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Publié par Messager

Ce samedi nous avons réalisé une sélection musicale spéciale . En effet, notre choix musical d'aujourd'hui a été opéré en ayant une pensée à tous ceux et toutes celles qui ne sont plus de ce monde, et qui ont peut-être disparu sans avoir eu l'occasion de réécouter leurs chansons souvenirs.

Une fois de plus, la sélection de ce samedi sera centrée sur les chansons des années '60. Vers la fin, un chapitre spécial sera consacré à l'orchestre Bantous dont notre ami Ndaye apprécie les oeuvres. Nous nous débrouillerons avec les chansons en notre disposition, en attendant que notre kulutu Clément Ossinonde nous envoie quelques raretés comme promis.

Dans la première partie de notre sélection, nous avons retenu: une chanson de l'orchestre Negro Band , une chanson "coquine" de l'OK-Jazz (quatre boutons), une rareté de Los Nickelos, et deux chansons de l'African-Fiesta.

En diffusant pour la deuxième fois consécutive une chanson coquine, après Finga mama munu, nous voudrions souligner que de tous les temps, les artistes ont toujours été provocateurs. Mais à certaine époque ils exprimaient ces "coquineries " en  des termes voilés, en évitant souvent d'étaler au grand jour des obscénités comme le font les artistes actuels.

 

Voici la sélection de ce samedi 18 février 2011


1.Antoine moyibi, par Démon Kassanaud le Negro-Bandvers 1962

2.Quatre Boutons, par Franco et l'OK-Jazz entre '64 et'65

3.Bibi ya Poso Moko, par Zizi et Los Nickelosvers 1967

4.Permission, par L'African-Jazz vers 1963

5.Rendez-vous chez La- Bas, par Rochereau et l'African-Fiestavers 1963

SPECIAL BANTOUS DE LA CAPITALE

Notre sélection d'aujourd'hui comprend un bonus dénommé "Spécial Bantous de la capitale". Nous avons tenu par là répondre un tant soit peu au souci de Ndaye qui a toujours apprécié les oeuvres de cet ensemble des années 61 à 63. C'est ainsi que nous lui dédions Elie Bolingo de Mujos et les Bantous.
En plus de cette chanson, nous avons voulu rendre hommage à  l'artiste musicien MOUTOUARI CÒME KOSMOS, lequel n'a pas été à la création des Bantous,  et qui est venu humblement tard dans l'orchestre tel un novice, en suppliant ses aînés de lui montrer la voie à suive, d'où le titre de sa première chanson:Ebandeli ya Mosala".
Par la suite, il   s'est révélé comme étant le philosophe et le poète de l'orchestre. Ses chansons sont des véritables chefs- d'oeuvre où  la poesie rivalise avec les belles mélodies.
Messager

Il est auteur-compositeur et chanteur de talent. Il s’appelle aussi  Mountouari : c’est Kosmos ou Côme, l’aîné de Pierre. Contrairement à ses contemporains qui ont traversé le fleuve, Kosmos est un produit typiquement local. Sédentaire, il a résisté à la tentation de l’aventure kinoise à l’instar des Youlou, Pamelo, Boyibanda, Essous, Nganga Edo, Loubelo dit « de la Lune ». Kinshasa mpoto moyindo était le lieu idéal pour se faire une certaine renommée musicale. Car à l’époque, la capitale congolaise était considérée comme une ville de style européen possédant des infrastructures modernes profitables aux artistes musiciens. De ce fait, bien des artistes étrangers n’ont pas hésité a faire le déplacement de Kinshasa. Hormis les Congolais de Brazzaville, nous pouvons notamment citer Isaac Musekiwa, Saki et même le grand Manu Dibango.  Kosmos a dérogé à cette règle en vogue dans les années 60. Il a fait la pluie et le beau temps dans les groupes musicaux où  il a évolué. Il a fait partie du mythique Bantous de la Capitale et  de l’orchestre Le Peuple du trio CEPAKOS (Célio,Pamelo,Kosmos). Partout, sa belle voix a émerveillé. Grand compositeur, on lui doit des titres comme « Choisis, ou c'est lui ou c'est moi! », « Annie Téyé », « Makambo mibale », « Vie privée »,       « Trois mois de tristesse »,   « Mémé »,  « Mélancolie», « Milena » etc. Bien qu’ayant fait partie des grands orchestres brazzavillois, Kosmos n’ est pas aussi célèbre que son frère cadet Pierre Mountouari ,  leader de l’orchestre Sinza  et compositeur de « Missengé ». Pourtant  certaines de ses compositions comme « Makambo mibale » ont fait tabac à Kinshasa.

