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Publié par YA MOTI

EMILE SOKI ET JEANOT ABUMBA MASIKINI : MEME DESTIN

 

 

Chers Amis et Compatriotes du blog,

 

Comme l’a bien souligné Messager, le respect que nous devons avoir les uns les autres en informant nos jeunes qui s’intéressent sur l’histoire et culture de notre pays, me pousse à écrire ce qui suit à l’issue de la question posée par notre jeune compatriote sur Emile SOKI.

Avec tout le respect que je dois aux familles des concernés à savoir celles d’Emile, d'Abumba et aux morts, je vous dévoile par cet article les confidences recueillies d’un ancien musicien « une star » de l’époque, qui a élu domicile depuis, dans un des pays de la CE. Cet artiste de renom que je protège l'identité, jadis  très proche des frères SOKI s’est confié à nous lors d’un séjour que nous passâmes dans la ville où il réside. Notre causerie s’est portée sur la vielle époque musicale particulièrement la fin tragique de frères SOKI et les succès qu’ils connurent. Après une brève hésitation, il nous (mon épouse fan d’Abeti et moi) fait une révélation dure à croire. Sa révélation in texto : « Au cours d’un voyage au Togo sous le patronage de Manager G.A, Maxime Soki a été conduit auprès de la sœur aînée de ce denier qui était en fait une grande déesse connue de tous pour ses pratiques fétichistes.

Elle est à la base du succès de plusieurs vedettes musicales africaines entre autres Bella Bellow et congolaises. Une de ses prouesses fétichiste nécessitait le sacrifice d’une personne importante de la famille du demandeur (ou demanderesse). Ainsi selon ses allégations, la personne sacrifiée devait sombrer dans la démence durant laquelle, la personne sacrificatrice devait prospérer à tout égard. Maxime a sacrifié le petit Emile ; le petit devait sombrer dans la démence durant ce temps,  Maxime devait progresser en affaires (musicale et autres), il enchaîna, même scénario pour Abumba Masikini qui n’était que le frère cadet d’Abeti Masikini, cette dernière a bénéficié aussi de ce même service auprès de sa belle sœur (sœur de G.A son manager et mari), Abumba a sombré aussi dans la démence. Cette situation était irréversible, personne pouvait y rémedier, tout le milieu musical et vedettes musicales étaient au courant de la situation ».

Je me souviens pour ceux qui ont vécu à Kinshasa, Tabu Ley avait tenté d’enrôler Emile Soki dans l’Afrisa durant sa démence, le scandale qu’avait fait Maxime Soki à l’égard de Rochereau sur cette embauche ; il avait déclaré à la télé « je ne veux pas que certains puissent l’exploiter,  profiter de la faiblesse mentale de mon frère ». Devant ce tapage médiatique, Emile a été débouté de l’Afrisa. En réalité, voyant Emile Soki sombrer dans la démence, certains musiciens ont voulu lui tendre la main et l’aider à reprendre sa vie normale, cette tentative de Rochereau était mal perçue par ses pairs qui lui conseillèrent de ne pas s’en mêler.

Pour Abumba, une danseuse d’Abeti assistait aux pleurs et à l’incompréhension vécus par son amie la compagne d’Abumba auprès de leur patronne Abeti qui restait insensible aux désagréments causés par la démence de son jeune frère et son musicien de surcroît. Elle luttait seule aidée par ses proches pour faire interner son compagnon malade sans parfois l’assistance de sa sœur aînée. Les proches d’Abeti notamment ses musiciens ne comprenaient pas l’attitude de leur patronne, à savoir, à l’époque de la gloire d’Abeti, Abumba était le plus choyé et le plus mieux payé de musiciens.

L’analyse de cette situation tend à accréditer cette révélation quelques années plus tard.

Notre confident enchaîna « cette pratique fétichiste devait se terminer par la mort de deux personnes concernées dans la même période, la personne atteinte de la démence devait mourir la première suivit par la personne demanderesse, tel était le pacte signé » Nous eûmes à vérifier cet état de fait, tout se concorde parfaitement.

