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Publié par Messager


Nous vous présentons une partie de l'interview que l'ancien joueur des Léopards et du TP Mazembe, Léonard Saïdi a accordée à Claude Kangudie. Nous attirons l'attention du public que ces articles sont propriétés de Mbokamosika. Nul n'a le droit de les reproduire sans l'accord du blog.





MES ENTRETIENS AVEC LEONARD SAIDI BIN PIRI, CAPITAINE DES LEOPARDS ET DE TP MAZEMBE DE LUBUMBASHI.



Les initiales:

SL: Saïdi Léonard;

CK: Claude Kangudie



1. PRESENTATION.


CK: Pouvez-vous vous présenter s'il vous plait ?


SL: Je m'appelle Léonard Saïdi Bin Piri. Je suis né à Lubumbashi 24/11/1941. Mon père s'appelait Saïdi Modeste. Ma mère s'appelait Kibilondi Léontine.


CK: Quel est votre parcours scolaire et universitaire ?


SL: J'ai fait mes études primaires à l'école St Boniface de Lubumbashi. Ensuite, j'ai fait mes quatre ans de moyenne, en école normale. Après j'ai continué à Anvers, en Belgique, où j'ai fait des études en sciences économiques, financières et commerciales. Ces études furent sanctionnées par un graduat.


CK: Après vos études, pouvez-vous nous parler de votre carrière professionnelle ?


SL: A mon retour au pays, j'ai commencé à travailler dans l'administration katangaise, au service des finances. Ensuite, je suis parti à Kinshasa pour travailler dans le cabinet politique du vice-gouverneur, le colonel Kantu. C'était en 1965. Le colonel Kantu était vice-gouverneur du général Bangala quand il était gouverneur de la ville de Kinshasa.


CK: Dites nous, avez-vous connu le général Bangala personnellement ?


SL: Oui, je l'ai connu personnellement dans le cadre du service. Après avoir travaillé avec le vice-gouverneur Kantu, je suis retourné à Lubumbashi où j'ai été engagé à la Gécamines.


2. SAIDI LEONARD ET LE FOOTBALL


CK: Parlez nous alors de vos débuts au football...


SL: J'ai commencé à l'école St Boniface. On avait notre club de l'école. Il y avait les équipes des écoles protestantes et des écoles laïques. Il était organisé des tournois inter scolaires. Les différentes écoles de Lubumbashi participaient à ces tournois. Donc, j'ai commencé dans mon équipe d'école St Boniface. Ensuite, notre club a été affilié aux juniors...


CK: Vous avez aussi le surnom de « suisse ». Peut-on savoir d'où il vient ?


SL: Après mes études à l'école moyenne, je suis allé faire un stage de neuf mois en Suisse. C'est pour cela que les amis et fanatiques m'avaient donné ce surnom.





CK: Continuons alors avec la suite de votre carrière...


SL: Après ce stage en Suisse, je suis rentré à Lubumbashi. J'ai travaillé dans l'administration katangaise du temps de l'Etat Indépendant du Katanga. Ensuite, je suis reparti à Anvers pour la suite de mes études.


CK: Quel poste occupiez-vous déjà dans ce championnat inter scolaire ?


SL: Je jouais comme avant centre de soutien, au n°10. J'ai toujours joué à ce poste.


CK: Comment êtes-vous passé à la division supérieure ? Du championnat inter scolaire aux clubs de l'élite ?


SL: A mon retour de Suisse, Yvon Kalambay Ngoy m'a affilié chez TP Englebert Mazembe...


CK: Peut-on savoir comment cet épisode s'est déroulé ? Votre arrivée chez les « Badianguena  Baseka » d'Englebert...


SL: Yvon Kalambay était joueur de TP Englebert. Il jouait au n°10. Il a quitté TP Mazembe lors des événements malheureux de 1960. Comme il était très menacé, il avait quitté Lubumbashi pour Kinshasa où il avait continué sa carrière chez V. Club. C'est un ancien joueur de Mazembe. Nous sommes en 1961. Donc Kalambay m'avait déjà repéré lors de nos tournois inter scolaires....


CK: Donc votre arrivée chez les élites est comparable à celle de Muntubile Santos ? C'est Idrissa Di Mbuerika qui l'avait repéré alors qu'il était encore au championnat inter quartiers à Kasa-Vubu...


SL: Exactement c'est ça. Mon arrivée chez les « grands » s'est faite de la manière suivante: il y avait une rencontre inter provinciale entre la sélection de Léopoldville et celle d'Elisabethville. Et Yvon m'avait retenu dans la sélection d'Elisabethville. Il voulait à tout prix que je participe à ce match. Alors là, s'est posé un problème. Ne prenaient part à ces rencontres que les joueurs affiliés aux clubs de l'élite. Or moi, à ce moment là, je n'avais pas de licence d'affiliation à la division d'honneur. C'est ainsi que je fus affilié au TP Mazembe ce jour là.


