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Publié par Messager

  LE REGNE DE ROGA ROGA

default ROGA ROGA


On rencontre son nom sous celui d’une théorie de guitariste-compositeur, chef d’orchestre et meneur d’hommes.  ROGA ROGA est l’arrangeur à qui l’on doit une bonne part de la réussite de dizaines d’albums de son dynamique groupe EXTRA MUSICA Zangul, dont le dernier opus pour lequel il a fait en grande pompe la présentation Samedi O7 Mai 2001 au  Palais du Parlement de Brazzaville, s’appelle : « Sorcellerie-Kindoki ». C’est également au cours d’un grand concert  que l’homme et son groupe ont remis au goût du jour la démesure théâtrale chère aux « extra-musicains », qui ont salué vivement le retour de leur illustre idole  ROGA ROGA, de son long périple européen.
L’une des grandes révélations de la soirée a été aussi  l’annonce  faite pour dévoiler la personnalité de Leticia OKOUNA,  patronne de la nouvelle maison de production, « LETIO PRODUCTION » dont on doit  la pièce historique « Sorcellerie Kindoki » et éventuellement tous les albums qui suivront.

default ROGA ROGA (1)
Doté d’une grande culture guitaristique, (il faut être attentif aux citations dont il émaille certains arrangements) ROGA ROGA doit une partie de sa netteté et de la pureté de ses partitions, à son admiration pour un certain nombre de guitaristes qui ont marqué sa génération, tandis qu’il tient sa virtuosité et son modernisme de son acharnement au travail.
Ses fulgurants passages sur plusieurs scènes de la musique en Afrique ont exercé une influence déterminante, analogue à celle de tous les grands noms de son école sur les deux rives du fleuve Congo.
Dès les premières notes de cet enregistrement inédit : « Sorcellerie-Kindoki » et donc a priori alléchant, on  se dit que ce n’est pas possible et que ça ne peut pas durer tout au long comme ça. Et l’on comprend du même coup que cet album tient plus à son auteur ROGA ROGA. C’est lui-même qui est mis en exergue, moins que son groupe.
Peu importent, en définitive, les motivations profondes de ROGA ROGA et de ses complices. Ce qui est certain, c’est que leur tentative est probante. Difficile de dire qui, de ROGA ROGA ou du groupe, convient le mieux. Sinon une approche des grands « classiques » manifestant à la fois audace et respect, imagination constant tels sont les atouts d’un groupe en pleine effervescence dans sa composition instrumentale.
Le règne de ROGA ROGA. On ne dira jamais assez à quel point son nom est  parmi les « stars » dont le style se prolonge en quelque sorte le genre de ses recherches musicales qui servent parfaitement ses dons de conteur intarissable.     
Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr)

 

 

 

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Muan'a Mangembo 12/05/2011 09:40



Adieu Yaya Brown


La nouvelle m'est tombé dessus ce matin, alors que je consultai, comme à l'accoutumé, notre blogsite Mboka Mosika: Mbuta Mashakado est mort ce 11 mai. Une rapide recherche sur Google me l'a
confirmé. En attendzant de trouver les mots pour raconter à nos mbokatiers cette nouvelle tragédie qui frappe à la porte de la Famille Zaiko, je vous propose cet article de Mai 2009 sur Mbuta
Mashakado et Evoloko, les rebelles de Zaiko.



Evoloko Antho et Mbuta Mashakado, les rebelles de Zaiko.