Devant cette réalité enchaîna t-il, « nous avons sensibilisé tous les musiciens congolais de cette dérive, du danger que nous courâmes pour le succès en sacrifiant la vie de nos proches, ainsi nous alertâmes les frères MUBIALA du danger qu’ils couraient en restant sous le management de G.A. Nous leur conseillâmes de se séparer l’un devait continuer avec Victoria étant le fondateur et l’autre son jeune frère devait regagner Viva, car leur manager est un féru de cette pratique, tout le milieu musical congolais est au courant et n’en veut plus ».

Sur le champ, je ne réalisai pas la portée de cette confidence, mais avec le temps, je me suis rendu compte de la bêtise humaine ainsi que tous les efforts occultes déployés pour rester au top du succès. Depuis cette révélation, chers amis et compatriotes du blog, j’ai du mal à auditionner les chansons de Bella Bella et celles d’Abeti, et de conclure « la vérité telle est la vérité, finit toujours par triompher dit-on ».

YA MOTI

 

 

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Antoine Nickel 01/06/2020 12:45

Bonjour à tous,

Je prends connaissance un peu tardivement de débat enrichissant et je voulais apporter ma contribution en précisant quelques détails.

Premièrement, concernant la consommation du "diamba" par les artistes musiciens, il ne s'agit nullement de "prendre des forces" ou des "super pouvoirs", mais plutôt de combattre le trac. Se désinhiber pour affronter le public, surtout les chanteurs timides tels que Evoloko, Emile Soki.
Et comme pour toute drogue, cela amena souvent à une addiction, sachant que l'organe attaqué dans ce cas est le cerveau, ce qui peut expliquer cela.
Et si on ajoute que certains étaient encore ado quand ils se sont retrouvés au devant de la scène (Anto Evoloko, Emile Soki, Jeannot Abumba avaient 15 ans, Gina Efonge 16 ans), leurs cerveaux se sont facilement fragilisés et, pour certains, ont subi des dommages irréversibles (Emile Soki, Jeannot Abumba) ou réversibles (Gina Efonge).
Ce phénomène était généralisé, mais les artistes plus mûrs pouvaient en prendre le contrôle plus facilement. Lita Bembo, notamment, était un gros consommateur de diamba, mais il avait déjà 20 ans et la force de résistance de l'adulte, tout comme son compère Jules Shungu Wembadio.
Je me souviens d'une anecdote où Wemba, à l'apogée de VLM, qui, avant un concert au Campus de Kinshasa, s'échauffait en fumant et en sautillant et a fini par déchirer son pantalon au niveau de la raie des fesses ! Et comme il n'avait pas de vêtement de rechange, il n'a pas du tout bougé sur scène ce soir-là, et Djanana se moquait un peu de lui en scandant "Hmmm, Papa Wemba, bina ko !"

Deuzio, Joseph Pululu évoque l'exclusion d'Evoloko de Zaïko suite à sa consommation excessive du diamba. Certes Evoloko a fini par avoir une addiction, mais il n'a pas été exclu du Zaïko, pour preuve la rancune tenace de DV qui a usé des "moyens maléfiques" pour le punir de ce départ (les fameux saignements des pommettes d'Evoloko, maladie qui a fini par sceller la fin d'ISIFI Mélodia, l'obligeant de passer le plus clair de sont temps alité).
Mais lui et ses 3 compères de l'attaque ISIFI ont quitté le Zaïko suite à un conflit avec le reste du groupe exaspéré par le vedettariat exacerbé du quatuor (nommé à l'époque "1ère division") qui avait élu domicile chez Evoloko pour les répétitions, séparés des autres, en compagnie de Pépé Felly, créant ainsi 2 camps dans Zaïko. Ce qui ne pouvait évidemment pas plaire à tout le monde.
Ainsi, le poste de trésorier, dévolu à Evoloko, lui a été retiré après un concert à Matete et Pépé Felly a été sommé de rejoindre les répétitions officielles. Et comme, parait-il, Evoloko aurait manqué de respect au paternel de Pépé Felly, leur forte amitié s'en est ébranlée et a facilité la scission, le quatuor ayant perdu le soutien (de poids) de Pépé Felly.