Samuel Malonga

GM324007 Recto

1.Ebandeli ya Mosala ,par Kosmos Moutouari et les Bantous

2.Makiri, par Kosmos

3.Makambo Mibale, par Kosmos

Bolingo Elie, par Mujos et les Bantousen 1964

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Ndaye 20/02/2011 22:39



Errare! Je voulais bien-sûr, parler du commentaire de mon frère Samuel.



Ndaye 20/02/2011 22:37



Encore merci, cher Messager, pour les précisions apportées. Je dois dire que j'ai rédigé mon commentaire sans avoir lu celui, fort instructif, de ndeko Marcel et qui mentionne un
fait rarissime dans ces années-là. En effet, Kosmos n'a pas fait carrière à Kin. Ndaye



Messager@ 20/02/2011 22:16



Cher Ndaye,


Merci pour ta remarque. Normalement on devrait dater les chasnsons afin d'aider nos jeunes mbokatiers.


En ce qui concerne le choix de Mujos, c'est par hasard qu'il s'est retrouvé dans quatre des neufs chansons. D'après moi, Quatre boutons daterait des années '65 mais elle figure sur une pochette
des l'année 1966.


Permission et rendez-vous chez la-bàs sont des chansons enregistrées dans l'African-jazz et qui sont sorties après la dislocation, c'est pourquoi je viens de mentionner 1963.


Bolingo Elie est de 1964, avant que Mujos ne rentre précipitamment à Kin pour une histoire de femme.


 


Messager



Ndaye 20/02/2011 21:52



Je reviens, Cher Messager, sur la sélection musicale de cette semaine pour te remercier de l'éclectisme de ce choix qui me va droit au coeur. Je suis convaincu que de nombreux
mbokatiers l'ont également apprécié. Cette sélection est tellement riche que je m'abstiendrais de la commenter chanson par chanson. Par contre, je ne sais pas si tu l'as remarqué ou simplement
si ton choix est délibéré, mais sur les 9 titres retenus, un chanteur apparait dans pas moins de 4 et cela, dans 4 orchestres différents. Extraordinaire! Il s'agit, bien-sûr, de
Mulamba Mujos. C'est ainsi qu'on le retrouve d'abord dans avec l'OK Jazz, aux côtés de Vicky Longomba et
Michel Boyibanda. Ensuite, il récidive dans avec l'African-Jazz, aux côtés du Grand Kallé et de Tabu Ley
Rochereau. Idem dans , avec l'African-Fiesta toujours aux côtés de Rochereau. Et enfin, sur l'autre rive dans ce titre des
Bantous que je chérie entre tous , aux côtés du même Michel Boyibanda et Nkouka Célestin Célio, si je ne me trompe pas. Du coup, il
se pose un problème sur la datation de ces différents titres. Si ce n'est pas trop demander, serait-il possible, à l'avenir, d'assortir les titres choisis de leur année de sortie?
Personnellement, je me retrouve. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas de tous les mbokatiers, surtout les plus jeunes. Enfin, le dernier enseignement que je tire de cette sublime sélection,
c'est comme tu l'as dit, qu'il y'a des musiciens, fort talentueux mais trop discrets peut-être, qui ont  quand même marqué leur passage dans plusieurs ensembles, en laissant des oeuvres
impérissables. C'est sans conteste le cas de Mujos qui n'a pas, selon moi, la reconnaissance qu'il mérite. C'est également le cas de Côme Moutouari
dont la carrière dans les Bantous est assez étroitement liée à celle de Pamelo, avec qui il a formé sans doute l'un des des duos les
convaincants des années 70. Encore un grand merci pour ces moments d'anthologie. Ndaye


