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Publié par Zok Roger

QUI A TRICHÉ QUI ?

 

       
            Lucie EYENGA                                                       KOffi Olomidé                   
 

 

<< L'autre jour quand j'écoutais la chanson de LUCIE EYENGA "Dis
Moninga", mon petit neveu a crié "TRICHEUSE!!!". A la question de
savoir pourquoi ce qualificatif, il me répondit que LUCIE EYENGA avait
triché sur une chanson de KOFFI "
Aspirine de V12". Il a fallu du temps
pour lui démontrer que c'était le contraire. C'est pourquoi j'ai
sélectionné quatre paires de chansons dont les plus récentes ont
extrait des passages des plus anciennes.

 Il s'agit de:
1-
Dis Moninga de LUCIE EYENGA et Aspirine de KOFFI OLOMIDE
2-Masanga Njia de J-BOSCO MWENDA  et Mongali de TABU LEY
3-Bakule Bakule de LIENGO et Moyibi de PEPE KALLE
4- Santa de FATAKI ADOLPHE  et Sata de Diana


BONNE ECOUTE>>

Zok Roger

QUI A TRICHÉ QUI ?

 

ET

 

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Pedro 29/07/2016 17:34

Donc, « ancienneté de l’œuvre » signifie la version avec laquelle on a eu contact avant l’autre, indépendamment de l’ordre chronologique de leur production. C’est ce qu’il se passe parfois avec moi, surtout avec des interprétations dans une autre langue. J’aime « Une Femme Amoureuse » de Mireille Mathieu plus que « A Woman in Love » de Barbra Streisand ; la version brésilienne de « Killing Me Softly » par Fafa de Belém plus que toutes les versions anglaises ; l’interprétation en kikongo de l’hymne national allemand par la chorale de l’Eglise de Petrangol, à Luanda; et la version portugaise du roman de Mongo Beti « Le Pauvre Christ de Bomba ».

Blondé 29/07/2016 15:07

Qui a triché qui? S'il y a eu tricherie, ma réponse se base sur un aspect: l'ancienneté de l'oeuvre. Donc pour moi Lucie Eyenga ne peut pas avoir copié Koffi Olomidé que moi j'ai découvert sur la scène musicale que tout récemment. Je peux me tromper. Dans ce cas que je sois pardonné. Il en va de même pour Liengo Honoré avec BAKOULE BIDAME (c'est le titre de la chanson) m'a fait dansé déjà en 59 alors que MOYIBI c'est (hier). Je peux l'avoir entendu très tardivement alors qu'il est plus vieux que çà. Pour les autres, je ne connais que MONGALI, donc je ne peux pas me prononcer.

Pedro 06/07/2016 10:03

A l’école secondaire, quand nous écrivions nos dissertations, nous avions tellement peur de plagier que nous n’écrivions que nos propres idées. Un jour, la dissertation était sur les sports et le prof s’est beaucoup indigné qu’aucun de nous n’eut l’idée de classifier les sports en sports individuels (boxe, tennis, etc.) et sports collectifs (football, basket-ball, etc.). Mais il ne nous a jamais encouragés à tirer ces idées d’une encyclopédie et citer cette encyclopédie. C’est seulement plus tard, quand nous avons commencé à écrire des « papers », qu’on nous a dit que « créativité » ne signifiait pas qu’on devrait puiser dans son cerveau. Au contraire, nous disait le professeur. Je veux voir comment vous avez profité de vos lectures. Citer les sources dans les chansons comme on fait dans les « papers » pourrait devenir encombrant. Il y a une chanson de Lucky Dube qui dit : « Bob Marley a dit : « Jusqu’à quand vont-ils tuer nos prophètes pendant que nous nous tenons à l’écart sans réagir ? » ». Si toutes les chansons faisaient ça, puisqu’il n’y a pas toujours de structures à qui demander la permission et payer les droits d’auteurs, la créativité des auteurs-compositeurs pourrait s’atrophier. La créativité, c’est justement se ressourcer surtout chez les grands et insérer leurs textes dans sa chanson. Je ne savais pas que le refrain de Ngonda s’était inspiré d’une chanson de Feruzi Camille. Mais, avant ça, il y a beaucoup de travail, notamment l’adaptation du proverbe « Qui sème le vent récolte la tempête » (Nalonaki elanga ya le vent/botikani ngai narécolter la tempête). Et Emeneya enchaîne une succession de trois hyperboles : « Ngonda na ngai suki ya moto TROUPEAU YA BAMEME/Atondisi COLIS YA BABIJOUX na kingo na ye/Ngonda na ngai malasi lokola ELANGA YA VINO » avant de se dire : Laisse-moi prendre ces brins de bakolo miziki. N’est-ce pas ça la créativité ?

Samuel Malonga 04/07/2016 23:00

Pour la chanson SATA, je ne pense pas que Diana ait plagié Fataki et Ouwerx. Dans leur chanson intitulée SANTA, Diana tire seulement une phrase qu'il cite en disant au préalable "Nakanisi tango bayembaka... "

Pedro 04/07/2016 19:30

Il y a quelques années j’écoutais The Way It Is de Bruce Hornsby and the Range, et ma nièce Juliana a cru qu’il s’agissait de quelqu’un qui essayait d’interpréter The Way It Is de Tupac Shakur. Je lui ai expliqué que la chanson de Bruce Hornsby était de 1986, et à 15 ans Tupac Shakur n’avait pas encore chanté sa version en hip-hop.

Maintenant je comprends pourquoi la chanson Sata de Diana dit effectivement « Santa » dans certains vers. Je me suis posé cette question à maintes reprises. Je me demande combien de personnes connaissent la version originale. Ça me rappelle les remerciements de Dolly Parton à Whitney Houston pour I will always love you. La plupart des gens ont écouté la version de Whitney avant de découvrir n’importe quelle autre version.

MWENZE 04/07/2016 18:30

A quoi il faudrait ajouter "Sérénade sentimentale" de Essous et le Rock-A-Mambo (1957) reprise par Lita Bembo et le Stukas Boys, "Yokolo" de Bowane (1950) par Papa Wemba et Viva La Musica, "Indépendance cha-cha" de Kallé (1960) dont J.B.MPiana et son Wengué BCBG ont foncièrement revisité les paroles, sans autorisation aucune des ayants-droits de son auteur, "Bongo" de Essous et les Bantous (1973) encore Koffi Olomidé, "Qu'Est-ce que c'est" d'Antoine Moundanda (1977) toujours Koffi, et j'en passe, dans des titres que volontairement je n'ai jamais cherché à retenir... Et la liste n'est pas exhaustive. Les auteurs repris, tout ou partie, n'ayant jamais été déclarés, leur nom ne figurant pas sur l'étiquette du disque, les interprètes (Koffi, Wemba, Lita Bembo etc...) tombent ainsi sous le coup de la loi sur le droit de propriété, passibles sans autre forme de poursuites judiciaires avec condamnation et dommages et intérêts. En effet, pour les chansons citées ici en exemple, nous sommes en présence de plagiat avéré. En 1984 Manu Dibango poursuivit Michaël Jackson devant la justice américaine pour quelques secondes de reprise de "soul makossa", dans l'une des chansons de l'album "Thriller". Nous en connaissons tous la suite. Le monde évolue et les gens de moins en moins ignorants...sur leurs droits. A bon entendeur salut!
MWENZE