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Publié par Messager

 

France : vers la création d’un groupe de réflexion sur l’avenir de l’artiste musicien congolais de la diaspora.

Par Le Potentiel

Le chanteur Dona Mobeti a organisé samedi 20 août à son domicile dans la banlieue parisienne une rencontre d’artistes musiciens congolais de la diaspora en France. Il a exhorté ses pairs à rompre avec la passivité et les invite à réfléchir sur leur avenir. Une idée applaudie par les participants.  

A l’initiative du patron de l’orchestre Cavacha, Dona Mobeti, une rencontre d’artistes musiciens congolais de la diaspora en France a été organisée, le samedi 20 août à son domicile dans la banlieue parisienne. Etaient présents à cette réunion, Zangilu Beniko Popolipo, Bonghat Tshekabu Saak Sakoul, Nyboma Muan’Dido Danos Canta et Jeanpy Wable.

 

Les vieux ndulistes

Popolipo Beniko, Fifi Nzuzi, Saak Saakul 1er, Jean-Michel, Laurent Nyboma Mwan Dido, Jeampy Wable et Dona Mobeti

L’objectif est de « jeter les bases d’une réflexion sur l’épanouissement de l’artiste musicien congolais vivant en France, et par ricochet, l’avenir de notre musique qui n’est pas compétitive sur le plan international », a expliqué Dona Mobeti. Il se dit aussi «préoccupé par cette situation dont les musiciens congolais de la diaspora sont tous conscients ».

Pour changer cet état de fait, Dona Mobeti invite ses pairs à réagir à la passivité qui les accable tous. « Evitons, a-t-il souligné, de rester chacun dans son coin et croire que les solutions aux divers problèmes auxquels nous sommes confrontés tomberont du ciel. Réfléchissons ensemble sur l’avenir de notre musique, sur les différentes pistes à creuser pour la réussite de l’artiste musicien congolais évoluant en France. Sortons de notre léthargie ! »

« Vous êtes des valeurs sûres de la musique congolaise. Je crois que vous êtes capables de relever le défi que lance votre collègue Dona. La réflexion que vous aurez à mener conduira, en effet, à améliorer votre travail qui conditionne l’avenir de votre musique. La passivité n’est donc pas une option », a complété le « conseiller Mundele » de Dona Mobeti, Jean-Michel Clément, grand amateur de la musique congolaise de deux rives, présent à ce rendez-vous.

« Prenez vos responsabilités et agissez en conséquence », les a-t-exhortés par ailleurs. Flattés par l’invitation et conscients de la formidable promotion que peut procurer une telle initiative, Nyboma Danos Canta et Zangilu Beniko Popolipo mettent un bémol quant aux moyens financiers à mettre en place pour la réussite de ce projet : « l’intelligence musicale, nous l’avons. Mais personne n’ignore que notre principale difficulté d’évolution dans ce pays, c’est l’argent. Qui va payer ? », se sont-ils interrogés en chœur. Pour Jeanpy Wable, « s’il est vrai qu’un problème des moyens financiers se pose, il y a aussi celui des médias français qui n’aident pas suffisamment les artistes musiciens venus d’ailleurs. Il y a donc nécessité de mener une réflexion là-dessus pour assurer notre promotion et celle de nos œuvres ».

Réagissant à ces remarques, Dona Mobeti, épaulé par son « conseiller Mundele », a soutenu que la plupart des problèmes : « moyens financiers, médias… peuvent être résolus par une volonté efficace soucieuse de notre devenir et l’intelligence collective de tous les artistes musiciens congolais de la diaspora ».

Invité à cette réunion, Fifi N’Zuzi, ancien joueur de l’équipe de football de Kinshasa « Imana », a conseillé à ses amis artistes musiciens de créer une structure à l’instar de l’Association des footballeurs congolais en Europe, notamment en France : «Vous êtes capables de travailler comme nous le faisons au sein de notre association d’anciens footballeurs et de vous en sortir. Prenez vos responsabilités et agissez en conséquence. Ne vous laissez surtout pas distraire par des gens qui ne croient en rien parce qu’ils ne croient pas déjà en eux-mêmes».

