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Publié par Pedro

Les quatre jours de la semaine

Je n’ai jamais été à la FIKIN et je m’aperçois que beaucoup de gens qui y ont été croyaient qu’une foire, c’était pour les jeux, la musique et l’exposition des gens d’une dimension insolite, comme Tubby. Ils ne se demandaient même pas pourquoi, bien que FIKIN signifie foire INTERNATIONALE de Kinshasa, toutes les années paires (1970, 1972, etc.) il y avait aussi une édition nationale. C'est-à-dire, Tubby n’étant pas congolais ne serait exposé que pendant une année impaire (1969, 1971, etc.). L’idée que tout divertissement n’était qu’un sideshow n’est claire qu’aujourd’hui. Une foire, c’est commercial, industriel, agricole ou artisanal (Wikipedia). C’est une exposition, un étalage des produits. Les producteurs en exposent des échantillons pour enregistrer des commandes. Il faut retenir deux caractéristiques principales d’une foire : elle est périodique et se tient dans un même lieu. Voilà qui justifie que la FIKIN ait une édition nationale sans changer de nom – puisque le lieu est le même. Et la foire se veut annuelle, alors que l’édition internationale est biannuelle, aussi bien que la nationale.

Si nous réduisons une foire à son rôle commercial, il paraitrait étrange que sa périodicité soit annuelle ou biannuelle. Une foire doit être hebdomadaire. Ce n’est qu’un marché qui se tient le même jour de la semaine et les commerçants se déplacent de marché en marché. Au Bas-Congo, il y a donc le marché de Kiazole (le mardi) quelque part, Kiatatu (le mercredi) ailleurs et Kiasabala à Kwilu-Ngongo. Je n’ai pas vérifié si ces marchés se tiennent encore les mêmes jours de la semaine.

Savez-vous comment on dit les jours de la semaine en portugais ? segunda-feira c’est le lundi ; terça-feira le mardi ; quarta-feira le mercredi ; quinta-feira le jeudi et sexta-feira le vendredi. Il y a un nouvel accord orthographique portugais qui permet qu’on puisse commencer ces mots avec des minuscules. L’accord n’est pas encore respecté par l’Angola et le Mozambique, donc je dois dire Segunda-feira, Terça-feira, etc., même au milieu d’une phrase. Mais, ce que l’on doit retenir, c’est que le mot « feira » est le cognate du mot français « foire ». Pour abréger les noms des jours de la semaine, on peut aussi utiliser les numéraux ordinaux devant le mot « feira » : Segunda-feira =2ª-feira ; Terça-feira =3ª-feira ; Quarta-feira=4ª-feira ; Quinta-feira=5ª-feira ; et Sexta-feira=6ª-feira. Seul le mot 3ª-feira prête à confusion puisque l’ordinal serait Terceira et non Terça, mais nous n’allons pas essayer d’expliquer pourquoi la langue évite la rime. La langue portugaise nous dit donc que les jours de la semaine sont des jours de marché, bien que le samedi et le dimanche ne portent pas le mot « feira ».

En kikongo, il y a quatre jours, qui correspondent aux noms des marchés : Nsona, Mpangala, Konzo et Nkenge. Vous comprenez qu’ils ne tombent pas sur le même jour de la semaine de sept jours. Aujourd’hui, dimanche le 9 novembre 2014, c’est le jour de Nsona. Le prochain Nsona, c’est jeudi le 13 novembre (n’oubliez pas l’anniversaire de Rochereau).

Il y a deux choses qui m’ont toujours intrigué au sujet de ces marchés. Depuis 1975, j’ai connu et fréquenté le Mpangal’a Zombo qui est à cinq minutes de marche du village de mon père. J’ai entendu parler de Konz’o Kimpemba, où je ne me suis jamais rendu. J’ai aussi fréquenté le Nkeng’e Kibokolo, dans le village de ma mère, près du lieu de ma naissance. Mais, je n’ai jamais entendu parler d’un marché qui s’appelle Nsona en Angola. Je suis sûr qu’il doit y en avoir. Par contre, je n’ai jamais entendu parler d’un Mpangala, d’un Konzo ou d’un Nkenge au Bas-Congo. Nkenge est évidemment un nom propre féminin très répandu (O Kenge mama balobi naboya yo). Les Nsona, il y en a au moins deux : Nson’a Mbata et Nson’a Mpangu, même si ces toponymes figés ne sont pas perçus comme des marchés.

