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Publié par Messager

 

LES BRAZZAVILLOIS DE L’OK-JAZZ (3) : MICHEL BOYIBANDA

C064-15993 Recto

Michel Boyibanda n’est pas un des pionniers de l’Ok-Jazz, ni un muana Loningisa comme De la Lune, Edo, Essous, Pandi, Célestin Kouka…. Il a intégré l’OK-Jazz  le 13 avril 1964 grâce à Franco et Vicky , alors qu’il venait d’être éconduit par Rochereau, après les avoir fait venir avec Pamelo Mounka pour l'African-Fiesta.


Ancien de Négro-Band, Boyibanda n’a pas tardé à prendre sa revanche en signant son premier tube : Masuwa enani ou Monano ya reste. Une œuvre inspirée de sa langue maternelle. A l’instar des ressortissants du Pool ou d’origine Kongo, Boyibanda qui est du nord, a marqué son entrée dans l’OK-Jazz par un air du terroir. Prouvant par là que l’identité culturelle  en Afrique n’est pas l’exclusivité d’une région.


L’histoire nous apprend qu’aussitôt après son enrôlement dans l’OK-Jazz, Boyibanda ainsi que d’autres artistes musiciens congolais furent victimes de la mesure d’expulsion du 22 mai 1964 ayant frappé tous les Congolais de Brazzaville.


Deux ans après, il va effectuer son retour dans l’OK-Jazz où son apport au chant sera prépondérant. Sa belle voix dont le timbre approche celui de  Mujos se retrouve dans pas mal de chansons de l’OK-Jazz des années 64 à 70. Qui n’a pas apprécié son duo avec Vicky dans l’interprétation de « Quand le film est triste » ? Par ailleurs, il a réalisé un grand nombre des tubes repriss dans un album intitulé : « Le retro de Boyibanda ». Nous auditionnerons à cet égard une de ses merveilles : Samba tokosamba.


Sur scène, Michel Boyibanda a toujours été aussi à l’aise que sur le terrain de football.( Il a joué dans Patronage à Brazzaville et a entraîné une équipe de football à Kinshasa). Dans l’OK-Jazz, Michaux était l’incarnation de la gaieté au chant. Son comportement bon enfant le fait passer parfois pour un amuseur.


Nous avons sélectionné quelques chansons d’anthologie de Michel Boyibanda dans l’OK-Jazz. Signalons enfin que  ce dernier est encore en vie et bien partant.

 

Messager

 

 

                              Michel BOYBANDA et  Max MASSENGO

 

                          Les retrouvailles sont au beau fixe

                                       ( 07 JUIN 2010)

         Fruit des efforts de l’éditeur émérite ANYTHA NGAPY, le rassembleur 

Le contact avec la Rumba populaire « Odemba » est désormais rétabli. L’éditeur ANYTHA NGAPY n’a ménagé aucun effort pour obtenir à ses adeptes en la matière, Michel BOYIBANDA et Max MASSENGO la composition des arrangements pour l’album  de retrouvailles en grand orchestre : « Vanité des Vanités ».

 

Le résultat est célébrissime et magnifique. ANYTHA NGAPY a réussi ici, sa grande expérience modèle : Rassembler les frères séparés du monumental NEGRO BAND. Un exploit mémorable dans une famille longtemps en explosion, s’est rétablie comme par miracle, pour aboutir à un résultat sublime d’équilibre et d’intelligence autour du grand concert de retrouvailles du 07 Juin 2010 à l’Espace « La Détente » à Bacongo, 2ème arrondissement de Brazzaville, et du nouvel album «Vanité des Vanités » remarquable.

 

Un chef d’œuvre au même titre que les œuvres d’amour, de compassion, de déception que BOYIBANDA et le regretté FOUSSIKOU « Nezi » chantaient à la belle époque, où l’inspiration folle et inépuisable nourrissait alors la rumba « Odemba ». Admirable.

 

Notons, pour la petite histoire, c’est le 18 Novembre 1958 au bar « Domingo », commune de Kinshasa, Léopoldville, qu’est né l’orchestre NEGRO BAND.

