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Publié par Messager

Clément Ossinonde: ses souvenirs des années '90

 

 

Si les quatre groupes présentés se sont trouvés à cette époque au sommet de leur gloire pour avoir été accompagnés par une très belle section rythmique, pour avoir sut développer leur imagination mélodique, en assumant au grand jour le tournant de l'histoire : des grands orchestres nés au cours des années 50 jusqu'à leur effacement total à la fin des années 80 (à l'exception des Bantous qui ont pu se maintenir grâce un sursaut d'orgueil national)

Ces quatre groupes et leurs semblables, hélas ! n'ont pas atteint la maturité musicale (en pleine époque de Ndombolo) qu'on attendait d'eux. Bien au contraire, grisés par le succès et l'esprit mercantile, ils vont rendre justice à leur imagination tour à tour folle et médiocre.

Côté folie, les avalanches de cris, des dédicaces (litanie des noms) des guitares et drums à outrance, sans mesure, détruisent sous leur tempo rapide, la célèbre mélodie de la Mère RUMBA, popularisée par leurs prédécesseurs et dui demeure la marque déposée de notre musique. Côté classique, il manque cruellement les cuivres qui faisaient une très jolie ballade dans leur interprétation.

Toutes ces lacunes font que notre musique est progessivement oubliée depuis quelques années. Du premier plan qu'elle occupait au niveau continental, voire au niveau européen, elle perd sa crédibilité, d'aucun l'assimile au folklore.

Il  n'est pas étonnant, qu'à cette période des grands festivals en  l'Europe, nos groupes, nos artistes soient pratiquement oubliés, à l'instar d'autres grands musiciens ou groupes africains dont les noms ne sont plus à présenter. Ils se sont fait connaitre depuis comme des grands techniciens de la base moderne.

Un autre aspect non moins important, qui est la résultante de ce qui précède, est le DISQUE, qui a beaucoup perdu en qualité. En dépit de l'évolution technique de la discographie, les réalisations congolaises n'attirent plus. Nombreux, sont des mélomanes qui ont fini de se régaler ou de se gondoler à l'écoute des musiques congolaises. Sauf, une série des rééditions des années 50 et 60 qui sont réclamées par les connaisseurs.

On ne dira jamais assez à quel point les grands rassemblements de danses dans divers milieux en Afrique et en Europe sont désormais privés de musique congolaise. Parmi les meilleurs représentants d'un style de musique africaine dansée dans les plus grandes salles, dans les foyers africains, la musique congolaise ne fait plus l'unanimité. C'est dire, que nous devont interpéller  nos musiciens à établir un joli compromis une belle rumba originale et les normes périodiques d'un genre destructif comme les rythmes actuels.

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Au plan polique et social, sans vouloir être un grand observateur, on peu  noter qu'à peine 51 années d'independance, et après différentes guerres civiles vécues ça et là, on peut tout de même dire qu'il y a eu des avancées non moins importantes, disons même des avancées qui se sont effectuées en dents de scie, selon que le pays s'est retrouvé en temps de paix ou en temps de troubles.

Toutefois, un temps fou a été perdu, plus pour règler les contradictions popliques, que pour chercher des solutions pour le developpement social et économique. C'est dire que la tâche est immense et beaucoup reste à faire.

Point n'est besoin d'énumerer les points positifs pour lesquels les deux pays ont chacun fait des grands efforts, et les points négatifs, pour lesquels les deux pays se voient confrontés à des difficultés majeurs.

Puisque qu'au sortir des partis uniques, nos pays ont adopté le modèle democratique de gouverner, un acquis non négligeable, mail il y a que l'apprentissage de la démocratie ne se fait pas du jour au lendemain, l'essentiel est de se positionner fermement , au point où du sommet à la base le processus soit équitable et avance progressivement.

Sans vouloir noyer le poisson, c'est le peu que j'ai pu observer à travers ma modeste vision.

 


 

 

Clément OSSINONDE

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