Amigo 09/05/2020 17:16

Bonjour à tous

Je veux juste ajouter que le nom de la compagne d' Abumba tu par pudeur sans doute par l'auteur de l'article était Feza née Marthe Willy ( elle était aussi métisse et danseuse chez Abeti) On a passé notre enfance ensemble avant la mort de nos pères pendant la rébellion. Je ne sais pas si je peux parler de fétiche pour Abumba;. Mais je sais qu'à un certain moment, la relation entre Abeti et Feza était conflictuelle. Était-ce à cause de son compagnon ? Je ne saurais le dire. À cette époque Abumba était bien en plein dans la fumette. Feza avait fini par quitter le domicile d' Abeti pour la commune de Kinshasa. Quand je voyais Abumba passer lui rendre visite j'etais bouleversé et choqué. C'était triste à voir. A lire les deux hypothèses avancées dans les commentaires, je dirais que le cas d' Abumba peut y trouver une explication. Feza est morte elle aussi. Son père était mon cousin ( Georges Willy.)

EDJIDJIMO BINA ( Abel) 21/05/2010 22:26



Je me souviens de Abumba, je dirais beaucoup plus Jean-Pierre  Finant ou Jeannot car c'est ainsi qu'on l'appelait.


En effet je l'ai connu  Finant ainsi que sa famille au quartier Prince de liège de l'ONATRA en face du camp Kokolo.  C'était vers les années 1966.   Jean-pierre  était
très intelligent et aussi bien doué à la guitarre qu'au football. Oui déja à cette époque Il grattait les cordes de la guittare. Sa petite soeur Marie José était très jolie et on jouait ensemble.
C'est avec la famile Finant qui venait de Kisangani  que j'ai appris quelques rudiment de Swahili tel que: unipatiye kalanga, toka kule ou encore djina  laku nani.... Quand à sa grande
Elisabeth elle aimait beaucoup chantéet dansé. Sa soeur Elisabeth (Abeti) aimait l'appeler Jeannot. Finant ,je veux dire Jean pierre (Abumba) avait une autre soeur qui venait après Méjé mais je
ne me rappelle plus le nom.


Finant  Jean-Pierre était un progige, un surdoué de la guittare.  A douze ans Il pourrait chanter et jouer en même temps à la guittare, chose que beaucoup de guittariste même chevronné
n'arrive pas à faire.


Edjidjimo Bina Wa Bonguma (Abel).


La Famille Finant était installée au quartier Onatra par le gouvernement de Mobutu juste les mois suivant sa prise de pouvoir.


 



muana leo 16/10/2009 20:50


Si j´ai bonne mémoire vers les années 50, la tension, cette maladie avait fait des ravages à Kinshasa, c´est ma mère qui parle, surtout parmi les habitants de Mboka ya Sika, Dendale et Ngiri-ngiri,
c´est comme si les jeunes hommes et filles habitant ces deux communes de Lipopo étaient poursuivis d´une malédiction et à l´apparition du SIDA ce sont les enfants nés des années 50 qui seront les
premiers victimes. C est peut-être une facheuse coïncidence, beaucoup de fous seront aussi de deux communes précitées.


ndundu za mputu 14/06/2009 20:34

salut a tous, pona likambo ya kokende epayi ya nganga-nkisi c'est presque tout le monde concerné c'est a dire toute classe confondu au congo, ba politicien, ba musicien, ba joueur meme ba pasteur ya lelo recourent aux nganga-nkisi pour avoir du succé exemple charle mombala de la musique kretienne il parait alekisaka muasi naye pona succé pe tango oyaye tango ekokaki charle mumbala atika biso il en est de meme avec mopero wa maloba croyant que il avait tout rompu avec ces pratiques occultes mais que est  ce qui passé? selon les ondit... apres avoir abandonné sa famme de kin pour aller avec une famme ivoirienne où il avait trouvé la mort mystérieusement c'est à nous de tirer ba idées  nasuki awa à plus