Les cofondateurs en majorité natifs de Brazzaville placent en tête le kinois Jean MOKUNA « Baguin », guitariste soliste qu’entouraient Franklin BOUKAKA et Michel BOYIBANDA chanteurs, puis : Max MASSENGO  clarinettiste, Denis LOUBASSOU « Tintin » percussionniste, Casimir ELOSALA « Elo » bassiste, Jean Marie FOUSSIKOU chanteur, Louis NGUEMA « Lily » guitariste accompagnement.

 

On compare déjà à tort les premières productions de Negro Band à celles de l’OK Jazz, car « Baguin » très bon soliste insuffle à son groupe un style rationnel pour atteindre les amoureux de la rumba « Odemba ».

 

1960, l’orchestre s’installe définitivement à Brazzaville, néanmoins il fait la navette entre les deux capitales, s’octroyant la faveur rythmique sonore dont il animait chacun de ses concerts.

 

1960, Max MASSENGO succède à  jean MOKUNA « Baguin » à la tête de l’orchestre qui devra dorénavant affronter la rude concurrence aves Les Bantous et le Cercul Jazz.

 

1962, le Negro Band à le mérite de graver pour la postérité, un disque avec la célèbre chanteuse Lucie EYENGA, dont les titres « Georgette » et « Adoula » comptent parmi les meilleurs de l’année.

 

1970 (au cours de la décennie) le Negro Band est à son apogée, précisément lorsqu’il se rend à Paris pour effectuer des enregistrements chez Pathé Marconi. Le séjour parisien de Negro Band a permis la sortie de plusieurs disques qui sont restés au palmarès des meilleurs albums réalisés par les orchestres congolais de l’époque. On se souviendra longtemps des chefs 

d’œuvres comme « Maseke », « Marie Hélène », « Gilette ya le 4 Mai », Mado

ndima mokumba » et « Mokono Antoine » (nom du parrain qui a longtemps contribué à la gestion du groupe).

 

1971, le 27 Mai, éclate un conflit qui pousse les dissidents Rubin TOMBA « Major », Louis NGUEMA « Lily », Démon KASANAUT, TERGIEFF « el diablo ». à créer l’orchestre  « Les rebelles » MASANO.

 

Enfin 1980 (au cours de la décennie) l’orchestre NEGRO BAND « Mbuzila » 

cesse d’exister pour renaître des cendres trois décennies après, le 07 Juin 2010 au bar « La Détente » à  Brazzaville avec quelques anciens et des nouvelles recrues. Un enchantement à la fois émouvant et intimiste.

 

Clément OSSINONDE

 

                                        Michel BOYIBANDA

C'est à MAKOUANGOU dans la préfecture de la SANGHA (république du Congo) qu'est né le 22 Février 1940 Michel BOYIBANDA. Après une enfance heureuse dans ce beau village noyé sous les cacaoyers, le jeune BOYIBANDA monte à OUESSO où il fait ses études primaires.

Son Certificat d'études primaires élémentaires (CEPE) en poche, il aborde à Brazzaville et Dolisie , des études agricoles. (école normale secondaire) Il y renonce , vite pour se lancer corps et âme, dans la grande aventure musicale.

Le 7 Avril 1958, il partage, avec quelques amis, l'engouement de la vie kinoise. Il se lie à Jean MOKUNA "Baguin" et Franklin BOUKAKA  pour donner naissance  le 18 Novembre 1958 au bar-dancing "Domingo" à Kinshasa , à l'Orchestre NEGRO BAND. Au bout de deux ans d'existence (1960), l'ensemble s'installe à Brazzaville. Les adeptes de la fameuse Rumba "Odemba" découvrent un ensemble d'avenir. D'où la tentation de le comparer, à tort à l'OK Jazz, dès ses premières productions.

Août 1963, à la suite du vide laissé par le départ du chanteur BUKASA "Jojo" de l'orchestre Bantou, c'est à BOYIBANDA que revient le mérite de le remplacer. Il s'appuie vite sur un orchestre puissant et en devient un excellent ténor. 

Il déploie avec Joseph MULAMBA "Mujos" qui l'a rejoint en 1964, une sensibilité mélodique  pleine de charme et de poésie. Grisé par le succès, Michel BOYIBANDA attérit le 18 Avril 1964 dans l'OK Jazz. 

