Publié par Messager

 

 

La photo de Joseph Kasa-Vubu, Charles Kisolokele et Joseph Diangenda

 

 

envoyée par Richard Kasongo

 

La photo marque l’événement. Nous a reçu une photo des années 1960 de Joseph Kasa-Vubu, alors Président de la 1ère République du Congo ; Charles Kisolokele, fils du prophète Simon Kimbangu et membre du premier gouvernement Lumumba en tant que ministre d’Etat (ABAKO) ; et Joseph Diangenda, fils de Simon Kimbangu et chef spirituel de l’Eglise Kimbanguiste.

Notons que Kisolokele Wamba, fils de Charles Kisolokele a fait partie de plusieurs gouvernements Mobutu.

Pour les jeunes mbokatiers, nous reprenons les biographies  des trois personnalités trouvées sur le net afin de leur permettre d'en savoir plus.

Mbokamosika

 

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Biographie de Joseph Kasa-Vubu

Né à Dizi près de Tshela dans le Mayombe (Bas-Congo), la date exacte de sa naissance est incertaine. N'ayant pas été baptisé à sa naissance, la date de cette dernière n'a pas été enregistrée. D'après le témoignage de condisciples de Kasa-Vubu, ainsi que de missionnaires de Scheut ayant eu Joseph Kasa-Vubu pour élève, son année de naissance se situerait en 1915, et non en 1913 comme le relèvent d'autres sources biographiques.

Étudiant au petit-séminaire de Mbata-Kiela, il est jugé trop indépendant pour devenir prêtre, il est alors invité à poursuivre la scolarité normale, s'orientant vers la philosophie. S'estimant insuffisamment payé pour son niveau d'instruction, il abandonne la carrière d'enseignant, et devient employé dans la société Agrifor pour ensuite devenir en 1942, aide-comptable au service des Finances du Gouvernement colonial.

À Léopoldville, plus tard capitale du Congo, il subit les influences parfois divergentes de divers groupes d'évolués congolais originaires de diverses provinces. Il se fera connaître en tant que dirigeant de l'organisation kongo ABAKO.

En 1958, il devient bourgmestre de Dendale (aujourd’hui commune de Kasa-Vubu)1. Lorsque le pays devient indépendant (30 juin 1960), il devient le premier président de la république du Congo.

Après avoir été évincé par le coup d'État politique de son Maréchal Joseph Mobutu en 1965, il fut astreint à résidence par ce dernier et mourut de manque de soins en 1969 dans sa résidence surveillée de Kisundi, situé à Boma, dans le Bas-Congo.

Source : Wikipedia

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Biographie de Clarles Kisolokele

 

Papa Charles Kisolokele Lukelo est né le 12 février 1914 à Nkamba. Il est le premier fils de Papa Simon Kimbangu et de Maman Marie Muilu, d'où son nom de "Papa Nkulutu" qui signifie littéralement "l'aîné" en Kikongo (langue Bantou).

Très jeune, il assiste au ministère de son Père, l'accompagnant dans tous ses déplacements Spirituels. Papa Simon Kimbangu avant de partir en mission disait à ses enfants : "Kisolokele, Kiangani, Diangienda, restez ici, je dois m'occuper d' un problème", mais l'aîné insistait pour l'accompagner dans ses devoirs. Cette complicité et sa position de frère
aîné l'amène à devenir le témoin oculaire au procès de son père arrêté en 1921. Lors de l'interrogatoire, la justice belge le questionne sur les pouvoirs présumés de son père.

Le Juge-président du Conseil de Guerre use du chantage pour faire parler l'enfant alors âgé de 7 ans, lui promettant la libération de ses deux frères et de sa mère, s'il affirmait que Simon Kimbangu n'était qu'un usurpateur. On lui demande ainsi : « Crois-tu qu'à ton âge tu sais ce qu'est le miracle ? Et si oui, quels miracles avais-tu vu être opérés par ton père ? Celui-ci répondit : « Monsieur le Président, je sais parfaitement ce qu'il en est. Sous mes yeux, j'avais vu mon père ressusciter des morts, redonner la vue aux aveugles, faire marcher les paralytiques, rien qu'en disant soyez guéri ou ressusciter au nom du Christ.

La Justice, pour punir Papa Simon Kimbangu d'avoir manipuler son enfant et Papa Kisolokele pour avoir fait un faux témoignage, le relègue dans le camp de Boma, région située à des centaines de kilomètres de Nkamba. C'est dans ce lieu sous haute surveillance qu'il fait ses études primaires et secondaires. Les autorités belges prennent le soin d'interdire au jeune garçon de ne jamais parler de Simon Kimbangu avec les autres prisonniers du camp.


