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Publié par Messager

 

 

 

LA LECON DU PAPE

 

 

Il y a quelques temps nous avions écrit un article ici même qui s'intitulait "Passer la main", aujourd'hui nous apprenons que ne disposant plus d' assez de forces étant donné son âge, pour assumer la charge qui lui incombe,  BENOIT XVI a décidé de quitter son trône avec courage et panache. Il a prouvé à la face du monde que la lucidité est parfois une valeur forte que l'enivrant parfum du pouvoir.

 

Au Congo s'affronte aujourd'hui pour le pouvoir, un jeune incompétent et un octogénaire épuisé physiquement.

 Le jeune n'a jamais réussi quelque chose depuis son parachutage au sommet du pouvoir. Il dirige par ruse ou par défi, il triche ,il ment,  il falsifie tout et use comme arme de prédilection la corruption. Il reste insensible aux exactions des membres de son gouvernement et au mal  infligé à la pauvre population congolaise par ces derniers.

 

 Il est incapable de restaurer l'unité du pays, il est complètement déconnecté aux réalités concrètes des populations congolaises à tel point qu'à son départ le peuple ne retiendra de lui qu'un être médiocre,froid, inhumain et autoritaire. Pour diriger le Congo d'aujourd'hui il ne suffit pas d'être jeune mais quelqu'un de très intelligent et avoir en soi un certain leadership. L'absence de ce dernier caractère peut déclencher des éléments incontrôlables ou insoupçonnables qui laisserait croire que le pays n'est pas présidé ou dirigé. C'est la situation que traverse le Congo actuellement qui logiquement  devrait obliger son président à démissionner quoi que jeune.

 

Le vieux a été de tous les combats pour l'instauration ou l'avènement de la vraie démocratie au Congo mais reconnaissons que physiquement, psychiquement et intellectuellement il n'est plus à mesure de diriger un Congo devenu trop complexe pour un octogénaire. Il doit démissionner de l'UDPS et créer quelque chose de fédérateur comme l'était l'USORAL à une certaine époque en passant la main à quelqu'un d'autre,( même s'il n'est pas de son parti,) qui sera capable de faire triompher les idéaux auxquels il a fait foi sa vie durant.

 

 Qu'il ne le prenne pas comme une défaite car nous connaissons son combat et nous continuerons à lutter pour qu'un jour enfin arrive cet état de droit pour lequel il s'est sacrifié toute sa vie.Sa démission va le valoriser(contrairement à BIYA ou MUGABE) et en même temps décrisper l'atmosphère politique dans le pays. A la tête du Congo on devrait avoir un homme mûr, élégant et cultivé, capable de parler plusieurs langues et doué pour les nouvelles technologies. Je veux dire à cheval entre la nouvelle et la vieille génération et maîtrisant les dossiers en rapport avec l'armée, les finances, le droit, la sociologie ....bref quelqu'un qui a une vision pour le futur du congolais.

 

Cet homme, l'opposition congolaise doit le fabriquer maintenant et fédérer une certaine unanimité autour de son nom.

 

En bref, le Pape vient de nous dire par sa démission que si INTELLECTUELLEMENT ou PHYSIQUEMENT on ne se sent pas capable de conduire un peuple, on doit démissionner.

 

PIERRE DELEO

 

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NKUMBINJILA 10/03/2013 21:48


Un pape d'origine allemande qui démissionne, cela ne m'étonne point. Car cela est dans la culture germanique d'avoir le sens de l'honneur, de l'abnégation & du travail bien accompli. Son
prédécesseur n'a pas eu la même humilité. On l'a vu dormant ou totalement courbé impotent physiquement sur sa tablette à l'autel! ...etc. A ce moment-là personne n'avait osé le critiquer car
c'était le pape...


A côté de nous 2 ministres allemands (finances & éducation) viennent l'un après l'autre de démisssionner car soupsonnés de plagiat pour leur diplôme. Un ministre japonais du cabinet
précédent avait dû démissionner après la révélation par la presse de l'embauche de sa fille au sein de son ministère grâce à Papa.  Mais en france ces démissions seraient
impossibles car le sens de l'honneur n'y existe pas. On peut se rappeller différentes affaires en france (emploi fictifs à la mairie de paris ou Hlm ou billets d'avions... etc) où
chirac est de marbre resté. Une ex ministre de la justice du gouvernement précédent en france avait elle aussi fait état d'un diplôme sur son cursus scolaire qu'en réalité elle n'a
jamais obtenu, elle est resté au gouvernement malgré le tollé médiatique. Tout le monde sait qu'elle est règne dans un des arrondissements de paris...


