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  • : Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de la République Démocratique du Congo . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance du Congo est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets de société en français ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du pays, par l'entretien de notre mémoire, en nous référant à notre musique dans sa globalité.
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Vendredi 9 mai 2008

 Notre rareté de la semaine provient de l'autre rive du fleuve congo. Il s'agit de la chanson "voiture ya occasion", de Didi Siacula et l'orchestre Mando Negro Kwala-kwa. Nous invitons ceux qui seraient mieux informés à nous révéler à qui cette satire était destinée?
 Réécoutons  cet ancien succès .

Voiture ya occasion


Messager
par Messager publié dans : Rareté de la semaine
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Jeudi 8 mai 2008

 Le 9 mai 1948, Paul Lomami Tshibamba achevait la rédaction du roman « Ngando ».Soumis la même année au jury du premier concours littéraire en langue française,réservé,en Belgique, aux autochtones du Congo et du Rwanda-Urundi,il remporta le prix de dix mille francs

Pour marquer le 60e anniversaire de l'œuvre qui permit le lancement de la saison romanesque du Congo, nous avons préféré présenter à nos lecteurs quelques extraits de ce roman , mettant en scène le style pittoresque du représentant de la littérature congolaise à l'époque coloniale, sans toutefois dévoiler ses personnages ..


L'hydrographie du bassin du Congo
« Alimenté par la riche hydrographie de tout le bassin du Congo, le fleuve Congo à son arrivée à Kinshasa, s'étend en une expansion étonnamment large qui lui donne le nom de "pool" ou plus précisement, de " Stanley-pool" . Cette grande étendue d'eau calme s'amassant là, semble se recueillir un moment pour rassembler toutes ses forces avant de se lancer à l'assaut du gigantesque barrge qu'opposent la chaîne des Monts de Cristal et le massif de Palabala à son passage vers l'Océan Atlantique, où le fleuve Congo parvient quand même à se jeter après une longue lutte héroïquement soutenue. Trente-deux chutes échelonnées sur son passage à travers Manyanga,Isangila jusqu'à Matadi, chantent son épopée par d'assourdissants vacarmes.
Ces chutes, en amont, commencent leur querelle tout au fond de kintambo...
Les indigènes se sont demadés ce que le grand fleuve qui, tout le long de son parcours, tire calmement son corps fluide, se met brusquement à s'agiter furieusement, à crier, à tourmenter d'énormes rochers que dix personnes ne parviendraient pas à bouger, et ne permet pas aux bateaux en fer des Blancs de voguer aux environs..... ».


L'île Mbamu
« Revenant au Stanley-Pool, en face de Kinshasa, nous trouvons une île, une grande île dénommée Mbamu, située bien au milieu du pool, un peu en amont, juste pour ne pas cacher Brazzaville à la vue de Kinshasa, deux grandes villes amies, toutes deux capitales, la première de l'Afrique Equatoriales Française, et la seconde du Congo Belge.
L'île Mbamu devait être baptisée <île aux borasses>, tant abondent ces espèces de palmiers dont le tronc élancé et renflé au milieu, porte de solides et larges feuilles affectant nettement la forme d'éventail. Ce grand palmier appelé "malebo" , porte entre la base de ses rameaux et le sommet du tronc, des grappes de gros fruits ronds au jus onctueux, poisseux, sucré, jaune, d'une odeur caractéristique, dont les enfants sont très friands....
L'île Mbamu est inhabitée. Objet de contestations politiques entre les deux gouvernements français et belge....
Mbamu , en réalité n'est pas déserte. D'abord, la végétation et la faune sylvestre font fi de cette interdiction ; elles s'y multiplient et y croissent à souhait. Et puis, les hommes, sous prétexte de se livrer à la pêche dans les parages, s'y fixent, créent de véritables villages derrière le rideau des arbres, bien à l'abri de tout regard indiscret, et finissent ainsi par se soustraire aux tracasseries incessantes de paiement d'impôt de capitation, de recensement annuel, des visites médicales prophylactiques, etc, etc, inhérentes au séjour dans ces deux grandes villes. »


