Réécoutons cet ancien succès .
Voiture ya occasion
Messager
Pour marquer le 60e anniversaire de l'œuvre qui permit le lancement de la saison romanesque du Congo, nous avons préféré présenter à nos lecteurs quelques extraits de ce roman , mettant en scène le style pittoresque du représentant de la littérature congolaise à l'époque coloniale, sans toutefois dévoiler ses personnages ..
L'hydrographie du bassin du Congo
« Alimenté par la riche hydrographie de tout le bassin du Congo, le fleuve Congo à son arrivée à Kinshasa, s'étend en une expansion étonnamment large qui lui donne le nom de "pool" ou plus précisement, de " Stanley-pool" . Cette grande étendue d'eau calme s'amassant là, semble se
recueillir un moment pour rassembler toutes ses forces avant de se lancer à l'assaut du gigantesque barrge qu'opposent la chaîne des Monts de Cristal et le massif de Palabala à son passage vers
l'Océan Atlantique, où le fleuve Congo parvient quand même à se jeter après une longue lutte héroïquement soutenue. Trente-deux chutes échelonnées sur son passage à travers Manyanga,Isangila
jusqu'à Matadi, chantent son épopée par d'assourdissants vacarmes.
Ces chutes, en amont, commencent leur querelle tout au fond de kintambo...
Les indigènes se sont demadés ce que le grand fleuve qui, tout le long de son parcours, tire calmement son corps fluide, se met brusquement à s'agiter furieusement, à crier, à tourmenter
d'énormes rochers que dix personnes ne parviendraient pas à bouger, et ne permet pas aux bateaux en fer des Blancs de voguer aux environs..... ».
L'île Mbamu
« Revenant au Stanley-Pool, en face de Kinshasa, nous trouvons une île, une grande île dénommée Mbamu, située bien au milieu du pool, un peu en amont, juste pour ne pas cacher Brazzaville à la
vue de Kinshasa, deux grandes villes amies, toutes deux capitales, la première de l'Afrique Equatoriales Française, et la seconde du Congo Belge.
L'île Mbamu devait être baptisée <île aux borasses>, tant abondent ces espèces de palmiers dont le tronc élancé et renflé au milieu, porte de solides et larges feuilles affectant nettement
la forme d'éventail. Ce grand palmier appelé "malebo" , porte entre la base de ses rameaux et le sommet du tronc, des grappes de gros fruits ronds
au jus onctueux, poisseux, sucré, jaune, d'une odeur caractéristique, dont les enfants sont très friands....
L'île Mbamu est inhabitée. Objet de contestations politiques entre les deux gouvernements français et belge....
Mbamu , en réalité n'est pas déserte. D'abord, la végétation et la faune sylvestre font fi de cette interdiction ; elles s'y multiplient et y croissent à souhait. Et puis, les hommes, sous
prétexte de se livrer à la pêche dans les parages, s'y fixent, créent de véritables villages derrière le rideau des arbres, bien à l'abri de tout regard indiscret, et finissent ainsi par se
soustraire aux tracasseries incessantes de paiement d'impôt de capitation, de recensement annuel, des visites médicales prophylactiques, etc, etc, inhérentes au séjour dans ces deux grandes
villes. »
Les tortures à la Prison Centrale Ndolo
« Tout déplacement pédestre pour aller à Ndolo exigeait une somme de temps et d'efforts telle qu'il fallait une circonstance exceptionnelle ou un véritable intérêt pour se décider à y aller.
Situé à l'Est de Kinshasa, près du village bateke Kingabwa, Ndolo était très connu dans tout Kinshasa à cause de la Prison Centrale.
Chaque matin, au travail de champs aux alentours de la Prison, les femmes détenues résumaient dans des tristes complaintes les misères qui se passaient dans l'enceinte de Ndolo qui était devenu
synonyme de Prison Centrale. L'une des complaintes qu'elles chantaient le plus souvent était celle-ci :
O-o-o-o Ndolo !
Ndolo !
O-o-o-o Ndolo !
Ndolo !
Mboka ya mpasi..
Ndolo !
Na ntongo...sikoti..
Ndolo !
Na mpokwa fimbo...
Ndolo !
Masanga masuba...
Ndolo !
Mbeto simenti..
Ndolo !
Mboka ya mawa...
Ndolo !
O-o-o-o-Ndolo !
Ndolo-o-o-o..."
