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Publié par Messager

 

INDEPENDANCE DU CONGO : LES CONFLITS AU KASAI.

 

 

 

 

L’AFFRONTEMENT KALONJI-NGALULA OU LE CONFLIT BENA TSHIBANDA ET BENA MUTU WA MUKUNA.

 photo de Mulopwe avec des présidents africains page 001

 Mulopue A. Kalonji avec les présidents africains: Tombalbaye du Tchad; Amadou Ahidjo du Cameroun et Maurice Yaméogo de la Haute Volta (Burkinafasso).

            Suite aux événements de Luluabourg, les Luba Lubilanji quittèrent donc l’actuel Kasaï-Occidental pour retourner dans l’actuel Kasaï-Oriental, qui n’existait pas encore à cette époque. On assista à des scènes ahurissantes. Il fallait partir, mais où ? On commença par remonter son arbre généalogique pour savoir son village d’origine. On vit ainsi des familles entières débarquer dans les villages. « Wewa udi muana wa nganyi ? Mema ndi muana wa kampanda ». De qui êtes-vous le fils ? Je suis le fils d’un tel, dont le père fut tel…ainsi de suite. « Ah oui, on se souvient de ton arrière grand père qui habitait le bord d’une telle rivière ou sur une telle colline. » Telles furent les réponses qu’on entendait. Et en fin de compte, presque chaque famille de ces refoulés, finissait par retrouver son village. Les retrouvailles se faisaient souvent dans des émotions intenses. C’est dans ce climat que le petit garçon que j’étais, découvrit ainsi son village paternel. Et un des mes grands pères paternels remercia Dieu pour ce retour. Il pensait que nous étions perdus, des acculturés par la civilisation du « Blanc »…Il entreprit, illico presto, de me « civiliser » donc de m’initier aux traditions, à l’histoire du clan, aux grands noms des hommes luba etc…le peu que je sais de ma tribu date de cette époque.

Photo 1 600 visite des chefs (2)

 défilé dans « l'Etat autonome du Sud Kasaï ». place de la poste à Bakwanga.

            Les leaders, à la tête de cet exode, furent Albert Kalonji Ngoyi wa Mukania, Joseph Ngalula Mpanda Njila, Aubert Mukendi Ntite Kizito, Jonas Mukamba Kadiata Nzemba, Raphaël Bintu, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Cléophas Musungayi, Fernand Kazadi et d’autres.  Le premier problème qui se posa, fut celui du chef-lieu de la nouvelle province. Ces leaders avaient à choisir entre Muene-Ditu, nœud ferroviaire de la province; Bakwanga, centre minier de la province; Tshibata ville ou village de résidence du grand empereur Luba de l’époque, Lutonga, fils de Mutombo Katshi. Finalement, le choix se porta sur Bakwanga, avec l’appui de la Miba. Il faut dire que « Bakwanga » c’est le nom du clan luba qui occupe ces terres, comme les Bateke à Kinshasa. C’est ainsi qu’il fut préféré le nom de Mbuji-Mayi pour laisser l’appellation Bakwanga aux « ngantsi ».

 Barthelemy Mukenge Shabantu

«Barthelemy Mukenge Shabantu »: 1er gouverneur du Kasai issu des élections de 1958/1959.

            Les Belges qui avaient suscités les troubles de Luluabourg étaient derrière les responsables de cette nouvelle entité. Tout cela était dans leur logique de la guerre qu’ils menaient à Patrice Emery Lumumba. Il fallait priver le Gouvernement Central de ses rentrées d’argent. C’est ainsi que la Miba mit à la disposition de nouvelles autorités sa logistique et ses infrastructures. Il fallait s’organier dans l’urgence, mettre en place des structures d’accueil, tellement les besoins étaient énormes. Kalonji était conseillé par Mr Cravate de la Miba et le Dr Letard qu’il avait connu à Tshikapa. Vu l’ampleur de la tâche, il se demanda comment faire. Ses conseillers belges lui dirent qu’il fallait faire comme au Katanga, suivre l’exemple de Tshombe. La Miba s’engagea à lui verser les taxes de l’état qu’elle devait au Gouvernement Central. Mais comme elle avait déjà payé les six premiers mois de l’année au Gouvernement Central, elle lui promit de lui verser les taxes du second semestre. La Miba mit aussi à la disposition de son gouvernement un certain nombre de villas réservées à ses cadres ainsi que les bâtiments administratifs pour le fonctionnement de nouvelles institutions. Il y avait même une cavalerie royale pour Kalonji…

 Bakwanga

« Bakwanga »: Un bâtiment administratif de Bakwanga dans les années 1950.