S'il est un fait qu'on doit à Jossart la survie de Zaiko - véritable préfet de discipline, Joseph Nyoka a hérité de ses formateurs jésuites du collège Albert, le sens de la discipline et de
l'organisation, il faut aussi saluer le travail de modérateur joué par Pépé Fely qui a du à maintes reprises, arrondir les angles. En effet, pour le chef d'orchestre Jossart, la réussite de
zaiko passait par une discipline de fer auquel il était d'ailleurs le premier à se plier. S'il n'avait pas beaucoup de soucis à se faire avec les instrumentistes : les Enoch Zamuangana, Mantima
Mpioso, Muaka Bapius ou Teddy Sukami, il avait fort à faire avec le rebelle de Yolo, Antoine le vilain, pour reprendre le terme de Anaclet.
Beaucoup d'aînés et anciens de Zaiko ont été fascinés par Evoloko - qui pouvait être un excellent chanteur, compositeur, mais invivable sur le plan relationnel. "Allo Allo Antho Nickel Bitumba,
où es-tu" entend-on dans une des compositions de Zaiko de cette époque. Il a fallu à plusieurs reprises recourir aussi bien à DV Moanda, lorsque Pépé Fely et Jossart n'étaient pas d'accord sur
l'attitude à afficher vis-à-vis d'Evoloko. Au plus fort de la vague Cavacha, celui-ci, sur les conseils de son homme de confiance "l'ambassadeur Lokoka" va commencer à sécher les répétitions et
surtout était aux retards pour les concerts. Mais c'était la grande vedette du groupe et il fallait parfois céder à ses caprices. Cela créait des tensions entre Jossart , appuyé par
les autres artistes, et Evoloko d'autre part. Or justement, Evoloko avait parait-il besoin de ses moments de tensions pour créer. Bien plus, il lui arrivait de débarquer aux concerts,
complètement "pété" et sous l'emprise du "chanvre - diamba". Comme tous les rebelles, Evoloko va continuer à tirer sur le fil, jusqu'à ce qu'il casse. Comme nous l'avait confié une fois Bozi,
Evoloko est un rebelle né. Il ne peut fonctionner dans un environnement normalisé. il lui fallait un cadre exceptionnel que Pépé Fely acceptait de lui accorder, mais Jossart, en gardien de
l'orthodoxie du groupe va y mettre fin. cela commencera par la mise en place d'une règle simple: Pas de Diamba aux répétitions, mais Evoloko passera outre. Il finira par se faire mettre à la
porte, entraînant avec lui la bande des isifi.
Deux ans après avoir réglé le cas Evoloko et tout en surfant sur le succès de Choquez, Zaiko est de nouveau confronté à un cas de rébellion: Mbuta Mashakado.Comme avec Evoloko, le rebelle s'est
révélé à la suite du succès de son tube : la chanson Mashakado, une création qui va marquer les kinois, propulsé par la magie de la télévision. Il a suffi à celui-ci, d'un seul passage à la
télévision pour avoir tout kinshasa à ses pieds. Chacune des sorties de cet artiste, jusque là chanteur pop, devenue chanteur typique par la volonté de Jossart, est un évènement. Mais celui-ci
semble avoir hérité, non seulement du talent de danseur et de bon compositeur d'Evoloko, de "sa tête dure". En plus, Mbuta fera de Bimi Mashakado, le protégé de Jossart, sa ête de turc. pendant
deux ans,Mbuta fera vivre un véritable calvaire à son collègue, jusqu'à pourrir l'atmosphère général du groupe. Mais il était génial Mbuta avec ses patinages, ses jeux de jambes et ses
"animations - Tout droit, na canaille kaka". Mais zaiko c'était aussi une école de discipline. Encore une fois et à son corps défendant, Jossart doit sévir. Mbuta part rejoindre Shungu et
Mavuela somo dans Yoka Lokole. 
Du passage de ses deux fortes têtes Zaiko a su tirer au moins le meilleur: des tubes d'anthologies, des prestations de qualité inoubliable, mais aussi que la cohésion du groupe passait avant
toute chose. on peu reprocher à Jossart de ne pas être un bosseur, de ne pas être un bon compositeur comme Evoloko ou Mbuta, mais une chose est sûre, sans son sens de la discipline, ces deux
créateurs auraient fait voler en éclat la légende de Zaiko. Au moment où l'on doit écrire l'histoire de Zaiko, on ne doit pas passer sous silence, ces figures rebelles qui ont constitué à
eux seuls, les classes 1974 et 1975 de l'école Zaiko.
Muan'a Mangembo.




Flash 11/05/2011 21:21



Tozali koyebisa bongo na bana banso ba Congo, ete na mokolo mua mosala moko te lundi, masuwa mibale ewutaki bongo kotutana to esalaki accident na kati ya ebale ya Congo, moko ezalaki bongo masuwa
ya Brazzavile, mosusu ezalaki bongo masuwa ya Kinshasa, na likamba wana bandeko zomi na moko to onze bawuti bongo kozongisa molimo epayi ya Nkolo Nzambe.


Oyo ezalaki bongo sango ya liwa, sango ya mpasi, tokoyebisa lisusu na bana banso ba mboka ete likama liye ezali bongo oyo ya misato na kati ya sanza moko.