« Une telle réflexion doit être menée dans un climat apaisé et dans une ambiance de respect, de confiance et de sérénité », a renchéri Jean-Michel Clément. Il estime que « être artiste musicien est un statut que l’on acquiert, mais aussi une responsabilité qu’on assume».

UN PREMIER PAS

« Cette rencontre n’est qu’une première étape dans cette démarche. Je pense qu’il nous faut donner du temps pour réfléchir à ce projet. Ce qui a été dit ici est vrai : notre situation n’est pas à envier et nous avons perdu de notre superbe… Il est nécessaire de cristalliser les idées partagées dans un projet de groupe et de faire appel à tous ceux qui sont disposés et prêts à retrousser leurs manches pour traduire cette vision en action », a déclaré Saak Sakoul qui propose « l’adhésion d’autres artistes musiciens aux côtés de Dona Mobeti, Nyboma, Popolipo et Wable pour travailler sur cette idée ». Ce serait, dit-il, « une deuxième chance pour faire redécoller notre musique».

« Je pense que nous pouvons y arriver. Ce n’est qu’un premier pas, mais c’est très important. Nous devons y croire », a ajouté Dona Mobeti. Il suggère que se tienne « très rapidement une deuxième réunion pour finaliser l’idée ».

DESTIN ENTRE NOS MAINS

Il est un fait que la grande majorité des artistes musiciens congolais de la diaspora sont conscients de problèmes qui affectent leur profession, mais ils ont malheureusement au fil du temps cultivé une passivité qui profite à d’autres artistes musiciens africains installés dans l’hexagone.

Il est temps que l’artiste musicien congolais se réveille de sa torpeur, qu’il s’affirme et fasse un premier pas vers un changement réel à travers cette initiative. Elle entrainerait -si la réflexion est menée en bonne intelligence- un nouveau bond en avant pour les disciples de l’art d’Orphée congolais en France.

La ghettoïsation de la musique congolaise n’est pas une fatalité et l’artiste musicien congolais ne doit souffrir d’aucun complexe par rapport à ses pairs africains ou d’ailleurs. Il est compétent et a du talent à exploiter, et à mettre au service de la nouvelle génération. « Si nous décidons de ne pas agir, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer dans quelques années lorsque notre situation en France se détériorera et notre musique disparaitra à tel point qu’il n’y aura pas assez des larmes à verser sur notre sort. Notre destin est entre nos mains», a conclu Dona Mobeti, visiblement très fier d’avoir lancé cette idée.

 

Robert Kongo, correspondant en France du journal « Le Potentiel » de Kinshasa

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chami 09/04/2014 12:25

bonsoir

bantu 27/08/2011 21:36



Mr MULEMBA le sujet que vous soulevez est bien sérieux, en fait Mr MBUET et ses collabotateurs ont déçu Mr NGUESSO, Ils n'ont pas été à la hauteur de ce qu-il souhaitais. Ils lui ont fait faire
des dépenses bidons : locations fictives des salles. En tout cas Mr NGUESSO est au point où il n'arrive pas à trouver des gens crédibles.


Son but , c'est faire de la rumba une marque déposée des 2 congo, pour laquelle nos groupes devraient arriver à exporter, à se lancer dans la mondialisation. C'est la seule danse à partir de
laquelle notre musique peut se faire  une nouvelle santé. Une nouvelle étiquette. Il y a eu trop de bricolage dans notre musique au point où nous sommes descendu  au bas de l'échelle.


Combien des pays africains ne se servent pas actuellement de notre musique pour bâtir la leur. Allez voir en Côte-d'Ivoire, au Cameroun...voire même le zouk


Enfin, difficile de parvenir si l'on doit voir tout de suite le gain, avant le travail



MISATOU 27/08/2011 21:11
























































Werrason déclare la guerre aux Combattants : Un mémo déposé à la Primature




Vendredi 26 Août 2011 - 03:30





  



werrason




A l’initiative de l’artiste musicien Werrason, les artistes congolais recommandent au Gouvernement le renforcement de leur sécurité à l’étranger. 

Réunis au sein de l’association «A nous le Congo», des artistes de la RDC viennent de déposer un mémo à la Primature dans lequel ils recommandent le renforcement de
leur sécurité à l’étranger. 