Les tortures à la Prison Centrale Ndolo
« Tout déplacement pédestre pour aller à Ndolo exigeait une somme de temps et d'efforts telle qu'il fallait une circonstance exceptionnelle ou un véritable intérêt pour se décider à y aller. Situé à l'Est de Kinshasa, près du village bateke Kingabwa, Ndolo était très connu dans tout Kinshasa à cause de la Prison Centrale.
Chaque matin, au travail de champs aux alentours de la Prison, les femmes détenues résumaient dans des tristes complaintes les misères qui se passaient dans l'enceinte de Ndolo qui était devenu synonyme de Prison Centrale. L'une des complaintes qu'elles chantaient le plus souvent était celle-ci :

                                                                    O-o-o-o Ndolo !
                                                                                Ndolo !
                                                                    O-o-o-o Ndolo !
                                                                                Ndolo !
                                                                    Mboka ya mpasi..
                                                                               Ndolo !
                                                                    Na ntongo...sikoti..
                                                                               Ndolo !
                                                                    Na mpokwa fimbo...
                                                                               Ndolo !
                                                                    Masanga masuba...
                                                                               Ndolo !
                                                                    Mbeto simenti..
                                                                                Ndolo !
                                                                    Mboka ya mawa...
                                                                                Ndolo !
                                                                    O-o-o-o-Ndolo !
                                                                                Ndolo-o-o-o..."

par Messager publié dans : culture er art
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Mercredi 7 mai 2008

 Nous vous proposon une  lecture en lingala (botangi),tirée de "Buku ya yambo", un cours de la langue lingala, déstiné aux élèves de l'école primaire,et réalisé par les frères maristes à Bondo, dans l' UELE, en 1937.
 Bonne lecture
 Monoko mwa Martino
  "Martino, olingi kelasi mingi boyo jambi nini?" Mokolo mosusu mama wa mwana asengaki bongo na yeye.
  Mwana anoli: "E! mama namoni yango malamu oyebi kelasi ya bisu te.  Najali na mposa na kukoma mwana mayele mpe eye ejali makasi te o mboka eye.
  Soko toyingeli kelasi tosepeli be. Tofungoli maninisa manso Bitandaka bijali semba o molongo mpe o nse bosoto bojali soko moke te. O bifelo molakisi abimisaki bililimbi bonzenga mpe akosenza byango mikolo misusu.
  Molakisi akopesa lokola mateya malamu. Ayebi nsambo na kutanga te. Mikolo mingi akosala boyemi o etando eindu.
  Solo, solo, tojali na mawa kuna te!
  Lokuta te, mateya masusu majali makasi, kasi na monoko mwa molakisi tokoyoka mango noki.
  Kelasi ekosala bisu malamu jambi tokosala misala minso miabisu mpo ya Nzambe".


par Messager publié dans : culture er art
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Mercredi 7 mai 2008

 Décidément, la discographie de la musique congolaise renferme des thématiques inépuisables.Le contenu de chaque chanson peut donner lieu à des supputations en sens inverse. Hier, la chanson "je n'ai rien",de Johny Bokelo a permis à notre ami Mwana Mangembo de trouver l'énigme qu'aurait posée la chanson de Franco "Niongo nayo nakofuta". Pour notre ami, il ne fait aucun doute que la chanson de Franco soit une réponse payée à Bokelo.D'ailleurs,ce dernier cite tous les anciens musiciens de l'époque sans mentionner Franco. Ce qui  traduirait le malaise prévalant entre les deux à  l'époque.
 Nous en profitons pour demander aux  musiciens  encore envie, de nous fournir de temps en temps les détails sur les ouvres datant de leur époque .comme le fait Manwaku,même par personne interposée.Participons tous à la réécriture de l'histoire de notre musique.
 Écoutons à présent ce que nous pouvons considérer comme une "réplique" de Franco à Bokelo.



Niongo nayo nakofuta


Messager
par Messager publié dans : musique
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Mardi 6 mai 2008