CK: Peut-être que vous étiez supporter de St Eloi Lupopo et Kalambay vous a « chipé » aux Lumpas ??


SL: Non, non. J'ai toujours été englebertois ou mazembien, de par mon père. D'ailleurs mon père est l'un des fondateurs de ce club d'Englebert, TP Mazembe.


CK: Donc Mazembe, pour vous c'est une affaire familiale ? Pas de passage à l'US Panda de Likasi ou au FC Bombardier de Kamina ?


SL: Non, non.


CK: Yvon Kalambay vous affilie donc chez Mazembe. Quel est votre premier match chez les corbeaux de Lubumbashi ?


SL: Nous sommes en 1962. Mon premier match c'était contre St Pierre et j'avais marqué mon premier but en division d'honneur ce jour là.



CK: Quels étaient les grands clubs de Lubumbashi à ce moment là ?


SL: Comme grandes équipes, il y avait St Eloi, TP Mazembe et Don Bosco qui deviendra plus tard Kafubu. J'ai joué à Mazembe les saisons 1961 à 1962. Fin 1962, je suis parti aux études à Anvers.


CK: En 1966, Mazembe était parmi les grandes équipes du Congo. Pouvez-vous nous parler de cette montée en puissance ?


SL: A Anvers, pendant mes études, j'ai joué dans l'équipe Berckem Sport jusqu'à mon retour au pays, en 1965. A mon retour, j'ai travaillé au cabinet du colonel Kantu à Kinshasa. Donc je ne vous parlerai de la montée en puissance de Mazembe qu'à partir de 1966.


CK: Mieux vaut tard que jamais...En tant que joueur identité d'Englebert, parlez nous de la fondation et des origines de TP Englebert Mazembe.


SL: Mon père était scout. Ils avaient une équipe qui appartenait à leur mouvement des scouts. Cette équipe s'appelait St Paul. A la fin de leurs études, mon père et ses camarades scouts, ne dépendaient plus de l'école. Mais ils ont décidé de conserver leur club de football. Seulement ils ont changé le nom de club. De St Paul, il est devenu Englebert, marque d'un pneu de véhicule qui était fort répandu en ces temps là. Mon père et ses copains ont eu le soutien d'un certain Belge qui travaillait aux Travaux Publics. C'était ce monsieur qui était le premier mécène de cette équipe. Alors ils ont ajouté les lettres « T et P » en rapport avec leur bienfaiteur qui travaillait aux « TP », pour signifier « Travaux Publics  Englebert ». Et plus tard, ces deux lettres seront transformées en « Tout Puissant ». Donc, c'est ainsi qu'est né le nom de TP Englebert.


CK: Revenons en 1966. Vous rentrez à Lubumbashi, après votre passage au cabinet du vice-gouverneur Kantu à Léopoldville. Quels étaient vos coéquipiers de cette époque ?


SL: Kalala Pierre, Kazadi Robert, Mulenda, Buanga, Mbuyi Athénée...Katumba, Mukombo sont arrivés cette même année. Muepu jouait encore chez Don Bosco ou Kafubu.


CK: En quelle année avez-vous remporté votre premier titre national majeur ?


SL: Notre premier titre de champion du Congo nous l'avons gagné en 1967. C'était une finale à trois: US Tshinkunku de Kananga, V. Club de Kinshasa et nous, les TP Mazembe. Contre Vita, on avait gagné par 2-1, buts de Tshinabu sur coup franc et Kalala. Contre Tshinkunku, nous leur avions mis quatre buts. Le capitaine de l'équipe était Kalala et moi, j'étais vice capitaine.


CK: Bon, parlez nous un peu de vos duels Mazembe-St Eloi. Avez-vous un match qui vous est resté en tête ?


SL: Je me souviens d'un match. Quand c'était vraiment St Eloi véritable...C'était en début 1962. Je venais de jouer 2 matchs de championnat. Mon premier duel avec Lupopo eut lieu cette année là. On avait battu St Eloi par 7-3. J'avais marqué 3 buts. Ce fut mon premier triplé chez Mazembe. C'était avec mon ami Baya Robert qui jouait aussi à Englebert et qui est actuellement à Bruxelles.

Lors d'une phase finale de la coupe du Congo qui eut lieu à Kisangani, on nous accusa d'avoir levé le pied contre Lupopo pour laisser filer le match, donc un arrangement entre katangais. Alors, on avait dit à Mobutu que les Katangais veulent se réunir pour faire encore sécession. Nous, nous étions à Kin. On nous fit venir à Lubumbashi pour aller avec le président Mobutu en Zambie pour un tournoi amical. Nous arrivons à l'aéroport et on nous dit que nous devons jouer avec St Eloi cet après midi là. Nous n'avions eu que 2 heures pour nous préparer. On débarque au stade Mwanke et Lupopo nous avait battu par 3-0. C'est après qu'on nous dira que ce match était demandé volontairement par le président Mobutu pour voir si nous allions faire un simulacre de match, d'après les informations de sa sécurité. Heureusement qu'il n'en fut rien. On avait joué sans complaisance.


