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Publié par Messager

  LES BAZOMBO (1)
Pour un congolais, un angolais c'est un Muzombo. Les habitantes de l'Angola de Cabinda à Cunene (province plus au sud de Angola) sont de Bazombo. L'Angola c'est Zombo. Vraiment il faut corriger cette façon de voir et de concevoir l'Angola et ses habitants. C'est qui est vrai, tout muzombo est un angolais, mais un angolais  n'est pas nécessairement  un muzombo.
 
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Mais porquoi les bazombo sont si célèbres au Congo au détriment d'autres tribus de l'Angola? Selon le Dr José Carlos de Oliveira, anthropologue portugais qui as grandi a Kibocolo dans le territoire (municipio) du Zombo, auteur du livre "Nzila bazombo" Os Zombos na Tradição, na Colónia e na Independência (13) " les anciens habitants de Mbanza Zombo, appartenait au sousgroupe de Mbata. Bien avant l'arrivée des belges au Congo, ils étaient bien familiers dans le Bas Congo actuel et dans la région de pool Malebo." Avant l'arrivée de l'homme blanc, la région de kinshasa actuel comptait déjà parmi ses habitant, les bazombo. Aujourd'hui on peut trouver les bazombo octogénaires qui ne connaissent pas où se trouve Zombo, parce qu'ils sont nés à Kinshasa ainsi que leurs parents. Bien sûr , la présence de ces bazombos a àté ocultée par l'arrivée massives des tribus angolaises dans la premiere vague suite à la révolte de Tulante Mbuta en 1912 et celle de la répression de 1961.
 
Si les Tutsi du Congo ont pris les armes pour réclamer leurs la nationalité, les bazombos peuvent le devenir (le sont) par nature. L'intégration de cette tribu venue de l'angola dans la société conglalaise est un succès. Nous ne faisons pas référence seulement aux musiciens, aux joueurs de football, mais des cadrés dans toutes echelles de l'etat Congolais. Les bazombo sont partout, même dans l'armée.
 
Makela do Zombo
                        Makela do Zombo, "capital de Bazombo" au temps colonial.

"L'investissement à long terme n'intéresse pas un muzombo, ce qui est important por lui, qu'il sème aujourd'hui et récolte demain" dira ancien évêque du diocèse du Uíge, Don Francisco de Mata Morrisca. C'est qui fera de muzombo un excellent commerçant et surtout champion de bonnes relations et de dialogue "kinzonzi", condition essentiel pour faire trafiques dans toute les tribus où ils s'établissaient. Du Pool Malebo jusqu'a l'Ubangi dans le nort. Les territoires de Ruanda et Burundi jusqu'au Katanga dans leste, au sud, les bazombo sont arrivés à la limite de la Namibie, c'est le desert da kahalari qui a dû les arrêter.
 
Zamenga Batukezanga dans ses écrits a fait éloge aux vertues commerciales des Bazombos du Congo.  Inutile de préciser que le héros du roman "carte Postal" de Zamenga, Zuau en Europe, était un muzombo intégré dans la société du Bas congo. Luambo Makiadi fera de même dans "pamba pamba", et  a surtout vanté les qualités des dialogue des bazombo, dans "Kinzonzi kia tata Mbemba".
 
Si célèbres qu'ils soient au congo, les bazombo en Angola ne représentent pas la tribu majoritaire en Angola, ni même dans le Uíge, d'où ils sont originaires.
Carte ethnique des bazombo
Uíge, est l'une des 18 provinces de l'angola, qui est , à son tour, composée de 16 municipalités (territoires), dont celui du Zombo.
 
Les Bazombo habitent logiquement la municipalité do Zombo parmi toutes le 4 communes qui sont: Kibokolo, Sakandika, Beú et Kuilu Nfuta( voir la carte ci-dessus). Et aussi on trouve les Bazombo dans la commune de Nkama Ntambu (Camatambo)"Kinkama" dans le territoire de Damba. Dans la carte ci-contre, le territoire n°7, c'est celui du zombo.
 
En dehors des Bazombo, nous trouvons d'autres tribus bakongo dans Uíge, comme: le Bansoso (majoritaires dans uige), bawandu, bawumbu, basolongo, bapombo, bayaka, basuku, basikongo( basansala) , bakanu, balungi, basundi,        bawayo, c'est ce que nous étudierons après.
 
