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Publié par Messager

 

Les œuvres inédites des éditions Esengo, Ngoma,Loningisa, et  Opika 

 opika-label-297x300  Label des Éditions Opika, pourvu par Richard Kasongo 

Nous profitons  de ce long week-end de Pentecôte pour offrir aux mbokatiers, friands de la bonne musique, quelques œuvres inédites dénichées par notre complice Princesse Kiku dans ses archives.


En les auditionnant à notre niveau, nous avons trouvé  qu'il existe encore beaucoup à découvrir dans le répertoire de la musique congolaise. En même temps, nous avons compris pourquoi Lucie Eyenga avait réclamé, dès que l’occasion lui fut offerte, de procéder à l’enregistrement de ses anciennes  œuvres discographiques.


loningisa no115-300x291En effet, depuis le début des éditions discographiques au Congo, les maisons  appartenant aux hommes d’affaires expatriés avaient effectué de très nombreux enregistrements dont nous n’avons auditionnée qu’une infime partie à travers les ondes. Il est clair aujourd’hui que nos grands artistes ne savent pas exactement combien de chansons ont-ils créées durant leur carrière.


Ce blog est en train de nous révéler l’immensité de l’œuvre  discographique congolaise au fur et à mesure de son évolution.


Voici en guise d’exemples quelques chansons éditées jadis par les quatre maisons d’étions sus- mentionnées. Dans la dernière sélection intitulée:Suka ya mabina, aux éditions Opika, avant même la naissance de l'African-Jazz, Kallé confirme son statut de "père de la musique congolaise moderne" en associant le Tam Tam  africain avec les instruments modernes.


N’oubliez pas de nous citer les chansons que vous auriez déjà auditionnées parmi notre sélection, et quand.


P.S. Nous suggérons aux mbokatiers de s'intéresser à tous les aspects de notre culture, y compris les chansons sorties avant notre naissance. Un intellectuel n'est-il pas celui qui a un goût prononcé pour les choses de l'esprit?


Messager

 

Les œuvres inédites

.

Editions Esengo

1.Ndoto nde makanisi, par Lucie eyenga

2.Lele etali bango, par Lucie Eyenga et le Rock-A-Mambo

3.Ngai na yo suka se ndako, par Nico et l'African-jazz

Editions Ngoma

Fini, par Wendo

Tango tozalaki na Léo, par Léon Bukasa

Tango Tropical, par Franck Lassan

 

Editions Loningisa

Bowane na Liengo

Timing Hole, par Musekiwa et l'OK-Jazz

.

Editions Opika

Suka ya mabina, par Kallé

.

Commenter cet article

ATIPO 11/06/2012 23:23

Mon cher Mwenzé, vu de cet angle votre efficace raisonnement est acceptable. Bella Bella ayant atteint 5 ans d'existance, Max le meneur a pu être tenté par le rythme saccadé de zaiko. je pense à
Houleux houleux, yakani, zing zong et zamba tous des oeuvres de cet talentueux musicien. Pambidoni qui a pu etre le point culminant de cette aventure est une oeuvre d'un autre talentueux shaba
kahamba y est passé. Pourtant Emile a résister à cette sorte de seisme musicale je pense a tikela nga mobali, musoso, menga, mouvement ya kin et plutard kamavasthy. Je me demande si le grand Pascal
TABU ley lui même n'était pas entrainé par cette vague. je pense à la chanson sambulma qui peut etre pris comme l'exemple saillant. Merci mon cher Mwenzé pour toutes les informations. Aimé ATIPO

ATIPO 11/06/2012 23:23

Mon cher Mwenzé, vu de cet angle votre efficace raisonnement est acceptable. Bella Bella ayant atteint 5 ans d'existance, Max le meneur a pu être tenté par le rythme saccadé de zaiko. je pense à
Houleux houleux, yakani, zing zong et zamba tous des oeuvres de cet talentueux musicien. Pambidoni qui a pu etre le point culminant de cette aventure est une oeuvre d'un autre talentueux shaba
kahamba y est passé. Pourtant Emile a résister à cette sorte de seisme musicale je pense a tikela nga mobali, musoso, menga, mouvement ya kin et plutard kamavasthy. Je me demande si le grand Pascal
TABU ley lui même n'était pas entrainé par cette vague. je pense à la chanson sambulma qui peut etre pris comme l'exemple saillant. Merci mon cher Mwenzé pour toutes les informations. Aimé ATIPO

MWENZE 11/06/2012 14:00


Cher Atipo,pour en revenir à ta première réaction,quant à savoir si Paul Kamba et Wendo ne faisaient pas de la rumba,je te répondrai par l'affirmative,dès lors qu'ils animaient des cérémonies
festives.A la nuance près que celle-ci (la rumba) luttait dans leur répertoire à armes que d'autres danses telles que la biguine (influence de la musique antillaise très forte à cette époque),la
polka piquée (plus populaire que la rumba) et la mazurka d'origine occidentale,influence coloniale oblige.Prenez une chanson comme "Polo Kamba atiki biso na mawa" de Wendo,c'est de la polka
piquée.Contrairement à aujourd'hui,nos anciens étaient ouverts et ecclectiques  dans les rythmes et  les dances.


Rectificatif:Paul Kamba et le Victoria-Brazza,1942.C'est le Victoria-Kin de Wendo plutôt,en 1949.


MWENZE

MWENZE 10/06/2012 17:31


Tu conviendra avec moi que "Tikéla ngai mobali",1973 ou "Zamba" 1975 n'ont rien à voir avec "Lina" de 1971 par exemple,avec ou sans instruments à vent?de même avec Zaïko,"Mbuli ya M.T.",un
soum-djoum,n'a plus rien à voir avec Eluzam?Les uns et les autres avaient effectivement appartenu à la famille African-Jazz,par devers l'Afrisa.Mais dès la découverte de l'animation et surtout de
la batterie dite "entremêlée" (masini ya kahuka),les jeunes avaient trouvé leur propre voie.Et comme c'est Zaïko qui était l'initiateur de ces deux phénomènes,l'honneur lui est revenu que ce
style lui soit attribué.Style Zaïko,école Zaïko,c'est du pareil au même,les deux expressions traduisent la même idée.Batterie "entremêlée" et animation caractérisent donc cette école,bien plus
que la présence ou non des instruments à vent:l'Empire Bakuba avait continué avec les instruments à vent,de même que les Bella-Bella,alors qu'ils avaient déjà adopté le style Zaïko.Zaïko lui-même
flirta avec le saxophone dans "Bongo bouger" et l'expérience ne connut aucun lendemain.


