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Publié par Messager

 

LES BRAZZAVILLOIS DE L’OK-JAZZ : DANIEL LOUBELO DE LA LUNE (2)

Notre deuxième Brazzavillois ayant évolué dans l’OK-jazz durant les années ’60 s’appelle Daniel Loubelo dit De la Lune. Auteur compositeur et bassiste de talent.

Comme Edo, De la Lune fait partie des pionniers de l’OK-Jazz, après avoir appartenu au groupe Loningisa. Comme Edo, Ya Luna a composé plusieurs œuvres dans l’OK-Jazz, en lingala et en kikongo, sa langue maternelle.


Le recours récurrent au Kikongo par plusieurs musiciens Brazzavillois en pleine période coloniale et au début des années ’60 peut s’expliquer de la manière suivante :

-Il exprime l’attachement de  ces musiciens à leur culture d’origine ;

-Un message aux colonisateurs que la musique moderne et les airs du terroir peuvent s’accorder ;

-Enfin il  peut constituer les vestiges culturels des anciens Empires et Royaumes Africains.


Nous avons sélectionné trois chansons légendaires de De la Lune dans l’Ok-JAZZ dont deux très entreprenantes en Kikongo.

Nous attendons le supplément de notre aîné Clément Ossinonde sur  la carrière de Daniel Loubelo dit de la Lune.

 

Messager

 

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Daniel LOUBELO « De la Lune ». Un grand nom de la musique congolaise

(Son souvenir cinq après sa mort)


Vendredi 16 Juillet 2010 - 13:56


De la Lune

Daniel Loubelo Dela Lune

Il avait plus d’une corde à son arc. Son nom évoque la maîtrise plus que parfaite de la guitare basse qui a donné de nouvelles perspectives de style dans le succès du rythme de l’O.K. Jazz, cet orchestre légendaire dont il a été le co-fondateur le 6 juin 1956 à Léopoldville (Kinshasa) 

Co-fondateur également de l’Orchestre Bantous le 15 Août 1959 à Brazzaville, Daniel LOUBELO « De la Lune » a démontré dans ce groupe composé des musiciens issus des orchestre OK Jazz et Rock-A-Mambo, la grande valeur du bassiste moderne qui a le vent en poupe. Il s’est inventé un son et une sensibilité à la rumba qui a tranché merveilleusement entre les styles OK Jazz et Rock-A-Mambo. 

Né le 5 Mai 1934 à Mabenga dans la région du Pool (Congo Brazzaville), Daniel LOUBELO alias « De la Lune » a grandi dans une famille de 12 enfants dont il était le 3ème. Une famille chrétienne qui s’appliquait à produire de la musique religieuse au sein de l’Armée du Salut. Au demeurant la musique fut u

 

Voici le texte complet sur le bassiste Daniel LOUBELO "De la lune"

 

 

                                          Daniel LOUBELO "De la lune"

                                    Un grand nom de la musique congolaise

 

 

Il avait plus d’une corde à son arc. Son nom évoque la maîtrise plus que parfaite de la guitare basse qui a donné de nouvelles perspectives de style dans le succès du rythme de l’O.K. Jazz, cet orchestre légendaire dont il a été le co-fondateur le 6 juin 1956 à Léopoldville (Kinshasa) 

 

Co-fondateur également de l’Orchestre Bantous le 15 Août 1959 à Brazzaville, Daniel LOUBELO « De la Lune » a démontré dans ce groupe composé des musiciens issus des orchestre OK Jazz et Rock-A-Mambo, la grande valeur du bassiste moderne qui a le vent en poupe. Il s’est inventé un son et une sensibilité à la rumba qui a tranché merveilleusement entre les styles OK Jazz et Rock-A-Mambo. 

 

Né le 5 Mai 1934 à Mabenga dans la région du Pool (Congo Brazzaville), Daniel LOUBELO alias « De la Lune » a grandi dans une famille de 12 enfants dont il était le 3ème. Une famille chrétienne qui s’appliquait à produire de la musique religieuse au sein de l’Armée du Salut. Au demeurant la musique fut un don de toute la famille. 

Thomas BIKINDOU, le père de LOUBELO « De la Lune » était capitaine de l’Armée du Salut entre 1939-1952. Trompettiste, il a animé à cette époque la fanfare de l’église salutiste du village. Tandis que sa mère Anne BALOSSA a exercé à la même époque la fonction de monitrice dans le foyer salutiste, et elle jouait parfaitement à la guitare. 