CK: Quels sont les joueurs qui vous ont marqué chez St Eloi ?


SL: Je citerai Mukewa Zacharie « Zege », Ngoyi Pierre « Mulele », Muamba Docta, Kamulembe, Izumbo qui était gardien des buts.


CK: Comment André Kalonzo dit Lonzo et Nyembo Toyota sont arrivés chez Englebert ? Pouvez- vous nous raconter cet épisode ?


SL: Kalonzo et Toyota jouaient chez Philips qui deviendra plus tard Vijana Katuba. Philips était un club satellite de St Eloi. Donc ses joueurs étaient promis à Lupopo. Mais notre comité avait appris que André et Toyota voulaient venir chez nous. Quand on a demandé leur transfert, bien entendu, on a essuyé un refus catégorique et ferme. Alors, on a fait intervenir un procureur de la république qui etait mazembien. Il a convoqué le directeur de Philips, un Européen. Il lui a dit ceci: « tant que vous ne signerez pas les transferts de ces joueurs pour TP Mazembe, vous ne sortirez pas de ce bureau». Alors là, le gars a eu peur. Il a donné l'ordre au comité sportif de FC Philips de s'exécuter vite et de finaliser ces transferts. Et cela en sa qualité de principal tuteur financier du club. C'est ainsi que André et Toyota sont venus chez nous. Quand Kalonzo est venu chez nous, il était encore étudiant. Quand il a terminé, il s'est engagé chez BCK, actuel SNCC. Mais je ne sais pas ce qu'il y a eu pour qu'on le mute à Kananga...


CK: Mais quand vous jouiez contre Lupopo, Lonzo tapait toujours fort...Et Lupopo ne faisait-il pas pression que Kalonzo passe chez eux ?


SL: Oui, Kalonzo malmenait beaucoup St Eloi. Mais Lupopo savait très bien que quand on entrait chez Englebert, on ne sortait plus pour aller dans un autre club...En tout cas ce n'était pas Mazembe qui allait donner ce transfert là.


CK: Quand Kalonzo a été muté à Kananga pourquoi Mazembe n'a pas empêché cette mutation ? Et pourtant Kalonzo était le successeur tout désigné du grand Pierre Kalala Mukendi...


SL: Le mobile de cette mutation était peut-être d'affaiblir Mazembe...Mais quand il travaillait à la SNCZ, il avait arrêté, un moment, de jouer chez Mazembe. Mais je me rappelle qu'on avait fait pression pour qu'il puisse revenir chez les corbeaux à Lubumbashi. Mais pas en tant que joueur. Mais cela n'avait pas abouti.


A propos de Marie-Claire Saïdi


CK: Vous aviez ou vous avez une petite soeur qui était rocherette...qu'est-elle devenue ?


SL: Oui, ma petite soeur Marie-Claire Saïdi fut rocherette. Elle habitait déjà à Kinshasa dans les années '70. Elle était chef d'équipe ou cheftaine de danceuses de Tabu Ley jusqu'à l'Olympia.


CK: Et Muaba n'est pas de votre famille ?


SL: Non, elle n'est pas de ma famille. C'est une autre dame qui chantait avec Rochereau. Rien à avoir avec Marie-Claire.



CK: Il paraît que le Vieux Kasongo (Rochereau) a fait un enfant à votre petite soeur Marie-Claire ?


SL: Non, c'est faux. Ma soeur a 5 enfants. Tabu Ley avait deux danceurs. Les deux premières (filles) de ma soeur sont issues de l'un de ces deux danceurs.


CK: Que fait-elle actuellement ?


SL: Elle est à Lubumbashi. Elle est maire ou bourgmestre de la ville de Lubumbashi.

 

Claude Kangudie

 

A suivre

Photos

 

TP ENGLRBERT ET LEOPARDS 1972

 

 

 

PHOTO TP ENGLEBERT MAZEMBE:

 

Accroupis, de gauche à droite: Tshinabu Tshondo Brinch, Léonard Saïdi Bin Piri, Kabeya wa Kabamba Sotcho, André Kalonzo, Nyembwe Toyota.

 

Debout, de gauche à droite: Pierre Katumba, Mukombo, Kamba, Ngoy Petit Suisse, Bwanga et Robert Kazadi.

 

 

PHOTO LEOPARDS 1972:

 

Accroupis, de gauche à droite: Kapata, Kazadi, Tshinabu, Kembo, Kidumu, Mokili, Mukombo, Alimasi. « nom oublié », Léonard Saïdi et Bwanga.