 



Samuel Malonga 20/02/2011 20:29



Il est auteur-compositeur et chanteur de talent. Il s’appelle
aussi  Mountouari : c’est Kosmos ou Côme, l’aîné de Pierre. Contrairement à ses contemporains qui ont traversé le fleuve, Kosmos est un produit
typiquement local. Sédentaire, il a résisté à la tentation de l’aventure kinoise à l’instar des Youlou, Pamelo, Boyibanda, Essous, Nganga Edo, Loubelo dit « de la Lune ».
Kinshasa mpoto moyindo était le lieu idéal pour se faire une certaine renommée musicale. Car à l’époque, la capitale congolaise était considérée comme une ville de style européen possédant des
infrastructures modernes profitables aux artistes musiciens. De ce fait, bien des artistes étrangers n’ont pas hésité a faire le déplacement de Kinshasa. Hormis les Congolais de Brazzaville, nous
pouvons notamment citer Isaac Musekiwa, Saki et même le grand Manu Dibango.  Kosmos a dérogé à cette règle en vogue dans les années 60. Il a fait la
pluie et le beau temps dans les groupes musicaux où  il a évolué. Il a fait partie du mythique Bantous de la Capitale et  de l’orchestre Le Peuple du trio CEPAKOS (Célio,Pamelo,Kosmos). Partout, sa belle voix a émerveillé. Grand compositeur, on lui doit des titres comme « Choisis,
ou c'est lui ou c'est moi! », « Annie Téyé », « Makambo mibale », « Vie privée »,       « Trois mois de tristesse »,   « Mémé »,  « Mélancolie», « Milena » etc. Bien qu’ayant fait
partie des grands orchestres brazzavillois, Kosmos n’ est pas aussi célèbre que son frère cadet Pierre Mountouari ,  leader de l’orchestre Sinza
 et compositeur de « Missengé ». Pourtant  certaines de ses compositions comme
« Makambo mibale » ont fait tabac à Kinshasa.



Mayanga 19/02/2011 19:24



L'année passée, lors d'une discussion animée, mes amis et moi, sommes arrivés à la conclusion suivante: Kosmos et Essous sont finalement les plus grands auteurs des Bantous de la capitale.Bien
que moins connu que Pamélo, Kosmos mérite d'être honoré pour l'ensemble de son oeuvre. Je lance donc un appel à  qui de droit (monsieur Ossinondé bien sûr) pour mieux nous faire connaître
cet artiste méconnu des mélomanes.


Quelques titres de Kosmos qui me viennent à l'esprit: Henritie, Miléna, Mayité, Annie Téyé, Lettre ouverte, Accident ya peuple, Milla et ... Tabali !!!!!



Messager@ 19/02/2011 17:06



Mon cher NDAYE,


C'était un simple oubli. Tout est ok maintenant.


 


Messager



Ndaye 19/02/2011 16:00



Cher Messager,


Je suis extremement desole de ne pas commenter comme il se doit la selction musicale de cette semaine. Un simple contretemps. Je me rattraperai. Surtout que tu as eu la grande gentillesse de
tenir compte de mes gouts. Lesquels gouts, je suis convaincu, sont partages par de nombreux mbokatiers qui vont se regaler. Juste un digression: Bolingo Elie, que tu as annonce, n'y est pas.
Surement un oubli. Mais tou le reste vaut deja le detour. Encore une fois un grand merci et a plus tard. Ndaye