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Publié par Norbert X MBU-MPUTU

LORSQU’UNE AFRIQUE NOUVELLE FORCE NOTRE ESTIME : SYLVIE BAÏPO-TEMON DE LA CENTRAFRIQUE.

 

Norbert MBU-MPUTU, Bristol (Royaume-Uni), 6 juillet 2021. MADAME SYLVIE BAIPO-TEMON. C’est d’elle qu’il s’agit. Elle est la ministre des Affaires Étrangères de la République Centrafricaine. Elle fut reconduite à ce poste au dernier remaniement par le président Faustin-Archange Touadéra. Ce dernier tente de virevolter l’histoire immédiate de son pays tirant sûrement les leçons de récentes crises africaines aux solutions sans solutions, les dernières en date étant celles de la Côte d’Ivoire et surtout celle sens dessus-dessous de la République Démocratique du Congo voisine où, la présence prolongée de l’ONU et de ses fameux casques-bleus dont Dieu seul peut découdre tous leurs dessous des cartes puisqu’incapables de terminer le job malgré près de vingt ans et un budget qui aurait pu moderniser et même changer, de fond en comble ce pays quasi maudit et aux dirigeants passant des dinosaures aux prédateurs et plus affairistes et opportunistes qu’ayant un vrai business plan ou un manifeste de la gestion politique du pays.

 

LEÇONS D’AILLEURS. Comme avec la crise Sierra Léonaise n’ayant connu une fin rapide et un retour à la normalité qu’avec et après le concours des militaires Britanniques qui usèrent une vraie force de frappe contre toutes les velléités d’alors des rebellions et des milices qui n’avaient plus de choix que de déposer leurs armes, en Centrafrique, le président semble ne pas allé par quatre chemins : il est allé chercher et négocier avec la Russie, privée et sûrement officielle, qui, depuis ses pieds à terre à Bangui est plus coriace, directe et ne badinant pas avec quiconque chercherait à saboter les efforts de paix et de fin des guerres… Les résultats sont palpables et ne demandent même pas des propagandes, laissant pantois et même motus et bouches cousues tous les détracteurs d’une telle nouvelle approche qui risquera sûrement de faire tache d’huile.

 

SILENCE. Certes, une telle Centrafrique nouvelle et émergeante n’est qu’à peine connue de là où nous nous nichons, c’est-à-dire du côté du pays de Sa Majesté Elisabeth II. Et pour cause, nombreux de nos pays africains sont tributaires des approches post et même néocoloniales. Les presses, mêmes qualifiées de libres et libérées, n’étant que des caisses à résonnance de ces politiques sectorielles et sectionnaires avec des opinions publiques devenant parfois bornées et même aveugles et aveuglées. Les choses sont loin de changer si tôt. Qu’il pleuve ou qu’il neige, chaque ancienne métropole s’arroge son droit de cité et de regard sur ses anciennes colonies où d’ailleurs elle peut tout décider, certifier même les élections, décider des dirigeants à mettre sur les fauteuils à ou casser la nuque, remettre des dettes, les armées de ces pays en Afrique jouant à une épée de Damoclès sur les régimes à qualifier de récalcitrant. L’un de ceux à l’avoir mieux expérimenté est sûrement l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo (et son poulain, Charles Blé Goudé dont Dieu seul sûrement ne sait même pas pourquoi il fut amené à la CPI), qui, sorti blanc comme neige avec son disciple de ce goulag moderne que semble devenir la Cour Pénale Internationale de La Haye, risque de devenir un de ses leaders africains dont la parole deviendrait une nouvelle parole d’évangile dans la géopolitique africaine en quête d’un changement manifeste pour le bien des populations.

 

RETOUR. Pour revenir à madame la ministre des Affaires Étrangères Sylvie Baïpo-Temon, il faudra avoir expérimenté un vrai « chiasme communicationnel » en bifurquant d’une mauvaise communication à une bonne, pour l’apprécier à son juste niveau et se sentir heureux d’une nouvelle Afrique refusant de se faire condamner à n’offrir au monde que des pornographies des misères, ces photos raflées par des ONGs internationales de ces femmes et hommes faméliques africains ou de ces troupeaux des vaches maigres autour du lac Tchad se desséchant. Et pour cause, quelques-unes de ces interviews dans les médias internationaux la fait sortir du commun de ces leaders souvent plafonnés. Et ce, histoire personnelle, après les frustrations et les chocs de ces interviews ou de ces prises des paroles comme celles d’un des députés de Kinshasa (la raillerie satirique RDcienne les qualifie des « députains déshonorables ») défendant cette fameuse « JeepGate » congolaise où le président de l’assemblée affirma que ces cinq cent jeeps étaient octroyées par le chef de l’État Félix Tshisekedi pour remercier ces députés lui ayant gratifié d’une nouvelle majorité, au fait, une vraie corruption officialisée ; alors qu’un autre vint expliquer que ces jeeps étaient des véhicules de service que les députés devaient remettre à la fin de leur mandature ; et que le fameux député poussant son outrecuidance habituelle jusqu’à la lie tenta d’expliquer que ce sont plutôt des dettes à ponctionner sur leurs émoluments mais incapable de révéler le montant à lui faire ponctionner… Ou encore cet autre troubadour et thuriféraire du régime nouveau de Kinshasa commençant par épiloguer les salaires des présidents et des premiers ministres, anciens et nouveaux, et qui, à la demande d’en dire aussi sur le salaire du président Félix Tshisekedi se rebiffa…