Il faut dire, qu’à côté de ce formatage à la hâte d’un état, dans les faits et la vie de tous les jours, nous étions bien des Congolais. Il y avait eu un conflit à Luluabourg. Sur ce conflit, il y avait une prise de position et un état d’esprit. Mais dire que le Sud Kasaï ou l’état autonome du Sud Kasaï était un pays à part, il y avait tout un océan. Le surréalisme de cette situation était évident. C’est vrai qu’il eut un drapeau et un hymne…Mais les symboles de l’éviction du Belge pour l’indépendance étaient plus forts : le drapeau du Congo et le « Debout Congolais », l’hymne national. Le gamin que j’étais, chantait tout le matin à l’école, et dans l’ordre s’il vous plaît : d’abord l’hymne national « Débout Congolais », la foi et l’unité du Congo et ensuite la conviction et le serment de bâtir un Congo de demain meilleur…Il m’arrive souvent de rechanter ces chansons de mon enfance avec des larmes aux yeux, au vu de ce que mon Congo est devenu today…Et dans cet état autonome du Sud Kasaï il manque des écoles. Ma première classe de ma vie, je l’ai faite sous un arbre. En 2000, je suis retourné à Mbuji-Mayi wa balengela. J’ai retrouvé mon arbre-école, fidèle, fier et toujours au même endroit, 40 ans plus tard… Il me salua et me dit « bon retour aux sources » !!! Comprenez mon émotion !!!

Bakwanga hopital 

             Hôpital de Bakwanga dans les années 1950.

 L’organisation et la gestion du pouvoir au Sud Kasaï se fit autour de Albert Kalonji qui fut adoubé par les chefs coutumiers. Il faut dire que les chefs coutumiers sont les détenteurs du pouvoir réel au Kasaï. L’exercice au quotidien du pouvoir par Kalonji commença à démontrer des signes inquiétants d’autoritarisme. Bon nombre d’entre nous pensent que c’est le sieur Mobutu qui a inventé l’animation politique. Il n’en est rien. C’est Albert Kalonji Ngoyi wa Mukania, Mulopue qui, le premier, a inventé cet art. Les chansons à la gloire de Mulopue n’avaient rien à envier à celles de Mobutu. Les chansons à la gloire de Mobutu, ce sont de doux slogans en comparaison des contenus des louanges à Kalonji…Tout ceci était facilité par le syndrome de Luluabourg et le conflit personnel entre Lumumba et Kalonji. Albert Kalonji ayant été intronisé « Mulopue » par les chefs coutumiers selon les rites ancestraux de l’empire Luba, voulut jouir des privilèges des princes et rois comme en Belgique. Cet exercice très personnalisé du pouvoir commença à incommoder ses amis et autres leaders du Sud Kasaï. Un certain Etienne Tshisekedi refusa net d’appeler Mme Kalonji « reine »…il arguait comme motif que cette dame leur servait le « bidia » hier et il ne voyait pas comment elle devenait, tout d’un coup, reine… Beaucoup ne le savent pas, Tshisekedi tint tête à Kalonji comme il le fit plus tard à Mobutu. A méditer…

litho moboti nzoyombo 

 « litho_moboti_nzoyombo »: condisciple de Albert Kalonji à Kisantu (FORMULAC)


Un pays ne se décrète pas, fusse-t-il l’état autonome du Sud Kasaï. Comment décréter ce pays et y croire, alors que sa négation est dans le parcours de tous les leaders du Sud Kasaï. Toute la classe politique congolaise de l’époque se connaissait et ceci toutes provinces confondues. Albert Kalonji a étudié à Kisantu. Et son meilleur ami, à Kisantu, fut un certain Litho Moboti…Ainsi la plupart de leaders du Sud Kasaï se retournèrent contre Kalonji et se tournèrent vers le Gouvernement Central avec lequel ils n’avaient jamais rompu. A leur tête, Joseph Ngalula. Cet acte fut considéré par Kalonji Ditunga, Mulopue, comme une trahison…Et la lutte pour le pouvoir s’engagea entre Ngalula et Kalonji. Le Sud Kasaï se retrouva en deux camps : les pro Kalonji, « bena tshibanda » et les pro Ngalula, « bena mutu wa mukuna ».Ici, une petite explication s’impose. Cette définition de ces deux camps ne repose sur rien de concret ni sur le plan culturel ni sur le plan historique de l’empire Luba. Bena tshibanda, veut dire « les personnes de la vallée » les personnes qui habitent en aval.  Et bena mutu wa mukuna veut dire « les personnes du sommet de la montagne », les personnes qui habitent en amont. Il y a quelques années, Ngongo Luwowo, aujourd’hui sénateur à Kinshasa, affirma devant moi et feu Lucien Tshimpumpu wa Tshimpumpu, avec force et conviction lors d’une réunion, qu’il n’y a pas au Congo une tribu qui s’appelle « banyamulenge ». Il avait raison. Même si aujourd’hui, dans ses fonctions de sénateur de la république, nous tardons à voir son action dans le sens de l’affirmation de ses convictions…Nous en profitons pour dire à nos compatriotes que cette expérience a déjà été faite dans les années ’60 au Kasaï par Ngalula et Kalonji. Nos tribus ne se désignent pas par les montagnes ou les rivières…A bon entendeur, salut.