En 1968, Michel BOYIBANDA fait partie des musiciens de l'OK Jazz qui se rebellent pour aller former, sous la houlette de Denis LONONO (impressario),  l'Orchestre "REVOLUTION" qui ne durera que l'espace d'une année.

En Juillet 1969, Michel BOYIBANDA réintègre sans trop de difficultés l'OK Jazz. C'est en Novembre 1978, que Michel BOYIBANDA tourne le dos à cet ensemble pour former l'orchestre brazzavillois  "RUMBAYA" des Trois Frères 'YOULOU MABIALA, LOKO MASSENGO et Michel BOYIBANDA). Hélas! il ne durera que le temps d'une rose.

Depuis, Michel BOYIBANDA a décidé de faire cavalier seul, avant de créer au début des années 80, son propre orchestre "EBOUKA System" grâce à une série d'instruments de musique que lui offre un mécène. L'expérience s'est soldé malheureusement  par un un échec.

Après plusieurs décennies de carrière solo, Le saxophoniste Max MASSENGO et Michel BOYIBANDA sont revenus au bons sentiments pour exhumer depuis le 7 Juin 2010,  l'orchestre de leur premiers amours;  NEGRO BAND, sous les auspices du producteur musical ANYTHA NGAPY, avec à la clef, l'album "Vanités des Vanités". Notons que l'orchestre NEGRO BAND, nouvelle formule de Max MASSENGO et Michel BOYIBANDA se porte bien.

Clément OSSINONDE

 

TROIS OEUVRES D'ANTHOLOGIE DE BOYIBANDA DANS L'OK-JAZZ


1.Masuwa enani, par M. Boyibanda et l'OK-Jazz (1964)

2.OK-Jazz elombe nganga te, par Boyibanda et l'OK-Jazz (1966)

3.Samba Tokosamba, par Boyibanda et l'OK-Jazz ('66-'68)

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Clément OSSINONDE 02/06/2011 13:29



Mon cher ZEMBE, Il ne faut confondre Isaac MUSEKIWA et DELE Pedro Isaac tous les deux saxophonistes :


1) Isaac MUSEKIWA originaire de la Rhodésie à l'époque, a commencé sa carrière aux éditions OPIKA en 1950 avant de faire partie de l'African Jazz en 1953. Il a intégré l'OK Jazz en 1957. Il parmi
les plus grands saxophonistes de la musique congolaises, après le belge Fud CANDRIX qui a également évolué à Opika et dans l'African Jazz.


2 DELE Pedro Isaac est originaire du Nigéria. Il a été recruté par les Bantous au cous de leur séjour en QAfrique de l'ouest, précisément à Lagos en 1960. On peut dire de lui qu'il est le tout
premier saxophoniste de l'orchestre Bantou (Nino MALAPET n'a rejoint les Bantous qu'en 1961 après la dislocation du Rock-A-Mambo à Pointr-Noire en 1961) - Le saxophoniste nigérian n'est pas resté
 longtemps dans Les Bantous (1960) Il est rentré à Lagos avant de faire partie de l'OK Jazz où il a évolué un plus longtemps.



zembe 28/05/2011 02:28



Merci, Clement, pour cette precision. Pour votre information, je suis presentement en train d'ecrire une monographie sur le TP OK Jazz. C'est vous dire que les informations que Mbokamosika
publie ce dernier temps sur cet ensemble m'interessent au plus haut point. Merci encore. Mais avant de cloturer ce message, j'ai une autre question pour vous. Vous avez dit dans un
document audio que j'avais auditionne un jour sur Mbokamosika que le saxophoniste nigerian Isaac Musekiwa avait ete recrute par les Bantous de la capitale lors d'une tournee a Lagos.
Cependant, le chroniqueur britanique de la musique congolaise Steward ecrit que Musekiwa se trouvait a Kinshasa vers les annees 1954-55 et pretait service au sein du studio Esengo, avant de
joindre le groupe dissident du studio Loningisa qui deviendra plus tard l'ensemble OK Jazz. Merci d'avance pour vos eclaircissements.