crispin-régis 12/06/2009 19:25

Chers amis ne compliquons pas les choses.L´usage du chanvre et du GWASMA(fétiche) a toujours éxisté dans notre société.Les grands Rois de l´époque précoloniale étaient puissants selon le dégré de leur force surnaturelle.Nous savons bien que les lutteurs de Libanda,comme les équipes de football se droguaient et voyaient aussi leurs féticheurs avant la compétition.Surtout les soldats dans le monde entier,sont des grands Noillieurs.Dans le monde occidental,la majorité des éxécutifs(directeurs,gérents,hommes d´affaire,l´élite en général)se livre à l´usage des stupéfiants pour question de motivation.Moi,je suis musicien et pourtant je ne suis pas fumeur de diamba.J´étais fort étonné quand un des nos cadets du Chem-chem yetu m´avait confesser que,la plupart d´entre eux croyait que Vieux Crispin na ba vieux Pablo na Oscar bazalaki ko tirer noix.Les musiciens,dans la majorité des cas aimaient fumer le chanvre,comme le faisaient aussi les vieux dans les villages.Je me souviens ici d´un discours de Mobutu,invitant la population de sa province à stoper l´usage du Bangi.Il faut citer aussi ces conducteurs faibles d´esprit,du transport public qui en font usage pour être éveillés au volant.Ces derniers utlisent aussi les apports du féticheur pour éviter tout accident.Dans ce groupe,nous pouvons trouver des pilotes d´aviation comme des navigateurs.Dans le cas du petit Emile,je crois qu´il est question d´égoïsme.Ici sont impliqués pas seulement Maxime,mais tous ceux qui ont profité de cette situation,vu qu´il était un pauvre adolescent qu´il fallait exploiter de n´importe quelle manière.Si Maxime n´était pas musicien comme son jeune frère, il allait se rendre compte de la situation et par conséquant prendre les mesures appropriées.Ici,l´aîné s´occupe de lui même en oubliant de protéger et prendre soin de sont frère cadet,et c´est peut être là,l´origine de la mort de Maxime.Rongé par des sentiments de culpabilité après la mort de son frère bien aimé.Même analyse pour le cas Abeti et son frère.           

Papatoto 12/06/2009 15:02

A part le chanvre, le stress,  j’ajouterai en plus l’ignorance et bilanda bilanda de la plupart de nos musiciens.
L’ignorance a conduit certains de nos musiciens  à consommer du chanvre en croyant que ça leur procureraient  du bonheur. Je ne suis pas étonné  que certains aient attrapé la folie.
Les vrais responsables de ce malheur  sont l’ignorance, le sous-développement mental,  les faux alchimistes congolais appelés aussi ″féticheurs ″ et surtout le manque de structure pour accueillir  ce genre de sujet.
Nous ne devons pas oublier un autre cancer qui est en train de ronger à petit feu le peuple Congolais, l’apparition de pasteur  autoproclamé que j’appelle le pasteur de vocation tardive. Dans le passé, le peuple faisait une distinction entre un vrai pasteur et un faux alchimiste (féticheur). Malheureusement ce n’est plus le cas pour le moment  car la majorité de  faux alchimiste sont devenus de pasteur de vocation tardive.
Ce qui est vraiment bizarre chez le peuple congolais, au lieu de dire, je ne comprends pas ou ne maîtrise pas un tel problème ou sujet. Ce qui est tout à fait normal mais  le peuple congolais est unique, car il trouve des solutions faciles  en désignant des boucs émissaires.
Par exemple,  si une personne attrape une maladie  dont la pathologie est inconnue, l’ignorance fait dire à certains compatriotes que cette personne a été ensorcelée ou encore baloki ye. C’est bien tout ça, j’aimerai que vous puissiez aussi nous donner une explication logique  pour que nous puissions  vous comprendre. De grâce, il faut éviter  de nous raconter une explication à la mamiwata .
En outre, au lieu de s’en prendre  uniquement au soi-disant sorcier (ndoki), le peuple devrait s’attaquer aux marchands du bonheur, ces derniers doivent nous expliquer leur mécanisme et au problème de l’ignorance qui fait que certains esprits mal intentionnés font l’apologie du chanvre, diamba, drogue,....etc.
Nous  savons aussi que la majorité de musiciens de la deuxième génération se disaient des intellectuels c’est-à-dire ils avaient une bonne base et avaient aussi  un bon encadrement. Est-ce que c’est le cas pour ceux de la troisième génération ?
Par euphémisme, je dirai que ces musiciens  n’étaient pas encadrés comme leurs aînés. C’est peut-être la raison pour laquelle ils sont devenus crédules en croyant pour  avoir du succès, il faut aller chez un faux alchimiste (féticheur).

