Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Messager

Notre ami M. KITWA vient de nous envoyer une page d'archives du journal Elima du 10 mars 1980 . Vous y trouverez la manière dont a commission de censure  inventoriait à l'époque tous les cris obscènes à travers les chansons avant de procéder à leurs censures.

Cette enquête va dans le sens de l'article que Bellak a publié récemment sur le retour de la censure.

Nous remercions M.KITWA. pour ce document d'archives, tout en nous nous excusant auprès des mbokatiers   pour la mauvaise qualité des caractères de l'article.

Nous félicitons M.Kitwa pour son dévouement. Il vient de nous expédier de nouveau l'article, en caractères plus claires et plus lisibles.


 

Messager


 

1.

Censure-Elima 003

 


Voici le contenu de l'article ci-dessus en caractères plus lisibles

 

2.

Censure0

3.

censure1

 

RELEVE DES CRIS

 

4.

Censure-Elima 008

 

5.

censure3

 

6.

Censure4

7.

Censure-Elima 007

 

8.Censure-Elima 005

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

marcellin 13/07/2010 16:19



Mr Nzembele a completement raison, ce qu'il faut se limiter l'accee aux mineurs, ou proteger completement les mineurs, les adultes n'ont pas besion de protection. c'est  ne pas vraiment la
censure ou on interdit une oeuvre, l'oeuvre est vendue, consome mais seulement par les adultes qui en veulent.



Mawa 12/07/2010 07:03



Bonjour mr Jérôme Nzembelé,


Vous parlez bien et vrai. Mais à travers vos propos, vous êtes à la fois partisan de la censure et de la libre expression. Alors d'où situez vous? On ne peut être contre et pour à la fois.


Quant à moi je pense comme je l'ai dit dernièrement que la censure est une bonne mesure disciplinaire. Si vous habitez l'Europe, vous comprendriez rapidement que la compagnie Renault avant de
nommer une nouvelle marque des ses automobiles, elle fait sérieusement les recherches pour savoir la signification de ce nom en plusieurs langues du monde.


Dans le cas de nos musiciens, oui c'est vrai ,il est un peu difficile de pousser de telles recherches. Mais sachez cher Nzembelé que nos artistes le font expressément ou volontairement par manque
d'inspiration. Quand JB Mpiana le fait en tshiluba, il est très conscient puisqu'il comprend et parle cette langue.


Le problème c'est quoi? C'est l'irresponsabilité de notre socièté affamée depuis longtemps et ne contrôle plus rien. Elle avale tout ce qui se présente pourvu que le jour passe.


Autrement des commissions de censure n'auraient plus existées ni au Congo ni ailleurs dans le monde.


Mes sincères remerciements.


 


Mawa



Jérôme Nzembelé 11/07/2010 15:13



     Après la lecture de cette page d'Elima concernant les travaux de la façon de procéder de cette fameuse commission de censure, je envie de dire, une commission pour
rien. Effectivement, elle n'a fait que de la figuration car tous ces cris nous sont parvenus principalement par l'unique chaîne de la radio. Alors delà se demander sur l'éfficacité de
cette commission ne rélève que du bon sens.

     Comme l'aurait si bien dit un des mbokatiers, la censure ne devrait se porter que sur la diffusion car la projeter sur la conception ne serait pas trop loin du
fashisme. Nous ne devrons pas perdre de vue que le rôle du musicien moderne c'est d'abord de vendre ses oeuvres sur le marché. Se faisant, il doit y apporter tous les ingrédients
qu'il croit succeptible de plaire aux consommateurs. Alors faire de lui à tout prix un moralisateur de la société ne serait pas très éfficient.

     De mon avis, je pense que la musique congolaise à diamétralement changé depuis l'introduction des cris dans les chansons ensuite avec l'avénement des atalaku.
La question qui intérèsse les musiciens serait de savoir si ces changement leur ont permis de vendre beaucoup plus leurs oeuvres. Dans l'affirmative, nous ne pouvons pas leur en vouloir car
ils sont dans leur rôle. En retour, puisqu'il n'ya pas que eux dans la société, le législateur se devrait se donner les moyens de protéger les plus vulnérables que sont les mineurs. Si
les oeuvres à caractère obscène sont diffusées à travers les ondes de la radio et toute la journées, c'est au pouvoir politique ou culturel qu'il faut s'en prendre et pas du tout
au musicien. Sur ce point, nous sommes tous d'accord pour la censure. la question est de savoir comment le pouvoir politique devrait-il s'y prendre afin de garantir la protection des
mineurs. 

     Il ne suffit pas seulement de légiférer mais le faire de façon éfficace. Comment d'ailleurs s'y prendre dans un pays  qui dispose d'autant de langues comme
la RDC ? Ce qui peut paraître obscène dans une langue ne l'est forcément pas dans l'autre. A titre d'exemple, lorsque les chanteurs de Zaïko chantent "Any eh kuma mbele ye ye, kuma mbele kuma
mbele".(l'anatomie feminine de Any depasse l'argement la moyenne en swahili). Ceci est d'autant plus grave et cru que ce que dit Luambo Makiadi dans "Eleni ou Jacky" par exemple. Mais
puisque ce n'est pas la langue parlée à Kinshasa, Zaîko s'en est bien sorti sans sanction et Luambo a pris 6 mois da bagne. Autre exemple, lorsque JB M'PIANA dit "angata angata muana mbombo,
angata muanwenu"(baises ta soeur en tshiluba). Il ne suffira pas seulement d'interprêter un cri comme le fait cette commission de censure dans l'article d'Elima pour qu'un cri soit censuré
il va devoir déterminer aussi que le message véhiculé dans ledit cri soit audible par la population que l'on veut protéger. Si "pusa bango" qui est une transformation hindoubill de
"wusa bango" n'est audible que par une population des initiés donc pas du tout par celle des mineurs, alors à mon avis, il n' y a pas besoin de censurer.

Tous mes remerciements distingués à tous mes frères mbokatiers.