Je suis ravi de découvrir cette pépite signé Johnny Bokelo en boléro, alors que depuis que je connais la chanson de Franco "Nyongo na yo nakofuta", j'ai toujours voulu savoir à qui il s'adressait. Pendant longtemps j'ai soupçonné Kwamy Munsi, mais le style adopté par Franco, qui était maniaque aussi bien dans ses provocations que dans ses répliques musicales, cadrait mal avec le style de Faux millionnaire. Grâce à cette chanson je n'ai rien, toues les pièces du puzzle se sont rassemblées. La période choisie (african jazz ya Kallé, cobantou ya Ebengo) sukisa ya Nico, fiesta national ya Rochereau) indique que la chanson est à situer dans la période charnière 66/67, juste après la séparation de Nico et Rochereau, c'est-à-dire après le retour au bercail de l'OK Jazz de Kwamy (juste avant de repartir créer Révolution). Le deuxième indice c'est le style boléro avec lequel Nyongo na yo nakofuta a été exécuté. cela voulait forcément renvoyer à une provocation dans le même style. En partant de ces éléments, je peux avancer à ce niveau de mes investigations et rapprochements, avec une certitude de 80% que Franco répondait à "je n'ai rien" de Johnny Bokelo. Un autre élément qui exonère Kwamy de la liste des provocateurs, c'est le fait que Nyongo na yo nakofuta a été publié dans le sillage de "Bolingo ya bougie, que celui-ci interprète en duo avec Franco.
Pourquoi je crois que Franco est visé par "je n'ai rien":
Il faut savoir que pendant longtemps, Johnny Bokelo et Franco ont cheminé ensemble. Tous deux étaient ont eu pour maître Henri Bowane de Loningisa. Ils ont donc pratiqué le même style. Ami d'enfance - Maman Hélène, la génitrice de Franco était locataire dans la parcelle familiale des Isenge sur Bosenge - il n'est pas impossible que de l'un à l'autre on s'est prêté plus que de l'argent. je pencherai plutôt pour un prêt d'instrument de musique ou d'une promesse non tenue, ce qui aurait tourné dans leur relation. le preteur, c'est sûr serait Bokelo et l'emprunteur Franco.
Mauvais payeur, c'est à travers la chanson Nyongo na yo nakofuta que Franco promet de payer Johnny Bokelo qui n'avait plus rien. Non sans le ménacer au passage de ne pas s'acquitter de sa dette si Bokelo n'arrête pas d'étaler sur la place publique, le contrat qui les liait au sujet de ce "nyongo".
Je tiens à préciser que lorsqu'on parle de dette "nyongo" cela ne s'arrête pas qu'à l'argent. cela peut aller au délà et s'appliquer à toutes les promesses non tenues. Ne dit-on pas que la promesse est une dette?

Mwana Mangembo
par Messager publié dans : musique
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Mardi 6 mai 2008

 Je n'ai rien. Tel est est le titre de la chanson composée vers les années 1960 par Johny Bokelo Isenge pour dénoncer tous ces "débiteurs"  qui ,après avoir emprunté,se contentent d'arguer qu'ils n'ont rien, lorsque le moment  de restituer arrive.
 Ces débiteurs professionnels ou ces "tata ba niongo" usent souvent du baratin,(monoko supu) pour s'endetter avant de prétendre qu'ils n'ont rien.Actuellement  les femmes sont en train de devancer les hommes dans le domaine des emprunts ." Mama ba niongo". Elles s'endettent même en dehors de leurs pays de résidence. Pire encore, à l'insu de leurs maris.Vous habitez en France, ba niongo tii na Londres. Vous résidez en Suisse, des appels de recouvrement des dettes proviennent de Paris.
 C'est pour vous que Bokelo chante je n'ai rien ,sous un rythme prisé à l'époque :" le boléro".

Je n'ai rien
 
par Messager publié dans : musique
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Lundi 5 mai 2008