Elève studieux et impassible, Papa Kisolokele qui étudie à la colonie scolaire de Boma, est recruté à la fin de ses études pour travailler dans l'administration où il monte vite en grade jusqu'à devenir Administrateur territorial.

Heureux professionnellement, Papa Kisolokele ne l'est pas en ménage. En effet, Il est marié et a trois enfants. Le couple ne vit que quelques années de bonheur. Son épouse sous l'emprise du pouvoir belge tente de l'empoisonner. Il se sépare alors d'elle et il se marie des années plus tard à Maman Pauline Nsalulu à Nkamba avec qui il a 12 enfants.
En 1959, lorsque l'Eglise kimbanguiste est officiellement légalisée, Papa Kisolokele rentre à Kinshasa où vit son frère Papa Joseph Diangienda Kuntima.

En 1960, il est nommé Ministre du travail. Sa carrière professionnelle atteint son zénith lorsqu'il est nommé député. Infatigable, il prend ensuite la direction de l'INPP (Institut National de Préparation Professionnelle).

A partir de 1970, il démarre sa mission d'évangélisation en Europe. Papa Kisolokele Lukelo se rend alors sur le vieux continent où il élu domicile en Suisse. Avec l'aide de son plus jeune frère, ils réussissent à planter le drapeau kimbanguiste dans plusieurs pays d'Europe à commencer par la Suisse, la Belgique, la France, l'Espagne et plus tard dans les pays nordiques.


Alors qu'il affichait depuis de nombreuses années une santé de fer, Papa kisolokele est interné à de nombreuses reprises à l'hôpital au début des années 1970. Les visites régulières qu'il accordait aux fidèles kimbanguistes à son domicile, prennent un rythme mesuré. Comme son père avant lui, Papa Kisolokele connaissait sa date de mort.

Lors d'une hospitalisation à Bruxelles en 1970, son infirmier traitant est curieux de savoir la raison pour laquelle ce dernier regarde sans cesse l'horloge et lui pose la question. Papa Kisolokele lui répond qu'il regarde l'heure pour savoir combien de minutes, il lui reste avant sa mort. Ces propos amusent son infirmier qui ne le prend pas au sérieux.

Peu de temps avant sa « délivrance », il a tenu à adresser un dernier message aux fidèles kimbanguistes : « Ma maladie est due au poids de vos péchés que je porte depuis des années, mais à partir de ce jour, je ne les porterai plus. Désormais, que chacun de vous porte lui-même sa propre charge. »

Allongé sur son lit d'hôpital, Papa Kisolokele respira intensément trois fois et décéda le 17 mars 1992 à Bruxelles. Informé par cette triste nouvelle, son frère Joseph Diangienda
dit : « C'est fini, une partie de moi-même vient de me quitter.» Cette nouvelle plongea la communauté kimbanguiste dans un immense chagrin, et aussitôt avertie, elle se rendit se recueillir à Bruxelles. Une grande veillée fut célébrée en l'honneur du défunt.

Pour manifester sa compassion aux kimbanguistes, le Président de la République du Congo (ex-Zaïre) Mobutu Sese Seko mis à disposition un avion chargé de conduire le corps de Papa Kisolokele dans son pays d'origine. Son acheminement de l'aéroport à Kasa-Vubu fut digne d'un Chef d'Etat.

Il fut tout d'abord accueilli par la fanfare Kimbanguiste (FAKI) et par de grandes personnalités du monde politique et religieux, qui suivirent sa dépouille jusqu'au Centre d'Accueil à Kasa-Vubu. Une escorte de police fut dépêchée pour dégager la route et assurer la sécurité.

A l'arrivée du corps, Papa Diangienda Kuntima fut le premier à s'incliner sur la dépouille de son frère. Une prière fut ensuite dite par Maman Mikaël Lukwikitu Mandombe (Maman Mikala). La journée fut ponctuée de chanson, puis le Chef Spirituel adressa un message de réconfort à l'assemblée venue en masse saluer une dernière fois celui que tous appelaient et appellent toujours Dieu le père.

