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Publié par Messager

Monzali et Ngoyarto ont sauvé nos archives audiovisuelles

Lorsqu'au début des années 90, le comédien Monzali s'installe à Chateau Rouge, il voulait juste, au départ, donner une occupation à sa mère. celle-ci avait commencé par nous vendre des produits exotiques made in Kinshasa. mais un matin - ou un après-midi, en passant à la boutique - on était très solidaires - quelle ne fut pas ma surprise, d'y trouver des cassettes vidéos, reprenant les sketch de Monzali sur Télé Zaire. C'était le point de départ de  la reproduction et diffusion des archives audiovisuels de TéléZaire. Dans les années qui vont suivre, devant le succès et surtout la demande du public, d'autres producteurs, moins regardant,; vont s'engouffrer dans la brèche et obtenir des techniciens de l'OZRT, des archives des programmes comme Muana Nsusu et autres Diallo et sans soucis, pour les distribuer à grande échelle dans le différente capitales européennes, où était disséminée la diaspora Congolaise. Bien entendu, beaucoup ont déploré ces actes de piratage des oeuvres de l'esprit, mais grâce à cette première opération tentée et réussie par Monzali et bien d'autres par après, on a pu sauver nos archives audiovisuelles, car je vous le rappelle, beaucoup d'autres n'ont pas eu ce destin.

Quant à Ngoyarto, il s'inscrivait dans la même démarche que Monzali, celui de sauver notre patrimoine sonore. Et il a réussi au-delà de nos espérances. j'ai eu la chance d'être parmi les premiers clients de ce producteur et de ses premiers rêves. Il est dommage que des personnes comme Verckys qui ont passé au pilon nos 45T ait cherché à nuire à cet homme. Le travail qu'il a abbattu sur la place de Paris pendant des années à permis en tout cas, de retrouver d'une part des oeuvres rares, mais ensuite, de les remasteuriser, pour les rendre audibles. Bien entendu il faut saluer la série Rumba Roots, mais celle là est une initiative de mondele. faut-il rappeler que Ngoyarto a permis au mois aux ayants droits des artistes de toucher quelque chose des oeuvres de leur géniteurs?

s'il est une initiative qu'il faut saluer en matière d'archives audivisuelles de la RDC, c'est bien les initiatives des ces deux là: Monzali et Ngoyarto. Ils ont été les précurseurs d'un métier qui aujourd'hui, ne se contente plus de reproduire des anciens succès. Ces producteurs soutiennent aussi des créations actuelles notamment, dans le domaine du théâtre populaire, alors qu'ils ont débuté en piratant le répertoire de Tshitenge Nsana et le Théâtre de chez nous. Il me semble donc que pour sauver nos archives, il faut laisser parfois, des initiatives "canailles" se mettre en place dans un premier temps, quitte à les ramener dans la normalité plus tard, mais surtout ne jamais chercher à briser leur élan. Rappelez-vous que les premières expériences de numérisation de livres de Google ont été combattu. Aujourd'hui, ils sont courtisés pour la maîtrise de leur technique, par les plus grands musées du monde. Comme quoi...

 

Joseph Pululu

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Messager 04/11/2010 21:24



Lire plutôt échappatoire au lieu d'échapatoire.


 


Messagerf



Messager 04/11/2010 19:58



Voici le commentaire en question.


 



Messager et cher compatriote, bonjour.


Merci beaucoup pour la chanson mandalala. Une évocation réussie d'un simple objet de la nature. Les"mandalala" accompagnent toutes les circonstances importantes de  notre existence
sur terre. Ce qui me pousse à intervenir,c'est votre mise au point par rapport à la question stupide de certaines personnes qui vous demandent si vous payez les droits d'auteurs des chansons
que vous diffusez. Ces pêcheurs en eau trouble n'ont encore rien compris du bien fondé de votre site;peut-être seraient-ils plus à l'aise sur certains sites bidons qui vous présentent les corps
des femmes à longueur des journées. Je suis un ancien responsable de la Bibliothèque Nationale du Congo,chargé du dépôt légal.Posez la question à ces compatriotes de savoir à qui et où
paient-ils leur redevance radio et télé. A l'image de tous les secteurs de la vie,la BNC ne possède aucun fond  discographique. Le support qui nous avait permis de rédiger la première
bibliographie de notre musique,c'est l'excellent ouvrage de Manda Tshiebwa Tshiamalu .Vous contribuez non seulement à reconstituer notre fond discographique,vous mettez aussi gratuitement à la
disposition des ayants droit anonymes un outil qui leur permettra de réclamer leurs droits à l'état congolais. Ne vous laissez pas distraire . Merci de tout coeur.