Pour ne pas citer les nombreux frères et sœurs de « De la Lune » qui ont embrassé la carrière musicale, notons simplement que LOUBELO « De la Lune » a grandi dans une famille harmonieuse où la musique marquera toute sa jeunesse et il déploiera d’ailleurs beaucoup de qualités dans l’apprentissage de la guitare d’accompagnement, cumulativement avec ses études pédagogiques à la fin desquelles il deviendra moniteur de l’enseignement primaire. 

A Brazzaville et à partir de 1952, commence son parcours musical, en marge bien sûr de sa fonction d’enseignant. En effet, Il bénéficie auprès de madame PEPPER, musicologue française (très active en milieu musical à Brazzaville), d’une formation guitaristique basée sur l’étude du solfège et des partitions musicales élaborées. Cette formation sera complétée par l’apport du musicien Guy Léon FYLLA, une des plus admirables sonorités de la guitare et du saxo de l’époque. 

 

En 1953, alors qu’il n’a que 19 ans, LOUBELO « De la Lune » se désengage de sa fonction de moniteur, pour se consacrer exclusivement à la musique. Il va tenter sa chance à Léopoldville (Kinshasa) où sont installées les plus grandes industries du disque. Il signe pour la Firme « Loningisa » de l’éditeur grec PAPADIMITRIOU comme guitariste, et marque aussitôt sa présence dans l’écurie par la sortie en novembre 1953 de son premier disque : « Marie kanisa ngai » et « Bitumba mabe », suivi en Novembre 1955 de « Mia bella poza » et « Komeka te ».(au cours du même mois, LUAMBO Franco sort son tout premier succès : « Bolingo na Béatrice » et « Marie Catho ») Ici commence alors la période la plus créative de « De la Lune » par la sortie de plusieurs autres morceaux à succès , avant de participer à la création de l’OK Jazz, le 6 Juin 1956 à Kinshasa. 

Guitariste, puis bassiste à partir de 1956, Daniel LOUBELO « De la lune fut dans l’OK Jazz, un athlète de son instrument, une sorte d’énorme rythmicien qui s’intégrait parfaitement à l’environnement musical du temps. Il fut d’ailleurs dans ce groupe, compositeur de grand talent, où il parvint à créer des œuvres 

Qui s’enchaînèrent les unes aux autres, chacune teintée de sa propre couleur et qui sont demeurés vives dans la mémoire populaire. 

Le 18 Juin 1959, LOUBELO « De la Lune » accompagné de ses collègues de l’OK Jazz natif du Congo Brazzaville ; Edo GANGA et Célestin KOUKA quittent Kinshasa et l’OK Jazz pour se retrouver à Brazzaville, avant le rendez-vous historique de la création de l’orchestre Bantous le 15 Août 1959 au dancing « Chez Faignond ». Groupe dans lequel on compte Jean Serge ESSOUS et Saturnin PANDI, venus eux aussi de Kinshasa et de l’orchestre Rock-A-Mambo 

(Excepté Nino MALAPET qui rejoindra le groupe en 1961) 

 

Le passage de LOUBELO « De la lune » dans Les Bantous de 1959 en 1962 sera surtout marqué par cette grande qualité : sa précision d’exécution des mélodies accrocheuses et dansantes qui ne manquaient pas d’originalité. 

Daniel LOUBELO, on le sait est parti des Bantous le 12 Août 1962 en compagnie d’Edo GANGA pour réintégrer l’OK Jazz. Ils y resteront jusqu’au 22 Août 1964 date de retour définitif à Brazzaville (suite à l’expulsion par Moïse TCHOMBE des ressortissants congolais de Brazzaville) suivi de la création par LOUBELO « De la Lune », le 17 Avril 1965 de son orchestre « TEMBO » qui a brillé de mille feux, inaugurant par le fait de sa naissance une ère exceptionnelle dans les rapports entre les orchestres brazzavillois, celle des grands conflits, surtout entre les orchestres TEMBO et BANTOUS. 

Avec la dislocation de son orchestre TEMBO en décembre 1969, LOUBELO tire un trait à sa carrière musicale pour passer le plus grand de son temps dans l’animation des activités socio-culturelles de son quartier du Djoué » à Brazzaville. 

