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Publié par Messager

 Le chanvre à fumer, de son nom latin "cannabis" est une plante qui pousse naturellement aussi bien en Asie qu'en Afrique.
De nos jours, le chanvre fait partie des "substances euphorisantes-opium,morphine,cocaïne.....qui entraînent généralement une accoutumance et un état de stupeur"(Robert).
 L'incidence du chanvre sur la santé et l'aspect social fait de cette drogue un des fléaux du siècle.
En tant que plante, son premier usage en Afrique était à des fins thérapeutiques. Ce n'est qu'après que l'on a découvert ses effets psychotropes. Dès lors,certains adultes en feront usage avant ou après les durs travaux des champs, parfois durant certains rites. Les jeunes étaient strictement interdits de toucher aux calebasses remplies d'herbes qui servaient de pipes, de peur d'êtres envoûtés par les vieux.
 Selon beaucoups d'écrits, la consommation du chanvre pour ses effets psychotropes aurait été importées d'afrique au Brésil par les exclaves noirs.Elle s'est par la suite étendue vers nord jusqu'au Mexique pour finalement atteindre les USA.
Quand on imagine d'où sont issus la majeure partie des noirs Brésiliens, il va sans dire que nous portons indirectement une certaine responsabilité sur l'expansion de l'usage du chanvre à travers le monde.
 L'unique consolation est que nos ancêtres avaient réussi à limiter la consommation du chanvre aux adultes, et non aux délinquants.
 Durant la colonisation, la culture, la détention,la consommation et la vente du chanvre à fumer étaient prohibés par la loi spéciale qui devrait être en vigueur jusqu'à présent.Mais à l'instar de l'alcool frélaté(lotoko), la population continuait à en consommer clandestinement.
 C'est l'urbanisation qui a déplacé l'usage du chanvre du village à nos villes. Dès cet instant, sa consommation s'est étendue aux jeunes, d'abord comme acte de rebellion face à l'oppression coloniale, avant de prendre les dimensions que l'on sait.
En 1957,Jean Jacques Kande avouait dans un article retentissant que "On fume du chanvre",pour narguer le pouvoir colonial.Mais jusque là l'usage du chanvre était très limité du fait du bon encadrement familial et scolaire.
 Quant à la drogue dure(cocaïne), elle a fait son intrusion au Congo à travers la ville portuaire de Matadi. Les jeunes de cette ville étaient en avance par rapport au reste de jeunes des autres villes congolaises.


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Joseph Pululu 22/04/2008 21:02

Les Kinois et le syndrome des « ayants droit »Les Kinois et le syndrome des « ayants droit »En août 2006, au plus fort d'une polémique sur les "bana Kin", éternels enfants, incapables de voler de leurs propres ailes et donc de quitter la parcelle familiale, j'ai publié cette réflexion sur deux sites internets.  J'aimerai le mettre à la disposition des lecteurs de Mbokamosika aujourd'hui, pour continuer la réflexion.





En effet, j’ai souvent eu à m’expliquer sur le fonctionnement et l’état d’esprit des "Bana Kin", cette catégorie de Congolais, souvent présentée comme imbue de leur qualité de Kinois et n’ayant comme unique sujet de fierté que d’être né à Kinshasa, la capitale, d’en être des « ayants droit ». Certains vont même plus loin, en évoquant leur qualité de  "Lipopois" ou d'enfants terribles, nés à l’hôpital Général de Léopoldville . dans la m^me catégorie on trouve les « Bana Kin Malebo », les « Bana mayi », nés à l’hôpital de la rive aux confins de l’ancien Léo II, aujourd’hui commune de Kintambo, et enfin les « Motolu », véritable enfant du quartier, attesté par la présence de son identité sur le registre des baptêmes des paroisse de naissance.