 La France est en train de célébrer les 40 ans des événements de mai '68. Depuis plus d'un mois, les émissions se succèdent. On fait parler les acteurs de l'époque: les anciens étudiants rebelles menés à l'époque par Daniel Cohn-Bendit, Alain Geismar, et Jacques Sauvageot; les journalistes; les membres de services de l'ordre; les hommes politiques....
 Ce mouvement  déclenché le 3 mai 1968 par les étudiants français s'était répercuté à travers le monde,y compris au Congo Léopoldville(Kinshasa), où le régime naissant de Mobutu cherchait encore à s'affirmer.En effet après avoir "pembenisé" les principaux poids lourds à savoir Joseph Kasa-Vubu et Moïse Tshombe; éliminé Mulele; rallié les leaders syndicaux Kitima, Boboliko, Bintu.....l'unique secteur qui continuait à inquiéter le pouvoir militaire était l'enseignement dont " il fallait briser l'autonomie en vue d'assurer au gouvernement et au parti le contrôle idéologique des étudiants."(1)
 A cette époque, les étudiants congolais, à l'instar des étudiants du reste du monde étaient de tendance gauchiste, contestataires,adeptes du Marxisme Léninisme. L'Université Lovanium, la plus importante du pays était encore propriété de l'église catholique. le mouvement estudiantin aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays était bien structuré. L'A.G.E.L (L'Assemblée des Etudiants de Lovanium);le C.E.K (Le Conseil des Étudiants de Kinshasa);L'U.G.E.C (L'union Générale des Étudiants Congolais, regroupant les trois universités et les Instituts supérieurs) étaient dirigés par des membres élus démocratiquement. Souvent après des débats houleux.
 Parmi les leaders des étudiants de l'époque ,on peut citer:Kanza Ndolomingo,Kandolo, Ngandu Ilunga,Malembe Tamandiak (  étudiant en Europe et adversaire de Kanza lors des élections à la tête de l'UGEC).
 Les résolutions des congrès de l'U.G.E.C,par exemple celles de 1966, ressemblaient plus aux programmes des partis politiques:
 -préparer la voie vers une économie socialiste;
 -s'opposer à ce que le gouvernement accorde de nouvelles concessions à des entreprises étrangères dans lesquelles il n'aurait pas une participation majoritaire, etc etc.
  Ainsi,suite au rejet de ces résolutions par le gouvernement, à l'inadéquation du montant de la bourse d'études au coût de la vie,et aussi et surtout à l'accéleration de la session d'examens et à la fermeture de l'Université Lovanium afin de libérer les locaux devant abriter les participants à la 1ère édition de la Foire Internationale de Kinshasa(FIKIN) en 1969, les étudiants organisèrent le 4 juin 1969 une manifestation dans la ville de Kinshasa.
 Cette manifestation qui fut réprimée brutalement par les services de l'ordre entraîna:
 -le décès et l'arrestation de plusieurs étudiants,
 -la fermeture de l'Université Lovanium, de l'IPN(Insitut Pédagogique National), de l'IEM(Institut  d'Enseignement Médical),
 -le renvoi des étudiants dans leurs familles,
 -l'exclusion de tous les étudiants de Lovanium, de l'IPN,de l'IEM et de 86 étudiants de l'ENA( Ecole Nationale d'Administrations).
 Le 12 juin 1969, le Bureau Politique du MPR mit fin à l'existence de toutes les organisations et associations estudiantines et imposa l'étude du manifeste de la Nsele dans tous les établissements scolaires.
 Le 5 septembre 1969, un décret du ministre de l'éducation (Cardozo) stipulait que pour être admis dans un institut supérieur, ou à l'université, il fallait disposer d'une carte d'affiliation à la JMPR(jeunesse du Mouvement Populaire de la révolution).
 Si nous comparons les deux mouvements, nous pourrions conclure que si mai 68 avait secoué le pouvoir français, entraînant De Gaule à se retirer un moment à Baden Baden,et à envisager même son retrait de la vie politique, la contestation estudiantine de juin '69 au Congo avait au contraire favorisé l'écrasement de l'organisation de la jeunesse par le régime de Mobutu.

Messager

Source:L'engagement politique de l'Eglise Catholique au Zaïre,1960-1992, par l'Abbé Louis Ngomo  Okitembo
par Messager publié dans : rétro
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Vendredi 2 mai 2008

Hi Messager!

Est-ce qu´on peux avoir les plus amples informations concernant Mbuta Mashakado? Que fait-il pour le moment? En outre, si c´est possible, j´aimerais bien écouter la chanson de mon vieux ya quartier le talentieux Evoloko, au moment où il purge sa peine à Makala. Elle s´intitule Michael keller. Je me rappelle quand il me passait chaque soir pour se rendre dans un "nganda" qui se situait entre la rue Watsa et kisantu à yolo-nord pour rencontrer ses homologues:Kofi, Wemba et consorts.Y´avait même une rumeur qui circulait dans ce temps qu´un esprit hantait sa maison la nuit et il avait peur d´y fermer l´oeil de peur d´être ensorcelé ou d´être envoûté(comme est la coutume). On l´appelait voire même "Evoloko afazaka té" celui qui dort pas la nuit.C´est qui expliquait ses sorties nocturnes pour y revenir que le petit matin.

Merci bcp.
Juma

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Je ne savais pas que Lita Bembo et les Stukas avaient une telle sophistication d'arrangement des guitares. A réécouter « Gida », je me demande pourquoi Lita Bembo a raccroché si vite. Il y a une autre de ses chansons, dont le titre exact m'échappe, que je cherche à réécouter (si Le Messager l'a dans ses archives, qu'il nous la balance dans l'une de ses rubriques) :

« Moseka mbuza...

