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Publié par Messager

 Une des caractéristiques des économies du marché c'est l'abondance des produits ou des biens, due à la libre entreprise.On produit sans être certain d'écouler tous les stocks.Pire encore, les concurrents et de nombreux imitateurs produisent  pour le même marché.
 Ainsi, lorsque l'offre dépasse la demande,le marché devient saturé au point de se retrouver avec d'énormes stocks d'invendus que l'on se charge souvent de brader lors de la période dite des "soldes".
 Même l'Afrique qui n'est pas gâtée économiquement, possède ses marchés baptisés "Wenze ya bitula" où tout se vend au rabais.Ces marchés vont  des produits vivriers ou périssables à la friperie,en passant par les produits de diverses natures en provenance de l'Occident ou de l'Asie.
 Les pionnières dans cet éventail restent ces braves vendeuses de "bitula".Qui,lorsque l'heure de fermeture officielle sonne, désertent les tables du marché pour les trotoirs,où elles continuent à revendre ,en divisant les prix par 2,3,4, jusqu'à l'écoulement de ce qui est encore consommable,avant que les mouches ne viennent se charger du reste.
 Quant à la friperie ou "tombola bwaka",son commerce date aussi d'une période assez lointaine,comme l'atteste une chanson de Nendule "Papa Noël":"Kazaka ya coton".composées au début des années 60, dont voici les extrais:
"Napesi yo mbote, olobi na ngai fualansé"
"Oyokisi nga soni na miso ya baninga"
"Po lelo olati kazaka ya coton"
"tombola bwaka osombaki na zando oo".
 Si le wenze ya bitula et la friperie se font en plein marché ou près de celui-ci, la vente des pièces wax usagés se déroulait au pont Kasa-vubu,presque en catimini,par quelques femmes avisées.Les prix se communiquaient à l'oreille, et d'un geste discret, le marché est conclu, à l'abri de tout regard indiscret.
 Voilà comment on se débarasse de l'encombrant et du superflu en Occident et en Afrique.Prouvant par là que "Toutes choses restent égales par ailleurs",

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