1.       Y a-t-il un mbokatier lisant ces lignes qui ait entendu parler d’un Nsona en Angola et des Mpangala, Konzo et Nkenge au Bas-Congo ?

2.       Y a-t-il un mbokatier qui sait pourquoi en kikongo le mardi est Kiazole (deuxième), alors que dans les langues indo-européennes, comme le portugais, le mardi est le troisième jour (marché) de la semaine  et le vendredi le sixième ?

 

PEDRO

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KOKE MIEZI Jean 02/12/2014 13:45

J’ai lu successivement l’article de notre ami Pedro publié sur Mboka Mosika au sujet des quatre jours de la semaine en terre Kongo, ainsi que la réaction de Mbuta Kisukidi sur Facebook qui a apporté des plus amples précisions sur certaines réalités que plusieurs compatriotes, surtout ceux appartenant à la nouvelle génération n’ont pas appris durant leur formation scolaire.
Je suis très flatté par votre analyse et toutes les précisions que vous venez de porter à la connaissance de tous ceux qui ignoraient l’existence d’un calendrier utilisé jadis par nos ancêtres. Le peuple kongo avait son propre calendrier. N’en déplaise à ceux qui veulent nous considérer comme du menu fretin. Dans leur soif et leur quête de nous imposer leur civilisation, les missionnaires tout en acceptant au départ notre façon de voir les choses finirent par nous imposer leur calendrier chrétien. Ainsi fut modifiée au fil du temps la nomenclature de notre calendrier.
Nos ancêtres avaient leur propre codification des jours et des mois dans l’année. Ce n’était pas des semaines de sept jours comme on les utilise aujourd’hui, mais c’étaient plutôt des quatraines comme vous l’avez si bien dit qui étaient à la mode.
Le peuple Kongo avait son propre calendrier confectionné sur une semaine de 4 jours dont trois (3) jours ouvrables et un quatrième jour pour le marché. Il s’agissait des jours suivants : Nkenge, Nsona, Nkandu et Konzo. Ici, le jour du marché variait d’une contrée à l’autre. Cette énumération ne pouvait pas prêter confusion, car chacun de ses jours s’apparentait à un lieu où se déroulait un « grand marché » dans une contrée bien déterminée.
Nos anciens disposaient aussi de leurs propres méthodes de comptage.
Un mois était répartit sur 7 semaines, et une année se répartissait sur 13 mois.
En dehors de ce système qui les aidait à fixer la notion du temps, ils pouvaient assimiler cette répartition basée sur les marchés à une autre qui avait trait à leurs activités agricoles.
- Kintombo (octobre-décembre) : saison des premières pluies. C’est la saison des ma sanza (nourriture)
- Kyanza (janvier – février) : 2ème saison de la récolte de vin de palme
- Ndolo (mars à mi mai) : dernière saison des pluies
- Sivu (mi mai à aout) : C’est la première saison sèche
- Mbangala (aout septembre) : deuxième saison sèche qui arrivait avec des fortes chaleurs. C’est la saison de brûlis, mpyaza
Qui vous dit que le Kongolais ne savait pas réfléchir ?
C’est dans cette logique que le commandant Albert Thys dans sa quête des lieux stratégiques où il implantait les différents postes ou stations de ce qui deviendront plus tard les fameuses gares du chemin des fers Matadi – Léopldville (aujourd’hui Kinshasa), il tenait souvent compte de ce critère dans le choix des lieux où il devait construire ces gares, car la présence d’un marché sur le site à exploiter était une garantie de rentabilité.
Dans Mboka Mosika, notre ami Pedro a cité le nom de Mpangala en lieu et place de Nkandu. Sincèrement, je ne sais pas qui a tort et qui a raison, alors que généralement les noms auxquels vous avez fait allusion correspondaient bel et bien à ceux que nos anciens utilisaient et qu’on nous avait même appris à l’école primaire.
Ainsi à ma connaissance, les postes de Kenge, Inkisi, Nsona Ngungu, Nsona Mbata pour ne citer que ces quatre-là furent retenues dans cette logique. En effet, tous nos amis savent qu’à Kenge vers Matadi, il y avait un grand marché et ce nom de Kenge n’est que la déformation de Nkenge qui était le jour où ce marché avait lieu.
Près de la rivière Inkisi, il y avait le marché qui se tenait le jour de Nkandu. Ce marché existe jusqu’à ce jour et a même donné naissance à un quartier de Kisantu qui porte ce nom. Comme M. Thys ne pouvait pas installer la gare près de la mission catholique qui se trouvait en hauteur, il jeta son dévolu sur un autre lieu qu’il baptisa du nom de la rivière Inkisi.
De la même manière qu’il avait retenu la gare de Inkisi, il en fit de même pour la station de Thysville. Pour la petite histoire, lorsque M. Thys arriva à Tumba, considéré comme le juste milieu entre Matadi et Léopoldville, il prit la décision d’y installer le centre névralgique de la nouvelle compagnie. C’est ici que les locomotives devaient être requinquées à chaque voyage et ravitaillés en charbon. Mais, parti en éclaireur pour trouver d’autres endroits pour y construire ses futures stations, il fut agréablement surpris non seulement par l’ampleur du grand marché qui se tenait le jour de Nsona près du village de M. Ngungu, mais aussi par le climat et la qualité de l’eau de source qu’il trouva sur place. Ainsi il décida de changer de cadre et confia à M. Bilau la mission de construire à Nsona Ngungu, le siège et le grand atelier de la société des chemins de fers Matadi / Léopoldvile qui prendra plus tard le nom de ONATRA (Office des transports coloniaux).
