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Publié par Messager

Miss Léo, Miss Congo, Miss Monde, Miss Univers, sont quatre événements dont le dénominateur commun reste  l'élection de la femme la plus belle.

Au lendemain de l'indépendance de la RDC, le concours autour de la beauté féminine a revêtu un caractère politique, dans la mesure où les protagonistes étaient  de nationalité congolaise. Qui plus est, Miss Léo 1961 a lieu le 29 juin , à la veille du premier anniversaire de l'indépendance de la RDC.

Tout laisse croire que Miss Léo 61 marque le début des élections des Miss en RDC.

Durant plusieurs années, c'est à Maître Ngombe "Taureau" , artiste et homme des spectacles , qu'incombait l'organisation de ces cérémonies.

Un jour, nous finirons par dresser le classement des miss Léo et Miss Congo par années, aussitôt que nous aurons déniché les  archives de la presse nationale consacrées à ces événments.

Aujourd'hui, nous nous contenterons de publier des coupures de "Courrier d'Afrique" du jeudi 29 juin 1961, provenant de Dom Munsiensi, qui décrivent l'organisation de Miss Léo 1961, au Parc de Bock (actuel Parc de la Révolution).

Ces coupures se limitent à l'annonce de l'événement, mais ne dévoilent pas le nom de l'heureuse élue. La fouille des archives nous permettra un jour, de connaître l'identité de la Miss Léo 1961.

Nous noterons que les deux orchestres ayant animé la soirée étaient sponsorisés par deux marques de boisson : Polar pour le Négro-Succès , et Coca-Cola pour le Jekokat.

 

Messager

 

MISS LEO 1961

 

1.

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3.

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4.

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David 13/05/2011 21:51



La journal parle de Pepsi-Cola et non Coca-Cola.



Joseph Pululu 01/11/2010 11:36



MARTHE MADIBALA, Edenda (Miss) ya Léo


A l"heure où les archives de Dom Munsiensi, nous rappelent que Me Ngombe Baseko reste sans conteste, le maitre de l'évenementiel à Leopoldville, depuis des lustres, il me revient à l'esprit, un
témoignage de Mama Catherine Limaya, plus connue sous son nom d'épouse Atembina.


Cette native de Léo II m'a un jour raconté comment, dans les joutes et autres compétitions, les jeunes de Kintambo ne manquaient aucune occasion pour se mesurer à ceux de Kisasa. Pour les garçons
c'éteaent les compétitions de football et d'Embonga, une sorte de catch, alors que pour les filles deux épreuves étaient au programme: le Nzango et l'Edenda. Le Nzango comme le football étaient
des compétitions dites "officielles" et se déroulaient sur des terrains et ous la supervision des missionnaires, alors que les combats d'Embonga et l'Edenda, étaient plutôt clandestins.


Le terrain de l'Embonga se situait à l'emplacement de l'actuel place Royale à Gombe. A cet emplacement existait à l'époque une petite mare qui se jettait sur la rivière Gombe un peu plus bas. Et
c'est là que ces jeunes des années 30/35, se mesuraient avec leurs propres règles. le vainqueur était proclamé sans contestation.
Les filles avaient leur propre organisation et leur compétition d'Edenda, se déroulaient, dans la foulée du match de Nzango, pour désigner la plus belle fille des deux communes - Kintambo et
Kinshasa. Le lieu de référence était le coin des rues Uele et Principale (actuelle OUA), sou le grand baobab. Là les jeunes, dispersés par les missionnaires se retrouvaient donc pour désigner la
plus élégante et la plus belle de l'assemblée informelle. Comme en effet, il était inrterdit de metre ensemble fille et garçons, le concours d'Edenda ne duraient pas longtemps, juste le temps
d'attraper des noms des jeunes filles, de s'échanger desd rendez-vous, pendant qu'aux chants d'Alangi, les filles mettaient en valeurs leur(s atouts, sous les yeux et les encouragements des
garçons et filles de leurs quartiers respectifs.


Selon Mama LImaya Atembina, c'est Marthe Madibala - qui plus tard deviendra animatrice radio - qui metrtra tout le monde d'accord pour sa beauté et sa prestance, alors que les filles de Léo II,
détiendront pendant plusieurs années, le trophé de Meilleure équipe de Nzango.


Comme on le voit, à côté de structures officielle et en,cadré, les jeunes Léoman, ont dévéloppé leurs propres joutes et loisirs, pen,dant longtemps clandestins, du moins aux yeux inquisiteurs de
l'Eglise Catholique. Il en est de même d'un certain nombre de société secrètes ou Likundu qui ont permis à cette jeunesse de rendre moins dure, les règles coloniale. Ces sociétés ou
regroupements, LOmami Tshibamba, en parle dans son roman et ses nouvelles réunis dans Ngando.