Le mercredi 1er Novembre 2006 à Brazzaville, Daniel LOUBELO « De la lune », un des doyens de la guitare basse de la musique congolaise, rend son âme à l’éternel, des suites d’une courte maladie. Il a été inhumé mardi 13 novembre 2006 au cimetière privé d’Itatolo à Brazzaville. La cérémonie de recueillement s’est déroulée dans la salle polyvalente de la mairie de Ouenzé (5ème arrondissement de Brazzaville), en présence, notamment de Jean-Baptiste TATY LOUTARD, Ministre d’Etat, président de l’UNEAC (Union nationale des écrivains et artistes congolais) ; Claude Ernest NDALLA « Graille », conseiller spécial du chef de l’Etat, Dieudonné MOYONGO, commissaire général du FESPAM (Festival Panafricain de musique). On y a noté également la présence des artistes du Congo-Kinshasa sous la houlette de Simaro LUTUMBA (Bana OK) 

 

Sur fond de musique distillée par Les Bantous de la capitale, relayée par d’autres musiciens. Quelques figures de la musique congolaise ont fait leurs témoignages sur l’artiste disparu, notamment Auguste Fall PANDZOU, Guy Léon FYLLA et Simaro LUTUMBA. 

Clément OSSINONDE 


 

LES OEUVRES DE DE LA LUNE DANS L'OK-jAZZ


 

1.Ntsayi ya bana ba OK, par De la Lune et l'OK-Jazz (entre '57 et '62)

2.Ya Luna Umbanzilu(1962)

3.Ngala na bino ekosila, par De la Lune et l'Ok-Jazz (1963)

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Simba Ndaye 22/05/2011 07:41



Petit oubli. Merci à Clément et à Messager pour les photos de Edo Ganga et de Daniel Loubelo. Il est important de
mettre des visages derrière les noms de ceux qui ont contribué à l'essor de notre musique, de notre culture. Excellent travail. Simba Ndaye.



Simba Ndaye 22/05/2011 07:21



Grand merci, mon cher Clément, pour cette véritable encyclopédie. J'avoue que je connaissais assez peu de choses sur Daniel Loubélo De La Lune. Or là, je
suis servi et j'ai tout noté. Comme de nombreux Mbokatiers, j'en suis persuadé. Encore merci. Simba Ndaye.



clément OSSINONDE 21/05/2011 22:24



 


Voici le texte complet sur le bassiste Daniel LOUBELO "De la lune"


 


 


                                          Daniel LOUBELO "De la lune"


                                    Un grand nom de la musique congolaise


                                      (Son souvenir cinq ans après sa mort)


 


Il avait plus d’une corde à son arc. Son nom évoque la maîtrise plus que parfaite de la guitare basse qui a donné de nouvelles perspectives de style dans le succès du rythme de l’O.K. Jazz, cet
orchestre légendaire dont il a été le co-fondateur le 6 juin 1956 à Léopoldville (Kinshasa) 


 


Co-fondateur également de l’Orchestre Bantous le 15 Août 1959 à Brazzaville, Daniel LOUBELO « De la Lune » a démontré dans ce groupe composé des musiciens issus des orchestre OK Jazz et
Rock-A-Mambo, la grande valeur du bassiste moderne qui a le vent en poupe. Il s’est inventé un son et une sensibilité à la rumba qui a tranché merveilleusement entre les styles OK Jazz et
Rock-A-Mambo. 


 


Né le 5 Mai 1934 à Mabenga dans la région du Pool (Congo Brazzaville), Daniel LOUBELO alias « De la Lune » a grandi dans une famille de 12 enfants dont il était le 3ème. Une famille chrétienne
qui s’appliquait à produire de la musique religieuse au sein de l’Armée du Salut. Au demeurant la musique fut un don de toute la famille. 


Thomas BIKINDOU, le père de LOUBELO « De la Lune » était capitaine de l’Armée du Salut entre 1939-1952. Trompettiste, il a animé à cette époque la fanfare de l’église salutiste du village. Tandis
que sa mère Anne BALOSSA a exercé à la même époque la fonction de monitrice dans le foyer salutiste, et elle jouait parfaitement à la guitare. 


Pour ne pas citer les nombreux frères et sœurs de « De la Lune » qui ont embrassé la carrière musicale, notons simplement que LOUBELO « De la Lune » a grandi dans une famille harmonieuse où la
musique marquera toute sa jeunesse et il déploiera d’ailleurs beaucoup de qualités dans l’apprentissage de la guitare d’accompagnement, cumulativement avec ses études pédagogiques à la fin
desquelles il deviendra moniteur de l’enseignement primaire. 


A Brazzaville et à partir de 1952, commence son parcours musical, en marge bien sûr de sa fonction d’enseignant. En effet, Il bénéficie auprès de madame PEPPER, musicologue française (très active
en milieu musical à Brazzaville), d’une formation guitaristique basée sur l’étude du solfège et des partitions musicales élaborées. Cette formation sera complétée par l’apport du musicien Guy
Léon FYLLA, une des plus admirables sonorités de la guitare et du saxo de l’époque. 


