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Publié par Messager

 

L’AMICALE SPORTIVE BILIMA EN 1979 

 

Bilima-Etoile -'79 bis

Nous avons tous apprécié la narration de notre frère Jean Keko Miezi sur le football Kinois des années 1960. Il se fait que dans nos différentes illustrations, nous avons publié plus de photos sur les équipes V.Club et Daring, pour la simple raison que c’étaient les seules disponibles jusque là.

 

Par souci d’équité, nous avons recherché des archives contenant les photos de l’Amicale Sportive Bilima. Heureusement, nous  y avons découvert deux numéros d’ Elima Dimanche, respectivement du 12 août et  du 2 septembre 1979.

 

A travers Elima-dimanche du 12 août 1979 dont l’illustration ci-dessous, Siteke Ubial Susey annonçait que l’issue du match Bilima-Opika prévu l’après-midi du même jour s’avérait hasardeuse dans la mesure où Opika « n’avait cessé ce dernier temps de joueur de mauvais tours à son aîné, ensuite parce que les Olympiens, en bas du classement de la Lifkin,  jouaient pour leur maintien ».

 

Par ailleurs dans Elima dimanche du 2 septembre 1979, Dikima, à travers son reportage, nous renseigne que le match retour Etoile-Bilima comptant pour la 20ème journée du championnat de la Lifkin disputé vendredi 31 août soir au stade de 20 mai devant une assistance évaluée à 30.000 spectateurs n’avait connu ni vainqueur nu vaincu. Les deux équipes s’étant séparées sur le score d’un but partout. Buts de Mandiangu  à la 25ème minute pour Bilima, et de Pinto à la 88ème minute pour Etoile du Zaïre.

 

Les deux équipes


Etoile : Kumayingi, Zomi, Mbala, Luvanga, Makengo, Sakaneno, Kabuiku (Pinto), Mavuela, Makiadi, Ungenda, Mwanimi. Réserves :Malulu, Lofondo, Banzenza et Nzuzi.

 

Bilima : Siampasi, Malgbanga, Epoma, Beya, Mandiangu, Mukandila, Ngalasi, (Empole), Diasonoma, Mayele, Bolambua (Muntubila), Mobati. Réserves : Binda, Biedi, Tshisuaka.


P.S. A travers la classement établi après la 20ème journée du championnat de la Lifkin, nous pouvons revoir la position des 14 équipes en 1979.

 

Messager

 

  F.C Dragon, par Bokelo et le Conga

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Bilima-Opika '79

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Classement-Lifkin.jpg

Dans la vie, il n’y a pas deux, sans trois. Si à Kinshasa Daring et V-Club forment la colonne vertébrale de notre football, il existe pourtant un troisième larron qui se dispute avec les deux équipes précitées, l’hégémonie et le leadership sur cette multitude d’équipes que nous avons connu dans notre capitale.

Dragons, c’est l’équipe des frères des écoles chrétiennes, par opposition à Daring, équipe des pères de la congrégation des Scheuts. Durant la décennie 60, cette formation a connu des fortunes diverses.

En 1962, l’équipe se trouve à deux doigts du titre de la saison, qu’il va perdre bêtement contre le FC Union Infanterie lors du match de barrage. Un malheur ne venant pas seul, les amis de Mbambe furent rétrogradés aux parcs pour des raisons que nous avons déjà évoqués. Après une saison très fructueuse aux parcs, Dragons remonta dans la division d’élite et les jeunes recrues qui ont eu le temps de s’endurcir en division 2, vont créer la sensation en remportant le titre de la saison 64. Avec Lessa, Bembo Didi, Kalombo Appolon, Atunga et Muila alias Misisa, sa défense était un mur en béton infranchissable. Kabeya, Bakwanga, Eusebio Makengo, Ntinu Mokili Saio, Prince Mvukani et Yamba Durango furent les auteurs de ce renouveau. Dragons était aussi et avant tout un groupe des dirigeants inconditionnels qui se relayaient à sa tête. Les dirigeants les plus connus furent Apenela, Makambo Majos, Idrissa, Samuna, Maître Miltoni Kilandamoko, Monse Mommone, Paulisi.  L’arrivée de Wa Zabanga, oncle du Maréchal Mobutu et PDG de AZDA n’apporta rien de positif, malgré les gros moyens mis en jeu. Pour se moquer des rouge et or, les journalistes ont inventé cette rengaine : Dragons arrive, mais Dragons n’est jamais plus arrivé ! En effet, après leur sacre de 1964, les monstres ont été contraints d’essuyer les plâtres durant plusieurs années. La seule consolation pour les bilimiens est d’avoir réussi à instaurer une tradition avec les verts blancs, car durant plusieurs saisons et quelle que soit la forme des deux équipes, le score était toujours en faveur du FC Dragons. C’est Manu Kakoko, après avoir fait évacuer Atunga son vis-à-vis sur une civière qui rompit ce mariage contre nature. C’est Munkamba alias Sukisa qui avait eu le privilège de mettre un terme à cette domination.