Zembe



Simba Ndaye 27/05/2011 21:17



C'est ce commentaire ...disons global que j'attendais, mon cher Clément, pour réagir à la petite controverse soulevée notre ami Pouko, controverse dont
j'étais, à mon corps défendant, à l'origine. Grand merci pour cet aperçu sur la vie de Michel Boyibanda que je considère comme un des plus grands chanteurs Congolais, même s'il
n'a pas eu la reconnaissance qu'il méritait. Au demeurant, dans votre développement, vous soulignez, un point qui me semble important dans sa carrière (voix ténor), et qui expliquerait, en partie
et à mon humble avis, la sous-estimation de son talent. Parce que justement, j'ai toujours cru que le vieux Michaux n'avait pas la voix indiquée (assez haut placée) pour
faire ténor. Il me semble qu'il était souvent à la limite de la cassure quand il devait monter dans les tons aigus. Par contre, ''il n'avait pas son pareil comme on dit lorsqu'il
chantait en deuxième voix. D'ailleurs, c'est qu'il faisait en duo avec Mulamba Mujos dans les Bantous et plus tard dans l'OK Jazz avec Youlou Mabiala. Autre
chose, je regrette que Michel ait rarement chanté en solo vocal ou lolaka. Dans tous les cas, son timbre vocal était (je devrais dire plutôt est) unique, puisque le vieux
Michaux est toujours des nôtres. Il y'a d'ailleurs un célèbre exemple à ce genre de méconnaissance de la valeur réelle d'un chanteur. C'est celui de Jeannot Bombenga, mais qui
avait eu l'intelligence de toujours s'effacer derrière de grandes voix ténor (Grand Kallé, Ntesa Dalienst, Sam Manguana etc...). C'est pourquoi je réitère ma demande précédente:
Clément et Messager ne peuvent-ils pas tenter (je sais que c'est difficile) d'obtenir de ce grand monsieur de la musique congolaise d'éclairer la lanterne des
nombreux mbokatiers qui ont apprécié, comme moi, l'article à lui consacré et au delà, la longue carrière de Michel Boyibanda? Losako. Simba Ndaye.



Clément OSSINONDE 27/05/2011 20:34



Mon cher ZEMBE avec ce bref apperçu sur Michel BOYIBANDA, je crois avoir éclairé votre lanterne.



Clément OSSINONDE 27/05/2011 20:29



                                        Michel BOYIBANDA


C'est à MAKOUANGOU dans la préfecture de la SANGHA (république du Congo) qu'est né le 22 Février 1940 Michel BOYIBANDA. Après une enfance heureuse dans ce beau village noyé sous les cacaoyers, le
jeune BOYIBANDA monte à OUESSO où il fait ses études primaires.


Son Certificat d'études primaires élémentaires (CEPE) en poche, il aborde à Brazzaville et Dolisie , des études agricoles. (école normale secondaire) Il y renonce , vite pour se lancer corps et
âme, dans la grande aventure musicale.


Le 7 Avril 1958, il partage, avec quelques amis, l'engouement de la vie kinoise. Il se lie à Jean MOKUNA "Baguin" et Franklin BOUKAKA  pour donner naissance  le 18 Novembre 1958 au
bar-dancing "Domingo" à Kinshasa , à l'Orchestre NEGRO BAND. Au bout de deux ans d'existence (1960), l'ensemble s'installe à Brazzaville. Les adeptes de la fameuse Rumba "Odemba" découvrent un
ensemble d'avenir. D'où la tentation de le comparer, à tort à l'OK Jazz, dès ses premières productions.


Août 1963, à la suite du vide laissé par le départ du chanteur BUKASA "Jojo" de l'orchestre Bantou, c'est à BOYIBANDA que revient le mérite de le remplacer. Il s'appuie vite sur un orchestre
puissant et en devient un excellent ténor. 


Il déploie avec Joseph MULAMBA "Mujos" qui l'a rejoint en 1964, une sensibilité mélodique  pleine de charme et de poésie. Grisé par le succès, Michel BOYIBANDA attérit le 18 Avril 1964 dans
l'OK Jazz. 


En 1968, Michel BOYIBANDA fait partie des musiciens de l'OK Jazz qui se rebellent pour aller former, sous la houlette de Denis LONONO (impressario),  l'Orchestre "REVOLUTION" qui ne durera
que l'espace d'une année.