Pour tous ceux qui ont connu la cité de Thysville, nouvelle appellation de Nsona Ngungu, le lieu où se déroulait ce marché de Nsona se situait vers les « mazanga ma ndeke » dans les parages du site où sera construit plus tard le fameux camp militaire des commandos de Thysville. Situé très loin du lieu où, topographie oblige, il avait jeté son dévolu pour construire les ateliers et le siège de sa société, le pouvoir colonial réussit à imposer sa volonté aux indigènes en déplaçant l’emplacement du marché qui va s’approcher de la nouvelle cité en gestation. Ainsi, le nom de NSONA NKULU (ancien marché) fut collé à l’endroit précité, et accessoirement, verront le jour le Camp des Policiers et la Cité des travailleurs de l’Onatra à Nsona Nkulu, l’Hopital de Nsona Nkulu, le Stade et les Cimetières de Nsona Nkulu, le Camp militaire de Nsona Nkulu qui rappelaient le souvenir de cet ancien marché. En revanche, le nouveau marché érigé près de la gare, à l’endroit où est situé l’actuelle station Cobil de Mbanza Ngungu, sera appelé NSONA MPA. Voilà un peu comment avec un jeu de mot, Nsona Mpa va disparaitre du vocable pour devenir Nsona Ngungu, du nom du grand chef coutumier qui avait réalisé la transaction avec Albert Thys. C’est ce nom de Nsona Ngungu qui sera débaptisée pour devenir Thysville et aujourd’hui MBANZA NGUNGU, grâce à la politique de Mobutu de recours à l’authentcité.
Concernant la gare de Nsona Mbata, il n’y a pas de photo. Le marché de Nsona avait aussi influencé la construction de cette gare.
D’aucuns vont me rétorquer que ma logique ne tient pas debout car sur les 36 stations, je n’ai épinglé que quatre gares qui répondent à ce critère spécial du choix des lieux où les gares de Mfumu Thys furent installées par rapport aux marchés. Me référant seulement à l’histoire de la contrée de Thysville que je connais assez bien, je me rappelle que lorsque le calendrier de sept jours fut imposé aux populations locales, les anciennes appellations étaient contraintes à disparaitre pour permettre aux indigènes de s’adapter plus facilement à leur nouveau calendrier. Ainsi, les missionnaires catholiques et protestants, réputés comme des véritables encadreurs et des éducateurs modèles vont continuer à utiliser cette référence des marchés pour réaliser la fameuse classification basée sur l’ordre des jours de la semaine, c'est-à-dire Kia zole, kia tatu, etc… facilitaient l’assimilation de cette notion d’une semaine à sept jours et mettait définitivement fin à nos quatraines.
Voici à titre d’exemple la répartition des marchés tels que nous la connaissions :
Kia Zole : Zandu dia Kiasi kolo
Kia Tatu : Zandu dia Muala Kinsende ye Zandu dia Boko
Kia Ya : Zandu dia Mbanza Ngungu
Kia tanu : Zandu dia Lukala
Kia Sabala : Zandu dia Kuilu Ngongo
Kia lumingu : Zandu dia Mbanza Ngungu ye Nkolo
Dans la foulée, il y avait d’autres grands marchés selon le coin où l’on vivait. Vers Kimpese par exemple, il y avait Songa Lumueno, Mbemba et Songa Mani qui se partageaient les différents jours de la semaine. A Tumba, on parlait de Luvituku. Vers Kuilu Ngongo (Moerbeke), il y avait les marchés de Nkiende, Luvaka, Kuzi, Kimpangu. Plus loin dans l’axe de Nkolo, on avait Luidi, Mbengua Ntadi, Kivulu, etc… Sur la route de Ngombe Matadi, il existait les marchés de Kimaza, de Ngombe Matadi, de Ntimansi
Ces lieux de négoce étaient pour la plupart éloignés du chemin de fers, mais la grande particularité de l’époque est qu’il existait des routes bien entretenues qui reliait ces villages aux gares de l’Otraco et qui facilitaient l’écoulement des marchandises vers la capitale, surtout que tout au long du chemin des fers, les différentes gares étaient séparées d’au moins une dizaine de kilomètres seulement. Suivez notre regard. La province du Bas-Congo était très bien servie, car au moins, partout où des gares de l’Onatra étaient érigées, il existait des routes de desserte agricoles qui pouvaient faciliter la liaison entre ces différents pools. Avec la présence dans chaque gare des fortes colonies portugaises spécialisées dans ce genre d’activités, nos marchés étaient fréquentés régulièrement par des citadins qui s’adonnaient au petit commerce.
Pour terminer, je signale que les gares de Kenge, Songololo, Tombangadio, Lufu, Malanga, Kimpese, Tumba, Nkolo, Mbanza Ngungu, Kiasi Kolo, Marshall, Inkisi, Nsona Mbata, Waulters, Kasangulu, etc.. furent non seulement des stations destinées à desservir les voyageurs, mais aussi des hauts lieux d’échanges qui ont déterminé les appellations secondaires qui ont été collé à ces lieux… Et aujourd’hui, par un devoir de mémoire, chaque bas congolais pourra nous rappeler le nom qui était collé au marché de son village. Le mien à Kiasi Kolo, c’est le marché de Kia Zole.
Makuaya viokele