Une autre ex-ministre de la défense ne voulait pas délaisser son poste malgré les révélations par un canard de son idylle avec la famille d'un dictateur tunisien. Mais elle avait sous-estimé
le punch du canard qui au fil des révélations la terrassa en lui assénant un kata supérieur...


NKUMBINJILA

adei toko 21/02/2013 22:36


Le Congo a soif d'avenir, or il s'avère qu'il connait une telle traversée du désert qu'il n'est pas prêt de trouver un oasis pour l'étancher. Devant nous se trouve dresser un vide abyssal qu'il
nous faudrait de nouvelles énergies pour l'enjamber.Pour chasser l'imposture et la gangrène de la corruption qui s'est intallée nous ne devons pas bloquer l'emergence des jeunes loups qui ont
peur du mâle dominant. Mais aussi des traditions africaines qui voudraient qu'on ne contredise pas les personnes âgées au risque d'être banni par la société pour manque de respect.

Serge - Kongo na biso 16/02/2013 14:49


Mbote ba ndeko,


Tomituna naino mua mituna ya buania, est ce que Papa ya Roma azali ko démissionner pona age na capacité na ye ya nzoto to ezali pona foudre oyo ewutaki na makomi ya Wikileaks, ba secrets
minene oyo ebimaki na miso ya batu nionso oyo balingaka kotanga mikanda « … et le Vatican se refuse à ce titre «d'entrer dans l'appréciation de l'extrême gravité de la publication d'une
grande quantité de documents réservés et confidentiels et de ses possibles conséquences. » Même Le Figaro abimisaki titre monene
« Ce que
cache l'arrestation du majordome du Pape » (Majordome to homme de confiance ya Papa na kombo ya Paolo Gabriele apesaki ba
lettres ya secret ya Benoît XVI na mokomi buku Gianluigi Nuzzi pe ye abimisi yango na livre na ye
« Sa Sainteté, les papiers secrets de Benoît
XVI », Édition
Chiarelettere) nionso
oyo pona na nga e jouer rôle munene na « démission » ya Pape Benoît XVI. Eyebani malamu ke ba Catolico na ba Anglican baza eloko moko te kasi na kati ya ba lettres ya Benoît XVI
akomelaki prêtres ya
basi ya b’Anglican « bakoma na bango ba Catolico etc.» Likambo mosusu ekomi lokola na Eglise Catholique ba ndimi balingi élection esalema na ndenge ya démocratie or na ndenge ya Biblia
démocratie nde ebomisaki Yesu na croix : « kati ya Yesu na Barabas totika nini ? Barabas ! Barabas ! Barabas ! » la voix du peuple c’est la voix de Dieu ndenge
balobaka, suite selon Biblia biso nionso toyebi « Seti moko na lokolo, sete mibale na maboko, sur la croix, n’est pas ça la démocratie ? Lelo il faut Cardinal ya noir to Africain akoma
Pape, ebandaki depuis liwa ya Papa Jean Paul II, est ce
que la mère de l’église azangi ndenge ya koponela ya kambi na ye to il faut asepelisa ba ndimi ? Voila encore un autre problème. Wana ezali ndenge nga nazali kotangela makambo yango. Boyebi
nini Idriss Deby Itno alobaki na batu oyo bazalaki kosala audit ya ba policiers na mboka naye semaine oyo : « Travaillez sans état d’âme, pas de favoritisme, pas de clientélisme, pas de parents, amis ou alliés. Vous
êtes face à votre conscience »


Naza na respect mingi na ba Catolico
pen a Papa ya Roma, boboto na ba ndeko catolico nionso bazuami ya mokili.