En Juillet 1969, Michel BOYIBANDA réintègre sans trop de difficultés l'OK Jazz. C'est en Novembre 1978, que Michel BOYIBANDA tourne le dos à cet ensemble pour former l'orchestre brazzavillois
 "RUMBAYA" des Trois Frères 'YOULOU MABIALA, LOKO MASSENGO et Michel BOYIBANDA). Hélas! il ne durera que le temps d'une rose.


Depuis, Michel BOYIBANDA a décidé de faire cavalier seul, avant de créer au début des années 80, son propre orchestre "EBOUKA System" grâce à une série d'instruments de musique que lui offre un
mécène. L'expérience s'est soldé malheureusement  par un un échec.


Après plusieurs décennies de carrière solo, Le saxophoniste Max MASSENGO et Michel BOYIBANDA sont revenus au bons sentiments pour exhumer depuis le 7 Juin 2010,  l'orchestre de leur premiers
amours;  NEGRO BAND, sous les auspices du producteur musical ANYTHA NGAPY, avec à la clef, l'album "Vanités des Vanités". Notons que l'orchestre NEGRO BAND, nouvelle formule de Max MASSENGO
et Michel BOYIBANDA se porte bien.


Clément OSSINONDE


 



zembe 27/05/2011 02:22



Eclairez ma lenterne, s'il vous plait. J'avais lu quelque part que Michel Boyibanda etait un enseignant de formation qui aurait troque la craie blanche au profit du micro. En effet, toujours
selon ma source d'information, Michaux serait un diplome de l'Ecole Normale de Dolisie. Aujourd'hui, j'aprend qu'il est agronome. Qui dit vrai?


Zembe



POUKO 24/05/2011 21:53



 Bonjour à tous


Loin de l'idéee de coller forcement une nationalite à quelqu'un.L'artiste n'a,pour ainsi dire pratiquement pas vecu en CENTRAFRIQUE.Je n'en disconvient pas.Nous sommes tous africains certesIl
n'en demeure pas moins que quand des articles relatent l'apport des Brazzavillois dans l'OK JAZZ on fait allusion de maniere implicite à leurs origines sans que cela ne porte un caractere
particulier Nous ne savons pas ce que nous resrve l'histoire Notre devoir est,je pense,de la transmettre le plus exactement possible aux generations futures.Cette semaine Mr OBAMA a fait un
retour à ses lointaines racines irlandaises Ceci n'est pas vide de sens Je serais heureux si BOYIBANDA ou sa descendance  faisait la meme chose en CENTRAFRIQUE si effectivement il
y a un proche .Pour memoire je rappelle que JHIMMY a fini paisiblement ses jours en centrafrique au milieu des gens qui reconnaissaient en lui un artiste reputé. Et
pourtant ...        Peut on s'interesser à un artiste en faisant abstraction de ses attributs socio-culturels?


    Amicalement         POUKO



Rectificatif 24/05/2011 20:26



Henri Bowana de père Ghanéen et non Brazzavillois.


Adou Elenga de père Dahoméen (béninois)


Pierrette Adam l´un des parents est Sinangalé


Beaucoup de Kinois et de Brazzavillois ont l´un des parents Sinangalé.


Esala rien tozali kaka ba Africains, un point c´est tout.



BELELA 24/05/2011 17:04



Mr POUKO, c'est l'artiste qui nous interesse, pas tellement ses origines ethniques qui nous importent peu. Pour l'essentiel nous savons au moins que BOYIBANDA est Brazzavillois, car il n'a jamais
habité Bangui en Centrafrique. Comme l'a dit OSSINONDE, ce n'est pas impossible qu'il ait un parent centrafricain, lui seul le sait, surtout si l'on tient compte des frontières tracées par le
Colon. Ils sont nombreux les musiciens congolais qui ont eu des parents appartenant à deux pays différents. Aussi, souvent ils ont opté pour le pays de la maman ou du papa., selon qu'ils ont
grandi chez papa ou chez maman. 


Voici quelques exemples : Henri BOWANE, de mère RDC (mongo) et de père Congo Brazza, a opté pour la nationalité de Maman (RDC) PAPA Noël de père Congo Brazza et de mère RDC a opté pour la
nationalité de maman (RDC) - Gerry Gérard des parents RDC a opté carément pour la nationalité Congo-Brazza - JHIMMY le guitariste hawaien de père Congo-Brazza, de mère Centrafricaine avait opté
pour la nationalité du père Congo-Brazza  des musiciens comme BRAZZOS, NYOKA LONGO, MWANGA Paul, SIMARO et tant  d'autres, angolais d'origines on opté pour la nationalité RDC, cela
importe peu.