Les bazombo ont joué un rôle três important dans la libértation de Angola, de l'occupation portugaise, les premières organisations angolaises pour sonProphète Zombo l'émacipation ont eté formées par les Bazombo: Nkutu ya Nguizani du Prophète Simão Toko, ASSOUMIZO plus tard ALIAZO (alliance des Bazombos), pour se transformer en PDA qui fusione avec UPA pour former FNLA, en 1962.

                                 

                                 
 
MPLA qui était un parti des étudiants angolais à Connacry devient um parti des masse en s'etablissant à Leopodville, fin 1961, grâce aux bazombos(et d'autres tribus angolaises). Pascual Luvualu, Ambrosio Lukoki, Ndombele Bernardo, Armando Ndembo, Manuel Quarta Mpunza, étaient parmi les politiciens fidèles à Agostinho Neto, sans oublier des commandants Felisberto Monimambu "Spartacus", Mawete João Baptista et d'autres, sont des bazombo. Les hommes de culture comme les écrivains André Massaki, Ernesto Nzakundomba, João Mayamona, MarioMatadidi Mario 1 Matadidi et des politiciens,  le ministre Mpinda de l'Education National, Syanga Abilio ancien admnistrateur du puissant SONANGOl, sont originaires du Zombo. Sans oublier le muzombo le plus célèbre de tous, c'est sans doutes, le prophète Simão Gonçalves Toko, initiateur de l'Eglise du Jesus Crist sur la Terre, dit Eglise Tokiste.
 
  1.Makonda Mbuta, par Konono Molende
2.Matali yo, par Konono Molende
3.Kinzonzi ki Tata Mbemba, par Franco et l'OK-Jazz
A suivre

 

Ndombasi Kupessa Ngombo

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Dr AYALA 06/07/2012 13:34


Je suis Angolais de la frontiere avec les Bayaka.  Actuellement, comme replique les Angolais appelent les Zairois bayaka, comme les Angolais sont tous des Bazombo dans leur
conception. Nos freres zairois oublient que la plus part des tribus de provinces Katanga, Kasai, Bandundu, Bas Congo, de RDCongo, qui partagent de frontiere avec l'Angola ont des
membres de familles de memes tribus en Angola. En l'ocurence les Tshokues, les Katangais et les Lunda en Angola, les Baluba et les Pendes se trouvent a Malanje en Angola, les Bayaka et les gens
de Sanza Pombo region de ma mere en Angola parlent la meme langue. Les Bambata avec la tribu Bazombo, ici je ne parle pas de la nationalite Muzombo. Les Badimbu de Kimpese, Songololo, Songa
Lumweno, Mawete, Kuizi, les Bamboma ont des familles chez les Basansala. Les Basolongo avec les Bakongo ya Boma, certains habitants de Matadi avec les gens de Noki cite frontaliere de
l'Angola. Les gens de Kabinda parlent le meme kiyombe avec les Bayombe de RDC. Mon enseignant a Mayombe, m'a dit qu'ils etaient du cote du Congo Portugais. Comme les portugais ont mis une
frontiere en bois, les belges tres malins ont repousse et construit de frontiere en beton.

Massamba 18/11/2011 23:19


juste un petit rectification, les basansala et les basolongo n'est sont pas de la province de uige mais ils sont de la province du Zaire, le basolongo  vers Soyo et les basansala vers mbanza
kongo;en angola y 'a pas de bayaka, par contre les besimbele qui sont de uige sont frontalier avec le bayaka.

Dagba Topke 16/11/2011 22:24



Mr. Adei Toko,


J´avais des amis Gabonais à Porto-Novo (Bénin), tous étudiants, ils étaient de la tribu OYO, et ils se réclamaient des BAYOMBE de la R.D.C., si possible pourriez-vous nous situer un peu sur ces
tribus telles que les YOMBE, OYO, TEKE...