Serge
– Kongo na biso

Claude Kangudie 16/02/2013 14:19


 


Bonjour à tous. Je voudrai apporter mon appréciation sur les écrits de notre frère Pierre Deleo. D'après ce que j'ai compris, il souhaite un passage de témoin de Tshisekedi à quelqu'un qui
continuera son combat. Je dirai, à titre personnel, ceci:


→ La vie, l'histoire politique de notre pays de ces 40 dernières années nous ont appris beaucoup de choses. Un homme se construit lui même. Il s'arme pour s'exprimer et participer à la société à
laquelle il appartient. L'histoire de l'UDPS depuis sa fondation est riche en rébondissements. Un grand nombre de ces rébondissements est connu de tous. Nous avons appris la lutte politique avec
ce parti, entre autres...Personnellement, je ne vois pas pourquoi Tshisekedi se doit de se désigner un successeur. Supposons un père de famille qui passe toute sa vie à éduquer, former et
apprendre la bonne conduite de la vie à ses enfants. Une fois au crépuscule de sa vie, il réunit sa marmaille et leur désigne un chef qui doit continuer à éduquer les autres et jouer au
papa...Deux constats s'imposent alors à ce niveau: ou ce papa n'a engendré que des cancres ou il a eu des enfants intelligents qui ont assimilé toutes les léçons de vie qu'il leur a données. Je
pense que notre pays est dans le deuxième cas. Tshisekedi lui même le dit toujours « prenez-vous en charge ». C'est qu'il estime que nous sommes à même de continuer son combat. Le
problème de leadership se résoudra de lui même. Il le dit lui même: personne ne lui avait décerné le titre de leader par succession. Cela vient du courage, de l'abnégation, et du don de soi à sa
communauté. Un leader ne se décrète pas. Nous avons suivi l'émergence d'un certain Olenga Nkoy. Il y a eu l'abbé José Pundu. Tout récemment, il y a eu un certain Muanda Nsemi...Nous savons tous
comment ils ont évolué. De notre engagement à tous sortira un vrai leader pour le Congo. A titre personnel, j'ai eu connaissance des choses inhumaines que Tshisekedi a vécues...Il faut être un
« vrai vertébré » pour ne pas casser...ou trahir ou rénoncer. Cette résistance, cette âpreté au combat ne se donne pas et ne se décrète pas. Ces dons ne sont, malheureusement pas
héréditaires. Je donne deux exemples: Simon Kimbangu. Nous connaissons tous le combat de ce grand compatriote et le prix qu'il a payé. Mais l'église kimbaguiste s'est transformée en une dynastie
familiale. Peut-on dire que le don, le message de Simon Kimbangu est héréditaire ? Ce don, s'est-il transmis par les gènes à ses descendants ? Je formule les mêmes questions pour notre Premier
Ministre Elu Patrice Emery Lumumba...Voici bien des années que ses enfants font la politique ou essaient de la faire...est-ce avec le même talent ? La même détermination ? Supposons aujourd'hui
que Tshisekedi nous désigne son successeur. Notre pays est en lutte et nous ne savons pas encore combien de temps cela va durer...Comment peut-on être sûr que ce successeur désigné est un
vertébré ??? Ce serait aussi nous infantiliser après tant d'années de combats politiques pour le Congo de Kataliko.


→ Je soulignerai, pour l'histoire, un point qui me tient à coeur. Notre histoire est très importante. Et nous devons l'écrire nous même. De tous les leaders politiques des années '60, le plus
médiocre de tous fut Antoine Gizenga. J'attends toujours qu'on me dise l'acte politique posé par Antoine Gizenga pour l'Indépendance du Congo. Je reviens encore sur ce que Albert Kalonji m'a dit
lorsque Gizenga a été décoré par Alias Kabila comme « patriarche » de l'Indépendance ayant participé à la Table Ronde: « Mon fils, ce n'est pas par jalousie ni ambition politique.
Je n'en ai plus. Antoine Gizenga est venu avec nous à la Table Ronde effectivement. Mais dès notre arrivée à Bruxelles, il est parti à Belgrade et nous ne l'avons plus revu ni aux travaux pour
l'Indépendance ni nulle part ailleurs. Quand à Justin Bomboko, il était aux études en Belgique quand nous sommes arrivés. C'est Bolya qui avait fait de lui son secrétaire particulier. Il s'agit
tout simplement d'une imposture et d'une tricherie de la part de ces messieurs. Cherches tous les documents, les archives ou les photos de la Table Ronde, nulle part tu ne verras
Gizenga... ». J'aimerai que celui qui a des informations contraires ou autres sur ce sujet nous édifie.