 


En 1953, alors qu’il n’a que 19 ans, LOUBELO « De la Lune » se désengage de sa fonction de moniteur, pour se consacrer exclusivement à la musique. Il va tenter sa chance à Léopoldville (Kinshasa)
où sont installées les plus grandes industries du disque. Il signe pour la Firme « Loningisa » de l’éditeur grec PAPADIMITRIOU comme guitariste, et marque aussitôt sa présence dans l’écurie par
la sortie en novembre 1953 de son premier disque : « Marie kanisa ngai » et « Bitumba mabe », suivi en Novembre 1955 de « Mia bella poza » et « Komeka te ».(au cours du même mois, LUAMBO Franco
sort son tout premier succès : « Bolingo na Béatrice » et « Marie Catho ») Ici commence alors la période la plus créative de « De la Lune » par la sortie de plusieurs autres morceaux à succès ,
avant de participer à la création de l’OK Jazz, le 6 Juin 1956 à Kinshasa. 


Guitariste, puis bassiste à partir de 1956, Daniel LOUBELO « De la lune fut dans l’OK Jazz, un athlète de son instrument, une sorte d’énorme rythmicien qui s’intégrait parfaitement à
l’environnement musical du temps. Il fut d’ailleurs dans ce groupe, compositeur de grand talent, où il parvint à créer des œuvres 


Qui s’enchaînèrent les unes aux autres, chacune teintée de sa propre couleur et qui sont demeurés vives dans la mémoire populaire. 


Le 18 Juin 1959, LOUBELO « De la Lune » accompagné de ses collègues de l’OK Jazz natif du Congo Brazzaville ; Edo GANGA et Célestin KOUKA quittent Kinshasa et l’OK Jazz pour se retrouver à
Brazzaville, avant le rendez-vous historique de la création de l’orchestre Bantous le 15 Août 1959 au dancing « Chez Faignond ». Groupe dans lequel on compte Jean Serge ESSOUS et Saturnin PANDI,
venus eux aussi de Kinshasa et de l’orchestre Rock-A-Mambo 


(Excepté Nino MALAPET qui rejoindra le groupe en 1961) 


 


Le passage de LOUBELO « De la lune » dans Les Bantous de 1959 en 1962 sera surtout marqué par cette grande qualité : sa précision d’exécution des mélodies accrocheuses et dansantes qui ne
manquaient pas d’originalité. 


Daniel LOUBELO, on le sait est parti des Bantous le 12 Août 1962 en compagnie d’Edo GANGA pour réintégrer l’OK Jazz. Ils y resteront jusqu’au 22 Août 1964 date de retour définitif à Brazzaville
(suite à l’expulsion par Moïse TCHOMBE des ressortissants congolais de Brazzaville) suivi de la création par LOUBELO « De la Lune », le 17 Avril 1965 de son orchestre « TEMBO » qui a brillé de
mille feux, inaugurant par le fait de sa naissance une ère exceptionnelle dans les rapports entre les orchestres brazzavillois, celle des grands conflits, surtout entre les orchestres TEMBO et
BANTOUS. 


Avec la dislocation de son orchestre TEMBO en décembre 1969, LOUBELO tire un trait à sa carrière musicale pour passer le plus grand de son temps dans l’animation des activités socio-culturelles
de son quartier du Djoué » à Brazzaville. 


Le mercredi 1er Novembre 2006 à Brazzaville, Daniel LOUBELO « De la lune », un des doyens de la guitare basse de la musique congolaise, rend son âme à l’éternel, des suites d’une courte maladie.
Il a été inhumé mardi 13 novembre 2006 au cimetière privé d’Itatolo à Brazzaville. La cérémonie de recueillement s’est déroulée dans la salle polyvalente de la mairie de Ouenzé (5ème
arrondissement de Brazzaville), en présence, notamment de Jean-Baptiste TATY LOUTARD, Ministre d’Etat, président de l’UNEAC (Union nationale des écrivains et artistes congolais) ; Claude Ernest
NDALLA « Graille », conseiller spécial du chef de l’Etat, Dieudonné MOYONGO, commissaire général du FESPAM (Festival Panafricain de musique). On y a noté également la présence des artistes du
Congo-Kinshasa sous la houlette de Simaro LUTUMBA (Bana OK) 


 


Sur fond de musique distillée par Les Bantous de la capitale, relayée par d’autres musiciens. Quelques figures de la musique congolaise ont fait leurs témoignages sur l’artiste disparu, notamment
Auguste Fall PANDZOU, Guy Léon FYLLA et Simaro LUTUMBA. 