Est-ce qu´on peux avoir les plus amples informations concernant Mbuta Mashakado? Que fait-il pour le moment? En outre, si c´est possible, j´aimerais bien écouter la chanson de mon vieux ya quartier le talentieux Evoloko, au moment où il purge sa peine à Makala. Elle s´intitule Michael keller. Je me rappelle quand il me passait chaque soir pour se rendre dans un "nganda" qui se situait entre la rue Watsa et kisantu à yolo-nord pour rencontrer ses homologues:Kofi, Wemba et consorts.Y´avait même une rumeur qui circulait dans ce temps qu´un esprit hantait sa maison la nuit et il avait peur d´y fermer l´oeil de peur d´être ensorcelé ou d´être envoûté(comme est la coutume). On l´appelait voire même "Evoloko afazaka té" celui qui dort pas la nuit.C´est qui expliquait ses sorties nocturnes pour y revenir que le petit matin.
Merci bcp.
Juma
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Je ne savais pas que Lita Bembo et les Stukas avaient une telle sophistication d'arrangement des guitares. A réécouter « Gida », je me demande pourquoi Lita Bembo a raccroché si vite. Il y a une
autre de ses chansons, dont le titre exact m'échappe, que je cherche à réécouter (si Le Messager l'a dans ses archives, qu'il nous la balance dans l'une de ses rubriques) :
« Moseka mbuza...
Yo wana okei
Ata ko elaka te...»
Jean Pierre
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NDLR: Exceptionnellement nous diffusons deux titres d'Anto Evoloko Joker en vue de consoler ses admirateurs.
S'agissant de la chanson "Ngali" de Bella-bella,demandée par Lucien Zézé,nous nous excusons de ne pouvoir en disposer pour le moment.
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Messager
Depuis le lancement de notre blog,jamais un mois n'a connu autant de rebondissements que ce mois d'avril.En effet,les articles se
sont disputé le classement avec une imprévisibilité consécutive à l'embarras provoqué par leur diversité.Finalement "nos meilleurs footballeurs", un des rares articles sur le sport, s'est
imposé devant "Mongali",avec un écart considérable.
Par ailleurs le record de 2294 pages établi le 21 mars a été battu le 29 avril, journée durant laquelle 2655 pages ont été consultées.
Les 30 articles les plus consultés durant le mois d'avril 2008
Mwana Mangembo
La différence se fait ressentir dans ce que vous dites en comparaison avec la jeunesse d'aujourd'hui. Et c'est vraiment dommage. En lisant la petite récitation, nous remarquons bien qu'elle confirme ce que vous venez de dire : « tout s'apprend dès le bas âge », parce que bien qu'étant adulte, cette récitation est restée. Nous gardons en mémoire beaucoup de choses que nous avons apprises depuis l'école primaire et cela reste.
La beauté de cette récitation aussi, c'est qu'elle respecte la linguistique et la grammaire africaines, avec un accord parfait, cela fait
plaisir.
De nos jours, nos langues sont dénaturées. A titre d'exemple "le lingala", est créolisé. Une phrase comporte souvent un mot français parce que nous ne savons pas ou bien on ne nous a pas appris
comment il se dit en lingala. La prononciation de certains mots français ! N'en parlons même pas ; le U et le I pas de différence, Dieu se prononce Dié....
L'éducation nationale devrait instaurer le cours de morale dans son programme. Parce que la jeunesse d'aujourd'hui est sacrifiée. On insulte son prochain sans retenu, le mensonge, l'escroquerie,
... tous les vices sont manifestés par cette même jeunesse.
Les anciens instituteurs, à titre d'exemple, n'avaient que le niveau de 4 ans des humanités, mais leur français écrit et parlé n'avait rien à voir avec celui des élèves d'aujourd'hui qui auraient
le même niveau, voire ceux qui auraient l'équivalent du Bac et plus....
Espérons qu'un jour cela changera.
SULMANY
La marche est une forme musicale qui a connu son heure de gloire à l'époque des grands défilés officiels et des processions catholiques à l'époque coloniale. L'une des plus célèbres processions
étant la "mariale" du 15 août. Évènement populaire par excellence le "Nziunga Nkembo" comme disait les bakongo tombant pendant les grandes vacances-certaines entreprises fermant pour l'été de
leurs chefs blancs, mobilisait énormément de monde. Les défilés étaient organisés autour des paroisses de référence, paroisse par paroisse, étant entendu qu'une paroisse regroupait parfois
plusieurs communes. Et pour l'occasion, chaque paroisse faisait appel à une fanfare locale ou militaire voire de police pour ouvrir le défilé.