 


Dagba Topke



adei toko 16/11/2011 17:40



En attendant la suite qui nous sera proposé, j'aurai appris que ne peuvent se considérer comme des vrais BAZOMBO que les besi Maquella,les besi Quibocolo et les besi
Mbusu parce qu'ils ont le même accent et peuvent être assimilés à des BAMBATA qui occupent un territoire d'environ 40 kms d chaque côté de la frontière de l'Angola et de la RDC.


Tandis que les besi Damba, les besi Kinkama, les besi Beù, les besi Kuilu mfuta et les Kisakandika ont un accent comparable aux MBEKO du Bas Congo.


Les besi Sanza pombo, les besi Kimbele et les bankanu parlent comme des BAYAKA de la RDC.


Les Besi Kongo ( les Basansala) sont comme des BANDIBU en RDC.


Les autres, je veux dire les Bawoyo et les Basundi sont comme des Bayombe en RDC. 



Samuel Malonga 15/11/2011 15:47



Cher Topkpe,


Le nzonzi n'est pas un griot au sens qu'on lui donne en Afrique occidentale. Chez les Ne-Kongo ou les Bakongo, c'est le sage homme dont se sert une famille, un clan, une
communauté voire une personne pour expliquer à des tiers son point de vue sur le problème en présence (décès par exemple). Pour le cas du mariage ou de l'officialisation des
fiançailles, il y a toujours deux nzonzi  représentant chacune des familles (celles de l'épouse et de l'époux). Le nzonzi est toujours le répondant de ceux au nom duquel il prend la parole.
Il est à la fois leur avocat et leur porte-parole, car il défend leur cause et leurs intérêts. Il lui arrive parfois non seulement de parlementer mais aussi de négocier, pas pour
lui mais pour cette famille qui confiant , lui a donné l'autorisation et même le pouvoir de parler pour elle. Dans la tradition, on ne peut jamais être son
propre nzonzi. En outre, les négociations commerciales n'ont rien avoir avec le kinzonzi proprement dite. Dans ce cas, on ne l'emploie plus dans son sens propre mais plutôt au figuré comme
ce surnom donné au vieux Roger Izeidi. Le kinzonzi, c'est ce débat au cours duquel, les nzonzi mélangeant sagesse et proverbes dans leurs arguments cherchent un compromis soit pour une
alliance matrimoniale soit lors d'un conflit. C'est en soi un exercice complexe qui demande une connaissance élargie de la situation en présence et une bonne maîtrise de la coutume. Le face à
face des nzonzi pendant les cérémonies d'un mariage coutumier a toujours été d'une élégance inouïe. Et c'est sur leurs épaules que repose le bon déroulement de cette rencontre. Le kinzonzi
est une des valeurs nobles de notre patrimoine culturelle.


Comme une femme mariée qui va avoir un enfant hors mariage, le nzonzing est un enregistrement bâtard réalisé par un musicien en dehors de son orchestre et le plus souvent à son
propre compte pour mieux profiter de ses dividendes.


Je crois avoir répondu à ta question et espère être complété par d'autres mbokatiers.



Dagba Topke 14/11/2011 19:01



Je suis kinois d´origine ouest-africaine, plus précisement de l´ex-Dahomey l´actuel Bénin. Je voudrais bien qu´il soit apporté un éclaircissement sur le mot KINZONZI, en Afrique de l´ouest en
particulier et sur tout le continent noir, le Nzonzi on l´appelerait volontiers "le griot" et le Kinzonzi "le palabre". Je me souviens encore que M. Izeidi Roger Mokoy qui fut copain à une
cousine (aujourd´hui décédée) on l´appelait aussi Vieux Nzonzi et on nous disait ce sobriquet lui a été donné pour ses qualités de négociateur dans le monde musical africain, et on a vu comment
les artistes africains et congolais faisaient le tour du monde grâce à ses "kinzonzi". Et plus tard, la génération Zaîko qui est la mienne a trouvé un superlatif pour désigner leurs
enregistrements sécrets au détriment de leurs orchestres "NZONZING", j´ai toujours pensé que ces jeunes artistes voulaient rendre hommage aux bons et loyaux services rendus par le vieux Roger
Izeidi - Nzonzi.


Si vous pourriez aller un peu plus loin dans le développement du Kinzonzi, il me serait d´une très grande importance, il y a un documentaire sur le rôle du GRIOTISME dans la société africaine,
alors le Kinzonzi aura le mérite de compléter certains points d´ombre dans ce documentaire initié par un frère togolais.