Contentons nous de ce qu'ils sont Brazzavillois ou Kinois, c'est plus logique Mr POUKO


 


En tout cas il y a beaucoup de cas de ce genre



Clément OSSINONDE 22/05/2011 22:46



Mon cher POUKO on ne va pas se discuter BOYIBANDA. Comme je l'ai précisé dans mon précédent message, Telles que les frontières ont été tracées par le colon, il n'est pas impossible que BOYIBANDA
ou Ange LINAUD tous deux de la Sangha qui fait frontière avec le Centrafrique se soient fixés pour le Congo. Dans la mesure où il a un passeport congolais et se reconnais comme tel. Sinon en
Afrique centrale seul chacun dans sa conscience sait d'où il vient.


Le cas des deux Congo est bien probant, si vous prenez les Bacongo tout au long de la frontière terrestre sud, la frontrière fluviale avec Bolobo, les congolais de Souanké (avec le cameroun),
ceux de Bétou avec le Centrafrique, un véritable méli-melo qui ne dit pas son nom, surtout si on son village sur la frontière. Moi personnellement je ne tiens pas rigueur à cela, pour soutenir
que nous sommes africains (du nord, de l'ouest, du centre, du sud et de l'est)



POUKO 22/05/2011 19:07



  Sans vouloir chercher à contre dire notre frere OSSINONDE,je pencherais plus vers les precisions données par SIMBA NDIAYE Le nom de BOYBANDA ou BOYIBANDA est tres courant dans la tribu des
BANDA (deuxieme tribu du point de vue population en CENTRAFRIQUE) Si lui-meme MICHEL BOYIBANDA a reconnu ses racines oubanguiennes(C'est en accedant à l'independance que L'OUBANGUI-CHARI est
devenue REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE)comme le dit mon frere SIMBA il lui est encore possible,ne fut ce que pour l'HISTOIRE que lui-meme nous dise ce qui en est


         POUKO



Clément OSSINONDE 22/05/2011 17:13



                              Michel BOYBANDA et  Max MASSENGO


 


                          Les retrouvailles sont au beau fixe


                                       ( 07 JUIN 2010)


         Fruit des efforts de l’éditeur émérite ANYTHA NGAPY, le rassembleur 


Le contact avec la Rumba populaire « Odemba » est désormais rétabli. L’éditeur ANYTHA NGAPY n’a ménagé aucun effort pour obtenir à ses adeptes en la matière, Michel BOYIBANDA et Max MASSENGO la
composition des arrangements pour l’album  de retrouvailles en grand orchestre : « Vanité des Vanités ».


 


Le résultat est célébrissime et magnifique. ANYTHA NGAPY a réussi ici, sa grande expérience modèle : Rassembler les frères séparés du monumental NEGRO BAND. Un exploit mémorable dans une famille
longtemps en explosion, s’est rétablie comme par miracle, pour aboutir à un résultat sublime d’équilibre et d’intelligence autour du grand concert de retrouvailles du 07 Juin 2010 à l’Espace « La
Détente » à Bacongo, 2ème arrondissement de Brazzaville, et du nouvel album «Vanité des Vanités » remarquable.


 


Un chef d’œuvre au même titre que les œuvres d’amour, de compassion, de déception que BOYIBANDA et le regretté FOUSSIKOU « Nezi » chantaient à la belle époque, où l’inspiration folle et
inépuisable nourrissait alors la rumba « Odemba ». Admirable.


 


Notons, pour la petite histoire, c’est le 18 Novembre 1958 au bar « Domingo », commune de Kinshasa, Léopoldville, qu’est né l’orchestre NEGRO BAND.


Les cofondateurs en majorité natifs de Brazzaville placent en tête le kinois Jean MOKUNA « Baguin », guitariste soliste qu’entouraient Franklin BOUKAKA et Michel BOYIBANDA chanteurs, puis : Max
MASSENGO  clarinettiste, Denis LOUBASSOU « Tintin » percussionniste, Casimir ELOSALA « Elo » bassiste, Jean Marie FOUSSIKOU chanteur, Louis NGUEMA « Lily » guitariste accompagnement.