 

Source : yannicksonpres

Biographie de Joseph Diangenda Kuntima
Papa DIANGIENDAKUNTIMA Joseph est né le 22 mars 1918 à Nkamba, dans le Bas-Congo, dans le Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo.
A l’âge de trois ans, c’est à dire en 1921, il assistera à l’arrestation à Nkamba et la relégation à Elisabethville (actuelle Lubumbashi) de son Père, Simon KIMBANGU, mais aussi la relégation de son frère aîné Charles KISOLOKELE LUKELO à Boma, puis Moanda, dans le Mayombe, par l’administration Coloniale belge.
Son Eminence Joseph DIANGIENDA KUNTIMA est le cadet de trois enfants de Papa Simon KIMBANGU et Maman MUILU KIAWANGA NZITANI Marie.
Ses deux frères aînés sont Papa KISOLOKELE LUKELO Daniel Charles et Papa DIALUNGANA KIANGANI Paul Salomon.
Sa mère, Maman MUILU et son frère DIALUNGANA et lui même furent assignés à résidence surveillée à NGOMBE KINSUKA.

A l’âge de 16 ans il fut, à son tour, relégué à Boma où il fit ses études primaires et moyennes, à la Colonie scolaire de Boma. Il y obtient son diplôme le 23 décembre 1943.
Il fut engagé dans l’administration coloniale belge à Tsela d’abord puis fut muté successivement à Matadi, le 9 octobre 1946, à Boma, le 26 novembre 1946, à Léopoldville (l’actuel Kinshasa), le 19 mai 1947, à Luluabourg (l’actuel Kananga), le 16 septembre 1950 où il occupa le poste de Secrétaire au Cabinet du Gouverneur PEIGNEUX, enfin à Léopoldville, le 17 juillet 1952.

Papa DIANGIENDA est détenteur de plusieurs titres honorifiques de l’Administration coloniale belge et de la République du Zaïre.
Les Ordres :
Efforts de guerre ;
Services Rendus et Loyaux Services ;
Dévouement et médaille du Mérite Civique ;
Commandeur de l’Ordre Royal de la Couronne du Royaume de Belgique ;
Chevalier, Officier, Commandeur, Grand Officier et Grand Cordon de l’Ordre National du Léopard de la Rép. du Zaïre.

Papa DIANGIENDA s’ était marié avec Maman MVETE Elisabeth, le 22 mars 1943 et eurent sept enfants.

Le 20 mai 1959, Papa DIANGIENDA quitta l’Administration coloniale belge pour se consacrer entièrement à l’œuvre libératrice d’évangélisation lui léguée par son Père.
Le 24 décembre 1959, le Gouverneur de Province de Léopoldville J.B. BOMANS signa l’arrêté n° 2211/846 abrogeant l’arrêté n° 427/Sec.A.O du 16 novembre 1937 portant mesures de dissolution du Kimbanguisme. Dès lors, les fidèles Kimbanguistes pouvaient librement et publiquement adorer leur Dieu suivant l’Evangile de Jésus Christ enseigné et vivifié par son Envoyé Spécial Simon KIMBANGU.
Son Eminence DIANGIENDA KUNTIMA Joseph fut le premier Chef Spirituel et Représentant Légal de l’Eglise Kimbanguiste. Il était le Dirigeant infatigable, doté d’un Amour Noble et d’une Générosité inflexible.

Dans l’exercice de son ministère, il a implanté l’Eglise Kimbanguiste à travers le monde ;
Il s’est également occupé du développement intellectuel et social de l’homme en créant les Ecoles Conventionnées Kimbanguistes, l’école de formation médicale, la Faculté de théologie, des dispensaires, centre de santé et hôpital de Kimbanseke, des foyers sociaux.
Il a fait connaître l’Eglise et l’a fait adhérer au Conseil Œcuménique des Eglises (COE) et au Conférence des Eglises de Toute l’Afrique (CETA).
Il a doté l’Eglise de Jésus Christ par son Envoyé Simon Kimbangu (EJCSK) des infrastures de grande importance comme les temples de Matete, Matadi, Nkamba, Boko, Kimpanzou, … des Centres de développements communautaires de Lutendele, Kinkewa, Plateau de Bateke, Kounzoulou, etc.
Il a initié et organisé l’autofinancement de l’Eglise par la collecte dite « NSINSANI » qui signifie compétition.

Papa Joseph DIANGIENDA n'avait jamais cessé de nous demander de suivre les préceptes «Amour de Dieu et du Prochain, l’Obéissance à la loi et les Bonnes œuvres», qui se resument par la devise «BOLINGO, MIBEKO, MISALA».

Il est décédé le 8 Juillet 1992 à Genève en Suisse.

Source :Kimbanguisme.net

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