 

Donc il y eût deux camps factices mis en place par Ngalula et Kalonji. Nous devons dire ici, que suite à cet affrontement, il y a eu un des conflits les plus meurtriers du Congo dont la plupart de nos compatriotes ne connaissent pas l’étendue. Voici un conflit, pour une fois, où les Belges sont absents et qu’ils n’ont surtout pas créé. Au nom de Kalonji et de Ngalula, sous le couvert faux et fallacieux de bena mutu wa mukuna et de bena tshibanda, les enfants utérins s’entretuèrent et se livrèrent à de pires exactions. Personnellement, je posais à Kalonji Mulopue un jour la question de savoir à quel moment avait-il su que Ngalula s’était retourné contre lui. Voici ce qu'il me dit : « en 1961, pour préparer la rentrée scolaire, j’avais remis à Ngalula 13 millions de francs congolais. Je lui avais demandé d’aller acheter les fournitures scolaires à Léo et il n’est jamais revenu… ». Nous nous arrêtons ici pour souligner un fait. Nous avons toujours dit que ces messieurs, malgré leurs torts et fautes, avaient un certain sens du bien public et un amour de la communauté. Il ne nous souvient pas d’avoir entendu, dans notre pays, un quelconque gouvernement débloquer un tel montant pour une rentrée scolaire provinciale. N’oublions pas qu’à l’époque un franc congolais valait deux dollars…Si les taxes d’une société comme la Miba, payées deux fois par an, pouvaient permettre à Albert Kalonji de sortir de telles sommes pour une rentrée scolaire, à chacun d’évaluer la richesse de notre Congo. Richesse aujourd’hui, objet de notre malheur national…

 Leaders du Kasaï

            Ainsi, Kalonji avait son armée et Ngalula la sienne, soutenue par l’Armée Nationale Congolaise. Les chefs coutumiers en eurent mare de ces politiciens. Ils décidèrent de mettre fin à ce conflit. Une délégation des chefs coutumiers de « bena mutu wa mukuna », donc le camp de Ngalula, se rendit à bena Mpuka, chez Kalonji pour négocier et mettre fin à cette tragédie. Nous rappelons qu’Albert Kalonji, chez les clans Luba, est de bena Mpuka, bakua Tshimuna. Mais, réellement, il est du clan ou groupe des Bakwanga. Les esprits fanatiques se saisirent de cette délégation et la mirent à mort. Le chef Muela, frère du grand chef Lutonga et fils de Mutombo Katshi, fut ainsi tué. Ngalula finit par prendre le dessus sur Kalonji et l’aventure de l’état autonome du Sud Kasaï se termina. Il se produit pourtant un fait qui mérite d’être souligné. Joseph Ngalula, vainqueur de Kalonji, va s’emparer de tous les chefs coutumiers de chez Kalonji. Il les enverra chez le chef Lutonga, espérant que celui-ci se vengera de l’exécution de son frère Muela. Comme un certain Mobutu et Bomboko, qui pour se débarrasser de Patrice Emery Lumumba, l’envoyèrent au Katanga…Au bout de quelques jours, Joseph Ngalula n’ayant rien entendu de vengeur venir de Tshibata alla aux nouvelles auprès du chef Lutonga. Voici la réponse qu’il reçut : « vous les politiciens, ça fait longtemps que vous nous manipulez. Nous nous sommes entretués à cause de vos querelles personnelles. J’ai reçu mes frères que vous m’avez envoyés. Je leur ai organisé une grande fête de réconciliation. Nous ne sommes ni de bena tshibanda ni de bena mutu wa mukuna. Nous sommes tous des Baluba ». Et pourtant, Lutonga, ce n’était pas n’importe qui, surtout quand il entrait en colère…Tout le monde au Kasaï en sait quelque chose.