Papatoto 12/06/2009 14:58

 A part le chanvre, le stress,  j’ajouterai en plus l’ignorance et bilanda bilanda de la plupart de nos musiciens.
L’ignorance a conduit certains de nos musiciens  à consommer du chanvre en croyant que ça leur procureraient  du bonheur. Je ne suis pas étonné  que certains aient attrapé la folie.
Les vrais responsables de ce malheur  sont l’ignorance, le sous-développement mental,  les faux alchimistes congolais appelés aussi ″féticheurs ″ et surtout le manque de structure pour accueillir  ce genre de sujet.
Nous ne devons pas oublier un autre cancer qui est en train de ronger à petit feu le peuple Congolais, l’apparition de pasteur  autoproclamé que j’appelle le pasteur de vocation tardive. Dans le passé, le peuple faisait une distinction entre un vrai pasteur et un faux alchimiste (féticheur). Malheureusement ce n’est plus le cas pour le moment  car la majorité de  faux alchimiste sont devenus de pasteur de vocation tardive.
Ce qui est vraiment bizarre chez le peuple congolais, au lieu de dire, je ne comprends pas ou ne maîtrise pas un tel problème ou sujet. Ce qui est tout à fait normal mais  le peuple congolais est unique, car il trouve des solutions faciles  en désignant des boucs émissaires.
Par exemple,  si une personne attrape une maladie  dont la pathologie est inconnue, l’ignorance fait dire à certains compatriotes que cette personne a été ensorcelée ou encore baloki ye. C’est bien tout ça, j’aimerai que vous puissiez aussi nous donner une explication logique  pour que nous puissions  vous comprendre. De grâce, il faut éviter  de nous raconter une explication à la mamiwata .
En outre, au lieu de s’en prendre  uniquement au soi-disant sorcier (ndoki), le peuple devrait s’attaquer aux marchands du bonheur, ces derniers doivent nous expliquer leur mécanisme et au problème de l’ignorance qui fait que certains esprits mal intentionnés font l’apologie du chanvre, diamba, drogue,....etc.
Nous  savons aussi que la majorité de musiciens de la deuxième génération se disaient des intellectuels c’est-à-dire ils avaient une bonne base et avaient aussi  un bon encadrement. Est-ce que c’est le cas pour ceux de la troisième génération ?
 