Commentaire n°5 posté par Mbedi le 25/09/2010 à 1



Messager 04/11/2010 19:46



Mon cher Sam,


C'est beau votre constat. Mais nous voudrions connaître l'action du gouvernement dans la sauvegarde de notre patrimoine. Pourriez-vous nous dire ce que les archives nationales ont déjà fait dans
ce sens?


ça fait une semaine que je cherche en vain le site de la radiio  et de la télévision nationale.


En ce qui concerne la discothèque du blog, l'essentiel a été achété par mes fonds personnels. le reste vient vient des collections privées des mbokatiers. est-il interdit d'acheter des oeuvres
discographiques sur le marché ?


Si le gouvernement ne fait rien sur le plan culturel, nous avons le droit de le dire.


La RDC manque des archives, ceci est connju de tout le monde. il ne faut pas chercher des éhapatoires.


Nous avons untémoignage d'un compatriote qui a travaillé au service des archives nationales. je vais exposer son commentaire.


 


Messager



sam samina 04/11/2010 16:46



Messager, bonjour.


C'est regrettable qu'aujourd'hui les pionniers dans le pirage de nos valeurs culturelles soient  encouragés ou mieux honorés allusions faite à Monzali et ses compagnies. C'est vraiment
malhonnete d'encourager vos compatriotes à poser  d'abord  des actes inciviques et par apres normaliser les choses c.à.d passer à des actes légitimes. Canailles sur canailles,C'est
la lois du jungle. soyez convaincu que Monzali et Cie n'ont pas sauvergardé des oeuvres audovisuelles mais ils ont tuot simplement armorcé le pillage.Dans un Etat de droit ils doivent répondre à
la justice.Ce n'est pas normal de nous réjouire ou mieux de frotter des mains devant un tel fléau parce que nous nous sommes parvenus de nous équiper de discotheques riches aux oeuvres rares
issues la plupart de la piraterie.Il est temps pour nos congolais de travailler main dans la main pour instaurer un systeme devrant proteger nos artistes.Je sais fort bien que je suis bantou
ou mieux congolais , toujours les critiques en face ne sont pas sovent le bienvenu donc...


 



Messager 29/10/2010 18:03



A notre ami Joseph Pululu,


J'ai lu avec attention ton article sur l'apport de Monzali et Mangobo . Mais cet acte, y compris ce que nous faisons ensemble sur ce blog, n'est qu'ne infine participation à la sauvergarde de
notre patrimoine audiovisuel.


La numérisation de tout notre patrimoine audio et écrit est un programme qui incombe au gouvernement, et qui nécessite des fonds considérables.


C'est pourquoi nous voudrions savoir ce qui a été déjà réalisé à cet égard par la RDC. Mais nous sommes surpris de constater que La radio et la télévison nationale de la RDC ne disposent même pas
d'un site officiel, contrairement à l'Angola, la RCA et la Le Congo Brazza.


Pourquoi cette négligence au moment où le monde entier est à l'heure du NJUMERIQUE.


Le chantier culturel ne représente-t-il aucun intérêt pour notre gouvernement?


 


Messager


 



Muza 29/10/2010 08:44



En Suède ou en Scandinavie, un certain Vieux Fifi avait fait exactement ce que Monzali a fait à Paris, aujourd´hui suite au succès de son entreprise, bien qu´on peut appeler cela la "maffia",
nous connaissons une prolifération des "LIGABLO" dont les propriétaires sont de toutes les nationalités africaines et asiatiques. Bravo Vieux Fifi.


 


Muza



Lomingo 29/10/2010 08:37



A quelquechose malheur est bon dit-on. Ata mwana ya zoba, mokolo mosusu akobikisa famille.



Messager 28/10/2010 20:47



Je voudrais ajouter que si le blog mbokamosika a u le jour, c'est en partie suite aux anciens succès que j'avais achetés en grande quantité chez Ngoyarto à Clichy  et chez
Musicanova à Bruxelles.


 


Messager