Bien sûr, être Kinois, c’est un état d’esprit et un mode de vie proche de la paresse. Ici, on maîtrise le temps en relation avec le parcours de l’astre solaire, de son réveil le matin du côté de Lovanium - Livulu - à son coucher au delà du fleuve Congo - chez moi à Kintambo. Un temps reparti entre les séances de jeux de dames en matinée, autour du « moteke » à midi et l’ambiance du soir au couloir, en partageant une bière, une danse et pourquoi pas les femmes, selon l’artiste Koffi Olomide (*).
Il faut dire à la décharge des "bana kin", cette situation ils ne l’ont pas choisie . Ils en sont réduits par la force des choses à cause de la prédation des autres, les Bawuta, disent-ils. Les "non - Kinois" qui ont détruit les emplois et créé le chômage dans leur petit paradis.Pour comprendre ce rejet des "non - Kinois", il faut revenir aux prémices de l’indépendance du Congo et au début des années quatre-vingt.
A cette époque, Kinshasa était un grand centre économique et culturel. Les grandes sociétés kinoises, créées dans les années 30, comme HCB, OTRACO, Chanic, Utexco, Snel, ONL ou la TCL, ont donné du travail, des logements et développé des activités partout dans la ville. HCB, ONL, Immocongo, OtracoChanic et Utexco disposaient de leurs camps où logeaient leurs travailleurs. A Kintambo étaient logés les agents d'Utexco et Chanic. Les fonctionnaires et cadres de l’administration avaient leurs quartiers à Bandal, Matonge et Immocongo (20 mai), tandis que Camp Cito ou Kauka, avec ses complexes sportifs hébergeaient les employés de l’OTRACO. Mieux, à la retraite des parents, les enfants - ces Bana Kin, étaient assurés de leur succéder , soit à un poste similaire soit à un poste plus important, selon le niveau d'études. Cette situation était doublée d’une protection sociale qui faisait des enfants des « ayant - droits » de leurs parents, aussi bien pour les soins médicaux, les fournitures scolaires que l’accès à l’emploi.
La politique d’accès à la propriété permettait également aux parents de devenir propriétaires de leurs logements. Les enfants de ces derniers, Kinois à part entière, de par leur statut d’ « ayant droit », étaient bénéficiaires de ces acquisitions. Cela a fait que, dans l’éducation du Kinois, le respect du bien public, de l’espace public, comme des biens de l’entreprise étaient sacrés. C'est à vous tout çà aimaient repéter les employeurs à leurs agents, qui le repétaient à leur tour à leur progéniture. C'est pourquoi m'avait fait remarquer une fois un aîné : "même au plus fort des émeutes du 4 janvier, on n'a pas touché aux compagnies".
Ce leitmotiv, nous les Kinois l’avons respecté mais pas les autres, disent-ils.Pour ces bana Kin, les « Mapeka » fort de leurs diplômes et de leurs positions, se sont emparés de ce que les Kinois et leurs parents ont conservé pour se les partager sans kinois ne sont pas à mettre dans le même sac!C’est ainsi qu’au milieu des années quatre-vingt, Kabaidi, un Kinois, « enfant terrible » essayera, lorsqu’il sera nommé gouverneur de la ville de Kinshasa, de rendre à sa ville son éclat d’antan par la réhabilitation des espaces verts et des ronds-points de Kinshasa ; mais son successeur, Tshimbombo, "non - Kinois" et docn prédateur et corrompu, selon les enfants terribles, ne se génera pas de mettre un terme à cette géniale expérience.
Et c’est de cette période que date, selon les Kinois, leur aversion à l’égard des « Yuma », « Bawuta » et « Mapeka ». Qui , à leurs yeux, ont détruit leur ville et ses infrastructures, mis en faillite toutes les entreprises que leurs pères ont bien gérées aux côtés des « Blancs » parce que ignorant complètement leur histoire, l’histoire de leur ville. L'histoire de ses entreprises qui leur appartenaient un peu. Il parait que quand un mwana kin, joue à son jeu de dames, ce n'est pas parce qu'il n'a rien à faire; mais bien parce qu'il "boule" (refléchi) à ce qu'il pourrait bien faire pour occuper son temps de ssans emplois...en attendant que les choses bougent ou changent d'elles mêmes.Evidemment qu'ils n'en veulent pas aux autres, tous ce qu'ils demandent c'est peut être qu'on les laisse tranquile. Après tout n'est pas kinois qui veut. malgré leurs efforts d'intégration, et cela se voit, les autres ne savent pas ce que c’est que d’être un Kinois: " N’avoir pour village natal qu’un quartier ou une commune de Kinshasa et non un obscur village au fin fond de Kisangani, Katanga, Goma, Masi manimba ou Boma, et le voir détruit par l’incurie, la corruption des venants de...."
Oh , vous me direz que les autres n’y sont pour rien, et que des Kinois au gouvernement ou à la tête des entreprises publiques ou privées il y'en a eu et qu’ils n’ont pas fait mieux ! je vous dirai bien sûr que oui, sauf que  nos Hauts cadres à nous avaient ce petit plus : le réflexe « ayant droit »,  le comportement de « mwana kolo lopango afutelaka té. » Et çà, on n’y peut rien : c’est un syndrome qu’on attrappait de mon temps à la naissance, jusqu’au début des années 80. Et cela est un droit qu’e l'on se transmet des ascendants aux descendants, des ceux qui sont nés avant la fin du Parti-Etat (MPR) à ses enfants, quelque soit l’endroit du monde où ces derniers naissent.Et quelque soit le passeport qu'ils détiennent | Mwana Mangembo