MWENZE

ATIPO 10/06/2012 16:48

Mon cher Mwenzé je reviens encore pour la classification des écoles. L'école Zaiko est née en 1973 vous le dites si bien. Bella est semble t il né en 1969, pourquoi ne pas le classer par exemple à
l'école African jazz. je suis tellement tenté de le faire. Cordialement.

MWENZE 10/06/2012 16:32


Pas seulement à mes yeux,cher Atipo.Plus qu'une opinion,un jugement.Rochereau lui-même,Empompon Loway n'en pensaient pas moins et ne manquaient de l'affirmer ni rappeler dans leurs
interviews,lorsqu'ils lançaient l'un et l'autre MBilia Bell et MPongo Love.Dans ses déclarations,MBilia Bell reconnaît elle-même combien Lucie Eyenga est la plus grande.Maintenant,si mon avis
rejoint celui des experts en la matière...


MWENZE

MWENZE 10/06/2012 16:23


Bonjour Atipo et merci de m'avoir rappelé le titre "Dit moninga",suite à un véritable trou de mémoire qui a duré jusqu'à l'instant où je viens de te lire.Merci infiniment.A propos de Bella-Bella
et Lipua-Lipua,j'ai simplement utilisé un exercice de style pour dire qu'ils sont de l'école Zaïko.Côté variété de danse,rien de nouveau sous le soleil depuis l'African-Jazz,l'OK-Jazz et Zaïko en
1973.C'est l'école Zaïko qui domine aujourd'hui,orchestres et individualités:Wengué,Quartier Lattin,Koffi,Werrason,JB Mpiana,Fally,Féré etc...Les deux premières ont pratiquement disparu.Troisième
génération,quatrième génération et que sais-je encore,c'est de l'entourloupe.Une musique se définit autrement,pas en terme de génération.Reporte-toi au point de vue que je donne à ce propos,sur
la rubrique consacrée à Sinza ici même sur mbokamosika.


Bien à toi.


MWENZE

aimé atipo 10/06/2012 15:26


Concernant votre SOS , je crois qu'il s'agit de la chanson intitulé " Dit moninga" de celle qui à vos yeux est la meilleur chanteuse de tous les temps. Merci une fois de plus mon cher Mwenzé.

atipo 10/06/2012 15:15

Bonjour mon cher Mwenzé, Les imponderables ont faits que ne reponde tout de suite à votre commentaire. Merci tout d'abord pour votre compassion.Merci aussi pour toutes ce que ce que vous avez
écrit. Si j'ai bien compris, Paul kamba et wendo kolosoy ne faisait pas de la rumba. De ce qui précède la classification des écoles s'est faite à partir ded la naissance de African jazz et Ok jazz.
La troisième école est né de Zaiko dès lors qu'il a opté du non usage des instruments à vent. Alors votre point d'interrogation auprès de Bella peut il dire que Bella Bella n'a pas fait parti de
cette classe? surtout qu'il n'a jamais cessé d'utiliser ces instruments de réferences. Bonne journée à vous et a tous les mbokatiers. aimé ATIPO

MWENZE 06/06/2012 21:19


ADDITIF à propos de la troisième école,Zaïko:Naissance,1973 avec "Eluzam" d'Evoloko Anto.Comme je l'ai dit,créé en 1969,Zaïko appartenait jusque-là à la tendance Fiesta,de
l'école African-Jazz,avec l'Afrisa de Rochereau pour modèle.


MWENZE

MWENZE 06/06/2012 20:58


Bonsoir et merci mon très cher Dary-Abega pour ton message. Lol:-)


Très cher Atipo,bonsoir et sache combien je partage ta douleur,à la lecture de ton message.Sois fort,courage!


Je répondrai d'une manière laconique à tes questions car elles font appel à des articles déjà existants,les articles de notre Doyen Clément Ossinondé par exemple sur l'histoire de la musique
congolaise,ici-même sur Mokamosika,des documents sonores même!Fouille,comme on dit.


Des écoles:Les deux premières ont été classées selon leur ordre d'apparition,mais surtout leurs rythmes.L'African-Jazz d'abord,le premier orchestre congolais de musique moderne,créé par Joseph
Kabassélé en 1953,sur le socle de l'OTC Voix de la Concorde,aux éditions Opika,avec son soliste prodige Nicolas Kasanda qui n'avait que 13 ans à l'enregistrement de Para Fifi cette année-là.


Ensuite apparaîtra l'OK-Jazz,en 1956 (trois ans après l'African-Jazz),de la fusion du négro-Jazz de Essous-Nino Malapet-Pandy et du groupe Watam,de Dewayon et Franco.


Il est à noter que si Nico était l'aiguillon de tous les solistes congolais des années dans le jeu d'une guitare "moderne" pour la musique africaine (il sera le premier africain à utiliser le
médiator),Franco se démarquera de lui vers 1959 par un style plus populaire,sorte d'adaptation du "ngombi" traditionnel que du jeu à l'occidental.On parlera alors du style primesautier de Franco
et du style "intellectuel" de Nico.D'ailleurs le public ne s'y trompera pas.L'African-Jazz était l'orchestre des élèves,des intellectuels,des évolués,des cadres,et l'OK-Jazz celui du peuple.Entre
les deux solistes,on comptait leur doyen Tino Baroza et Nédule Papa Noël,plus techniques et audacieux,dans l'école African-Jazz.La différence se manifestait également dans les
chansons,l'African-Jazz,romantique,l'OK-Jazz proche du quotidien du peuple.A partir de 1960,on jouait comme l'African-Jazz ou comme l'OK-Jazz.Il n'y avait pas de troisième voie.


De la Troisième école,Zaïko:ce sont les enfants rebelles,qui ne veulent plus de "la musique de papa",qu'ils réduisent à sa plus simple expression.Plus d'instruments à vent(saxo,trompettes),plus
de maracasses,plus de claves,plus de cloches,plus de belles voix,de chanteurs de charme,pouvoir aux jeunes!Des guitares et des drumms,joués très forts,des chanteurs qui chantent et animent leur
suffisent.Danser,s'éclater,transpirer,avec ou sans cavalière.Du disco avant l'heure!Des jeunes qui veulent faire du vieux avec du neuf,Empire Bakuba,Lipua-Lipua,Bella-Bella?Ils s'aligneront!A
noter que ces jeunes sont tous issus de la tendance Fiesta,donc école African-Jazz.A leur actif:avoir découvert le style de batterie approprié à la musique congolaise,la batterie dite
"entremêlée",que leurs aînés cherchèrent en vain!


