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Publié par Messager

Décembre 1970 : éviction des  chefs coutumiers et des poids lourds du Bureau Politique du MPR.

 

 Nous poursuivons la publication des articles d’archives sur l’histoire de notre pays. Aujourd’hui, nous vous présentons le N° 348 du quotidien « Le Progrès » du vendredi 18 décembre 1970 qui annonce dans sa « manchette » le remaniement et le rajeunissement du Bureau politique du MPR.

 

Parmi  ceux qui avaient quitté le Bureau politique,  on note un grand nombre de  chefs coutumiers  comme : Pierre Mombele, Vaneer Kasongo Nyembo, Antoine Katombe, Chef Mudiaka-Kamayi Dominique, Minga –Mbengele,  et Victor Ngafani ; et une dizaine des poids lourds de la politique de l’époque comme : Alphonse Mavumgu, Joseph N’Singa, Justin Marie Bomboko, Etienne Tshisekedi, Dominique Diur, Eugène Lutula , Albert Delvaux , Pascal Luanghy,  Emile Grégoire Kashale, Yvon Kimpiobi, Thomas Tumba,  Aloïs Kabangi,  Jean Bandefu , et Jean Mirubo.

 

Vous remarquerez  comment Mobutu se débarrassait progressivement des acteurs politiques après qu’il s’était servi d’eux.  Bomboko ,Nendaka, et Delvaux  étaient précieux en 1960 pour éliminer Lumumba, en 1970 il les met à l’écart en renvoyant deux d’entre-eux dans leurs villages. Tshisekedi , Mavungu, N’singa étaient nécessaires pour écrire le statut du MPR en 1967, trois ans après ils deviennent gênants . Kasa-Vubu était important en 1960 pour  légitimer l’arrestation de Lumumba, en 1965 il est destitué. Tshombe était bon pour mettre fin à la rébellion en 1964, un an après il est écarté définitivement.

Nous reprenons tous ces faits non pas pour intenter un procès à ceux qui sont déjà morts, ce qui serait une grande lâcheté, mais pour éviter que l’on retombe dans les erreurs du passé. Malheureusement, la situation politique de la RDC nous prouve chaque jour que le passé n’a instruit personne au Congo.

 

Messager 

Décembre 1970 : éviction des  chefs coutumiers et des poids lourds du Bureau Politique du MPR.
Décembre 1970 : éviction des  chefs coutumiers et des poids lourds du Bureau Politique du MPR.
Décembre 1970 : éviction des  chefs coutumiers et des poids lourds du Bureau Politique du MPR.
Décembre 1970 : éviction des  chefs coutumiers et des poids lourds du Bureau Politique du MPR.
Décembre 1970 : éviction des  chefs coutumiers et des poids lourds du Bureau Politique du MPR.
Décembre 1970 : éviction des  chefs coutumiers et des poids lourds du Bureau Politique du MPR.

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Serge - Kongo na biso 03/05/2014 23:35

Tenez, **Topesaki 5 ans na Mobutu, tobakisi 5 ans na Mobutu, pona kosukisa 100 ans tomotombele.**
Est ce que c’est Mobutu qui l’avait demandé ou c’est le peuple qui voulait lui montrer son excès de zèle ?
Au Congo – Zaïre nous répétons les même fautes du passée, nous créons des dictateurs chaque fois, aujourd’hui on dit **na Raïs 100%** mais 99,9% des travailleurs sont impayés pendant des années, de l’autre côté on danse le Ngwasuma.
Serge – Kongo na biso

messager 16/04/2014 06:48

Les postes des ministres et des membres du bureau politiques étaient remplçables, sauf celui du président fondateur du MPR, l'immortel Mobutu. 100 ans tomotombeli ! Vanité des vanités.

Messager

Mpaka Losako 18/04/2014 09:01

100 ans n'était qu'une figure de style pour dire pour toujours. Pourtant tout monde sait que rare sont les personnes qui vivent plus de 100 ans. C'est comme si tu disaitoen liganla: ba kokunda ngayi na yo libulu moko. Est que cela ce fait, et pourtant on le dit souvent quand on aime quelqu'un à mort.
Tout les humains sont des mortels
Or Mobutu était humain
Donc Mobutu était mortel

Mpaka Losako 16/04/2014 03:49

Les postes de ministre ou de membre du bureau politique n'était pas des postes à vie, donc Mobutu avait le pouvoir et l'autorité d'écarter qui que ce soit.