Ouvrons une parenthèse pour vous livrer cette anecdote au sujet des relations qui existaient entre Wa Zabanga et ses joueurs qui connaissaient ses points faibles pour lui soutirer les pièces sonnantes. Le plus heureux de tous fut Mbabu Zumbel, l’avant centre de soutien de cette équipe qui avait une  technique propre à lui pour amortir les ballons. Ses « brouss » lui valurent des primes incalculables de la part de son président. Grâce à son portefeuille très prolifique, il n’hésita pas non plus de gratifier certains joueurs avec des belles voitures de marque Mazda. Géré comme un ligablo, cette entreprise fut obligée de fermer rapidement ses portes.

La génération de Mutubule Santos qui prendra plus tard la relève fut irrésistible. Elle a réussi à faire oublier les départs de Kiyika Soucous et Mamvukila Pélé partis respectivement dans Daring et V-Club.  Santos et ses amis ont échoué de justesse en finale de la coupe d’Afrique des clubs champions face à Canon de Yaoundé conduite de main de maître par le Docteur Abega. Dans cette génération nous avions connu Siampasi, Mandiangu, Malbanga, Epoma, Mukandila, Diakanua, Mobati, Mangala, Mayele, Empole Mukonyonyo, Mbuku Licencié (transfuge de Air Zaïre),  Elengesa et Bolaluete.

Lorsqu’une équipe monte très haut, sa chute est toujours vertigineuse. L’AS Bilima a cessé de jouer les premiers rôles au championnat. Ebembe ya nioka, esilaka somo te.

 

Jean Koke Miezi

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king 21/11/2011 20:32


Pour info, Mr Savenet, d'origine guinnéenne, est le père du chanteur du chanteur savanet depitcho. par contre, je ne sais pas ce qu'il est devenu

Jean KOKE MIEZI 15/11/2011 17:51



Dans la vie, il n’y a pas deux, sans trois. Si à Kinshasa Daring et V-Club forment la colonne vertébrale de notre
football, il existe pourtant un troisième larron qui se dispute avec les deux équipes précitées, l’hégémonie et le leadership sur cette multitude d’équipes que nous avons connu dans notre
capitale.


Dragons, c’est l’équipe des frères des écoles chrétiennes, par opposition à Daring, équipe des pères de la
congrégation des Scheuts. Durant la décennie 60, cette formation a connu des fortunes diverses.


