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Publié par Messager

 

 

 

     LES MATINEES DE LA RUMBA

 

    De Cyriaque BASSOKA et le Groupe KEKELE

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           Bals et Divertissement des Parisiens

 

                  A l’assaut de la RUMBA

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Le « Divan du Monde », une des grandes salles d’attractions parisiens, ouvre désormais deux fois par mois de 16 h à 22 h, ses portes à tous les mélomanes, pour remémorer la fabuleuse danse congolaise : LA RUMBA

 

A travers des bals de « défoulement fondamental »,  le célèbre orchestre KEKELE qui regroupe les grandes vedettes de la musique congolaise des deux rives du Congo, exécutera les variétés de la RUMBA de l’époque de sa consécration dans les années 20 et 50.

 

L’idée du promoteur des «  Matinées de la Rumba » Cyriaque BASSOKA, est de revenir aux fondamentaux de la RUMBA, sur ses racines historiques et culturelles, pour mieux comprendre la musique congolaise  des années 50 qui apparaissent comme l’apogée de la vie musicale congolaise.

 

« Les Matinées de la Rumba » veulent se placer loin de nouveaux rythmes, genres et styles de danse congolais qui traversent les frontières et envahissent l’Afrique et l’Europe, pour s’offrir le luxe de séduire désormais le monde par la RUMBA, divertissement  favori des congolais de l’époque.

 

La plupart des spécialistes, des historiens, des chroniqueurs, des musicologues, des mélomanes, des danseurs de marque s’accordent tous pour donner un nouvel essor des spectacles et des divertissements à travers la «  MADRE RUMBA » dans tout ce qu’elle comporte de superbes chorégraphies et de récitals engendrées par les grandes vedettes congolaises des années 50.

 

L’essentiel, « Des Matinées de la Rumba » c’est surtout  de permettre au monde de  la musique de connaître et d’apprendre à danser la RUMBA. Il n’en demeure pas moins que son existence est liée à l’histoire du Congo.

 

Si la traite des noirs a débuté en 1520,  à Cuba elle a atteint son point culminant au milieu du XIXème siècle ; les noirs ont constitué alors plus de la moitié de la population de Cuba. D’Afrique arrivent  plusieurs esclaves dont les  «  Congos » (d’origine Bantous) qui s’installent au centre de l’île, notamment dans la plaine de Colon’.

 

L’héritage Congo

 

A l’époque coloniale, de nombreux groupements  (cabildos) « Congos »  prirent le nom de San Francisco ou San Antonio. Des groupes « Congos » subsistent dans la région de Pinar del Rio, dans la province de la Havane, Trinidad et à Palmira, près de Cienfuegos. Les cultes « Congos », animistes et voués aux ancêtres, sont désignés sous le nom général de « Polo ». Les prêtres (tatas nganga ou poleros) activent le pouvoir de l’univers

A l’aide de cryptogrammes et de mambos, incantations mêlant mots espagnols et « Congos »

 

Les danses congos sont  exécutées en cercle, forme parfaite et magique symbolisant l’Univers. Dans quelques recoins de l’île subsiste l’érotique « Yuka » et « La Makuta », plus frénétique.

 

Les tambours, en forme de tonneau, sont accordés à la chaleur d’une flamme et tenus entre les jambes. Les chants contiennent souvent des « puyas », piques lancées aux dieux afin de les forcer à réagir, ou des « managuas », formules destinées à provoquer un rival et récupérées par la rumba. Toute la musique afro-cubaine est d’ailleurs empreinte de cette notion de provocation, de « desafio » (défi entre les chanteurs, les musiciens ou les danseurs) et « d’alarde » (étalage de ses qualités, fanfaronnade).

 

Dans le foisonnement des danses « Congos » se trouve la RUMBA,   qui signifie Nombril en langue Kongo (Sud du royaume Kongo) C’est-à-dire  « NKUMBA » qui selon la prononciation particulière des maîtres espagnols devint « RUMBA » ( La danse du nombril. )

 

Il se dégage de ce fait  plusieurs éléments musicaux se référant des genres « Congos », bien sûr il faut y ajouter les éléments hispaniques, ce qui donne à cette danse trois styles principaux :

La Rumba  « Yambu », La Rumba « Columbia » et la Rumba « Guaguanco ».

 

La Rumba « Yambu » est le  style le plus ancien (issu de notre Rumba actuelle). La danse est douce et se caractérise par le frottement du nombril de l’homme et de la femme.

 

Cette RUMBA, que Cuba aura ainsi donnée au Congo ou à l’Afrique nouvelle, importée par les enfants africains eux même à partir du XVI° siècle à fait son retour au Congo depuis les années 20. Aussi, c’est un droit légitime de pérenniser cette danse par : « LES MATINEES DE LA RUMBA »

 

LES MATINEES DE LA RUMBA SONT BI-MENSUELLES  DE 16 h  à 22 h SALLE « LE DIVAN DU MONDE » - 75, rue des Martyrs – 75018 PARIS – Métro Pigale ou Anvers.

 

La  première séance des «  MATINEES DE LA RUMBA » à eu lieu le 06 Février 2011 – Les Toutes prochaines  auront lieu le 20 Février, les 06 et  20 Mars 2011. (Suite du Programme à obtenir sur le site www.bassoka.fr )

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Clément OSSINONDE

Clement.ossinonde@sfr.fr

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Richard kasongo 13/02/2011 23:14



KULUTU CLEMENT OSSINANDE, MERCI NA FAIRE VIVRE BISO NA RETRO.....MERECI.. RICHARD KASONGO