Yo wana okei

Ata ko elaka te...»

Jean Pierre

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NDLR: Exceptionnellement nous diffusons deux titres d'Anto Evoloko Joker en vue de consoler ses admirateurs.
S'agissant de la chanson "Ngali" de Bella-bella,demandée par Lucien Zézé,nous nous excusons de ne pouvoir en disposer pour le moment.

-----------------------------Chansons..........................................................................Chansons--------------------------------------------

 Francine Keller

 
  Michaël

  Moseka Mbunza

 

 

Messager

 


par Messager publié dans : Chansons souvenirs
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Jeudi 1 mai 2008


slt! en fait kashi est une composition de teddy sukami. tjrs avec les casques bleus il y a eu aussi "dalo", une composition de ya lengos......en fait j'avais une autre question à propos de zaïko: j'ai lu dans le blog congo2000 avec E. kandolo que zaïko tait dirigé au départ par une collège de fondateurs, il y avait aucun musicien dans la direction. en 1973, à l'issue dune réunion à binza, les musiciens ont demandé que la direction du groupe leur revienne. alors qui était le 1è musicien à la direction du groupe? cela s'est il passé facilement? et c'est depuis quelle année que l'organigramme est telle qu'il est aujourd'hui?(avec ya nyoch comme président?) cela avait il était accepté aussi facilement par ceux qui sont arrivé au même moment que lui dans le groupe? et enfin kel étaient les vraies raisons du départ de manwaku?
 merci


King

NDLR: Le  fondateur de zaïko  officiellement connu  est DV Moanda, ancien batteur du groupe. Le reste constitue un véritable "casse-tête chinois" né suite  au succès de l'orchestre. Plusieurs fois les musiciens de Zaïko avaient fini par s'en remettre à la  Gendarmerie,  pour dénoncer la mainmise de Nyoka sur le groupe. Nous demandons à celui  ou celle qui en sait davantage de pouvoir éclairer notre jeune compatriote King.

Messager



par Messager publié dans : musique
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Jeudi 1 mai 2008

 Depuis le lancement de notre blog,jamais un mois n'a connu autant de rebondissements que ce mois d'avril.En effet,les articles se sont disputé le classement avec une imprévisibilité consécutive à l'embarras provoqué par leur diversité.Finalement "nos meilleurs footballeurs", un des rares articles sur le sport, s'est imposé devant "Mongali",avec un écart considérable.
 Par ailleurs le record de 2294 pages établi le 21 mars a été battu le 29 avril, journée durant laquelle 2655 pages ont été consultées.

Les 30 articles les plus consultés durant le mois d'avril 2008

par Messager publié dans : Statistiques
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Mercredi 30 avril 2008