 

            Nous rappelons qu’en 2009, Albert Kalonji Ditunga Mulopue, en visite à Mbuji-Mayi, a été fleurir la tombe de son frère Joseph Ngalula Mpanda Njila, enterré à Tshikama. Comme leçon et conclusion, retenons la sagesse, l’amour, la tolérance et surtout l’intelligence du chef Lutonga, fils du grand Mutombo Katshi. Nous rappelons ces événements pour la gouverne de nos compatriotes. Nous n’avons pas souvenance dans l’histoire du Congo des guerres implacables inter tribus. Au vu de la situation actuelle de notre pays, que ce passé nous serve de leçon. Des personnes, sans scrupules et d’une morale médiocre, s’emparent de ces théories pour aveugler, manipuler et abrutir notre peuple. Conduisant ainsi celui-ci dans un tunnel des ténèbres et des souffrances sans fin. Nous relatons ces faits pour nous élever, être mature et refuser de nous faire berner par tout aventurier de mauvais goût. Ceci à l’heure où dans notre pays, tout le monde est devenu « excellence », « honorable », « ingénieur », « professeur », « docteur », « général », « bishop », « prophète », « journaliste ministrable » - et journaliste « députable » ?? - suivez mon regard, divers et consort…Comme si nos illustres parents ne nous avaient pas donné des noms à notre naissance. Nous ne savons pas encore de quoi seront faits les lendemains de notre pays. Au vu des enjeux et des dangers qui guettent l’unité du Congo de Armand Tungulu et Cédric Nyanza, nous pensons qu’il est impérieux de relater ces faits et d’avertir tout Congolais et toute Congolaise sur ses responsabilités envers notre pays et son unité.

 

 

CLAUDE KANGUDIE

 

 

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laurent tshibambi 29/06/2016 00:11

Je me rejouis de constater que notre TSHITSHI n'est pas ne de la derniere pluir. Il sait ce qu'il fait et merite notre confiance et notre soutient.

laurent tshibambi 29/06/2016 00:05

C'est le 2eme article que je vient de lire sur la tentative de discilper Lumumba au sujet des genocide du sud kasai. Dans les 2 cas sont escamotee les bombardements perpetres par les avions russes negocies et obtenus par Lumumba.

hyppo kanyinda 05/05/2014 21:35

Vraiment mon frere claude kangudie merci pour l'histoire s'I'll faut encore voir les nom des mes ancetres comme lutonga et mutombo katshi que mon pere mes disait toujour que nous sommes les desandent des ces hommes je suis tres content.

Claude Kangudie 05/11/2012 21:06


Salut mon frère Nyanguila. Je soulignerai à votre attention que beaucoup des ces antagonismes de ces années là provenaient souvent des raisons personnelles et inavouables...Le positionnement
de Dinanga était la conséquence d'une situation personnelle entre lui Kalonji. Quand au journaliste Shambuyi Madimba, bon fanatique de l'AS Bantou, il n'avait fait qu'utiliser son savoir en
faveur de son camp. Mais je ne pense pas que cette position ait été déterminante dans ce conflit...Presque toutes les familles étaient scindées en deux...Je vous rappelle que l'apogée de
Shambuyi Madimba, à la radio de Mbuji-Mayi, a correspondu avec les débuts d'une certaine Pauline Kabangu, issue de l'Athénée de Mbuji-Mayi. Et le photographe Ilunga Icado a immortalisé
beaucoup de ces drames. C'est dommage que ses photos soient difficiles à trouver. Bonne soirée chez vous.


Claude Kangudie.

nyanguila 05/11/2012 15:42


Cher Kangudie,salut avec toute l'équipe du blog,je profite,de cette occasion que vous m'avez offerte,pour étoffer mon commentaire sur l'affrontement Kalonji-Ngalula.J'avais donné mon avis,à
partir d'un aspect souvent moins cité,sur les souffrances de la population qui était revenue au Sud-Kasai et,hier,j'ai esquissé un descriptif du fonctionnement de ces deux régimes sécéssionistes
dans le sens qu'ils étaient devenus des sous-traitants en recevant des"colis"afin de les éliminer.En la matière,le Katanga reçut son grand"colis"dont le traitement eut effet le 17 janvier
1961!Curieuse manière politique de lutter pour son autonomie face au pouvoir central!Mais en ce qui concerne l'affrontement Kalonji-Ngalula,sujet de notre étude,je ne dispose pas d'espace pour
argumenter en profondeur.En effet,la démarcation entre"Mutu wa Mukuna et Tshibanda" est,quelquefois,réccurente dans la société humaine.De l'issue de cet affrontement,quelle a été l'influence du
général Dinanga et l'apport du chroniqueur-vedette radio Shambuyi-Madimba?Peut-ètre ils avaient fait pencher la balance dans le camp de Ngalula!Lequel revint près le gouvernement
central!Enfin,finie la sécéssion,et,supportez encore pour un moment,le rélèvement des réfugiés!Bien à vous.

