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Publié par Messager

Sergent Kokolo

 Après la photo du brigadier chef Lufungula, voici celle du Sergent Kokolo. Toutes les deux envoyées par notre ami BUKU, un des archivistes du blog.
 Le Camp Kokolo et le camp Lufungula figurent parmi les camps les plus connus de notre capitale. Mais Dieu seul sait combien parmi nous avaient déjà eu l'occasion de visionner les photos de ceux qui ont prêté leurs noms à ces deux camps?
En lisant les chroniques de notre mémoire vivante, Emmanuel Kandolo, on note qu'elles évoquent les figures marquantes de notre histoire. Parfois, elles ne sont pas suffisamment illustrées par manque d'images d'archives. D'où la publication à posteriori de certaines photos obtenues plus tard.
 S'agissant du Sergent Kokolo. Nous savons tous qu'il avait été promu au grade du Colonel après l'indépendance du pays, comme bon nombre d'officiers congolais bénéficiaires de la politique de l'africanisation de notre armée.
Certains seraient tentés de penser que les soldats congolais étaient incompétents de suivre les cours d'officiers durant la colonisation. Nous allons vous prouver que c'est faux, et que cela procédait de la politique coloniale tendant à écarter les congolais du commandement des troupes.
En effet, parmi les candidats ayant suivi l'Ecole Centrale de Luluabourg pour devenir des simples dactylographes, il y avaient des diplômés (post primaire ou PP 4) de l'école moyenne, pédagogue, ou du petit séminaire à l'époque. Ces PP4 ou 5 étaient capables de suivre et de réussir la formation d'officiers si telle était la volonté du pouvoir colonial.
Voici un exemple qui corrobore notre affirmation. Entre 1962 et '63, L'ONU avait contribué à l'ouverture de l'ENDA (École Nationale de Droit et d'Administration), et L'IBTP (Institut des Bâtiments et des Travaux Publics). Qui étaient admis aux premières promotions de ces Écoles ? Des élèves de 4e et 5e sécondaires ayant presque le même niveau que ceux qui étaient admis à l'époque à l'Ecole Centrale de Luluabourg. Certains avaient bien sûr effectué une année préparatoire (IBTP) , mais est-il que ces deux écoles avaient formé des cadres de très haut niveau. Beaucoup de professeurs de droit actuellement dans nos universités sont issus de l'ENDA.
 Nous avons ainsi prouvé que si notre armée n'avait pas d'officiers congolais lors de l'accession du pays à l'indépendance,c'était par manque de volonté politique et non de compétence.
 


Messager


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Qui dit mieux 15/03/2010 11:19


Papa Messager,
C´est bien dit, si tel a été le cas, il n´est pas étonnant de constater que l´Anc qui n´avait qu´un seul général après le 30 juin 1960, était une armée combative comparativement après 1970, où
l´armée donnait l´impression de n´avoir que des officiers, moins combative, les Marocains et autres mercenaires viendront l´épauler lors de deux guerres dites de Shaba I et II.

Qui dit mieux.