Pedro 12/04/2014 17:44

Le dictateur vient de vous nommer comme un des collaborateurs, et quand il vous serre la main, vous ne le regardez pas en face. Vous baissez la tête, et vous continuez tête baissée quand il passe pour serrer la main à la personne suivante. Ce degré de servilité n’est écrit nulle part. Même les collaborateurs de l’empereur Hailé Sélassié 1er n’ont pas eu besoin de ce respect-là qui confère symboliquement le pouvoir absolu au guide. Quand le temps viendra, il va vous limoger tout de même.

Eric 12/04/2014 15:20

Tout à fait d'accord avec Claude Kanguide, ce type a trahi Lumumba pour asseoir la dictature de Mobutu.

Ango 09/05/2014 12:47

Je suis aussi d'accord avec Claude Kanguidie. Bomboko était un criminel de la même trampe que son ami Mobutu.C'était l'homme lige de ce dernier et, le plus grand conspirateur du complot qui a abouti à l'élimination physique de Pierre Mulele. Après avoir réussi sa mission ( à Brazzaville ) qui consistait à convaincre Mulele de retourner à Kinshasa,il aurait téléphoné la nuit même du retour de Mulele à Kinshasa à son ami Mobutu qui se trouvait en voyage officiel au Maroc en disant: liboke yango libeli ( cfr. Isidore Ndaywel, histoire générale du Congo, p.629 ). De son vivant, Bomboko n'a jamais démenti avoir prononcé cette phrase codée au téléphone. A mon avis, ce monsieur n'a pas sa place dans les manuels d'histoire de notre pays. Si, Laurent Désiré Kabila n'était pas venu avec sa fausse philosophie de la révolution pardon, Bomboko aurait mérité d'être pendu en 1997 à Kinshasa. La plus grande erreur de L. D. Kabila était sa mauvaise conception de la révolution. Aucun revolutionnaire dans toute l'histoire de l'humanité n'a parlé d'une révolution pardon. Par amateurisme et entourer d'un conglomérat d'aventuriers de tout bord, Kabila a lui mème préparer en douceur sa mort. Si en 1997, l'Afdl avait organisé des tribunaux populaires en se réfèrant aux recommandations de la conférence nationanale pour juger les criminels de la 1ere et 2ième République, aujourd'hui on ne parlera plus de Kengo, Bomboko, Tshisekedi, Mokolo,etc. La faute c'est L. D Kabila et non aux pays voisins qui profitent de la faiblesse du pouvoir de l'Etat et de nos institutions.
Comment expliquer qu'un gouvernement nationaliste puisse restituer les biens matériels à la famille Mobutu, voleur et plus grand criminel de l'histoire du pays et que les anciens barons mobutistes circulent librement au Congo..! Quelle justice ? Que le diable acceuil Bomboko dans son royaume pour les sangs de Lumumba, Mulele, Finant, et des autres nationalistes.

Claude Kangudie 11/04/2014 19:50

Bonjour cher tous.
Le Justin Marie Bomboko est parti avec tous ses secrets...et ses multiples trahisons contre le siens, les compatriotes de Simon Kimbangu. N'érigeons pas cet individu en modèle positif. Ce fut un mal permanent qui a détruit notre pays. Je donnerai juste deux faits qui caractérisent le "bonhomme", dixit Mobutu, le kuku ngbendu wa Mabanza:
1. En 1960, PE Lumumba, en tant que Premier Minsitre forme le premier gouvernement démocratique du pays. Dans ce gouvernement, Justin Marie Bomboka est pressenti au ministère de Sports et Jeunesse. Aux Affaires Etrangères, c'est Mr Lengema. Bomboko va supplier, flatter Lumumba pour qu'il le nomme aux Affaires Etrangères. Soulignant même que les Tetela et les Mongo sont des frères, ce qui, du reste, est vrai. Lumumba restera de marbre...mais Bomboko insistera toute une nuit et Lumumba finira par céder et le nommer ministre aux Affaires Etrangères...
2. En septembre 1960, c'est le même Bomboko qui va trahir "son frère" tetela. Ils seront avec Delvaux Mafuta Kizola, les seuls deux ministres à signer la lettre de révocation de Kasa-Vubu contre Lumumba...un bon traitre et un ambitieux sans foi ni loi.
Bomboko a evolué toujours en eau trouble contre notre pays. Que retiendrons-nous de positif, en tant que homme politique de notre pays ? Espérons que nos ancêtres seront sans pitié avec lui, surtout à cause du sang de Lumumba...RDC, Congo mboka ya Jean Pierre Finant na Mbuyi, ezali Libanga ya Talo...

Claude Kangudie.