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Publié par Messager

 

 

 

Sory Liberlin de Shoriba Diop

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Artiste de l’histoire, a fêté à Paris, ses 75 ans d’âge, dont 55 au service de la danse et de la musique congolaise.

 

Saint Ouen dans la région parisienne, chez Eveline Gombo Nzapot (« Chez Mère Eve, la congolaise » ) a servi de retrouvailles de nombreux parents, amis, mélomanes et musiciens pour fêter dans l’allégresse le double anniversaire de Sory Liberlin de Shoriba Diop, pionnier des Ballets traditionnels et de la musique congolaise moderne.

 

Dino Vangu et Lo-Benel, entrent en scène.

 

La manifestation « coup de cœur », jamais organisée chez «  Mère Eve » a été une très belle distraction, agrémentée par Dino Vangu, Lo Benel et  Pela Simba. Ils ont étalé pour le grand plaisir de l’assistance, une série des merveilles du passé de la musique congolaise des années 50 à 70, dans toute sa diversité.

 

Le souvenir des « Ballets Diaboua.

 

A l’heure tour, les anciens des Ballets Diaboua, longtemps installés en France Antoine Batchilélo « Tony » Jean-Marie Bolangassa, Anselme Tambakasana, Lucky Zebila, ont livré une pluie de souvenirs, en ravivant la flamme des années de gloire des Ballets Diaboua, à travers des chansons et des danses qui retracent encore les valeurs fondamentales et culturelles du Congo. Ils ont vibré de toute leur énergie créatrice révélant encore un talent certain.

 

Liberlin de Shoriba Diop, comblé…

 

L’objectif de Liberlin de Shoriba Diop, de trouver dans cette ambiance festive, un nouvel élan dans la continuité de son action a été atteint. Il est entièrement comblé.

 

Le succès de la soirée, disons, le double anniversaire a attesté de la capacité de Liberlin de Shoriba Diop de faire l’unanimité autour de lui, et une reconnaissance encore vive de son passé culturel et artistique, qui donne droit au respect et à beaucoup d’attention.

 

Les retrouvailles de Saint Ouen ont été aussi l’occasion de dresser le bilan de l’œuvre de Liberlin et de faire connaître davantage son parcours à travers sa brillante biographie très peu connue des acteurs actuels de notre musique. Mais auparavant, C’est à son frère Pierre-Paul SINI, qu’est revenu l’honneur de traduire dans une brève intervention, l’importance qu’il accordait à cet évènement « ressource ». Notons aussi, la présence, d’un éminent enfant de Poto-Poto, le conseiller médias, Jean-Bruno Thiam.

 

Liberlin, meilleur représentant des Tumbas.

 

En effet, parmi les hommes célèbres de l’histoire de la musique congolaise, Liberlin de Shoriba Diop peut être considéré comme le meilleur représentant de la percussion «Les tumbas » (trois Tam tams jumelés), dont il est avec Marie Isidore Diaboua et Saturnin Pandi, les premiers initiateurs aux éditions Loningisa de Léopoldville (Kinshasa), en 1954. 

Le destin devait sourire à cet enfant de Poto-Poto à Brazzaville où il était né, troisième, d’une famille modeste, de père De Shoriba Diop Keita (franco-guinéen) et de mère Awa Oboyo(congolaise), le 28 Septembre 1938. 

Liberlin, un « Rythm-star »

Liberlin de Shoriba Diop. Un drôle de bonhomme. Touche-à-tout de génie : percussionniste, chanteur, chorégraphe, danseur, auteur compositeur, comédien, cinéaste, talent-scout… . A Brazzaville et à Kinshasa, c’est un personnage. Il a su toucher toutes les sensibilités par des moyens qu’il puisait au plus profond de la tradition du Folk et de la Rumba. Toujours à l’affût d’une nouveauté, à exploiter ou à découvrir. Liberlin s’est transformé en « Rythm Star » et est demeuré l’un des batteurs de tumbas les plus impressionnants et les plus spectaculaires. Très peu de gens savent qu’il a participé à la création de l’OK Jazz, pour avoir évolué avec Luambo « Franco » dans le groupe Lopadi (Loningisa de Papadimitriou) et surtout pour avoir accompagné aux tumbas de nombreux musiciens au studio « Loningisa » à partir de 1954. Tout comme il a évolué au studio Ngoma, aux côtés de Franc Lassan avec qui, ils ont créé en 1957 le groupe Rumbanella Band.

S’il n’a pas connu une source lumineuse autant que ses collègues Marie Isidore Diaboua et Saturnin Pandi dont l’impétuosité était de rigueur, son invention et sa finesse emporte à tous les coups l’adhésion. 