nyanguila 04/11/2012 16:45


Cher Claude,bon après-midi,je vous remercie encore,j'ajoute aussi le fait qu' au Sud-Kasai,non seulement,par manque d'infrastructures d'urgences pour accueillir tous les réfugiés revenus au
bercail,les conditons de vie auxquelles les rentrants n'étaient pas habitués,et comment rester tranquille face au brigandage et escroqueries de la bande à Kabata?Et y ajouter les tracasseries de
la milice du fantaisiste Mulopwe?En définitive,pour une grande majorité des rentrants,le retour au bercail a été une expérience très douloureuse.Pour mémoire,le photographe Igado a immortalisé
bien des images.En mème temps,le Mulopwe et son Premier ministre signaient les accords de coopération avec Tshombé et son Kifakiyo kia ba Kasai.Etait-ce du masochisme ou
realpolitik?Mais,enfin,les deux régimes sécéssionistes étaient devenus des sous-traitants du gouvernement central qui leur livrait des ''colis''qu'ils s'empressaient bien à éliminer comme des
déchets.Le comble de l'ironie est,en 1964,Tshombé arrivé au pouvoir à Léo avec son Kifakiyo,que,pour la majorité du public de Léo de l'époque,les deux nouveaux dirigeants étaient considérés comme
des Balubas!Et,ils paraissaient s'accomoder de ce nouveau statut ethnique que le public leur accordait!Oui,le Congo s'unissait!Et bien à vous.

Claude Kangudie 04/11/2012 12:32


Salut cher Nyanguila...Vous connaissez aussi beaucoup de choses..."kifuakio kia ba Kasaï" était effectivement le surnom de Munongo. Drôle de surnom qui était malheureusement la réalité. "Tueur
des Kasaïens", il nous faudra un jour notre commission vérité et réconciliation. Munongo a fait des descendants, un certain D'oliveira Kyungu wa Kumuanza officiellement congolais mais de
nationalité portugaise...Et pour de bon, prenons le plus bel élan, dans la paix...


Claude Kangudie.

nyanguila 04/11/2012 03:41


Cher Kangudie,salut et merci pour ce récit du retour au Sud-Kasai dont vous étiez victime et témoin du drame que vous venez de décrire.L'Etat autonome du sud-kasai,sous la direction du
mégalo-démonstratif de puissance qu'était Albert Kalonji,devait faire face aux besoins très urgents de la population qui était partie du Kasai-Occidental,il lui fallait aussi,de la mème
façon,accueillir la population venue du Katanga!Car du Katanga,depuis l'élection en majorité de la Conakat,à l'assemblé provinciale,et la presse n'avait pas beaucoup parlé,la chasse aux Balubas
du Kasai a été officielle.Et l'architecte de cette sale besogne fut le sadique Godefroid Munongo,alias Kifakiyo kia ba kasai,donc le nettoyeur ou le videur de kasaiens du territoire
Katangais,dont on connait la participation dans certains faits politiques qui ont fait notre malheur!En effet,certains expulsés du Katanga,par manque d'installation au sud-kasai,avaient repris le
chemin de l'exil pour finir par gagner Léopoldville soit une autre province!A Léopoldville,jusqu'aux années 1966-1967,les sud-kasaiens étaient traités des réfugiés ou étrangers!L'appelation était
forte à tel point que le gouvernement avait réagi et mème Mujos de L'ok-jazz avait fait une chanson de complainte en solidarité avec le réfugié.Mais,par malheur,Kalonji avait fini par coopérer
avec Tshombé et Munongo.Bien à vous,Cher Kangudie et notre Mbokamosika pour une longue vie.