 


On compare déjà à tort les premières productions de Negro Band à celles de l’OK Jazz, car « Baguin » très bon soliste insuffle à son groupe un style rationnel pour atteindre les amoureux de la
rumba « Odemba ».


 


1960, l’orchestre s’installe définitivement à Brazzaville, néanmoins il fait la navette entre les deux capitales, s’octroyant la faveur rythmique sonore dont il animait chacun de ses concerts.


 


1960, Max MASSENGO succède à  jean MOKUNA « Baguin » à la tête de l’orchestre qui devra dorénavant affronter la rude concurrence aves Les Bantous et le Cercul Jazz.


 


1962, le Negro Band à le mérite de graver pour la postérité, un disque avec la célèbre chanteuse Lucie EYENGA, dont les titres « Georgette » et « Adoula » comptent parmi les meilleurs de l’année.


 


1970 (au cours de la décennie) le Negro Band est à son apogée, précisément lorsqu’il se rend à Paris pour effectuer des enregistrements chez Pathé Marconi. Le séjour parisien de Negro Band a
permis la sortie de plusieurs disques qui sont restés au palmarès des meilleurs albums réalisés par les orchestres congolais de l’époque. On se souviendra longtemps des chefs 


d’œuvres comme « Maseke », « Marie Hélène », « Gilette ya le 4 Mai », Mado


ndima mokumba » et « Mokono Antoine » (nom du parrain qui a longtemps contribué à la gestion du groupe).


 


1971, le 27 Mai, éclate un conflit qui pousse les dissidents Rubin TOMBA « Major », Louis NGUEMA « Lily », Démon KASANAUT, TERGIEFF « el diablo ». à créer l’orchestre  « Les rebelles »
MASANO.


 


Enfin 1980 (au cours de la décennie) l’orchestre NEGRO BAND « Mbuzila » 


cesse d’exister pour renaître des cendres trois décennies après, le 07 Juin 2010 au bar « La Détente » à  Brazzaville avec quelques anciens et des nouvelles recrues. Un enchantement à la
fois émouvant et intimiste.


 


Clément OSSINONDE



Clément OSSINONDE 22/05/2011 16:55



Réponses à FELIX,  POUKO, SIMBA NDAYE....


- A ce que je sache, Michel BOYIBANDA est bien congolais de Brazzaville, originaire du département de la SANGHA et de l'ethnie "Sangha-Sangha". Le département de la Sangha fait frontière avec le
Cameroun et le Centrafrique. Et lorsqu'on sait comment les frontières en Afrique ont été tracées, il n'est pas impossible que son ethnie s'étende jusqu'au Cameroun ou au Centrafrique.


- Effectivement, il est  bien reconnu par les intimes par BO-BOY. Quant à la chanson "Misele" de l'OK Jazz, rien à voir avec Boyibanda


- Michel BOYIBANDA et Max MASSENGO ont exhumé depuis l'année dernière l'orchestre NEGRO BAND qui on le sait à vu le jour à Kinshasa en Novembre 1958



Simba Ndaye 22/05/2011 15:28



Cher Peut-être, je m'avance sans doute, mais le Misele de cette fameuse chanson ne pouvait être notre Michaux Boyibanda. pour la simple raison que la chanson (fin 62 début 63), est antérieure à
l'arrivée de notre homme dans l'OK Jazz. Information sous réserve de confirmation par notre encyclopédiste Clément Ossinondé. Simba Ndaye.



Peut-être 22/05/2011 11:40



Likambo ya kobetaka ngai


tango nionso naboyi...


Soki omeki lisusu


Nakobengela yo Misele ooo


Oyo amesana aa kobetaka yo


Misele tata ooo ngai ndeko ya mobali te


Ekeko ya mobali oyo oo alingi se aboma ngai ooo


Soki yo te Misele oo nde nakufaka kala ooo..


Alors ce fameux Misele ne serait-ce pas le vieux Michaux Boyibanda ?



