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Publié par Messager

MASUMU DEBRINDET OU Mr. DE LA PENTE

Masumu.jpg

Il s’appelle Joachin Ndungi Mambimbi Yala Ka Yala. Ses fanatiques le connaissent mieux sous le sobriquet de Masumu Debrindet, Mr De la Pente. Il a été le meneur de l’orchestre de la Voix du Zaïre en sigle Ovoza à ne pas confondre avec ORFAZ qui était l’orchestre des Forces Armées Congolaises (BMW pelisa). C’est un touche-à-tout,  un véritable polyvalent culturel si on peut me passer l’expression. Il travaillait à la voix du Zaïre, faisait partie du groupe Salongo tout en s’adonnant aux activités musicales. Animé d’un esprit associatif, Masumu a toujours été un meneur d’homme et un rassembleur. Il a été, tour à tour, président des étudiants de l’Institut National des Arts (INA), président de la fédération nationale du théâtre et actuellement président de l’association nationale de théâtre populaire et du cinéma. Artiste comédien confirmé, il a joué un rôle important dans les pièces comme "Muana Nsusu", "Lifuta ya moyibi", "Pasi ya kozua mosala", "Mabele", "Libala to bomengo", une comédie dans laquelle il a joué le rôle de De la Pente. Selon le professeur Kambayi Bwatsha, de 1967 à ce jour, Masumu a interprété plus de 1 726 pièces. Doté d’un talent exceptionnel, il est à compter parmi les grands hommes du théâtre congolais. Son œuvre a un impact colossal dans la promotion de notre culture. Une œuvre gigantesque, équilibrée, agréable, éducative, formatrice, culturelle, artistique qui marque avec une empreinte indélébile l’histoire de la culture et des arts de notre cher et beau pays.

Gradué de l’Institut National des Arts, il a poursuivi 15 ans plus tard ses études supérieures dans le même institut pour décrocher son diplôme de Licence en Administration et gestion des entreprises culturelles. Masumu est un modèle de courage. L’on se souviendra qu’à l’avènement de la démocratie en 1990, il avait perdu son emploi à la Radio télévision nationale congolaise pour son rôle militant ou plus précisément pour avoir osé poser une question à l’ex Président Mobutu lors de son discours sur la démocratisation du pays le 24 avril dans la cité historique de la Nsele. Masumu avait pris le courage de lui poser une question qui avait embarrassé le Maréchal. Jusqu’à ce jour, il n’a jamais été rétabli dans ses droits, c’est-à-dire retrouver son emploi à la RTNC.

Si dans plusieurs groupes de théâtre actuels, nous assistons à du n’importe quoi, il faut dire que Masumu a toujours contribué au redressement positif des mœurs. Il est l’un des rares artistes à se soucier de la conscientisation de la société congolaise. Il recherche le beau artistique, le véridique et le bon sens en nous offrant des spectacles de haute qualité et des thèmes magistrales. Il rend son œuvre avec patriotisme. Il a ainsi complété 40 ans de carrière théâtrale et mérite nos sincères félicitations.

Zéphyrin Kirika Nkumu Assana

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Otentika 04/09/2011 14:45



Autre temps, autre moeurs, sous d´autres cieux on appelerait cela des anti-valeurs, les Nollywood, Gollwood, les Ivoiriens, Sud-africains et autres africains sont plus authentiques que les
citoyens du Pays de l´authenticité, pour un rien on crie au scandale, j´ai été un peu partout en Afrique, la nudité n´est pas une préoccupation, mais chez nous au Congo-Kinshasa on dramatise
trop, on confond toujours les bonnes moeurs à la tenue de scène, je ne sais pas si nos artistes féninins doivent s´habiller comme ldes garcons... Ne dit-on pas en Afrique : NZOTO YA MWASI EZALI
NA MAKAMBO MINGI..."


 


Otentika



Richard Kasongo 03/09/2011 07:06



Ah! Je vois Masumu dans sa chanson : Tresor mon amour, chanson qu'il avait compose  pour fair a honneur a son filsTresor...



Serge, Kongo na biso 02/09/2011 14:03



Bonjour,


Le vieux Masumu est une figure de proue de notre théâtre que nous
avons l’habitude d’appelé « Théâtre de chez nous ou Maboke ».  Il travaillait en parfaite harmonie avec des artistes comme Ebale Mondiale
Passeport, Mayimputu Kwedy, Luzubu Matafadi surnommé par Ebale Mondiale (Doudou Ngafura), Mopepe Sukayina, Monoko et autres.  Leur façon de travailler
dépasse de loin celle d’artistes d’aujourd’hui qu’on voit exhiber leurs G strings (caleçons) et autres pour gagner ce qu’on ne sait pas.  Malheureusement, malgré ses efforts et ses sacrifices pour le travail qui aime tant, notre théâtre qui était le premier en Afrique est aujourd’hui loin derrière
Nollywood (de Nigeria) et Gollywood (du Ghana) sans compter celui de noirs Sud Africains qui a commencé juste à la mort de l’Apartheid.    Maintenant l’Association des artistes en danger crie et demande l’aide pour la détérioration de la santé Takinga je
te longole mais le PPRD a préféré donner $60.000 à JP Mpiana et Werrason.


Bonne journée.


Serge, Kongo na biso.