De Paul Kamba:lui,créa le premier ensemble musical congolais des deux rives en 1949,suivi de Massamba Lebel dont on ne parle pas souvent,toujours à Brazzaville.Le premier à Poto-Poto,le deuxième
à Bacongo.Dans la conception actuelle,plus groupe vocal,groupe d'animation des fêtes et soirées,que groupe orchestral à proprement parler.


De Wendo,avec lui Eboma,François Bosélé,Léon Bukasa,Bowané,Mundanda Antoine,Dépéwo:plutôt des chansonniers,des bardes.Chanteurs solitaires,se firent parfois accompagner d'orchestres.


De Lucie Eyenga:excellente et grande chanteuse,doublée d'auteure-compositeur exceptionnelle,machine à tubes,lui assurant ainsi l'ascendant sur ses concurrentes,fera d'elle le modèle des
générations suivantes et l'icône féminine de la chanson congolaise.Très populaire.A une époque sans télé!


DE l'expulsion des Congolais de Brazzaville par Moïse Tshombé:août 1964.Risque de me tromper de mois exacte,mais pas de période:les grandes vacances!


J'ose espérer,Atipo,avoir comblé tes attentes.A moins que des mbokatiers y trouvent à redire.


MWENZE

Dary-Abega 06/06/2012 16:40


 Grand frère Mwenze!!!


 Vraiment quand tu dis toujours que tu n´es pas intéressé par la génération " Zaiko" je te donne raison ,car à voir la facon dont tu expliques et étayes tes propos ,vraiment je te vois
dejà et imagine à peu près ton age ! Bref,tu es intarissable!!! Continues ,nous vous suivons de très très près ! salut . C´est vraiment " le tango ya ba wendo"
Bis.                               
Dary-Abega.

Michel Kinzonzi 06/06/2012 12:20


B R A V O aux KULUTUS Mwenze,Pululu,Théo Frank....pour vos échanges;j'ai vraiment apprécié.Vous aviez ressuscité dans mon esprit la célèbre émission Intervilles de Gux Lux et Leon
Zitrone quand vous utilisiez lesformules:" à toi",..."je ne te lâcherais pas de si tôt"...."moi non plus".Sacré MBOKAMOSIKA.

atipo2009@yahoo.fr 05/06/2012 22:34


Mon cher Mwenze et chers Mbokatiers,


Je prends le train en marche indépendamment de ma volonté. Je viens en fait de perdre mon petit frère utérin ce 20 mai 2012, suite à une difficile maladie.


C'est d'ailleurs à Brazzaville, et pendant son deuil que j'ai appris avec peine le décès de l'un de mes chanteurs préférés, le nommé  Paul Pépé NDOMBE le noir pais à son âme.


J'ai lu mon cher Mwenzé, chers mbokatiers la sévère reprimande faite à l'endroit de notre frère MASHAHABO suite au branle bas causé par son coup de gueule à l'endroit du doyen Clément OSSINONDE.


Je félicite la grandeur de la sagesse qui a animé ce doyen pour avoir sollicité l'âme en peine l'arrêt de ce débat.


J'écris ce soir pour me renseigner ou plutôt apprendre pour comprendre, au sujet de deux points précis.


Voici le premier: Vous nous dites qu'il y a trois écoles, celle de Kallé, celle de Franco et celle de Zaïko. J'aimerais bien vous croire mais je veux d'abord savoir les critères qui vous ont
conduits à faire cette classification.


Ou est ce que vous classez Wendo avec son victoria leo et Paul Kamba avec son Victoria Brazza qui d'après vous même semble t il ont existés musicalement avant Franco et Kallé. 


Concernant la troisième école ou est ce que vous classez Los Nickelos et thu zaina?


Le deuxième point concerne Lucie EYENGA. Natif des années soixante je vous avoue que je n'ai pas eu le privilège de l'écouter pendant ses moments de gloires.Ce que je veux par contre savoir, ce
sont les critères qui vous ont conduits à conclure qu'elle est la meilleur chanteuse de tous les temps. je voudrais vous dire que vos commentaires m'ont poussés à ecouter les chansonsde
 cette chanteuse qui du reste porte le nom de ma mère, sans aucun sentiment, peut être par manque de souvenir.


Vous voudriez bien pour terminer me dire finalement l'année que Tsombé avait refoulé les congolais de Brazza. Faisant partie de ceux ci, je n'ai plus que des souvenirs vagues de cette periode.


Merci mon cher Mwenzé et cher mbokatiers.

MWENZE 05/06/2012 22:11


Cher "Jo" (PULULU),c'est avec beaucoup d'attention que je lis les commentaires de ce blog.Je ne les parcours pas, je les lis effectivement. Et quand je rétorque,ou fais des remarques,c'est
toujours en connaissance de cause, suite à des assertions,et non gratuitement.Des exemples?


"Lucie Eyenga n'étant pas canon,en tout cas,pas au point d'attiere l'attention d'un Kallé Jeff..." (Joseph Pululu - 4 juin 14h47)


"Kallé était certes un homme à femmes,de belles femmes..ce qu'on ne pouvait dire de Lucie Eyenga". (Théo Franck - il y a 5 jours 03h37)


Voilà qui justifie mon intervention de 14h30,ce jour,approuvant par la même occasion conseils et remarques de notre frère BUKU-BUKU.Les potins n'intéressent personne,ils sont inutiles et
n'instruisent pas,et je n'ai eu de cesse de le marteler ici.


A mon frère HISTORIEN,gardons-nous de nous arrêter sur les mots dans un débat.Cherchons les idées exprimées ou cachées derrière ces mots.Ce n'est pas moi qui ai qualifié Serge Gainsbourg de
laid,quand bien même lui-même se reconnait comme tel ("la beauté cachée des laids",dans son album reggae enregistré en Jamaïque).J'ai pourtant précisé ma pensée,"on peut ne pas avoir une beauté
canon,la beauté d'un artiste est celle de son oeuvre..."je l'ai écrit noir sur blanc.Et alors?Ne survolez pas mes écrits,lisez-les,ne vous arrêtez pas sur mes mots,attardez-vous sur ma pensée.


