Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Clément Ossinondé

BENNY MORE, Un des pères de la musique Afro-Cubaine, d'origine Congo.

Pour mieux comprendre la musique des années 50 ou des années d'or qui apparait comme à l'apogée de la vie musicale cubaine, il faut vous faire découvrir Benny More qui a fait la gloire de la musique Afro-cubaine (aujourd'hui Salsa)

Le qualificatif d'âge d'or de la musique cubaine avec à sa tête Benny More, d'origine Congo, n'est à l'évidence pas usurpé.

Jeune troubadour inconnu, à la recherche d'un avenir meilleur arrive en 1943 à la Havane en provenance de Santa Isabel de las Lojas. Bartolomé Maximiliamo More Benitez, deviendra célèbre sous le nom de BENNY MORE.

La chance ne sourit au chanteur qu'en 1945, deux ans après son arrivée. Le grand Miguel MATAMOROS remarque Bartolomé et décide illico de l'intégrer dans son groupe "Bocanao". Avec Ciro Rodriguez, Rafael Cueto et Miguel Matamoros en personne.

Bartolomé enregistre ses premiers disques pour le label RCA Victor avant de faire partie des orchestres de Rafael Paz, de Lalo Montane, puis intègre finalement l'orchestre d'un autre cubain, le pianiste Damaso Perez Prado, l'inventeur controversé du fameux "Mambo". Grâce aux disques enregistrés pour le label RCA Victor, PEREZ PRADO et BENNY MORE deviennent des figures de tout premier plan.

Sa vie et sa carrière artistique seront rapides et agitées. Benny More était un homme simple, humble et immensément populaire qui n'hésitait pas à combattre les préjugés et les conventions sociales injustes ou dépassées.

Le 19 Février 1963, Benny More meurt à 43 ans, et entre directement dans la légende. Plus de deux cent mille personnes se massent sur le parcours suivi par son cercueil, le peuple lui accordant ainsi des funérailles nationales pour un dernier vibrant hommage.

Il est enterré au son d'un rite "mayombero" d'origine Bantu, joué par la Sociedad de los Congos de son quartier natal de la Guinéa.

Clément Ossinondé

 

Commenter cet article

Blondé 13/09/2016 16:31

Merci pour cet article. Pour moi c'est une nouvelle. Que Benny Moré soit Congolais d'origine. Encore bon travail de fourmi. Un véritable chercheur!

MBOMO 09/09/2016 13:29

Lire "MAYOMBERO" au lieu de Mayambero

MBOMO 09/09/2016 13:21

C'est authentique, Benny Moré et Arsenio Rodriguez pour ne citer que les deux ont toujours revendiqué leur origine Congo, dont les familles étaient liées à une société d'esclaves bantous affranchis : Le casino de los Congos. Initiés aux rites de "Yuka" et de "Makuta" d'origine Congo et que l'on vénère jusqu'à ce jour dans la région d'Oriente, et cela ne fait plus de doute à Cuba (rumba, son, conga....) sont issus des esclaves congos. (Kongo dia Ntotela), particulièrement au bas congo et à cheval sur les deux rives et le mayombe "Mayambero" Nous devrions en être fiers

Michel Mukumata 09/09/2016 10:23

Son origine congolaise n'a pas été démontrée.

Claude 09/09/2016 11:59

La démonstration sera toujours difficile, après tant de siècles de dépersonnalisation et d’aliénation sous le joug esclavagiste. Mais la revendication est parfaitement légitime, qui pour beaucoup, qui ont bénéficié de l’héritage oral, avec quelques déformations inévitables comme beaucoup à Cuba, malgré un long processus de métissage -un mot que je déteste-, des rites persistent, pour ne pas dire, résistent, contre l'oubli. Il ne suffit pas donc pas de démontrer, encore qu'il faut le ressentir. Et c'est là que la CULTURE, véritable vecteur de survie, contrairement à nos ignares de dirigeants politiques, prend la vraie place de notre existence, quand beaucoup d'autres pensent qu'en se décapant la peau, comme fait un certain tonton macoute à MPila à Brazzaville, il deviendra le descendant de Vercingétorix. Les Kongo, pour ne parler que d'eux, ont essaimé, malgré eux évidemment, presque toute la longueur méridionale d'Outre Atlantique, des Antilles au sud de l'Argentine. Le brassage forcé ou volontaire a fait le reste. La revendication africaine et/ou congolaise ne peut qu'être légitime et respectable. Continuons donc d'entonner les mêmes airs, même avec des mots différents, là où l'Océan n'a pu tout ensevelir, malgré les chaînes et les pertes par milliers dans les cales, des porteurs de messages souvent douloureux, pendant ces horribles traversées. Les survivants ont réussi, au moins en partie, de -nous-rappeler d'où ils venaient.