Chez moi à Kintambo, la fanfare Ste Cécile dirigée par Jeannot Lopongo était toujours présente à côté de celle de la Police et son porte "Lokele" Charlot. la procession partait devant l'Église
Saint François, en direction de l'avenue Lusambo,(on passait devant la parcelle des"Loko -Djeskain", avant de tourner à gauche en direction de Mayi Ya Makelele jusqu'à l'embranchement avec
Kilimani d'où l'on tournait de nouveau à gauche pour rejoindre l'école des filles, le lycée Bolingani. pendant deux heures, on devait faire des prières à marie et chanter des cantiques.Après la
bénédiction, la procession reprenait en repassant par l'avenue Bangala pour retourner à la paroisse où se tenaitent les réjouissances chrétiennes, avec cette fois-ci une ambiance Big Band avec la
fanfare Ste Cécile.
C'est d'ailleurs un ancien de la fanfare Ste Cécile qui a dirigé pendant longtemps la fanfare de l'armée congolaise: Major Kelé.Ami du pianiste Joseph Booto Mandjala (ils étaient voisins sur
l'avenue Bandundu) et de Jeannot Lopongo, il a révolutionné la marche militaire en lui donnant des airs Rumba.
En effet, les marches militaires au Congo, étaient toutes calquées sur le modèle occidental, dont ils reprenaient les airs populaires et ce, jusqu'à ce que, au début des années 70, le Major Kele,
s'inspirant du rythme Sosoliso, africanise la marche militaire. En quelques années, il va élaborer le répertoire le plus rythmé des marches militaires de l'Afrique.Certains ont été édité sous le
label Milipop.
Les français s'en souviennent encore.
Invité en première partie de Julien Clerc à l'Olympia, une formation de 8 fanfaristes des FAZ ont fait danser la salle mythique de Brunon Coquatrix, au point d'avoir droit à un passage à Champs
Elysées, la célèbre émission de Michel Drucker sur la première chaîne française à l'époque de Giscard. Cette série de marche militaire intitulée "Madjesi" est encore d'usage aujourd'hui. il s'est
enrichi de beaucoup d'autres thèmes d'OK jazz ou Afrisa.
Enfin, on notera que la marche d'Edingwe reposant en grande parties sur des airs populaires de deuil et chrétien, a conquis elle aussi les congolais au points qu'aujourd'hui on trouve des
fanfares privés à kinshasa, à côté de celles de l'armée du salut ou de l'église kimbanguiste. le modèle de fanfare "edingwiste" est une formation légère composée d'un tambours, d'une grosse
caisse et d'un ou deux trompettes ou clairon.
Les clairons Sekumbata
Les clairons étaient ceux qui rythmaient la vie des militaires dans les casernes ou camp. Il y avait ainsi le clairon de réveil (celui que reprend Zao dans l'ancien combattant) celui du dîner ou
de la fin des corvées. mais il y a aussi celui de l'adieu aux morts.
C'est en 1972 que j'ai rencontré le plus célèbre des clairons de ma vie. Dans le village de mon père, dans les environs de Nselo. Démobilisé en 1945, il avait ramené avec lui au village, outre
ses médailles, son clairon.,Il était très respecté dans toute la contrée aussi bien pour sa bravoure militaire - il était revenu sain et sauf de la guerre mondiale que pour l'art du clairon qu'il
maîtrisait à la perfection. Quand on sait le respect que l'on voue aux morts chez nous, vous comprenez la place importante qu'il tenait au sein de la communauté.Sa présence à l'enterrement d'un
proche était un signe d'honneur, puisque pour l'occasion, il jouait la partition des "morts", avant les coups de feux "Nkelo". je me souviens encore de lui, arborant avec fierté ses médailles et
croix de guerre, embouchant son clairon d'abord le soir à la tombée de la nuit, puis le lendemain, accompagnant le mouvement des ceux qui devaient déposer le cercueil de mon oncle défunt dans sa
dernière demeure. Une musique si poignante sortait de son clairon que même ceux qui pleuraient se taisaient. je n'ai jamais rien entendu d'aussi poignant depuis.
J'ose espérer que Messager nous retrouvera quelque trésor de marches militaires, à moins que ce ne soit du big bang de Kasongo pour nous rappeler cette belle époque.
Mwana Mangembo