 

INTERVIEWS. Dans ses interviews d’ailleurs en ligne, la ministre Sylvie Baïpo-Temon fait vraiment montre d’une maitrise de ses dossiers, jouant même à un Socrate accouchant la vérité pour ses interlocuteurs, n’haussant pas sa voix pour forcer à se faire accepter et ne s’évertuant surtout pas dans des évocations grandiloquentes en encensant pour rien son chef de l’État au nom à rappeler après chaque virgule jusqu’à brouiller même l’interview, comme c’est souvent le cas, et évitant des dénonciations quasi calomnieuses envers des opposants et des rebellions comme l’on se serait attendu sous d’autres cieux. Mais, step by step, elle joue à l’usager de « balance of power », trouvant du positif même de la part des opposés, surtout lorsque répondant ces questions tendancieuses raffolées par des journalistes dans la difficulté actuelle des relations de son pays avec la France et surtout cherchant la petite bête dans cette fameuse présence décriée en Occident des Russes chez eux. Puis, là où le responsable de la diplomatie centrafricaine innove et même mérite estime, c’est lorsqu’il s’agit de ces rapports d’ONGs sur les viols et d’autres bavures des soldats et militaires, tous, dans leur pays : elle calme le jeu, invitant à attendre le rapport de la commission ad hoc, rappelant que la chose devant être ainsi analysée de fond en comble, même du côté de la fameuse MINUSCA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine) n’étant certes pas une Église Catholique en la matière…

 

DISTANCES. Mais bien plus, la ministre des Affaires Étrangères se distancie encore de nombreux autres ailleurs qui lorsqu’une fois au perchoir, désertent les réseaux sociaux, ne répondent plus aux Emails et aux communications usuelles soufrant dès lors d’un « back out » incroyable, sauf si l’on est de la « tribu » proche du nouveau récipiendaire ayant tout simplement trafiqué son compte Twitter, nouveau et ancien, à un outil de communication à sens unique pour faire pleuvoir leurs communiqués quasi mobilisatrices et publicitaires. Non pas seulement qu’un Twitter privé et direct à la ministre Baïpo-Temon reçut curieusement très vite une réponse, quelques minutes seulement après, mais plus (sûrement après avoir opéré des checkings d’usage), un échange fructueux sur WhatsApp s’en suivit avec des réponses claires et succinctes aux questions, attitude officielle pour le moins plus rapide que souvent expérimentée ailleurs…

 

SUR LES PAS DES GRANDS. Certes, le pays, la Centrafrique, clopin-clopant, essaye de trouver et rechercher ses solutions propres à sa longue crise. L’on ne serait sûrement pas loin de croire que ses actuels dirigeants, le président Faustin-Archange Touadéra et la ministre des Affaires Étrangères, pour ne citer que ces deux, rien qu’à analyser leurs cursus et à visiter leurs profils en ligne, veulent impacter positivement le devenir de ce pays et ce, sûrement, sur les traces d’un de ces visionnaires africains des années des indépendances parti trop tôt, leur compatriote et père de leur indépendance, Barthelemy Boganda, lui qui mourut sans avoir eu le temps d’œuvrer pour sa vision d’une Afrique accédant aux indépendances, non pas en petits États fractionnés et fragmentaires faibles et affaiblis comme ils le furent, mais plutôt en gros ensembles forts, respectables et respectés dans le concert des nations modernes.

 

Une chose est vraie, les résultats de l’actuelle politique et des nouveaux contacts géopolitiques abordés et optés par la Centrafrique de Tuedéra, surtout avec la Russie de Vladimir Poutine opérant aussi son retour en Afrique, s’ils sont positifs, deviendront un cas d’école, qu’en déplaise les anciennes métropoles en perte de vitesse parfois dans une certaine Afrique idéologique nouvelle… Ce qui n’a rien à avoir avec un sentiment « anti » qui que ce soit épinglé par les pourfendeurs d’un tel revirement salutaire pour les populations n’ayant que trop souffert et meurtri et ne souhaitant qu’une chose : le retour à la normalité…

 

Hélas, de telles leçons positives et de tels modèles d’approche novatrices d’une certaine Afrique ne sont qu’à peine véhiculées et même échangées dans et par certaines officines ! À suivre !

 

Norbert X MBU-MPUTU

Email : norbertmbu@yahoo.fr

Blog : https://londonaggiornamento.wordpress.com/2021/07/07/lorsquune-afrique-nouvelle-force-notre-estime-mme-sylvie-baipo-temon-de-la-centrafrique/

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POUKO 09/07/2021 06:55

Bonjour
Merci d'avoir fait écho de cet article concernant mon cher pays sur ce site Je ne dirais qu'une chose. Il appartient aux jeunes africains d'aujourd'hui d’éviter de commettre les mêmes erreurs que leurs ainés, dans des choix qui condamnent notre continent à la mendicité pour tenter de survivre. Des leçons sont à tirer .Alors il faut tout repenser et mettre l'Afrique sur d'autres rails
J.POUKO