 


→ Pour terminer, mon frère Deleo, je pense que nous devons sortir de la culture de l'homme providentiel. Le timonier qui serait devant et tous les autres, débouts, mobilisés et rangés comme un
seul homme derrière le timonier...Ne reproduisons pas le mimétisme du mobutisme. Même les moutons, on ne peut pas les aligner ainsi...Je pense, et cela n'engage que moi, qu'à partir des combats
menés par nos ainés, un groupe fort peut prendre la rélève et continuer le combat. Même si le leader de ce groupe tombe, ce ne serait qu'une étape du combat. Regardons bien ce qui se passe en
Russie...Poutine, Lavrov, Serguei Ivanovitch, Medvediev sont-ils des leaders individuels ou des têtes visibles d'un groupe nationaliste russe ? Qu'ont-ils fait pour restaurer, rélever leur pays
face à l'Occident ? Il serait intéressant d'analyse ce cas de figure russe. Mon frère Deleo, voilà ma petite analyse que je voulais partager avec vous ainsi que tous nos compatriotes de
Mbokamosika.


Nous peuplerons ton sol et nous assurerons ta grandeur...Congo, don béni...Congo, des aïeux...Congo.


 


Claude Kangudie.

adei toko 16/02/2013 12:37


Demissionner est un acte de courage et de depassement de soi comme l'a écrit l'excellent Sam, il exige l'abdication de tout orgueil et la confession de ses limites.


Gizenga a t-il vraiment été premier ministre? il n'avait ni capacité intellectuelle, ni physique pour exercer une telle fonction. Il allait à coup sûr s'effondrer séance
tenante lors des questions au gouvernement voilà pourquoi il a cédé son fauteuil à son neveu.

zenga mambu 16/02/2013 02:03


C'est à nous d'assumer notre destin en tant que jeune,ce n'est pas Tshisekedi qui doit décréter un opposant jeune qui doit continuer à tenir le flambeau de l'opposition congolaise. Nous
sommes en face d'un pouvoir d'occupation représentée par ce fameux Joseph et lorsqu'il avait désigné et nommé Gizenga au poste de 1° Minstre, d'aucun n'avait rouspété et on avait trouvé le vieux
grabataire de Gizenga jeune.Même Mende avait trouvé Gizenga valable et valide de 1° Ministre, mais aujourd'hui, il nous fait une leçon de morale politique,c'est trop triste.Je pense dans la
jeunesse beaucoup n'accepteraient de vivre cet esprit d'abnégation , de sacrifice et de courage dont a assumé Etienne. Il reste dans l'opposition sans exercer l'éffectivité du pouvoir
contrairement aux autres. C'est , plutôt, aux autres de partir qu'ils ont lamentablement échoué durant les 12 années de l'exercice du pouvoir chaotique et sans partage dont vous aviez illustré
dans les propos mentionnés dans votre texte. N'oublions pas aussi de savoir qu'on n'est pas le système démocratique classique, mais nous sommes dans une lutte de libération du pays.

Samuel Malonga 15/02/2013 23:03


Démissionner est tabou en Afrique, or c'est un acte de courage, de modestie, de désintéressement, de dépassement de soi. Mais l'homme africain est tellement égoïste qu'il est hors de question de
penser a passer la main. Démissionner est pour ces hommes qui font la politique pour la politique, le pouvoir pour le pouvoir un acte de lâcheté et de renonciation personnelle. Voila pourquoi,
ils ne veulent pas partir. C est pour eux un bien personnel et une fin en soi. Ils préferent mourir au pouvoir ou y etre chasser comme un vulgaire voleur que de partir de son propre chef. Combien
ont-ils quitter le pourvour de leur propre gré? Ils se comptent comme les doigts d'une main. Il y a eu d'abord le Sénégalais Senghor en décembre 1980, puis Le Camerounais Ahidjo en novembre
1982, enfin le Tanzanien Nyerere en 1985 puis plus rien ou presque. A part les quelques chefs d'Etat élus démocratiquement, la grande majorité d'entre eux s'accrochent et ne veulent céder
pour rien au mond.Au contraire ils modifient la constitution pour rester le plus longtemps possible si pas éternellement. Ils font 15, 20, 30 ans ou plus au sommet de l'Etat sans qu'un
développement  visible n'accompagne leur action politique. Le pouvoir est devenu une drogue dont ils ne peuvent se passer. Il est aujourd'hui devenu une question familiale. Le fils remplace
automatiquement le pere si celui-ci venait a disparaître. Le président est devenu un roi sans couronne, et la république une monarchie qui ne dit pas son nom.