Clément OSSINONDE 


 



Clément OSSINONDE 21/05/2011 19:52



Effectivzement Cher SIMBA NDAYE les trois chansons datent de la période de retour de LOUBELO ET GANGA... dans l'OK Jazz (1962 - 1963)


En ce qui concerne nos vieilles gloires de l'OK Jazz, présentement à Brazzaville il ne reste plus que Célestin KOUKA et Edo GANGA (1956-1959) puis pour ceux ont suivis citons BOYIBANDA, CELI
BITSOU (Francis Bitsoumanou) YOULOU MABIALA 


Citons si vous voulez Nino MALAPET du Rock-A-Mambo qui a également fait un passage éclair dans l'OK Jazz et qui vit également


Rappelons que POUELA "Dupool", le percussionniste de l'OK Jazz ne vit plus


Je peux attester sans me tromper que de tous les fondateurs actifs de l'OK JAZZ  le 6 juin 1956, il ne reste plus un seul en vie. 



Clément OSSINONDE 21/05/2011 19:29













 


 


 







































Daniel LOUBELO « De la Lune ». Un grand nom de la musique congolaise



(Son souvenir cinq après sa mort)



Vendredi 16 Juillet 2010 - 13:56







Daniel Loubelo Dela Lune




Il avait plus d’une corde à son arc. Son nom évoque la maîtrise plus que parfaite de la guitare basse qui a donné de nouvelles perspectives de style dans le succès du
rythme de l’O.K. Jazz, cet orchestre légendaire dont il a été le co-fondateur le 6 juin 1956 à Léopoldville (Kinshasa) 

Co-fondateur également de l’Orchestre Bantous le 15 Août 1959 à Brazzaville, Daniel LOUBELO « De la Lune » a démontré dans ce groupe composé des musiciens issus des
orchestre OK Jazz et Rock-A-Mambo, la grande valeur du bassiste moderne qui a le vent en poupe. Il s’est inventé un son et une sensibilité à la rumba qui a tranché
merveilleusement entre les styles OK Jazz et Rock-A-Mambo. 

Né le 5 Mai 1934 à Mabenga dans la région du Pool (Congo Brazzaville), Daniel LOUBELO alias « De la Lune » a grandi dans une famille de 12 enfants dont il était le
3ème. Une famille chrétienne qui s’appliquait à produire de la musique religieuse au sein de l’Armée du Salut. Au demeurant la musique fut u

















YALA 21/05/2011 13:08



Mon chèr NDAYE, je partage le meme point de vue que toi et je sollicite le concours de notre ainé C.Ossinonde ,de nous donner en quelques lignes l'histoire de la vie de ces pionniers sans
exception , de la pénétration mutuelle  de nos cultures communes des années 60 et que sont-ils devenus ?


                                                                           
Longue vie à MBOKAMOSIKA



Simba Ndaye 20/05/2011 23:07



Grâce à Mbokamosika, j'ai le sentiment et le réconfort de participer à une oeuvre de salubrité publique, à savoir la reconstitution  et l'exaltation de toutes les richesses
de notre culture commune. Merci cher Messager, pour ce bain de nostalgie dans lequel tu viens de me plonger. Inutile de préciser que je n'ai pas écouté ces trois chansons
depuis au moins 35 ans. J'observe simplement que dans la dernière, Ngala na bino ekosila, je crois reconnaître les voix de deux Brazzavillois justement, Edo
Ganga et Michel Boyibanda, sur lequel tu reviendras, je l'espère. D'ailleurs, cette chanson a dû avoir été enregistrée juste avant les évènements de 1964 et le retour à
Brazza des musiciens natifs de l'autre rive du fleuve. Et si je ne me trompe pas également, le duo qui a chanté Ya Luna Umbanzila est constitué de Vicky et
Kwamy. Mais ce qui est le plus important, à mon humble avis, c'est que tu mettes en perspective les parcours de ces pionniers qui avaient tous, sans exeption, l'interpénétration
de nos cultures communes comme moteur de leur carrière musicale. J'attends donc avec impatience les commentaires avisés de notre cher Clément. En attendant, merci
Messager, d'avoir pris en compte ma préoccupation sur les dates des oeuvres que tu nous programmes. En tous les cas, un grand bonhomme que ce Daniel Loubelo
alias De La Lune, Ya Luna. Il avait un jeu certes classique, pas étonnant pour l'époque. Mais comme on dit, il assurait à la basse. Dernière demande à
l'adresse de Clément: il serait sans doute judicieux de préciser à chaque fois (si possible) si ces pionniers sont toujours des nôtres ou s'ils nous ont déjà quitté, ce qui est
malheureusement le cas pour beaucoup d'entre eux. Encore merci Messager.Simba Ndaye.