MWENZE

Joseph Pululu 05/06/2012 22:10


Merci Kulutu Botomba pour avoir apporté la précision sur la relation entre Gaby Lita et Eyenga Moseka, d'autant plus que sur la parentée, j'utilise le conditionnel en espérant que quelqu'un
m'apporterait ds précisions. Ceci dit, on peut bien être parent sans être du même coin (mariage mixte). Savez-vous que Maître Botomba Libanga (initiateur de l'animation politique et du groupe
choc Kake) était le petit fils de Victor Komoriko, ressortissant du Bandundu? Et que les enfants du même Botomba Libanga sont à moitié Bayombe?


En tout cas, si j'ai évpoqué le lien entre Lita et Eyenga Moseka, c'et en partant de l'anthologie de la musique zairoise moderne 'enregistré en live au Ciné MPR sous la supervision de Papa Noèl
Nedule) et dont Gaby Lita détenait des droits "hérités" de Lucie Eyenga. J'insiste dur le conditionnel. Papatoto qui à la facilité de joindre Le fils de Papa Ite Bembo, pourra nous apporter des
éclaircissements à ce sujet.


En ce qui me concerne, ma proximité avec la famille Botomba fait qu'une de mes filles Mokongo, porte le postnom de Botomba. Aujourd'hui majeure, ma fille n'est pas peu fière d'être une Pululu ea
Botomba.


Merci kala kala de rappeler l'article de Ossinonde sur Bosele qui est toujours accessible. Mais j'y reviendrai à une autre occasion avec d'autres anecdotes recueilli lors de mon dernier séjour
kinois.


 


 


 


 

Kala-kala 05/06/2012 19:12


Cher Historien en parcourant les anciens articles vous tomberez sur l´article consacré à BOSELE ácrit par notre Kulutu Clément Ossinonde, bonne fouille.

Botomba 05/06/2012 19:05


Théo Frank, Jeef Pululu a bien dit Moseka Mbunza proche de Lita Bembo, et non Lita Bembo Mbunza.

historien 05/06/2012 18:53


GRAND SALUT aux mbokatiers


MR PULULU,j'attends toujours d'avoir des informations sur BOSELE.


THEO FRANK a raison concernant la tribu de LITA BEMBO.ce dernier est EKONDA  de BANDUNDU du coté  de MAI NDOMBE.


BIEN de bonnes choses a tous

Ya Theo Frank 05/06/2012 17:36


@Joseph Pululu...Lita Bembo n'est pas mbuza plutot Ekonda a ma connaissance..a moins que je me trompe..donc une parente avec Lucie Eyenga ne pourrait etre que par alliance..par contre il y a un
lien de parente entre Lucie Eyenga et Maman Angebi..elles sont cousines..

Joseph Pululu 05/06/2012 15:17


Mon cher Mwenze,


Lucie Eyenga n'était pas, comme disent nos enfants d'aujourd'hui, un canon. mais artiste avant tout, il lui fallait suigner sa présentation. Ainsi, si son ancadrement artistique était assurée par
la bande à Kallé, il lui fallait de vrai pro de la beauté et de la mode, pour la mettre en valeur sur scène. C'est là qu'interviennent les club de beauté comme "la beauté", La Mode. Les "Ba La
Joie" que chante Lucie Eyenga c'est justement un de ces club où l'on apprend à devenir une femme du monde, une évolué, alors que les hommes de leur côté s'orientaient vers les bana "Amida" ou
"AGES" (association des Gentlemen).  Apprendre à être élégant ou élégante, n'est pas dévalorisant en soi. Lucie Eyenga a dû apprendre l'élégance auprès des maîtresss du genre: les
animatrices de Radio Léo: Angebi, Kanzaku et les autres.


Donc le débat en définitive, cher Mwenze, ne porte pas sur la beauté, mais bien sur l'apprentissage de l'élégance. ce qui fait qu'à la fin Lucie Eyenga vedette d'Esengo était aussi une femme du
monde.  Et moi je retiens d'elle cette disponibilité à l'apprentissage, cette ouverture d'esprit pour tout découvrir et...tout essayer!


Et moi j'aime cette femme: Moseka mbuza qu'on disait aussi proche de Gaby Lita dont elle serait une tante.

MWENZE 05/06/2012 14:30


Pour aborder dans le sens de BUKU-BUKU,je prierais les mbokatiers d'évacuer le critère beauté d'une personne,appliquée aux artistes,car c'est son art qui fait la beauté de l'artiste.Les
chanteuses Nina Simone,Edith Piaf,Césaria Evoria plus prés de nous n'ont pas été non plus des canons de beauté ni d'élégantes sylphides.Leur beauté est contenue dans leur talent,leur voix
divine,leur charisme...comme la Grande LUCIE EYENGA.Personne ne choisit sa beauté à la naissance,ni sa race,ni sa tribu,nisa région,ni son pays d'origine.On s'assume tel qu'on vient au monde,sauf
les complexés.Et la grande Lucie Eyenga n'en était pas une.Et j'en ai terminé.


MWENZE

MWENZE 05/06/2012 07:05


Au secours "bakulutu" mbokatiers !!! Aidez-moi à retrouver le véritable titre de la chanson où Lucie Eyenga chante:"iyoléli ngai na na yo é,bisengo ya biso mibalé,ata bafingi
bafinga,ata bayini bayina...",plagiée par Koffi Olomidé en 1986.J'ai un trou de mémoire,ce n'est pas "Bolingo ya la joie" comme j'ai pu le noter dans mon précédent
commentaire.Merci.

MWENZE 05/06/2012 06:51


Cher DIERTO,bonjour.En effet Koffi Olomidé avait plagié deux morceaux d'époque,à savoir "Ya biso sé malembé" de Bowane,chanté par Marie KITOTO et le Groupe Loningisa en 1950.C'est fort du succès
de Marie Kitoto que Loningisa prit une avance sur Opika,et dans cette rivalité,Opika tint à relever le défi en lançant à son tour sa voix féminine,Lucie EYENGA,dès 1952,encadrée par le Grand
Kallé,Tino Baroza,le saxophoniste belge Fund Candrix,premier prix cette ennée-là du Conservatoire Royal de Belgique."Bolingo ya La Joie","Chérie mwana ya mama" démarreront  la carrière
brillante que l'on sait,avec l'épisode African-Rock" par la suite.Voilà pour la petite histoire mais surtout retracé le contexte dans lequel j'ai été amené à affirmer que Lucie Eyenga avait
détrôné puis effacé de la scène musicale toutes celles qui l'avaient précédée,pour ceux des mbokatiers qui n'avaient pas vécu ou connu cette époque.Pour revenir à Koffi et à sa chanson dont vous
faites allusion, après "Ya biso sé malembé" il (Koffi) enchaîne effectivement avec "Bolingo ya la joie" de Lucie Eyenga donc (iyoléli ya ngai na Stéfi,bolingo ya biso mibalé,ata bafingi ba
finga,ata bayini bayina...).Ce sont là deux plagiats en bonne et due forme et rien d'autre.