 

Debout, de gauche à droite: Entraîneur Goethals, Kalala, Katumba, Ngoy, Kimalwa, Lokondo, Mutshipule, Kakoko, Mbuyi Athénée, Bwatom, « nom oublié », « nom oublié », Joseph Kibonge Mafu, Dr Mambu.

 

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Jean Muluila Kasongo 14/03/2016 15:20

Depuis le 05-06-2009, mon grand frère Sotchot Kabeya wa Kabamba est disparu à Kinshasa jusqu'à ce jour. Je vous prie de bien vouloir m'aider de le retrouver. Je compte sur Mbokamosika.

Fidel 22/07/2011 11:06


Simply beautiful!Brings back sweet memories and makes me feel proud of what this guy from Nyasaland did for the development of soccer in the Great D.R. Congo.Mbokamosika,keep up the good work!


Tundanonga 21/10/2010 10:10



Quel beau document! Quelle mémoire, ce sacré Suisse. C'est ce match contre V.Club (1967) qui m'avait  fait "désapprendre" le suaheli. Personne ne peut s'imaginer ce que fut ce match! V.Club
et TP Englebert pouvaient battre toute équipe européenne ou sudaméricaine, cet après-midi où on vit la poudre (putulu) montait au ciel et le charbon resté. Cet après-midi là, les petits malins en
avaient profité pour passer l'arme à gauche et se faufiler au paradis ou quitter le purgatoire pour se faufiler au paradis. Et pour cause: St Pierre, St Paul et St Gabriel avaient quitté leurs
postes pour regarder ce match des Titans! Seuls, nous les Moscovites les avions vus. Ce fut un des meilleurs match du Congo, d'Afrique et du monde. Katumba (Fullstop comme l'appelait Ambroise
Mosete) et Kazadi étaient de forteresses pire que le Fort Knox et il était plus facle de s'évader d'Alcantraz que de penétrer la défense de TP Englebert. Gento Kibonge dit le Seigneur brillait de
"mille millions de mille milions de mille étoiles". Suisse, quelle élangance. Brinch, de driblings, qui faisaient tourner en tourbillons l'herbe du "libulu", Et nous, en plein Moscou! Mais le
match! On n'était pas encore assis que Kalala posait un oeuf dans buts de Bekao, roi des djanplos! Le général Mange n'avait jamais eu autant à faire que cet après-midi là. Gento s'était en
plusieurs petits petits morceaux. C'était la première et la dernière fois que Gento mouillait son maillot. Et ce sacré Suisse avait son maillot sec et qui égalait d'élégance avec Gento: jamais vu
dans le "libulu" et de mémoire de Moscovite! Mais le 2e mi-temps, Gento et les Dauphins noirs avaient joué non pas la balle, mais ils avaient frappé le mutopi, le ndembo: kindomki ya bawu. Mais,
les Moscovites, malgré cette défaite, étaient du côté de TP Emglebert dans ses campagnes africaines (Ashanti Kotoko de Kumais, Ismailya/Egypte etc.). C'est bizarre, les joueurs de TP Englebert et
de V.Club de l'époque avaient un gabarit bien stable, étaient très élégants et excellents techniciens. La petite Marie-Claire, elle était à l'Athenée de Kalina et prenait le bus 17 (Bandal). A
l'époque, les petites filles comme elle, étaient les fans de Thu Zahina (Kelly, Roxy et consort), alors que nous les grands, comme JE, c'était "The Mustangs" avec Vince. Alors savoir que "mwana
Athenée" était une danseuse de Rochereau, lui-même ancien fonctionaire de l'Athenée, était perçu comme une trahison (vieux Suisse ne me contredira pas), elle était une môme, selon nous, donc
mineure, et pour un/une mwana n'Athenée, l'Athenée de Kalina commençait à la maison: l'Athenée de Kalina était partout. On faisait la différence, alors Marie-Claire, Rocherette ... Pour finir,
une reproche au Vieux Suisse, il devait avoir "genou" ou "cheville" pour qu'il ne joue pas en 2e mi-temps, selon nos 2 "nganga" venus expressement le jour du match de Kikwit et de Sona-Bata, mais
il joua tout le match: impardonnable, mais compréhensible aujourd'hui. Tundanonga



Lokotro 18/03/2010 08:48


Big Boss Claude,
Ekozala malamu bosolola na Vieux Saidi concernant vie na ye en tant que Belgicain.

Lokotro 


Sebene Onduruwe 17/03/2010 22:59


My Brother Claude Kangudie,
Ezali esengo mingi ya kotanga nionso okomi mpo na le Grand Saidi, esengo lisusu na ndenge o tenir na promesse opesaki ngai.
Wa yo Sebene Onduruwe.