Simba Ndaye 21/05/2011 23:23



J'ai la faiblesse de considérer Michel Boyibanda comme l'un des tout meilleurs chanteurs congolais, même s'il n'a pas toujours eu l'aura qu'il aurait méritée. Cela dit, deux précisions
à l'intention de Pouko et de Zéphyrin Kirika Nkumu Assana, en attendant les éclairages de Clément Ossinondé; 1) Un des parents de Michel Boyibanda était effectivement d'origine oubanguienne
(centrafricaine). Lui-même l'avait confirmé à Bangui lors d'un séjour de l'OK Jazz vers les années 68-69. Il y est ensuite retourné seul et a enregistré deux ou trois titres avec le Vibro-Succès,
dont ''Kamuanise Bandéko'', une très belle rumba. Les sonorités et l'orchestration de cette chanson étaient fortement inspirées de l'OK Jazz. 2) Je ne connais pas les références académiques de
Michaux. Zeph a peut-être raison. Toujours est-il que Michel Boyibanda était, à l'époque, l'un des rares musiciens sur le circuit à bien maîtriser le français. Au demeurant, dans l'OK Jazz, il
avait la réputation de ''l'intello'' de l'orchestre. Je finis en disant que j'ai été particulièrement ému en visionnant les vidéos du 70e anniversaire de Lutumba Simarro dans lesquelles on voit
le vieux Michel reprendre quelques titres du poète. Je suis heureux qu'il soit encore parmi nous. Messager ou Clément devraient l'inciter (est-ce possible?) à se confier à tous les Mbokatiers et
leur faire partager son immense expérience dans le Négro-Band, dans les Bantous, dans l'Ok-Jazz, avec les Trois Frères (brève expérience avec Youlou Mabiala et Loko Massengo etc... Il a beaucoup
à dire. Simba Ndaye



Zéphyrin Kirika Nkumu Assana 21/05/2011 21:36



Loin de moi l’idée d’écrire un article sur un autre
article, je voudrais simplement compléter Messager pour dire que Michel Boyibanda était un agronome qui se préparait après un Bac dans son pays à aller préparer un diplôme supérieur d’ingénieur
agronome à Paris. A l’époque, Essous Jean Serge, Nino Malapet, Edo Nganga, Célestin Nkouka, Lobelo de la Lune, Michel Boyibanda et Pablito traversaient le Pool Malebo pour se distinguer à
Léopoldville.  A l’inverse Jojo, Papa Noel et Mujos traversaient le fleuve Congo pour Brazzaville et plus précisément dans les Bantous de la
Capitale.


Le séjour de Michel Boyibanda à Kinshasa lui fait
rencontrer Franco. Son idée de se rendre à Paris bascule. L’action de Kinshasa, Lipopo ya Banganga triomphe sur Michel. En 1964, on assiste alors au sabordage de son voyage, car la capitale
congolaise a eu le dernier mot sur Boyibanda. Malgré sa légende de ville lumière, Paris s’était écrasé devant Kinshasa qui avait privé à Michel d’un boursier de la coopération Franco-Congolaise
anciennement appelée AEF.


Grand Kallé n'avait-il pas raison de chanter Lipopo ya
Banganga?


 


 



POUKO 21/05/2011 20:39



Mbi bala ala koue c'est à dire je salue tout le monde


   Comme pour MALAO,je reviens ici,profitant de cet article pour demande une clarification sur ses origines.On nous a toujours laissé croire en CENTRAFRIQUE qu'il a des racines
centrafricaines.Si CLEMENT OSSINONDE pouvait nous apporter des precisions je lui en serais bien reconnaissant


                            Cordialament  POUKO 



Félix 21/05/2011 19:42



ON L´APPELAIT AUSSI BO-BOY


La plupart de mes vieux appelaient Boyibanda Michel : Bo-Boy, alors je voudrais demander à tous et particulièrement à notre Kulutu Clément si ce nom de Bo-Boy était aussi populaire que les
Michaux, Boyibanda et autres sobriquets.


La seule et unique fois de ma vie que j´ai vu Mr. Boyibanda en chair et en os c´était en 1982 à Limete dans la résidence de Ya Fuala.


Sa chanson Samba Tokosamba a marqué toute ma vie depuis mon enfance pour des raisons que je garde jalousement jusqu´à ma mort.