Juste ce point d'histoire pour te dire cher DIERTO combien je suis d'accord avec toi,mais alors à 200%! Bonne journée.


MWENZE


 

historien 05/06/2012 06:32


MES salutations aux mbokatiers


je tiens a feliciter tous mes ainés pour cet excellent travail,si je dis ainé,c'est parce que a travers ce travail d'orfevre,je me mets a ma véritable place de lecteur.


UNE fois de plus félicitation a tous et je voudrais savoir mr PULULU comment est mort  BOSELE  dont  j'entendais le nom dans une chanson de TABOU LEY,dans laquelle,il
chantait,miziki nde ya  BOSELE  NA YAMBA YAMBA samu na inki bandoki batondi mboka.qui  était il ?


UNE  fois de plus merci pour ce voyage musicale vieille de plusieurs decennies


A  mon grand frere propre MWENZE sachez que  serge GAINSBOURG dont vous dites qu'il était laid ,fut  un dandy comme mr FARIALA FRANK LASSAN.


BIEN de bonnes choses a tous 

DIERTO 05/06/2012 04:22


Boboto pe bondeko


Mr mwenzé dans tous ses états, vous etes vraiment dans votre élément franchement je vous envie, et vous remercie du fond du coeur, votre echange civilisé avec un autre poid lourd Pululu ainsi que
d'autres vieux loups sur cet article m'a permis de me faire une idée de maman Lucie sans prejugé en me débarassant de l'image d'une vieille dame finie qui me taraudé l'esprit; je pense qu'avec sa
voix limpide malgrè les conditions d'antan elle a su nous leguer des chef d'oeuvres pour moi c'est notre " DIVA AUX PIEDS NUS" à moins que je me trompe seule Mpongo Love coté timbre vocal pourait
se rapprocher d'elle mais quant à Tshala Muana et consort MAWA TROP.


ps/ Olomidé avait piqué un morceau de cette maman " ba mbangu baleka yabiso se malembé..." 


wa bino

MWENZE 04/06/2012 23:41


LUCIE EYENGA EST LA PLUS GRANDE CHANTEUSE DE LA MUSIQUE CONGOLAISE DE TOUS LES TEMPS.CE N'EST PAS DEMAIN LA VEILLE QU'ELLE SERA DETRONEE.


Sublime dans "kamsoda",une composition de Déchaud,impériale dans toute son oeuvre.I-NE-GA-LA-BLE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! A tout point de vue.Une icône!


MWENZE

Ya Theo Frank 04/06/2012 23:03


J'ai de frissons quand j'ecoute de chansons comme Yaka Mama ou Ah Baninga..La voix de la grande Lucie Eyenga me fait de l'effet..Je la classe parmi les 5 meileurs chanteurs interpretes
congolais de tous les temps (hommes et femmes inclus)...ceci pour dire mon respect pour cette artiste de talent exceptionnel

BUKU 04/06/2012 22:49


Chers mbokatiers, il serait souhaitable d'aller plus loin dans nos analyses sur la carrière artistique musicale de Lucie Eyenga que de trainer nos discussions sur
sa vie intime par des suspicions et des rumeurs qui escamotent sa dimension exceptionnelle de grande artiste et vedette.


Qu'est-ce que vous pensez et sentez, que diriez-vous lorsque vous écoutez des chansons de Lucie Eyenga telles que : Naleli mama Angebi,


Bolingo ya ba la joie,


Baninga,


Oe Tata,


Moninga,


Lucie wa ngai,


Les trois indiens Niekesse,


Kamsoda ?


 


BUKU


BUKU

Buku 04/06/2012 22:37


Chers mbokatiers, il serait souhaitable d'aller plus loin dans nos analyses sur la carrière artistique musicale de Lucie
Eyenga que de trainer nos discussions sur sa vie intime par des suspicions et des rumeurs qui escamotent sa dimension exceptionnelle de grande artiste et vedette.


Qu'est-ce que vous pensez et sentez, que diriez-vous lorsque vous écoutez des chansons de Lucie Eyenga telles que :
Naleli mama Angebi,


Bolingo ya ba la joie,


Baninga,


Oe Tata,


Moninga,


Lucie wa ngai,


Les trois indiens Niekesse,


Kamsoda ?



BUKU

MWENZE 04/06/2012 22:26


Cher Théo franck,à bien me relire,et je t'en convie s'il te plaît,je n'ai eu de cesse d'inviter mes débatteurs d'abandonner ce terrain inutile,mais de nous intéresser à l'aspect artistique de la
grande Lucie Eyenga,et à rien d'autre.Relisez-moiavec objectivité.Quant à "Fuala mbombo ngulu ka dia",non,non,non,n'ayons pas l'imagination prolixe à ce point.Le prélude de cette chanson n'est
rien d'autre que "l'appel à table" de la mère de Franco invitant à manger le museau de porc dont son fils raffolait.C'est ainsi qu'elle l'interpelait,toutes les fois qu'elle avait préparé ce
plat,quand Franco était encore enfant.Franco n'ayant jamais oublié cet épisode de son enfance,en fut inspiré pour une chanson.Explication rapportée par Maman Hélène en personne (mère de Franco)
dans le documentaire dédié à Franco et diffusé largement sur Télé-Zaïre en 1986 et 1987.De grâce,arrêtons toute spéculation sur cette chanson.


MWENZE


 

Joseph Pululu 04/06/2012 21:05


Mon Cher Théo bonjour et merci de contribuer à l'enrichissement de ce regard en "biais" sur Lucie Eyenga. Eje pense que vous n'avez pas à vous excuser d'oser explorer ce"tte piste de lesbianisme
sur La garnde Moseka Malongi. Et je n'étais pas loin de partager cette approche, puisque j'évoque le carinat. Je pense qu'on ne peut pas se contenter de parler ou d'écouter les musiques de nos
artistes, sans tenter d'explorer leur non-dit.