En 1962, l’équipe se trouve à deux doigts du titre de la saison, qu’il va perdre bêtement contre le FC Union
Infanterie lors du match de barrage. Un malheur ne venant pas seul, les amis de Mbambe furent rétrogradés aux parcs pour des raisons que nous avons déjà évoqués. Après une saison très fructueuse
aux parcs, Dragons remonta dans la division d’élite et les jeunes recrues qui ont eu le temps de s’endurcir en division 2, vont créer la sensation en remportant le titre de la saison 64. Avec
Lessa, Bembo Didi, Kalombo Appolon, Atunga et Muila alias Misisa, sa défense était un mur en béton infranchissable. Kabeya, Bakwanga, Eusebio Makengo, Ntinu Mokili Saio, Prince Mvukani et Yamba
Durango furent les auteurs de ce renouveau. Dragons était aussi et avant tout un groupe des dirigeants inconditionnels qui se relayaient à sa tête. Les dirigeants les plus connus furent Apenela,
Makambo Majos, Idrissa, Samuna, Maître Miltoni Kilandamoko, Monse Mommone, Paulisi.  L’arrivée de Wa Zabanga, oncle du Maréchal Mobutu et PDG de AZDA
n’apporta rien de positif, malgré les gros moyens mis en jeu. Pour se moquer des rouge et or, les journalistes ont inventé cette rengaine : Dragons arrive, mais Dragons n’est jamais plus
arrivé ! En effet, après leur sacre de 1964, les monstres ont été contraints d’essuyer les plâtres durant plusieurs années. La seule consolation pour les bilimiens est d’avoir réussi à
instaurer une tradition avec les verts blancs, car durant plusieurs saisons et quelle que soit la forme des deux équipes, le score était toujours en faveur du FC Dragons. C’est Manu Kakoko, après
avoir fait évacuer Atunga son vis-à-vis sur une civière qui rompit ce mariage contre nature. C’est Munkamba alias Sukisa qui avait eu le privilège de mettre un terme à cette
domination.


Ouvrons une parenthèse pour vous livrer cette anecdote au sujet des relations qui existaient entre Wa Zabanga et
ses joueurs qui connaissaient ses points faibles pour lui soutirer les pièces sonnantes. Le plus heureux de tous fut Mbabu Zumbel, l’avant centre de soutien de cette équipe qui avait une
 technique propre à lui pour amortir les ballons. Ses « brouss » lui valurent des primes incalculables de la part de son président. Grâce à
son portefeuille très prolifique, il n’hésita pas non plus de gratifier certains joueurs avec des belles voitures de marque Mazda. Géré comme un ligablo, cette entreprise fut obligée de fermer
rapidement ses portes.


La génération de Mutubule Santos qui prendra plus tard la relève fut irrésistible. Elle a réussi à faire oublier
les départs de Kiyika Soucous et Mamvukila Pélé partis respectivement dans Daring et V-Club.  Santos et ses amis ont échoué de justesse en finale de
la coupe d’Afrique des clubs champions face à Canon de Yaoundé conduite de main de maître par le Docteur Abega. Dans cette génération nous avions connu Siampasi, Mandiangu, Malbanga, Epoma,
Mukandila, Diakanua, Mobati, Mangala, Mayele, Empole Mukonyonyo, Mbuku Licencié (transfuge de Air Zaïre),  Elengesa et Bolaluete.


Lorsqu’une équipe monte très haut, sa chute est toujours vertigineuse. L’AS Bilima a cessé de jouer les premiers
rôles au championnat. Ebembe ya nioka, esilaka somo te.



soungari 14/11/2011 23:44



Plus qu'un commentaire, c'est plutôt des questions a l'endroit de nos ainés, je vois dans le classement du championnant de la lifkin 1979 tel que publié, le nom du club de "BABETI YA KIN" du
président DADOU, qu'est-ce qu'il est devenu? il y'avait un joueur de ce club ( defenseur de son etat) surnomée "Chien Méchant" si je ne me trompe pas son nom de famille était Mosengo, habitait la
commune de matete et fût la terreur des attaquants des clubs adverses, qu'est ce qu'il devenu? Il y'avait aussi un autre club qui s'entrainer je crois dans la commune de
Ndjili et diriger par un sujet d'origine etrangère du nom de Monsieur Savanet (penchant daring) qu'est ce qu'il advenu de ce Monsieur? et pour terminer quel fût l'apport des
personnalités étrangères dans le domaine du sport en générale et du football en particulier dans notre pays? merci d'avance pour les reponses des tous et surtout de Monsieur Jean KEKO MIEZI qui
me semble est un fin connaisseur de notre football. mbote mingi na ba mbokatiers nioso bipai ba zuami.


SOUNGARI