Natif de la commune de Ngiri Ngiri, ce muteke qui a grandi dans le même quartier que Franco, était réputé pour son esprit vagabond. Il a entamé sa carrière au début des années 60, en même temps que Lola Djangi Checain et Mulamba Panya "Mujos". Avec ce dernier, il composera un duo qui traversera toute la décennie 60-70, multipliant les expériences artistiques. African Jazz, OK Jazz, bantous de la Capitale, Révolution, Vévé, malgré le succès phénoménal qu'il a récolté avec l'hymne de la FIKIN "Tomeseni mingi yaka", il n'hésitera pas à quitter encore une fois, un groupe qui lui a donné l'occasion de rebondir pour Paris. Dans la ville lumière, il sera l'un des sociétaires de l'African team animé par Kallé jeef, Manu dibango, Don Gonzalo, Essous Jean Serge, Edo Clary Lutula. la facilité déconcertante de l'artiste à s'adapter au style de n'importe quel orchestre lui a valu le surnom de synthèse. Revenu à Kinshasa après son long séjour parisien, c'est aux côtés de Rochereau que la mort le trouvera, en 1982 après un comeback réussi dans l'Afrisa.
Les duos de Kwamy.
Kwamly s'était fait connaître d'abord à travers son duo avec Mujos Mulamba Panya au sein de l'African Jazz du Grand Kallé, et dans l'african Fiesta de Nico et Rochereau. C'est dans l'Ok Jazz que Kwamy donnera toute sa dimension de "synthèse", en reconstituant deux nouveaux duos, respectivement avec Franco Luambo Makiadi et Pascal Tabu Rochereau.
En effet, le duo Franco - Kwamy dans Bulundwe est aussi réussi que celui de Rochereau et Kwamy dans Belinda. Grand compositeur, Kwamy ne s'est jamais considéré comme "salarié" de Franco ou Rochereau. Trsè tôt en effet, il avait compris ce que valait son travail d'artiste. Il s'assurait toujours un statut de collaborateur ce qui lui permettait de partir lorsqu'il n'obtenait pas satisfaction.
Son écriture était très proche de Franco en ce sens qu'il maniait à la perfection le "mbwakela", la satire. Constat relevé à travers Course au Pouvoir d'abord :
Olobi ngai nanyati liyanzi, yo onyati tonga mon frère
Olingaka nazua té o mpo toyebana bomwana
et dans Faux millionnaire:
"Lokola carnet ya chèque ezali na ngai, ata ko na banque lomeya esila, bango bakoyeba té".
Deux messages mbwakela adressés à Franco, qui ont évidemment trouvés une réponse artistique de la part de MI-Amor Franco. C'était cela la polémique à l'époque: tout était sur "palaki".
Kwamy lde la Patchanga au boléro
Je ne sais pas si l'artiste connaissait l'espagnol mais ces interprétations afro-cubaines étaient des réussites: canta buaso dans l'OK jazz - baila Cubanhella dans l'african Fiesta, sont deux titres qui mettent en valeur son timbre particulier. mon père disait d'ailleurs que "si Viclong était le roi du boléro, Kwamy était le maître de la patchanga (salsa). je ne connais pas beaucoup de Boléro chanté par Kwamy, a part "BBB de mon coeur" (Bébé B bébé muasi na ngai, nafandaki pene ya mayi o, n'épai ya laki na mboka ya ruanda).
Il me revient aussi un autre boléro chanté par Kwamy avec l'OK Jazz. La chanson était dédié à la mort de Champagne un des ambianceurs kinois à l'instar de Bosele et Yamba Yamba (si vous connaissez son vrai nom, n'hésiter pas à le partager). Une tradition kinoise dit du potopoto (kopakola poto poto n'elongi soki moto akufi) trouverait son origine kinoise à l'occasion de son deuil.
L'expérience Révolution
Ayant fustigé pendant longtemps l'incurie des patrons d'orchestre comme kallé Jeef, Franco ou Rochereau, Kwamy aura l'occasion de se mettre à son tour dans la peau de gestionnaire de groupe. il Créera en 1968 avec Mujos et le jeune Youlou, l'orchestre Révolution. l'expérience fera long feu puisque son financeur ,Denis ilosono, secrétaire particulier de Mobutu ayant perdu les faveurs du Grand Léopard, ne pouvait plus les supporter.
Le style Kwamy.
Kwamy n'avait pas de style propre, mais une voix particulière permettant la synthèse des styles Odemba et Fiesta. Bien que naturellement "Loningisa", Kwamy Munsi avait un penchant Fiesta prononcé. On peut le citer comme l'iun des meilleurs interprètes du style afro-cubain. Il était capable de passer d'une note grave aux aigûes avec une facilité déconcertante, comme on peut le constater en réécoutant Tomeseni mingi yaka (Tobima na foire) .

Mwana Mangembo

par Messager publié dans : musique
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Mercredi 30 avril 2008


Le sujet que vous venez d'évoquer, Messager, est très intéressant. Personnellement, je n'ai pas été à l'internat, mais à l'école primaire dans le Kongo central (actuellement Bas-Congo) j'ai connu cette discipline. Elle était rigoureuse, mais cette rigueur avait vraiment sa raison d'être. Évidemment à ce moment-là, c'est toujours mal vécu par les élèves, mais c'est bien après que l'on reconnaît ô combien cela était important.

La différence se fait ressentir dans ce que vous dites en comparaison avec la jeunesse d'aujourd'hui. Et c'est vraiment dommage. En lisant la petite récitation, nous remarquons bien qu'elle confirme ce que vous venez de dire : « tout s'apprend dès le bas âge », parce que bien qu'étant adulte, cette récitation est restée. Nous gardons en mémoire beaucoup de choses que nous avons apprises depuis l'école primaire et cela reste.