Pedro 16/11/2014 08:39

Merci, Mfumu LUSED, pour ces précisions et surtout le témoignage sur le Mpangala au Bas-Congo qui concerne directement la famille. Il y a trois jours que le commentaire a été posté, et je ne reçois plus des notifications sur mon e-mail chaque fois qu’un commentaire est publié, comme par le passé. J’ai cliqué sur l’article par chance.
Merci, Abdel, pour ce rappel. En 2007, j’ai eu quelques cours de Kiswahili et je me rappelle avoir pensé que la culture musulmane avait influencé le Kiswahili à faire en sorte que le vendredi soit le septième jour. Merci aussi pour cette réflexion sur l’espagnol et le français (au lieu du portugais) pour ce qui est des jours de la semaine.

Abdel 14/11/2014 20:17

Cher Pedro,

En Kiswahili, mardi est le quatrieme jour de la semaine. Les jours de la semaine sont: jumamosi (samedi, premier jour), jumapili (dimanche, deuxieme jour), jumatatu (lundi, troisieme jour), jumanne (mardi, quatrieme jour), jumatano (mercredi, cinquieme jour), alhamisi (jeudi, sixieme jour), et ijumaa (vendredi, septieme jour).

Le portugais etant plus proche de l'espagnol que le francais, je croyais que les deux langues utilisaient des noms similaires pour les jours de la semaine. Mais je me rends maintenant compte que c'est plutot le francais et l'espagnol qui ont certains noms similaires: lundi - lunes, mardi - martes, mercredi - miercoles, jeudi - jueves, vendredi - viernes.