Mon père adorait Franco, non pas par rapport à sa musique, mais plutôt, par rapport à tous les sous-entendus, qu'il pensait décéler dans ses textes. ainsi quand Franco chante : Fuala mbombo ngulu
kadia, si kizembisa! Mon père entendait l'appel à transgresser les interdits.


Qui connait en fait nos musiciens et artistes? Que savons-nous d'eux? rien. pourtant à chacune de leurs chansons, ils se livrent et se dévoile. A Nous d'apprendre à décoder. Ils sont à l'image de
notre société, à la fois blanc et noir. Mais jamais blanc ou noir.
Et comme ils ne nous diront rien directement, ce blog et nos contributions devront  apporter des questions et les réponses. Voilà pourquoi il est important de rpoposer des documentaires afin
que chaque avis compte.


 

Ya Theo Frank 04/06/2012 19:44


@Mwenze et Joseph Pululu..Loin de moi l'idee de salir l'image d'une icone de la trempe de Lucie Eyenga..si j'ai invoque cet aspect du personnage ..c'est pour contredire l'idee qu'il pouvait y
avoir une romance entre le grand Kalle et Lucie Eyenga..On pouvait se contenter de discuter de sa musique..ce qui serait largement suffisant au lieu de tenter d'aborder d'autres aspects de la vie
privee..ce qui n'est pas aussi mauvais quand on veux comprendre certaines choses..on doit aussi se dire que les personnes qu'on admire sont multi dimensionnelles..talentueux artistiquement..mais
ayant d'autre aspect du charactere qui peuvent ou ne pas nous plaire...on ne doit d'embler escamoter certains sujets ou les rendre tabous.parecqu'ils derangent ou genent .l'homosexualite a tjrs
ete une realite dans le milieur artistique congolais on n'en parle rarement..comme dans toute la societe en general..mais n'empeche qu'elle existe et plus repandue qu'on le pense ou qu'on veux
l'admettre..Joseph Pululu a invoque le carinat..lequel n'est autre qu'une autre appelation du lesbianisme...On ne peux pas prouver de rumeurs..a moins que les personnes concernnees avouent leur
forfait ce qui est impossible dans notre societe avant et meme maintenant...mais les rumeurs ont souvent un fondement surtout si elles sont persistentes..si on veux faire un travail de memoire on
doit avoir l'esprit ouvert pour aborder tous les sujets sans meler nos sentiments...j'ajouterais que le fait qu'une femme ait eu des hommes dans sa vie..n'empeche qu'elle ait pu aussi entretenir
de relations amoureuses avec de femmes..un exemple..un jour en plein concert de Koffi Olomide.. deux de ces danseuses se sont disputees et se sont battues pour l'amour non pas d'un
homme..mais d'une basketeuse congolaise evoluant aux USA...n'empeche qu'une de ses danseuses etaient aussi maitresse attitree de Koffi...voila le monde des artistes...Sans arriere pensee..

MWENZE 04/06/2012 15:24


Dans le cas d'espèce,la beauté n'a rien à voir.Savez-vous que,jusqu'à l'avènement de la télévision en 1972,il y avait des gens qui n'avaient jamais donné un visage à ce nom,Lucie Eyenga,des gens
pour qui elle était et demeure une icône?Rien à voir avec le talent avec l'art.En France par exemple,Serge Gainsbourg était laid,lui-même le reconnaissait,et portant...Julio Iglésias n'est pas
beau non plus,comparé à Elvis Presley,et pourtant...Lucie Eyenga ne fut pas une croqueuse d'hommes certes,mais ce n'est pas ce qui devrait nous intéresser ici.A toi.

Joseph Pululu 04/06/2012 14:47


Et si Eyenga avait eu besoin de la Badibala edenda?...


cela vous a peut être échappé, mais nous avons tous été unanimes pour reconnaître que Lucie Eyenga n'était pas canon, en tout cas, pas au point d'attirer l'attention d'un Kallé Jeff qui s'y
connaissait en belle femme. Alors quand on est pas très belle, on peut compenser par d'autres artifices comme les maquillages et les habits. Et je crois que c'est ce qui aurait rapproché Eyenga
Moseka et Marthe Badibala. La première pouvait en effet, beaucoup apprendre auprès d'une authentique reine de beauté qu'était Badibala. Kitambala ezali moko, motindo ya kokanga ndenge na ndenge "
chantait Bukasa. Donc Eyenga était talentueuse, j'en conviens, mais elle ne pouvait rivaliser avec les "bana la mode", la bande aux Kanzaku, Angebi ou Badibala, habillé à l'oeil par les
commerçant blancs. C'est cette bande qui faisait et défaisait aussi bien la mode que le succès. Aujourd'hui comme hier, le pouvoir des média ne doit pas être négligé.

MWENZE 04/06/2012 14:30


Moi non plus PULU,c'est réciproque.Je dirai à mon tour que Lucie Eyenga n'avait pas besoin de Marthe,en tant qu'animatrice,pour exister.L'écurie à laquelle elle appartenait,l'encadrement dont
elle bénéficiait (Kallé,Tino Baroza,Fund Candrix,Essous,Nino Malapet,ajouter à cela son compagnon François Bossélé) et l'African-Rock (African-Jazz-Rock-A-Mambo) lui suffisaient pleinement pour
assurer sa réussite et son succès.Ainsi donc Marthe Badibala était un plus dont elle pouvait se passer,car ses chansons étaient des tubes,de qualité en plus.


MWENZE

Joseph Pululu 04/06/2012 08:53


Mon Cher Mwenze,


Je ne te lacherai pas de sitôt sur Marthe Badibala. Celle-ci était l'une des présentatrices et animatrices de Radio Léo, au même titre que Angebi et Kanzaku. Dans leur rapport, on peut dire que
Lucie en se rapprochant d'elles, a bénéficié d'une exposition médiatique sans pareil et à une époque où la télévision était inexistante - du moins pour les kinois en majorité - la radio était le
passage obligé pour briller.

MWENZE 04/06/2012 02:03


Cher PULULU,et chers mbokatiers,avec toutes mes excuses,je vous fais part d'une confusion regrettable de ma part,à savoir qu'en écrivant Marthe Badibala,je pensais mordicus Marie KITOTO des
éditions Loningisa dans ma tête,rivale de Lucie Eyenga.Qu'à cela ne tienne,l'une et l'autre ne tiendront pas face au charisme et au talent de Lucie Eyenga,mieux encadrée certes,qui les détrônera
d'abord,avant d'abandonner la scène musicale congolaise.A mon humble avis,c'est avec Marie Kitoto que Lucie Eyenga fera la pluie et le beau temps de Radio Léo,plutôt que Marthe Badibala.Avis
personnel,une fois de plus.