La beauté de cette récitation aussi, c'est qu'elle respecte la linguistique et la grammaire africaines, avec un accord parfait, cela fait plaisir.
De nos jours, nos langues sont dénaturées. A titre d'exemple "le lingala", est créolisé. Une phrase comporte souvent un mot français parce que nous ne savons pas ou bien on ne nous a pas appris comment il se dit en lingala. La prononciation de certains mots français ! N'en parlons même pas ; le U et le I pas de différence, Dieu se prononce Dié....
L'éducation nationale devrait instaurer le cours de morale dans son programme. Parce que la jeunesse d'aujourd'hui est sacrifiée. On insulte son prochain sans retenu, le mensonge, l'escroquerie, ... tous les vices sont manifestés par cette même jeunesse.
Les anciens instituteurs, à titre d'exemple, n'avaient que le niveau de 4 ans des humanités, mais leur français écrit et parlé n'avait rien à voir avec celui des élèves d'aujourd'hui qui auraient le même niveau, voire ceux qui auraient l'équivalent du Bac et plus....

Espérons qu'un jour cela changera.

SULMANY

par Messager publié dans : Réactions de lecteurs
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Mardi 29 avril 2008

 Nous allons de nouveau traverser le fleuve à l'encontre de l'autre ambassadeur de la musique congolaise,Kwamy Munsi,qui va nous interpréter, en compagnie des Bantous de Brazza, une merveilleuse chanson intitulée "tomeseni mingi yaka".Cette chanson évoque la mémorable époque de la Foire Internationale de Kinshasa(FIKIN),alors lieu propice des "rendez-vous"  entre vacanciers de deux congo.

Tomeseni mingi yaka
 
par Messager publié dans : Rareté de la semaine
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Mardi 29 avril 2008


La marche est une forme musicale qui a connu son heure de gloire à l'époque des grands défilés officiels et des processions catholiques à l'époque coloniale. L'une des plus célèbres processions étant la "mariale" du 15 août. Évènement populaire par excellence le "Nziunga Nkembo" comme disait les bakongo tombant pendant les grandes vacances-certaines entreprises fermant pour l'été de leurs chefs blancs, mobilisait énormément de monde. Les défilés étaient organisés autour des paroisses de référence, paroisse par paroisse, étant entendu qu'une paroisse regroupait parfois plusieurs communes. Et pour l'occasion, chaque paroisse faisait appel à une fanfare locale ou militaire voire de police pour ouvrir le défilé.
Chez moi à Kintambo, la fanfare Ste Cécile dirigée par Jeannot Lopongo était toujours présente à côté de celle de la Police et son porte "Lokele" Charlot. la procession partait devant l'Église Saint François, en direction de l'avenue Lusambo,(on passait devant la parcelle des"Loko -Djeskain", avant de tourner à gauche en direction de Mayi Ya Makelele jusqu'à l'embranchement avec Kilimani d'où l'on tournait de nouveau à gauche pour rejoindre l'école des filles, le lycée Bolingani. pendant deux heures, on devait faire des prières à marie et chanter des cantiques.Après la bénédiction, la procession reprenait en repassant par l'avenue Bangala pour retourner à la paroisse où se tenaitent les réjouissances chrétiennes, avec cette fois-ci une ambiance Big Band avec la fanfare Ste Cécile.
C'est d'ailleurs un ancien de la fanfare Ste Cécile qui a dirigé pendant longtemps la fanfare de l'armée congolaise: Major Kelé.Ami du pianiste Joseph Booto Mandjala (ils étaient voisins sur l'avenue Bandundu) et de Jeannot Lopongo, il a révolutionné la marche militaire en lui donnant des airs Rumba.
En effet, les marches militaires au Congo, étaient toutes calquées sur le modèle occidental, dont ils reprenaient les airs populaires et ce, jusqu'à ce que, au début des années 70, le Major Kele, s'inspirant du rythme Sosoliso, africanise la marche militaire. En quelques années, il va élaborer le répertoire le plus rythmé des marches militaires de l'Afrique.Certains ont été édité sous le label Milipop.

Les français s'en souviennent encore.
Invité en première partie de Julien Clerc à l'Olympia, une formation de 8 fanfaristes des FAZ ont fait danser la salle mythique de Brunon Coquatrix, au point d'avoir droit à un passage à Champs Elysées, la célèbre émission de Michel Drucker sur la première chaîne française à l'époque de Giscard. Cette série de marche militaire intitulée "Madjesi" est encore d'usage aujourd'hui. il s'est enrichi de beaucoup d'autres thèmes d'OK jazz ou Afrisa.
Enfin, on notera que la marche d'Edingwe reposant en grande parties sur des airs populaires de deuil et chrétien, a conquis elle aussi les congolais au points qu'aujourd'hui on trouve des fanfares privés à kinshasa, à côté de celles de l'armée du salut ou de l'église kimbanguiste. le modèle de fanfare "edingwiste" est une formation légère composée d'un tambours, d'une grosse caisse et d'un ou deux trompettes ou clairon.

