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Publié par Messager

 

 

LES EDITIONS MUSICALES « LONINGISA » 

                                                            

                                                        1950 - 1962

 Loningisa-1953--2-.jpg

SI l’on doit aux frères grecs Athanase et Basile PAPADIMITRIOU la création en Septembre 1950 des éditions « Loningisa », c’est au congolais Henri BOWANE (guitariste-chanteur), que les tâches les plus importantes on été confiées. Responsable artistique, il est à la fois, le découvreur des talents, le recruteur, et l’arrangeur potentiel. Fraichement débauché des éditions « Ngoma », où il était une des pièces maîtresse, BOWANE s’inscrit dans le droit fil de la grande tradition rumba originale.

Les premiers disques qui ont commencé le 11 septembre 1950 ont été salués comme des plus grandes réussites et un évènement de grande ampleur. Il est vrai qu’Henri BOWANE a su trouver des accompagnateurs de choix. : Honoré LIENGO,  Théophile YANGA, Camille MASSAMBA, Charles BALA – des anciens copains en somme, puisqu’ils s’étaient rencontrés à l’époque chez Ngoma – Avec beaucoup de talent, ils signent les toutes premières œuvres ponctuelles qui sont pressées en Belgique (disque 78 tours en ardoise) avant d’arriver à Kinshasa. Des raretés à acquérir avant qu’elles ne deviennent démodées.

Charité bien ordonnée commence par soi-même, BOWANE se taille la part belle, car les cinq premiers disques sont les siens :

N°01- « Bowane na Honoré » – « Bisambo », N°02 – « Somba accordéon » – « Marie Claire », N°03 – « Bowane » – « Tala mwana mwasi oyo », N° 04 – « Tata Bowane apiki drapo » – Tangana, N°05 – Bowane makambo – Welo Welo.  Puis suivrons Honoré LIENGO, Théophile YANGHA, Camille MASSAMBA, Charles BALA, entre les 22 et 30 septembre 1950. Il va falloir compter avec cette nouvelle maison d’édition qui fait ouvertement concurrence avec « NGOMA et « OPIKA »

 Le secret de la popularité de Loningisa qui  a atteint son apogée en 1955 est avant tout technologique. Le grand public est devenu très exigeant sur la qualité de la production. Et celle des groupes de Loningisa est particulièrement soignée. Le ton est rumba, mais avec subtilités dans les mélodies qui le distinguent des produits des autres écuries.

Parmi les grands noms qui ont fait la gloire des éditions de PAPADIMITRIOU citons, entre 1951-1952 : DISASI, ADIKWA, KABAMBA, Pauline LISANGA, Marie KITOTO, BOSSOCOULD, TINO MAB, LIENGO, François NGOMBE « Me Taureau », FATAKI, etc. Entre 1953 – 1956 : Paul EBENGO « De Wayon » , Daniel LOUBELO « De la Lune », MUTOMBO, MONGWALU, LUAMBO « Franco » Victor LONGOMBA, LANDO « Rossignol », JS ESSOUS, MONIANIA « Roitelet », PHOLIDOR – KOSI – PANDI, GANGA Edo, Célestin KOUKA, BRAZOS, DIABOUA, LIBERLIN, PELLA « Lamontha » etc. Les orchestres WATAM, Conga Jazz et OK Jazz.

Entre 1956 et 1960, année de l’effondrement de l’écurie, l’image de PAPADIMITRIOU est resté au point, et les éditions Loningisa résolument dynamiques. L’éditeur grec avait trouvé les hommes qui l’ont accompagné pendant plusieurs années, notamment LUAMBO «  Franco » et l’OK JAZZ qui sont restés fidèles jusqu’en 1962, deux ans après l’indépendance, bien qu’en 1960, ils étaient déjà libres d’adhérer  à un autre label, d’où d’ailleurs les  enregistrements de l’OK Jazz en 1961 chez « Surboum African Jazz », et plus tard dans sa propre production.

Clément OSSINONDE

Clement.ossinonde@sfr.fr

 

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SAMBA DHIO 11/05/2012 23:11


Disons, de toutes  les éditions à cette époque à Kinshasa, Loningisa et l'édition qui a engorgé le plus grand nombre des musicien de Brazzaville. BOWANE, il faut le noter été le moteur
propulseur. Résidant régulièrement à Brazza, où il était comme un poisson dans l'eau, il a su entraîner d'abord à Loningis, puis à Esengo, les meilleurs talents de l'orchestre Negro Jazz -
BOWANE, il faut également le préciser était né d'une mère mongo de Bandaka et d'un père de Sibiti au Congo Brazzaville -