1950 – Liberlin de Shoriba Diop et Marie Isidore Diaboua, avec leur grand talent d’artiste et d’animateur, se sont révélés être parmi les meilleurs dirigeants Scout, chez les « Eclaireurs de France ». Ils ont occupé plusieurs jeunes à l’exercice des danses, chants, mimes, théâtre et poésies lyriques, avant de donner naissance en 1951 au groupe de danse « Kongo Dia Ntotela ». Un an plus tard, en 1952, Liberlin De Shoriba Diop lui attribue l’appellation, Ballets Diaboua, en reconnaissance à son collègue Diaboua, pour avoir situé la danse folklorique dans son contexte classique. 

A l’intérieure des Ballets Diaboua s’est dégagé une tendance plus moderne, des idées qui collent davantage au quotidien urbain dominé par les variétés de la musique du monde. Il était donc naturel que Diaboua et Liberlin exploitent cette piste pour créer, outre Les Ballets Diaboua, une nouvelle formation qui a porté le nom, « Les Compagnons de joie » (CDJ). Il présente une musique fluide et bien construite, des chansons aux harmonies travaillées avec soin. Le groupe va avoir le grand mérite de réaliser en 1953 à Léopoldville (Kinshasa), son premier disque aux Editions CEFA (compagnie d’enregistrement du folklore Africain) sous la direction du musicologue belge Bill Alexandre. Le CDJ va surtout servir de soubassement à la création du grand orchestre Negro Jazz, en 1954 et plus tard l’Orchestre Bantous en 1959. 

Le parcours élogieux de la carrière de Liberlin de Shoriba Diop peut se schématiser comme suit :

Acteur Musical 

- Co-fondateur des Ballets Diaboua et du groupe CDJ (compagnons de joie) Brazzaville (1952) 

-  Percussionniste permanent des éditions Loningisa à Léopoldville (1954-1957) et co-fondateur de l’OK Jazz en 1956 

- Percussionniste des Orchestres Dumond, Radio Brazzaville – RTF, et Dadet’s Boys (1956-1959) 
- Directeur artistique des groupes African Stars et Mbamina - Paris (1971-1979) et producteur de Sam Mangwana 1983 

Animateur Culturel, cinéaste, manager artistique

- Animateur Radio et télévision Française (RTF) – 1955-1959, Radio et Télévision Congolaise (RTC) 1960-1966, Office de Coopération Radiophonique (OCORA) -1971-1974, Radio Diaspora 2000 – Tropic FM Paris (1983-1988) 

- Conseiller artistique, des Ministères de l’éducation nationale, de la Culture et des arts, de l’UNEAC (Union nationale des écrivains et des artistes congolais) (1965 -1967) 

Enfin, entre autres activités, chorégraphe, cinéaste, éditeur producteur indépendant et de nombreuses tournées à travers le monde. 

Liberlin de Shoriba Diop, comme Marie –Isidore Diaboua, ont été au cœur de toute l’activité musicale, artistique des années 1950 à Brazzaville, comme à Kinshasa. Initiateurs des  « Tumbas » dans la musique congolaise, ils ont longtemps participé en studio, aux enregistrements de nombreux grands noms de la musique congolaise de cette époque.

Caartis (Le café des variétés)

Sory Liberlin de Shoriba Diop qui est demeuré très actif, anime à Brazzaville, depuis le 28 Septembre 2004, Le Café des variétés « Caartis ». (Espace de création et de communication dont Dieudonné Bitsindou, assume le rôle de Directeur artistique et Littéraire. Le « Caartis » a pour ambition de développer son approche du milieu culturel et des spectacles tout en permettant aux jeunes de s’investir dans le domaine des arts.

Contact : Liberlin de Shoriba Diop (cinéaste, producteur indépendant) 25, rue de Likouala – Poto-Poto - Brazzaville (Congo) Tél (00242) 5227618 ou 6553520 

Clément Ossinondé

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nyanguila 09/10/2013 00:55


Merci beaucoup,une fois de plus,notre cher Clément Ossinonde,par votre engagement,nous découvrons Sory Liberlin de Shoriba!Alors que nous n'avions aucune ideé de lui et de son oeuvre depuis les
années 50-60-70!Et je ne puis que lui souhaiter un joyeux anniversaire et une bonne continuation dans ses activités.Enfin,en ce qui vous concerne,notre Clément Ossinonde,on est content et fier
que vous soyez un des nous,et,le plus grand de nos souhaits,que le bon Dieu vous accorde encore beaucoup de temps pour que vous soyez encore avec nous! Bien à vous.

Ossinondé 05/10/2013 04:38


Je suppose qu'ils sont combles les mbomkatiers qui m'ont prié de leur livrer cette histoire de mémoire et pour laquelle j'ai saisi l'occasion de l'anniversaire de l'intéresser :Liberlin de
shoriba Diop