Les clairons Sekumbata
Les clairons étaient ceux qui rythmaient la vie des militaires dans les casernes ou camp. Il y avait ainsi le clairon de réveil (celui que reprend Zao dans l'ancien combattant) celui du dîner ou de la fin des corvées. mais il y a aussi celui de l'adieu aux morts.
C'est en 1972 que j'ai rencontré le plus célèbre des clairons de ma vie. Dans le village de mon père, dans les environs de Nselo. Démobilisé en 1945, il avait ramené avec lui au village, outre ses médailles, son clairon.,Il était très respecté dans toute la contrée aussi bien pour sa bravoure militaire - il était revenu sain et sauf de la guerre mondiale que pour l'art du clairon qu'il maîtrisait à la perfection. Quand on sait le respect que l'on voue aux morts chez nous, vous comprenez la place importante qu'il tenait au sein de la communauté.Sa présence à l'enterrement d'un proche était un signe d'honneur, puisque pour l'occasion, il jouait la partition des "morts", avant les coups de feux "Nkelo". je me souviens encore de lui, arborant avec fierté ses médailles et croix de guerre, embouchant son clairon d'abord le soir à la tombée de la nuit, puis le lendemain, accompagnant le mouvement des ceux qui devaient déposer le cercueil de mon oncle défunt dans sa dernière demeure. Une musique si poignante sortait de son clairon que même ceux qui pleuraient se taisaient. je n'ai jamais rien entendu d'aussi poignant depuis.

J'ose espérer que Messager nous retrouvera quelque trésor de marches militaires, à moins que ce ne soit du big bang de Kasongo pour nous rappeler cette belle époque.


Mwana Mangembo

par Messager
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Mardi 29 avril 2008

 "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".Cette citation de Rabelais fut jadis toute une  devise à la colline inspirée(Université Lovanium) .Quand l'enseignement au Congo tenait aussi compte de l'aspect moral.De l'école primaire à l'Université,en passant par le secondaire.Les écoles confessionnelles majoritairement implantées à travers le pays depuis l'époque coloniale, avaient compris que l'éducation commence au berceau. C'est ainsi que certains élèves pourtant doués n'ont pu achever leurs études par manque de discipline.La vie à l'internat par exemple était réglée comme dans une caserne: réveil matinal tôt le matin au coup de sifflet du curé,douche rapide,messe,petit déjeuner,corvée,quelques minutes d'étude,cours,dîner au réfectoire,sieste,cours dans l'après-midi,sport,repas du soir,étude du soir, coucher....
 Avec le recul,on peut considérer un tel emploi du temps comme trop rigoureux, mais il avait le mérite de façonner un type d'homme très différent de la génération actuelle.L'abandon des règles morales dans notre enseignement(nous y reviendrons prochainement),a engendré au Congo une jeunesse des plus insolentes au monde.Maniant l'insulte avec une aisance déconcertante.Sans scrupule. Sans respect.Sans repères.Cherchant toujours la vie facile.
 Or,tout s'apprend dès le bas âge.De l'école primaire au niveau supérieur.Voici en guise d'exemple  une récitation ou "botangeli" conçue pour les élèves du primaire à une certaine époque , en vue de les initier au respect  et à l'assiduité à l'école.
Mwana Ngoingoi                                            
  Ngbo ajali mwana ngoingoi
  Alingi kelasi nsoki te.
  Alobi :  " Nse !..kelasi ebe,
  Buku ebe, bana babe,
  Nalingi nkula yoko te !.."
  ----Kasi tata abengi ye
  Abendi matoi maye
  Alobi : " Ojali ngoingoi,
  Meka moke kuyekola
  Mpe na nsima osepela ! "
 

  Lorsque le gouvernement a recouru de nouveau à l'enseignement confessionnel pour réparer les pots cassés,c'était trop tard.  Les "mateya"  prodigués aux "bilenge ya mwinda" n'ont  fait que limiter les dégâts, mais n'ont pu redonner à notre jeunesse son image d'antan.
   Écoutons la chanson Naye,de Stino Mubi,qui évoque l'époque de bilenge ya mwinda

Naye

Messager
par Messager publié dans : société
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