joseph+pululu 12/06/2009 10:34

Mon Cher Kim et Tous les mbokatiers,Loin de moi l'idée de rejetter l'idée qu'il existe des fétiches et des forces occultes derrière le succès des artistes congolais, mais on peut néanmoins esquisser des réponses logiques à cela.Qu'est-c' qui pousse un artiste à chercher à raffermir son talent d'abord et son succès ensuite par les fétiches, c'est d'abord ce qu'on appelle ici le Stress. On ne doit pas négliger ce terme, derrière lequel se cache un sentiment d'insécurité. Et pour le surmonter, certains prendront des stupéfiants, diamba, drogue et tout ce que vous voulez. Cela est aussi valable en Afrique qu'ailleurs dans le monde. ces substances donnent un sentiment de puissance et pour certains, renforce la créativité. Pour un artiste se sentir tout puissant est essentiel. C'est ainsi que pour les jeunes de Yolo, dans le sillage de lay Evoloko et son institut, expérimenté tous les substances halucinogènes et imaginables pour accéder à la créativité et au succès. Mais on sait aussi que toute exagération est nuisible et on ne doit pas douter que ces diambas ait joué un rôle dans la "folie" d'Emile Soki et Abumba Masikini. L'un et l'autre étaient desd petitrs frères fraigilisés par le succès que, estimaient-ils, leurs ainés leur ont volés. Ils vont alors développer une haine envers leurs aînés et verser dans la transgression, en faisant exactement le contraire de ce qu'on attendait d'eux.Ainsi Milanon Nzoyi est souvent présenté comme l'âme damné de Soki Dianzenza, celui qui l'auraiot initié à la consommation du chanvre, celui qui l'aurait entraînbé dans ses différentes aventures.Ceci dit, on peut aussi se demander pourquoi Soki Vangu ne faisait rien alors que sonb frère errait un peu partout à Kinshasa ou lorsque Abumba était sur les dépotoirs de la ville de Kinshasa. Quelle thérapie aurait permis de sauver ces deux artistes, alors qu'il n'existait pas à kinshasa, des lieux de désintoxication?je me souviens, au cours d'un échange avec des musiciens historiques de Zaiko, que l'une des raisons de l'exclusion d'Evoloko, était justement la dépression de Gina wa Gina. tout le monde savait au sein du groupe qu'il avait, avec Evoloko, passé la soirée précédant une production de Zaiko sur Télézaire à fumer du diamba. Vu leur jeune âge, beaucoup d'adultes soutenant le groupe ont pris peur. Ils ont demandé à Antho de ne plus fumer au lieu de répétition et même de ne plus se pointer ni aux concerts, ni aux répétitions, sous l'effet du diamba. Evoloko passera outre, d'où son exclusion.Et l'on sait que cela a permis a Zaiko de retrouver un sérénité de travail, alors que du côté d'Isifi, les dérives vont se multiplier sous l'effet des diamba, rappelez-vous cette sortie à la Suzanela Maison blanche en linguanda. Si le ridicule pouvait tuer!!!Ceci dit, libre aux uns et aux autres de croire que les fétiches existent et ont un rôle dans le succès de nos artistes. Que les Nganga du Togo et du Bénin apportent l'éputsha nécessaire à un plein de Bercy et Zénith. Mais une chose est sûr, en matière de liboma, il ne faut pas négliger la pression qui pèse sur les artistes, et que trop souvent, on leur conseille un peu de diamba et des drogues comme moyen de surmonter stress et pression. Et comme on le voit ici, cela conduit à la limite de la folie. Ici en occident, on s'en sort parce nqu'il existe des centres de désintoxication, quelquefois, on en meurt.

kim61 11/06/2009 13:43

Je voudrais apporter ma petite contribution à ce débat pour dire que l'occultisme existe bel et bien en musique. Nous savons tous que le Bien côtoie le Mal sur cette terre des humains. Je suis un ancien de Lemba-Terminus et je connais très bien l'histoire d'Abumba et de Ifolea, Gina wa Gina etc....J'étais même présent aux funérailles de Ifolea et nous avons entendu toutes les révélations de sa famille et des ses amis proches sur le lieu même du deuil : Ils étaient bel et bien partis au Bandundu pour chercher du sucès via l'occultisme !Tous les jeunes de Lemba des années '70 vous raconteront comme Gina avait perdu la raison pour les mêmes raisons et le sacrifice partiqué sur son jeune frère pour épargner Gina de la folie ! Il n'y a aucune discussion là-dessus et évitons surtout de comparer le spiritisme africain et européen.Une chose est sûre, ils ont tous le même chef : Satan !Nous parlons mieux de l'occultisme africain car nous sommes issus de ce continent et avons vécu ces choses de l'intérieur.Laissons les Européens parler de Mahi-Kari, Scientologie...etc

GUY VANGI 11/06/2009 12:53

Parlant de emile soki ,d'autres racontent que ses caprices vis à vis de son frère ont commencées au moment de l'enrolement de NYBOMA dans BELLA BELLA.Car dit-on Emile trouvait en Nyboma une concurence  très sérieuse bien que les deux hommes ne chantent pas dans le meme registre et que lors d'un voyage de BELLA BELLA en europe EMILE prefera abandonner l'orchestre pour retourner à kinshasa sous pretexte qu'il ne supportait pas le climat .LE MESSAGER nous dira peut etre plus sur cette question.