Bon week-end

LUSED 13/11/2014 00:07

LE MPANGALA DU BAS CONGO ET LE JOUR DE MARDI (KIAZOLE) CHEZ LES BAKONGO

À mon frère Pedro
Pour completer mon frère Gerkana ,Il y a aussi un Mpangala dans le Bas Congo de RDC .Pour plus de precision ,c'est le village de ma famille paternelle directe.À l'epoque coloniale ma famille paternelle residant à Mpangala de l'Angola ,fuyant les Portugais ,sont allés construire l'actuel Mpangala de Bas Congo.Abandonnant l'ancien Mpangala de l'Angola.Mais après independance,la famille est rentrée en Angola reconstruisant l'ancien Mpangala abandonné.Tout en maintenant le nouveau Mpangala du Bas Congo qui se trouve vers la contrée nommée SONGA LUMUENO dans le Bas Congo.Mais tous ne voulurent pas rentrer .C'est ainsi que j'ai des membres de famille les deux cotés.les uns sont Congolais de Bas Congo et les autres Angolais de province du Zaíre de Mbanza Kongo...Cas fréquents dans les frontères de l'Angola et CONGO RDC ,que ça soit vers les LUNDAS .
N.B >ici ,je n'ai pas parlé de notre PRINCIPAUTÉ DE MPANGALA (dont je suis issu) qui existait aussi comme domaine exclusif du Prince de Kuimba et sa famille directe ,juste à coté de Mpangala village ou Mpangala du peuple, à l'epoque des rois....(Mais ce n'est pas notre sujet).

Quand à la deuxième question,cela depend de la culture et de la civilisation de chaque peuple.Beaucoup des peuples considèrent MARDI,comme troisième jour suite à l'influence du jour du DIMANCHE (jour du dieu Soleil) qui était consideré comme jour principal et premier jour de la semaine chez les Romains qui influencèrent le monde.C'est alors que le Lundi deviendra partout comme deuxième jour et MARDI ,troisième jour ...et ainsi de suite jusque Samedi ,septième jour.

Pour les Juifs (Israelites) ,c'etait à cause de la religion selon la recommandation de Dieu dans la Bible que le Samedi (SABBAT) devait etre le septième et jour du Repos comme Dieu aussi reposa le septième jour.Alors le Dimanche automatiquement devient le premier jour,Lundi le deuxième ,Mardi le troisième et ainsi de suite.

Meme chose aussi chez les Chretiens ,le Dimanche était le jour de la resurection de Jesus Christ.Et par consequent ,resta aussi comme jour principal de la Semaine et premier jour.Alors Lundi le deuxième ,Mardi le troisème ....ainsi de suite.

Mais pour les Bakongo ,donc les NE KONGO ,l'ancien Royaume du KONGO n'a rien a avoir avec l'influence romaine ,soit l'influence de la Bible des Juifs ou croyance des Chretiens .Les NE KONGO ne connaissaient ni les Romains ,ni les Juifs ,ni les Chretiens ,ni les Occidentaux en general ....

Le Royaume du Kongo ayant sa culture,sa civilisation et sa Religion à part ,minimisa le Dimanche ,et par consequent ,le Lundi fut appelé KIAMOSI (LE PREMIER JOUR) ,le Mardi KIAZOLE (LE DEUXIÈME JOUR) et ainsi de suite ,alors le Dimanche sera renvoyé au dernier jour.

LUSED

Pedro 10/11/2014 08:22

Merci, Gerkana
Je me doutais que ces localités seraient exactement entre Kimpese et Matadi, qui est le bout du chemin de fer Matadi-Léo que je n’ai pas connu.

gerkana 09/11/2014 21:07

ON CHER PEDRO
EN COMPLEMENT A VOTRE ARTICLE JE PRECISE QU'IL EXISTE UN KONZO PRES DE SONGOLOLO QUI EST D'AILLEURS UNE GRANDE MISSION PROTESTANTE AVEC UNE TRES GRANDE ECOLE :INSTITUT KONZO. ET EN ALLANT VERS MATADI IL EXISTE UNE LOCALITE KENGE. DANS LA SUITE JE CROIS QUE LES NOMINATIONS NSONA MBATA ET MAPNGU NE SONT PAS FORTUITES C'EST FUT SUREMENT DES MARCHES A DES EPOQUES DONNEES.

gerkana 09/11/2014 21:07

MON CHER PEDRO
EN COMPLEMENT A VOTRE ARTICLE JE PRECISE QU'IL EXISTE UN KONZO PRES DE SONGOLOLO QUI EST D'AILLEURS UNE GRANDE MISSION PROTESTANTE AVEC UNE TRES GRANDE ECOLE :INSTITUT KONZO. ET EN ALLANT VERS MATADI IL EXISTE UNE LOCALITE KENGE. DANS LA SUITE JE CROIS QUE LES NOMINATIONS NSONA MBATA ET MAPNGU NE SONT PAS FORTUITES C'EST FUT SUREMENT DES MARCHES A DES EPOQUES DONNEES.