Dagba Topke



Rostand 13/11/2011 21:47



Mbuta Ndombasi,


Merci de prevoir dans votre prochaine livraison un mot sur les origines du Prophete Simon Kimbangu que certaines sources placent en Angola, plus precisement chez les yaka d'Angola. Que pensent
les Bazombo, qui forment d'ailleurs une communaute tres importante au sein de l'Eglise Kimbanguiste. 


Votre frere Rostand.



Samuel Malonga 13/11/2011 21:46



Merci pour ta réaction. Tu peux avoir raison. Seulement, je suis d'avis que Luambo ne connaissait pas le village Zongo d'Angola. Je suis fort persuadé qu'il a fait allusion au Zongo
congolais où se trouve un barrage et qui n'est pas trop loin de son Sona-Bata natal avec qui il avait plus d'affinités, ne fut-ce que par la proximité.



Muana Damba 13/11/2011 16:31



Merci Mbuta Samuel Malonga pour l'explication sur KINZONZI. Il fallait bien lire la phrase: "C'est qui fera de muzombo un
excellent commerçant et surtout champion de bonnes relations et de dialogue "kinzonzi". Etre commerçant et surtout champion des bonnes realation et de dialogue "kinzonzi" sont trois
choses differente(ce n'est la même chose, il ne faut les melanger) mais etroitement liée pour l'etablicement des bazombos et ensuite faire le commerce.


Quant a la chanson "Kinzonzi kia tata Mbemba" de Luambo Makiadi, parle effectivement de Zongo et pas du Zombo. Mais quelle Zongo?
du Bas Congo, c'est vous qui le dite, Luambo ne le precise pas. Dans le Zombo exite un grand village ZONGO.



Samuel Malonga 13/11/2011 11:48



Le kinzonzi n'est pas à proprement parler n'importe quel dialogue. Le mot français qui s'y accommode le mieux est palabre. Les Bazombo sont de grands
commerçants. Mais avec leurs clients, ils marchandaient le prix pour aboutir à un bel accord commercial. L'entretien entre un vendeur et un acheteur ou client ne peut être assimilé au
"kinzonzi" qui est autre chose. On se sert du "kinzonzi" pour régler les conflits familiaux, pour  conjurer le sort, pour conclure un mariage coutumier, pour un cas de décès ou
pour tout autre problème mettant au prise deux clans, deux familles, deux communautés voire deux personnes. Les Ne-Kongo en font souvent grand usage. Lors des cérémonies de prédot ou même de
mariage, les deux familles en présence se parlent par l'intermédiaire d'un nzonzi. Celui-ci étant l'homme clé du jour, parle pour autrui pas pour lui-même. Il a mandat à faire
passer le message de la famille dont il est le répondant. De ce fait, il doit utiliser la finesse de sa sagesse dont il fait étalage avec l'emploi des proverbes (bingana). Il
profitera aussi de cette tribune qui lui est offerte pour faire son petit "libanga" en entonnant des chansons traditionnelles tout en exhibant des pas de danse. Ladite chanson
sera reprise par l'assemblée puis les uns et les autres passeront pour lui donner un peu de sous. Chez les Ne-Kongo, il n'y a pas de mariages sans "nzonzi". Le "kinzonzi" joue un rôle
primordial dans la solution de tous les problèmes qui se posent à la communauté. Le "kinzonzi" est en soi un art subtil qui demande une grande sagesse et des dons particuliers. Le "nzonzi"
doit savoir parler, savoir parlementer, avoir un langage poli, maîtriser la coutume et la situation en présence. Ce n'est pas n'importe qui qui devient "nzonzi". Au besoin, les familles
cherchent toujours les meilleurs "nzonzi" qui à lui seul peut faire balancer la situation. Pendant le "kinzonzi", le 'nzonzi' fait montre de son savoir faire. C'est une sorte de duel
qui opposent deux personnes parlant pour deux familles différentes dans un show haut en couleur.


Dans la chanson Kinzonzi ki tata Mbemba, le Grand-Maître Luambo avait fait allusion à Zongo dans le Bas-Congo et non aux Bazombo.