge pour se tirer d'affaire. Il faut se plonger dans son histoire de milliardaire pour voir la différence entre la réalité et sa propre présentation cosmétique de sa réussite. Il ne tourne pas en or tout ce qu'il touche. Pour s'en convaincre, avant de devenir Potus (President of the United State of America) et durant sa présidence, Trump n'a jamais voulu et n'a jamais publié ses déclarations d’impôts. Ceux qui en avaient eu connaissance, ont rapporté comment il n’a payé que 750$ pour l’année fiscale 2016 . Ce n'est pas illégal mais on ne peut bénéficier de tels avantages que si on est un "Loser" ou un "Cheater" (Tricheur).
Beaucoup d'analystes s'accordent sur deux faits ayant conduit Trump à la course présidentielle. L’échec de sa campagne en 2008 à propos de la légitimité de la candidature de Barack Obama comme Potus en lui déniant la nationalité américaine d'origine. Car disait-il, Obama doit montrer son "Birth certificate" (Certificat de naissance). Trump disait aussi qu'Obama est incapable de diriger l’Amérique car lui, le danger islamiste d'Al Qaeda continuera de planer sur l’Amérique.
En deuxième lieu, il y a la fameuse soirée " des correspondants à la Maison Blanche" d'avril 2011. La nuit ayant précédé le Raid de Navy Seals contre Ben Laden au Pakistan. A ce dîner, Obama avait ridiculisé Trump pour ne pas dire humilié. Un fils de milliardaire d'origine allemand se faire ridiculiser par un noir, oui un noir, dans une Amérique "White" (blanche), cela est inconcevable. Il fallait se venger. Les observateurs rapportent souvent cette obsession de Trump de détricoter tout ce qu’Obama avait fait.
Connaissant les clivages profonds de la société américaine, Trump a été audible, parfois son silence a été audible, lors des événements que les autres politiciens essayent de policer dans leurs discours. Le Trumpisme a un discours nationaliste avec un soubassement peint en "White privilege" (le privilèges des Blancs). Avec des slogans comme " America First" qui est compris dans les milieux suprématistes comme quoi que les autres doivent rentrer chez eux pour "Make America Great Again". Avec ce dernier slogan et son étiquette de "Businessman", Trump a su faire croire à certains Américains que c'est lui qui a ramené la prospérité. Et pourtant, l'administration Obama avait déjà contenu la récession des années Bush dont le point culminant a été la faillite de la banque d'investissement Lehman Brothersr en 2008. Et qu'aussi, Trump a continué de bénéficier de la courbe ascendante dans la création d'emplois héritée de son prédécesseur.
En tentant toujours de répondre à la question reprise au début, il faut noter deux faits majeurs dans la société américaine. Aux Etats-Unis, loin souvent d'informer, les médias dressent la population comme on dressent des animaux. Ceux qui suivent Fox News d’obédience républicaine ou MSNBC des Démocrates peuvent vous décrire une même situation mais aux antipodes de l'un et l'autre. Quand on ajoute à cela, la peur de l'autre avec des clichés hollywoodiens tel que l'Arabe est terroriste; le Noir est fainéant vivant avec l'argent de l'Etat; le Latino est violeur, illégal et vendeur des drogues... La liste ne s’arrête pas là. De fois, on se croirait dans les années 1950 avec la revivance du Maccarthysme (le danger du communisme et socialisme) consécutive à l'instauration par Barack Obama de la couverture santé pour tous communément appelée "Obamacare". Aujourd'hui, vous entendrez des attaques dans ce sens contre Sénateur Bernie Sanders ou Ocasio Cortez, la Congresswoman de New York.
Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu la la naissance du mouvement " Black Lives Matters" ( La vie des Noirs comptent) pour protester contre les brutalités policières et injustices dans société suivant la coloration de votre peau. Aux yeux des "Mobs" (voyous) de Trump, le geste introduit par le footballeur Collin Kaepernick de s'agenouiller pendant l’hymne national constitue une insulte contre la Nation, surtout contre les Militaires américains.
Tous ces éléments réunis ont donné au Locataire de la Maison Blanche l'illusion de vivre en Afrique. Du fait que ces "Mob" trouvent en lui le saveur de l’Amérique. Dans le contexte de la RD Congo, on dirait que les "Mob" de Trump lui chantent le " Djalelo".
Par son comportement, il apparaît que le Président Trump a suivi des Cours "Online" auprès des dictateurs Africains. Le Président en fonction ne peut pas perdre. Cela a été son credo durant la campagne.
Mais dans le contexte américain, Trump sait (ou du moins savait) qu'il a peu de chance de réussir son entreprise en foulant au pied la Constitution des Etats-Unis d'Amérique. Et les règles du jeu sont claires.
Pour assouvir sa soif du pouvoir, il lui a fallu s'appuyer sur des Suprématistes blancs et autres groupes conspirationnistes. Habitués dans la violence pour exprimer leur droit contenu dans le Premier amendement à la Constitution des Etats-Unis, ces groupes voient en Trump, une personne idéale capable de leur permettre d'affirmer leur hégémonie sur cette terre expropriée aux Natives Américains (ou Indiens). Il y a des milliers de ces groupes aux USA ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27organisations_d%C3%A9sign%C3%A9es_par_le_Southern_Poverty_Law_Center_comme_groupe_haineux) mais face à leurs crimes ou impairs, le Président Trump trouve toujours des propos pour les dédouaner et ainsi irriter les autres ne partageant ses points de vue..
Avant les événements du mercredi 6 janvier 2021 au Capitol, le Secrétaire de l'Etat de Géorgie avait publié un enregistrement dans lequel le Milliardaire-Président tenter le tout pour le tout pour arriver à ses fins. Délégitimer les élections de novembre 2020, aux cours desquelles Joe Biden l'avait battu.
Trump a défié certaines pratiques contenues dans les us et coutumes de la politique américaine. Mais devant la Constitution, même son propre Vice-Président Mike Pence voire son ami et leader de la majorité au Sénat Mitchell McConnell lui ont dit: NON.
En vrai "Loser", Trump a déjà un discours repris par ses "Mobs": les Tricheurs ont volé notre victoire. Son Ego dictatorial africain a été estompé par la Démocratie américaine avant que Tweeter lui réduise en silence. Malheureusement, l’Amérique garde toujours des Confédérés plus de 150 ans apres la fin de "Civil War".