MWENZE

MWENZE 03/06/2012 21:47


Cher PULULU,nos nombreux échanges sur ce site nous ont appris à nous comprendre,même à demi-mots.En tout cas il en est ainsi pour ma part,ma nature peut-être.Ne t'en fais pas,je n'ai pas trouvé
dans le rapprochement Lucie Eyenga - Marthe Badibala dont tu as fait état une quelconque connotation...intime,Je me suis posé des questions,eu égard à l'antécédent que j'ai évoqué,de savoir si
telle amitié avait existé par la suite entre les deux rivales.en rappelant que Lucie Eyenga avait détrôné Marthe Badibala.Rare chez nous,que telle rivalité professionnelle débouche sur une amitié
sincère.Le cas de J.B.MPiana-Werrasson,plus près de nous est éloquent.


MWENZE

joseph pululu 03/06/2012 20:37


A propos de la documentation- fiction.


Le choix du documentaire-fiction devrait nous permettre de faire des reconstitution, notamment des studios d'antan - Ngoma, Loningisa, Opika, esengo - et recruter à travers un casting des
personnes qui pourraient interprêter les rôles des pionniers de la rumba. Retourner ou retrouver des décors mythique, alors que notre ville a beaucoup changé, voilà l'objectif que l'on s'est
assigné avec ce documentaire-fiction, dont la trame reposera sur une "supposée relation amoureuse", à l'insu de tous dans les studio Esengo, entre François Bosele et Lucie Eyenga. Nous nous
sommes dit"...Et si Lucie Eyenga avait été le dernioer amour de Bosele et que son addiction à l'alcool avait commencé le jour de l'assassinat de Bosele?".


L'essentiel des textes, outre le dictionnaire de Nimy Nzonga, s'appuie sur les textes d'Ossinonde et d'autres signatures de Mbokamosika. Evidemment, si d'autres anecdotes arrivent d'ici là, nous
les prendrons enc ompte.

Joseph Pululu 03/06/2012 18:51


Mon cher Mwenze,


Lorsque je parle du rapprochement de Lucie Eyenga et des grandes voix féminine de la Rumba congolaise, c'est parce que c'était presque les mêmes qui faisaient la pluie et le beau temps sur les
ondes de Radio Léo. N'y voyez aucune allusion à des relations condamnables entre femmes. En me relisant vous comprendrez que je m'inscris en faux contre les allégations lesbiennes. Cependant, on
ne peut nier des expériences de "carines" entre femmes; très répandues à une certaine époque, notamment dans les écoles de filles et dans les internats.


Sur Marthe Baidbala, je signale aux mbokatiers, qu'elle est l'une de toutes premières Miss de Léopoldville, une authentique Edenda, qui, avec son équipe de Nzango de Kinshasa, avait battu à plate
couture l'équipe de Léo II conduite par Mama Catherine Limaya, plus connue sous son nom d'épouse Atembina.


La joute s'était déroulé sous le baobab de la rue Uele, non loin de son croisement avec l'avenue Principale (OUA°. A cet emplacement se dresse aujourd'hui un immeuble en construction de Jemsy le
Rex, à Kintambo.

MWENZE 03/06/2012 18:40


Chers mbokatiers,bonsoir.Lucie Yenga avait été lancée par les éditions OPIKA qui manquaient de chanteuse pour tenir la dragée haute à Marthe BADIBALA chez Loningisa.In fine, mieux
encadrée que sa concurrente,aux côtés de Kallé,Fund Condrix,Tino Baroza,Essous,Nino Malapet,Nico (remarquez,que du lourd autour d'elle!) Lucie Eyenga la détrôna et la fit disparaître de la scène
musicale.Ce pour quoi je  me demander si le rapprochement Lucie Eyenga -Marthe Badibala évoqué par notre frère PULULU était apparent ou franc.D'autre part,si nous voulons mettre à la
disposition de notre communauté des informations riches,gardons-nous des rumeurs ou même des présomption,car nous n'avons reçu aucun témoignage corroborant et affirmant  une
quelconque pratique homosexuelle de la part de Lucie Eyenga.Présomption n'est pas preuve.Ce serait de la diffamation purement et simplement.Que ce document-fiction soit un
recueil de faits réels,avérés,prouvés,non un recueil de rumeurs pour faire sensation.Quoi qu'il en soit,Lucie Eyenga demeure la plus grande chanteuse de tous les temps,de la musique
congolaise.Nul n'a le droit parmi nous de salir sa mémoire gratuitement.Déférons encore un peu plus de respect à nos artistes d'hier,ces héros.Ils le méritent tellement!


MWENZE

Joseph Pululu 03/06/2012 14:07


Pourquoi Lucie Eyenga chantait les femmes!


La rumba congolaise, selon ses pères-fondateurs, était un instrument pour magnifier la beauté de la femme ou fustigier sa légèreté. C'était aussi un outil à la disposition des hommes. Et Lucie
Eyenga , en intégrant la Maison Opika était formatée pour produire des chansons à "femme". C'est ce qui était vendeur! Est-ce que cela suffit pour étayer les soupçons de tendance homo? à chacun
de se faire son opinion.


Lucie Eyenga, surfant dans l'air du temps, a donc chanté la femme, avec peut être des mots d'hommes. mais elle n'en a pas perdu pour autant sa féminité. Et je peux me risquer à dire que si à un
moment ou à un autre, elle a extériorisé des tendaces lesbienne, c'est surement en signe d'auto-protection, face aux sollicitudes de ce milieu où la femme doit être la proie des hommes. Et
j'imagine aussi dans sa démarche d'autodéfense, elle se soit rapprochée des grandes voix et stars de la radio de l'époque comme Mama Angebi et Kanzaku Ngelebeya, sans oublier lew Marthe Badibala
ou Tekele monkankale.


Il est possible que à force de "soirée pyjama", elle ait tenté le "carinat" (demandez à nos soeurs ayant vécu dans les internats). mais au délà, je pense sincèrement que Lucie Eyenga était
entièrement femme. Qu'elle a aimé les hommes et certains le lui ont rendu. Un jeune à moi m'a d'ailleurs confié qu'un de se oncle Teke, Makango de Lucie Eyenga, a du renoncer à la mettre dans sa
maison, parce qu'elle était stérile, alors qu'ils avaient eu une liaison de plusieurs années.