Des artistes membres de l’ONG &la

















Mulenda 25/08/2011 14:46



Saluts


J'avais par hasard croisé Mr Nguesso au studio Marcadet à Paris, c'était por moi la preuve que ce grand monsieur est un GRAND melomane et défensseur de la Rumba congolaise. et j'ai retroucé son
interview sur youtube ici


http://www.youtube.com/watch?v=9U-Ba90RkkE


Il semble de bonne foi. mais est-ce qu'il écoute bien ses conseillers? Ses enfants jouent aussi un role important. Sa fille gère la MNCOMTV mais son site web est toujours au point mort comme vous
pouvez le voir www.mncom.net


Il a promis de projets dans la production avec un studio au congo et à Paris si on en croit ses enfants. Je ne sais pas si ce mr mbuet est fiable. Mais avec les congolais, il faut s'attendre à
tout. est ce qu'il a vraiment la confiance de Mr Nguesso ? est cequ'ils ont vraiment les moyens ? c'est peutêtre un feu de paille pour tromper les musiciens et les fans.. Cela fait un moment que
on attend cette fameuse deuxième édition...Mais qui croit encore ?


Maintenant



jean Michel 24/08/2011 13:31



C'est avec un réel plaisir que Dona-Mobeti et moi-même avons pris connaissance des commentaires de Wigo Clemento et de Belela. Messieurs, merci d'avoir compris nos desseins mais  aussi
que le chemein sera sans doute difficile.


C'est pourquoi vos encouragements sont une force pour tous les participants actuels (et à venir) à qui nous allons les transmettre.


Nzambe apatela bino


Jean-Michel, conseiller de Dona-Mobeti


 



wigo Clémento 24/08/2011 11:40



Cette idée est arrivée au bon moment. Pourquoi?


Moi, en tant que mélomane, natif des années 50, collectionneur d'oeuvres musicales de bonne qualité, j'estime que notre musique nécessite une cure car elle vient d'atteindre un niveau très
catastrophique et déplorable.


Raison pour laquelle je soutiens cette initiative lancée par mon Vieux Dona Mobeti.


Je suis convaincu qu'après mures réflexions sur des rythmes, des thèmes et surtout des formes de chansons, ces grands de notre musique, que la nouvelle génération a tendance à négliger, peuvent
faire renaître et faire redécoller notre musique pour de bon.


Je vous encourage franchement et suis même disposé à apporter ma modeste contribution car quand j'écoute les nouvelles chansons congolaises, hormis celles de cetains artistes comme Jean
Goubald, Lokua Kanza, El Dorado etc..., j'ai honte et je n'ose même pas les ranger dans ma collection.


Bonne continuation.



BELELA 24/08/2011 07:48



Cette question arrive à propos, car il suffit de lire une des commentaires avant sur les le Groupe LES FRANGILES de la Côte-D'Ivoire pour s'en convaincre.


Notre musique, effezctivement n'est plus compétitive, toutes autres musiques du continent se servent de la musique congolaise pour bâtir la leur, avec la complicité des musiciens congolais
eux-même. Je vous renvoi encore aux commentaires précédents.µ


Depuis la disparition des orchestres nés avant l'indépendance, notre musique s'étiole progressivement au point de se trouver actuellement au bas de l'échelle.


On ne sait plus sur quel saint se vouer.  Il faut tout de même encourager des individualité comme DINO VANGU qui essaie de se maintenir sur le créneau des groupes des années 5O. Mais, ce
n'est pas tout, Il faut actuellement tenir compte de la mondialisation; Partir de la source pour essayer d'adapter notre musique aux accents et rythmes susceptibles de retenir l'attention des
connaisseurs et de se mesurer avec les autres rythmes du monde. Comment garazntir notre travail sur scène, avec très peu de musiciens aguérris 


Ce travail de retrouvailles nécessite des baroudeurs qui puissent s'imposer sur les musiciens des deux Congo. Lannée dernière Maurice NGUESSO le frère du président SASSOU NGUESSO avait su
regrouper un grand nombre des musiciens des deux rives autour d'un projet du genre. Après, un grand gala en guise d'un départ pour une organisation autour de la RUMBA. Hélas ! comme toujours, des
appétits individuels se sont prononcés, au point de decevoir ce bon mécène, qui avait donné toutes les garanties pour un bon départ. Hélas ! Où en sommes nous ? Un certain Mr MBUET  a tout
chamboulé