Claude Kangudie 03/11/2012 21:04


Ndeko Historien...Nayebi te, peut-être ezali kaka rappel. Juste mpo na kosignaler yo ke Mbokamosika esi elobela likambo ya fondation na origine ya FC Peuple, AS Bantou alias asa bantu mabua na FC
Union Sanga Balende wa banjelo. Si tu veux nous relire, il suffit o taper na recherche ya Mbokamosika kombo ya gardien fétiche na bino "Kalala TV"...Tshikulu wa mu nkunduyi, AS Bantou wa ba
Nzemba oyééééé...


Claude Kangudie.

Claude Kangudie 03/11/2012 20:12


Mbote Historien...Nayebi nionso oyo okomi mpe ba kombo nionso otangi y compris le tristement célèbre "Tshiamakanda" qui a tant tué les nôtres...Soyons unis dans l'effort et dresons nos front
longtemps courbés...


Claude Kangudie

historien 03/11/2012 19:59


A MR CLAUDE KANGUDIE


merci de nous avoir enseigné une partie de notre de notre histoire.un peuple sans histoire n'a aucun avenir.je ssuis de l'équateur mais muluba d'adoption,car ayant fait ma 4et5eme primaire a
mbuji mayi,a l'institut saint jean baptiste de la salle a bodine3.mon pere ,un mungala travaillait dans la territorialeaujourd'hui,nos provinces sont dirigées par ses propres ressortissants.ceci
constitue un handicap pour ceux des autres provinces qui ne connaitront pas le congo.feu MOBUTU,bravo de ce coté laclaude ,je vois le cercle miba qui fut ma premiere piscine',lukelenge,le kinkole
de mbuji mayi.je suis allé ala mission protestante de bibangaje priais ala cathedrale de bonzola.


mon equipe de foot était le fc peuple,actuellement as bantous.c'était  l'équipee la plus populaire des " kasai.union,actuellement  sanga balende ne faisait pas le poids.il y avait un
belge qui tirait sur les creuseurs de diamantiltravaillait ala miba.a bord d'un helicoptere,il mitraillait les creuseurs.on l'appelait tshiamakanda,que de bons souvenirs qui ne reviendront
 plus a cause du xénophobisme qui a pris place dans mon congo.merci claude et bon week end

kidiamfuka momeli 03/11/2012 18:25


MATONDO,TWASAKIDILA,AKSANTI mukulumpe Kangudie.


Patrice Lumumba a dit que notre histoire sera ecrite par nous meme. Cette partie de l'histoire est tellement floue,nous les enfants Luba-Lulua ne la connaissons pas au nom des je ne sais quelle
pacte conclue entre chefs coutumiers pour mettre fin a la guerre fraternelle et les autres congolais ne la connaissent pas au nom d'un nationalisme puant...(excusez mon emotion). mais quand je ne
peu pas expliquer a mon enfant d'ou vient la division entre les lubas j'enrage,quand me trouvant au katanga je dois enlever la voyelle de mon nom pour avoir une promotion ou encore me
rapeler les rudiment du kiluba pour me faire passer pour un lubakat, c'est pathetique. Il faut que les gens qui ont vecu avant et pendant l'indepandance nous expliquent...baluba bawelaka
nini bango na bango?  pourquoi MNC ekabolamaki en plusieurs morceaux? pourquoi les uns bien que assassin de leurs peuples sont glorifies et d'autres sont hais alors qu'ils n'ont
pas de sang dans le mains.


je m'arrete la,en disant merci a mboka mosika pour le travail de memoire collectif.cette memoire ce sont les faits,les anecdotes,les rumeurs et les chansons qui mis ensembles nous permettent
d'avoir une idee reelle de notre pays.


PS: Banyamulenge bazalaka te:kala na kivu tozalaka kobenga bango banyabongo "a bon entendeur salut" once again Respect a tous

Nkpata Ekopi 02/11/2012 14:34


Je suis tres content de lire cet article qui nous a encore une fois devoile des details tres important de notre histoire qui echappent a nos historiens et qu'on a jamais enseigne aux enfants a
l'ecole.  Je souligne encore avec force ici qu'au congo, on ne nome pas une tribu par un lieu quelconque, on le nome par la langue utilise qui est le simbole principale de leur culture.
BAKOSA BISO TE!!! Ba Mfumu na biso bayebaki importance ya unite! OYO BA CONGOLAIS BAWUTI WAPI BALINGI KAKA TOKABOLA MBOKA??? KEBA KEBA TOTALA BANGO MALAMU!!!


merci beaucoup Papa Claude Kangudie, que DIEU vous benisse.


Nkpata Ekopi (le visage du leopard (dans la langue Apakibete))