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Publié par Messager

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Les égéries et muses du Clan Langa Langa ont pleuré Mbuta Mashakado.

 

Leurs prénoms, surnoms et quelque fois, leurs patronymes sont passés à la postérité, à travers les tubes de Zaiko. Elles, qui ont inspiré aux Jossart, Jules Presley, Antho, Gina wa Gina ou Yaya Brown leurs tube et disques d’or, restent d’illustres inconnues pour le grand public en général et même pour les fans de Zaiko en particulier. A moins d’avoir fait partie du premier cercle des Langa Langa, très peu de chroniqueurs et spécialistes de la musique congolaise sont en mesure de mettre un visage sur ces prénoms enchantées.

 

Elles ont joué un rôle essentiel autant dans le succès des artistes que du Groupe zaiko Langa langa. Leurs caprices, sautes d’humeur et scènes de jalousies ont donné lieu à des morceaux d’anthologie. Moziki, poison ou Mosinzo, elles sont encore là, 40 ans après à se reclamer de Zaiko, contrairement aux Manzoli Nzonzo de Thu Zahina.

 

En effet, derrière les titres comme Charlotte adieu n’Atthénée, Francine Keller, Pauline, Marie Rose Bibi, MT ya Mbuli, Célé Célestina, Djenny ou Beli Mashakado, se cachaient des jeunes filles, aujourd’hui Mère et grand-mère, dont la beauté et l’amour ont inspiré les enfants terribles de Zaiko.

 

Illustres anonymes, elles ont pourtant payé le prix fort pour Zaiko : elles ne sont pas allés au bout de leurs études pour les unes, elles ont connu le cachot et les privations de sortie, et certaines se sont retrouvées mères trop et sans même s’en rendre compte ; tout cela pour l’amour de Zaiko.

 

Sans visages pour le grand public, puisqu’à part Marie Rose, copine des premières heures, puis épouse de Jules Shungu, Mme Papa Wemba a été payé de sa passion et de son amour. Mais les autres… très peu de ces relations d’ados, même si des enfants en sont nés, sont allés jusqu’au mariage ou perdurées. Certaines ruptures ont été dramatiques, d’autres moins douloureuses, en tout cas, c’est sur ces déceptions que vont se construire les textes et mélodies d’une génération, celle de Zaiko.


En tout cas ce mardi 5 juillet, et comme, j’imagine, il y a un peu plus d’un mois plus tôt lors des funérailles de Bimi, les égéries de Zaiko sont sorties de leurs retraites, pour meler leurs voix dans la douleur de la mort de Mbuta Mashakado. Groupies de la première heure, elles qui ont entraîné dans leur sillage le public des jeunes qui ne juraient que par Zaiko à la Funa, Chez Haway ou à Ma Elika,

 

Je me souviens encore de cette soirée du 19 août 2009, où à l’invitation de Papy Tolas, les survivants de la grande époque de Zaiko, sans Evoloko et Mavuela ; étaient réunis dans un restaurant de la Gombe et je faisais partie des privilégiés, conviés à cette rencontre. Cependant, personne n’avaient pensé à associer les Moziki de Zaiko : ces copines d’artistes et fans de Zaiko, dont le dévouement n’est pas pour rien, dans les premiers succès de ce groupe phare des années 70. »

J’ai rencontré Francine Keller, l’une des muses d’Evoloko.

 

Habillées comme leurs copains d’antan pour la circonstance, les Marie-Roses chantée par jules Shungu, MT ya Mbuli ( ?) immortalisée par Jossart, Philo Belito, sacralisée par Dieudonné Mbuta et autres Selika célébrée par Siméon Mavuela, les unes faisant la queue pour déposer leurs gerbes de fleurs, d’autres déjà sur la piste, encourageaient, comme aux premiers ,instants de Zaiko, les Jossart, Siméon, Jules, Gina et Pépé Fély, à retrouver la « kikadance ».

 

J’ai rencontré Francine Keller

 

Maquillées au strict minimum, ces mamans – filles de Zaiko, avaient encore fière allure. On devinait facilement derrière les ravages du temps et de l’ambi, les beautés d’hier qui ont fait tourner la tête et fait craquer les Jossart, Jules Shungu, Siméon Mavuela, Antho Evoloko, Gina Efonge, Bozi, Bimi Ombale ou Mbuta Mashakado, ont envahi l’espace de danses devant le podium.

 

Parmi elles, une dame, une « tantine bien de chez nous » à qui je donnai presque mon âge, dansait les yeux presque fermés. Je n’avais d’yeux que pour elle : une « quinqua », avant même de savoir qui elle était. J’étais littéralement fasciné par cette dame et ses pas de danse. Je me disais qu’adolescente , elle ne dvrait pas laisser les garçons indifférents.

Je ne m’atais pas trompé, puisqu’elle se révèlera être Francine Keller. Celle là même qui a inspiré à un jeune timide encore illustre inconnu, fou amoureux peut être, ses premières mélodies et son texte : Francine keller. Une chanson qui semble avoir porté chance à un grand timide, puisque ce sera le premier d’une série de tube signé par Antho Bitumba, mais surtout, son premier tube gravé sur 45 T., le standard de l’époque. Antho pleure littéralement dans ce morceau et il n’arrêtera pas de pleurer dans les suivants :

 

Cette chanson, Francine Keller reste en tout cas, la référence en matière de combinaison de voix en Levole. L’une des meilleures interprétations de l’attaque chant originel de zaiko : Ici les ténors d’Antho et Jules jonglent avec la première voix nasillarde de Jossart et la deuxième voix lourde de Siméon, pour un titre inoubliable, exécutée dans le plus pure style Los Nickelos.

 

Joseph Pululu_Muan'a Mangembo

(désolé pour les images, je vais essayer d'en mettre bientôt)

 

En attendant les photos apportées par notre ami Muan'a Mangembo, nous publions celles qu'un autre ami mbokatier avait transmises au blog, mais légendes. Nouis y reconnaissons notamment le politicien J. C. Mvemba

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Commenter cet article

Jacques 21/07/2011 06:04



Joseph Pululu,


Tu as bien parle' mais aussi tu nous as mis dans une grande. Comme tu as decouvert Francine Keller au deuil, peux-tu nous mettre sa photo sur ce site? Voila comment on sauvera les archives de
notre musique. En 1988, lors du 18e anniversaire de ZLL, peu avant chanter "Charlotte adieu ne athenee", Wembareprochera a Evoloko de n'avoir pas invite' celle-ci a la manifestation; a Evoloko de
repondre : "elle est la dans la salle!"Nous aimerions connaitre toutes ces charmantes ( sur photos ou films...). Qui est Chouchouna? Pouvons-nous avoir les photos de Eluzam (il semble que c'est
la maman de Chou-lay...). Qui est Mbeya-Mbeya? Et sa photo? Que son devenu toutes ces femmes?



Kais Kaisala MANGUBU 11/07/2011 19:58



Zaïko Langa Langa : Sec Emma raconte Mbuta Mashakado sur http://www.afriquechos.ch/spip.php?article274