anaclet 11/06/2009 02:38

Croire en la sorcellerie est une attitude culturelle. On ne peut pas s'opposer à des positions culturelles qui sont à mon avis personnellles.Emile Soki,Efonge Gina, Ifolea Ifanza développèrent des symptomes psychotiqaue à la même époque. Le chanvre reste le seul générateur de leur maladie mentale. Un de mes jeunes amis qui a fréquenté assidument le Shangaï de la rue Wafania à Yolo Nord s'est a fini par se jetter par la fênêtre,il a fini au CNPP. Il n'avait que 16 ans. Occulter le talent de ses artistes derrière la sorcellerie est bien triste. Quand Céline Dion,Mick Jagger ou Ruggero Raimondi perdent la voix ils consultent un célèbre phoniatre,c'est à dire un ORL spécialisé de New-York. Quand c'est Bella Bellow c'est de la magie. Après tout Jésus a changé l'eau en vin.Figurez-vous que les musiciens de Macchi était de Yolo aussi. Un jour un des chanteur sectionna à coup de dents l'oreille de sa femme après avoir consommé de la drogue sous forme de comprimés que les membres de cet orchestre usaient habituellement. Ils étaient grisés par le succès.

steph 10/06/2009 21:13

Merci beaucoup chers compatriotes pour toutes les informations que vous apportez sur le destin tragique des frères Soki. Je lis avec interêt vos commentaires.

Claude+Kangudie 10/06/2009 19:53

Bonjour YA MOTI...je voudrais renchérir sur les faits que vous venez de souligner. Il y a quelques temps, un article était mis sur le Messager sur un cas de sorcellerie en Allemagne de nos frères Togolais. Un des nos compatriotes Congolais avait réagi à cet article en traitant ces "histoires" de fadaises et d'archaïsme...Je lui avais répondu en l'envoyant au cas de la chanteuse Bella Bellow qui avait perdu la voix en plein concert ici en Europe. A la question des journalistes pour savoir ce qui s'était passé, elle répondit que l'Afrique a ses mystères que les Blancs ne peuvent comprendre...Pour le cas de Maxime Soki Vangu et son petit frère Emile Dianzenza Soki, je reviens sur cet épisode de tentative d'enrolement de Emile Soki dans l'Afrisa. Il faut rappeler qu'à cette époque, Soki Vangu était catégoriquement opposé à toute assistance à Soki Dianzenza par ses pairs musiciens. Et ceci au motif que lui était là pour s'occuper de son jeune frère et qu'il n'était pas question qu'il se fasse exploiter par un autre musicien. C'était l'argument qu'il avançait. L'émission dont vous parlez à la télé, c'était "télé dimanche" de Kalonji Ngoy. Et je m'en souviens très bien...je me souviens de la virulence avec laquelle Soki Vangu s'était emporté et opposé à l'entrée de Dianzenza dans l'Afrisa. Je pense que si Rochereau avait persisté, on aurait assisté à une autre guerre Soki Vangu-Tabu Ley...Je dis une autre guerre parce qu'à ce moment là, Maxime était déjà en guerre atomique avec Kiam Georges, Verkys. Je précise que c'est pendant cette période d'apogée musicale et matérielle de Soki Vangu qu'il offrit un équipement musical à Jules Shungu. Ce qui vallut à ce dernier d'être appelé de "petit, il fallait na aider ye..." par Soki Vangu et ce pendant l'émission télé de Kalonji Ngoy...Et notre Jules bouffa du "petit Wemba..." de Soki Vangu sans broncher. Il était présent sur le plateau...Raison du plus fort oblige. Le parallélisme que vous faites avec le cas d'Abumba est frappant...Personnellement, j'ai entendu cette version d'Abumba de la bouche d'un ami commun que nous avions, François Lecaille, aujourd'hui décédé. Donc je voulais juste apporter ce modeste éclairage...