Donc, à moins d'un témoignage de contemporain ou d'une femme ayant été sa "maitresse", on peut limiter l'expérience lesbienne de Lucie Eyenga comme Carine de quelques femmes.

MWENZE 03/06/2012 00:36


LUCIE EYENGA demeure,pour très très longtemps encore,LA PLUS GRANDE CHANTEUSE DE LA MUSIQUE CONGOLAISE.Et c'est ce qui nous importe le plus,mes frères mbokatiers.


MWENZE

Joseph Pululu 01/06/2012 21:50


le documentaire-fiction, au secours de notre mémoire.


Depuis que j'apporte mes contributions à Mbokamosika, soit depuis 2008, mon souhait a toujours été de compléter mes connaissances. Et c'est souvent avec un esprit d'ouverture, que j'ai
toujours abordé les articles de la communauté Mbokamosika, tout en injectant de mon côté, mes réflexions et constats, même les plus loufoques. Mais tout ce que je connais par contre, je l'ai
recueilli des aînés, voire des amis de ma générations et pourquoi pas, des plus jeunes; ceci pour rassurer Roundy qui nous a rejoint cette saison.


Aujourd'hui et grâce aux contributions de la communauté Mbokamosika, nous sommes en train de reconstituer des pages entières de notre mémoire et ce, avec du materiau datable - le précieux
catalogue de la Rumba congolaise d'une part, et de l'autre la mémoire collective des Mbokatiers.


Je crois qu'il faut de plus en plus garder à l'esprit que nous ne connaissons qu'une infime partie de notre histoire commune et qu'en partant de la musique congolaise, de son contenu; en
laissa nt aux autres le soin d'apporter le complément nécessaire, on peut mettre à la disposition de notre communauté des informations riches, comme ce pan d'histoire de Lucie Eyenga, à qui nous
comptons consacrer un documentaire-fiction, dont la trame reposera ur les titres et le contenu de ses chansons. Je remercie d'avance et encore une fois Clément Ossinonde et Kiku pour les musiques
et témoignages, Messager, Malonga, Kiriku, Dierto, Mwenze ou historien, pour les contributions sans oublier James. il ne nous manque que Kandolo pour boucler la documentation sur Lucie Eyenga,
une héroïne de notre temps et une femme libre - premier phénomène de la Rumba congolaisen selon sa ndoyi, Moseka Mboyo, Mbilia Bel.









MWENZE 01/06/2012 16:25


Merci Clément Ossinondé pour ton éclairage et m'empresse de faire amende honorable à MESSAGER et  PULULU,sur cet épisode de Lucie Eyenga et l'orchestre Négro-band qui m'avait totalement
échappé je l'avoue,et dont je ne connaissais farnchement pas du tout l'existence,par voie de conséquence.


@Dierto.Ces chansons furent enregistrées et commercialisées,je le confirme."Lélé étali bango" fut même un grand succès,avec "Limbisa ngai François" de la même Lucie Eyenga et de la même série de
disques.A travers ces questions tu soulèves en effet un problème sérieux,épineux et récurrent de notre musique,à savoir,celui du maintien de son catalogue,et de la mémoire de son peuple.Si
aujourd'hui on trouve en Occident dans les bacs comme dans des familles les oeuvres de Tino Rossi ou Franck Sinatra,on ne saurait en dire autant  des oeuvres des pionniers de notre
musique,voire des orchestres d'aujourd'hui,chez nous.Qui aujourd'hui pourrait retrouver "Reine de Saba" de Bozi Boziana par exemple,sortie à peine ne 1989?"Liputa" de Fally,en 2006 à peine,a déjà
disparu des kiosques!Comment un peuple peut-il vivre de tout temps au présent?Qui plus est,quelle musique peut-on attendre d'un peuple amnésique,sans mémoire?Un peuple qui ne sait pas d'où il
vient ne saura jamais où il va.


MWENZE

Ya Theo Frank 01/06/2012 14:38


@Dierto..Lucie Eyenga n'a pas eu d'enfants..elle etait la soeur ou cousine de Maman angebi, qui etait une animatrice celebre a la radio et television congolaise..

Messager 01/06/2012 06:46


Par oeuvres "énédites" je voudrais souligner le fait que ces chansons ont rarement été diffusées sur les ondes de nos radios. Je sais qu'il faut toujours tout relativiser , mais à ma
connaissance, et malgré mon âge, je n'avais jamais écouté ces oeuvres.


D'ailleurs, j'ai bien demandé à celui qui les aurait déjà auditionnées de nous préciser lesquelles et quand. Même notre aîné Clément Ossinonde a dit que les deux chansons de Lucie Eyenga lui
manquaient.


Voilà pourquoi je les ai qualifiées d'inédites. Il en aura d'autres.


 


 


Messager

Dierto 01/06/2012 04:55


BOBOTO PE BONDEKO


 Questions à tous les ainés  est ce que maman Lucie Eyenga avait-elle  des enfants?


Mamans angebi et kanzaku etaient-elles aussi des chanteuses ou simplement des simple égéries comme le fut plus près de nous mère Malou?


A l'auteur de l'article par chassons inédites est ce que ces sont des chansons enregistrées mais non commercialisées ?


merci d'avance 


Boboto pe bondeko

OSSINONDE Clément 31/05/2012 21:51


Mon cher PULULU et MWENZE


Rarement Lucie EYENGA a fleurté avec un collègue musicien, pour l'avoir suivi un moment dans le Rock-A-Mambo- Cependant, elle n'a pas manqué d'ami en dehors de la musique. Ce qu'on lui reconnait
de triste mémoire c'est l'alcool


MWENZE : Effectivement ESENGO = NDOMBE (par la suite BANTOUS et NEGRO BAND y ont enregistré. D'ailleurs c'est sur cette marque que Les Bantout ont réalisé leut tout premiers disques)


LUCIE EYENGA a bel et  bien effectué plusieurs concerts avec NEGRO BA1ND à Brazzaville - Je me rappele la gêne qu'avait BANTOU de n'avoir pas eu le premier l'initiative, lorsqu'on sait le
rapport fructueux qui a existé avec NINO - ESSOUS - PANDI dans le Rock-A-Mambo


Après NEGRO BAND, Lucie EYENGA a été récupéré plus tard par NICO KASANDA , puis enfin par ABETI MASIKINI (reprise sur disque de ses grands succès)