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Publié par Messager

 

capitaine m'boNous revenons sur le Col pilote Mbo pour rendre public le témoignage d'un mbokatier qui a tenu à garder l'anonymat. Un mbokatier qui l'a connu et qui voulait lui rendre un hommage à travers ce récit . Il nous a rassuré que tout son témoignage est une réalité. Il n'y a l'ombre d'aucune invention.

Si nous publions ce témoignage, c'est par respect au voeu de l'une des filles du défunt l'officier supérieur, qui avait exprimé, dans une correspondance privée  adressée au blog, le souhait de lire des anecdotes sur la bravoure de son père , à l'instar de celle qui s'était déroulée en Angola où il avait réussi à s'échapper à bord de son avion de chasse.

Nous avons sorti ce témoignage après l'accident aérien survenu dernièrement en Russie, accident au cours duquel le président polonais, son épouse ainsi que de nombreux officiels polonais ont perdu la vie. Selon certaines supputations cet accident aurait été occasionné par l'ordre du président polonais intimé au pilote d'atterrir en dépit des conditions climatiques désastreuses. Le témoignage ci-dessous va presque dans le sens de cette hypothèse.

Suivez.


Une mission dans la ville de Bandundu.

Nous sommes en 1987. Notre ami "mbokatier" fait partie d'une délégation restreinte qui accompagne une haute autorité lors d' une mission officielle dans la ville de Bandundu. Le voyage s'effectue à bord d'un avion Cessna piloté par un jeune capitaine de la Faza.


Après l'accueil et les honneurs militaires, la délégation prend place dans le meilleur hôtel de la ville de Bandundu. Le soir, elle se retrouve au domicile du gouverneur où un repas copieux est organisé en son l'honneur. Avant de passer à table, une personnalité bien connue de la délégation fait son irruption. il s'agit du Col Mbo. Après avoir salué les membres de la délégation, il se retire dans un coin avec le "mbokatier" avec qui il taille bavette. Comment ça va mon colonel, que faites-vous ici ?", lui demande le mbokatier. " je suis venu en visite privée mon petit ", lui répond-il. Après un léger moment ," je suis venu finaliser l'achat d'un immeuble, que cela reste entre-nous", enchaîne-t-il. "D'ailleurs comme c'est mon petit de la Faza qui vous pilote, je vais en profiter pour rentrer demain avec vous à Kinshasa".A l'issue du repas, la délégation  poursuit la soirée dans une discothèque de la place. Tandis que le Col Mbo regagne la résidence familiale.


Le lendemain dans l'après-midi, à l'heure du départ, il apparaît en combinaison de pilote, arboré de son grade d'officier. Pendant que le chef de la  délégation recevait les derniers honneurs, le col Mbo et le capitaine pilote devenu son co-pilote s'engouffrent dans le cessna. Lorsque la délégation gagne l'avion, les deux officiers de la faza étaient  prêts à décoller . Dans l'avion, le "mbokatier" s'installe tout juste derrière le siège du col pilote Mbo. Et le chef de la délégation sur son siège d'honneur au fond de l'avion. Comme  l'intérieur du Cessna ressemble à un large salon, tous les regards se croisent facilement. Mais le chef de la délégation, un homme de caractère reste silencieux. Peut-être pense-t-il déjà à son épouse qui l'attend dans le salon d'honneur à l'aéroport de Ndjili.

Le "mbokatier" en profite pour prolonger la conversation entamée la nuit, à la résidence du gouverneur. Durant le vol, le col Mbo  donne quelques notions d'aviation , en expliquant en l'occurrence, après quelques minutes de vol, que l'on venait d'atteindre une altitude qui nous mettait hors de tout danger, car étant au-dessus de tous les sommets. Relaxé, le col Mbo saisit l'occasion pour évangéliser le "mbokatier", en lui disant que pour avoir la vie éternel, il n'avait qu'à accepter  Jésus Christ comme sauver et Seigneur. Sous le regard curieux du chef de la délégation.

Quelques minutes après, et après avoir changé de sujet, le vol connaît sa première perturbation à l'approche de Maluku, due à une détérioration brusque des  conditions météorologiques. Le col Mbo ,en pilote chevronné, tente de la contourner. Mais en vain. Sans broncher, il tente une deuxième tentative. Encore un échec. Les visages de tous les passagers deviennent crispés. Le col effectue une troisième tentative. Comme les perturbations persistaient, le col Mbo entreprend une manoeuvre , et sans avertir le chef de la délégation, il reprend la direction de la ville de Bandundu.

Au moment où ceux qui étaient venus saluer la délégation kinoise regagnent déjà chacun son domicile, ils aperçoivent dans les airs le petit avion. Ils accourent  vers l'aéroport où ils vont retrouver les membres de la délégation déçus. Sans parler , le chef de la délégation gagne la voiture sans commentaire. Déçu par l'ajournement de son retour dans la capitale.


Lors du dîner organisé toujours à la résidence du gouverneur, le "mbokatier" s'approche du col pour lui lancer: " mon col, j'ai l'impression que le chef de la délégation était très mécontent lorsque vous avez décidé de retourner à Bandundu". " Mon petit, j'ai pris mes responsabilités", rétorque le col Mbo. Avant de poursuivre qu'en cas d'accident, c'est moi qu'on aurait condamné".

Le lendemain matin, le vol s'est effectué sans encombre, sous un ciel clément, toujours avec le col pilote Mbo à la commande du Cessna.

 

Mbokatier.

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ilunga 20/01/2016 18:26

C'est bien bon de raconter cette histoire, mais il faut dire ce n'est pas pour rien qu'il a pris cette décision, le Col. est à la base de deux crache de mirage pour avoir refusé les ordre lui donné par le cdt d 'aller se poser à kamina une fois, et la deuxième de ne pas attendre l'ordre de décoller de Bangui. même le crache ou il a trouvé la mort pouvait être évité si il avait laissé les commandes au copilote qui était formé sur C 130 ( les dernieres conversation du vol entre lui et son co-pilote du jour l'atteste). le fait de prendre les commande parce qu'on est plus gradé à perdu beaucoup de nos pilotes au zaire.

sonny mokonzi 26/04/2010 17:36



Bandeko,Colonel MBO azali ko meriter RESPECT na biso na maye ye asalaki en tant que PILOTE DE COMBAT,en plus apesaki pe ZAIRE a l'epoque lokumu na ba fetes ya independance ya ba pays africains
mingi,c'est pour cela avant l'age de 30 ans azuaki plus de 10 decorations militaire ya ba pays africains differents:LIBERIA,CENTRE AFRIQUE,MAROC,TOGO, ETC...azalaki l'un des rare pilote noir oyo
ba francais,ba italien,ba belges ba respectaki sans reservation..na 1980 ba invitaka ye na DEFILE MILITAIRE na TOGO,le zaire etait parti avec 3mirages,ba francias pe bayaki na ba mirages 2000 pe
ba jaguar;ba francais bapesaki Major MBO defi, soki azali pilote ya solo,akoma na heure prevue likolo ya tribune,MBO(major a l'epoque),andimaki defi wana na presence ya mobutu..tango heure ya
parade militaire ekoki MBO a decoller na aeroport ya lome,plein gaz,full power, cap esika DEFILLE ezalaki,colonel ya armee de l'air ya ba francais azalaki na tribune miso na ye na montre azali
kotala,tango heure bayokanaki ekoki bayoka kaka whaaaaaaaaaaaaa,soki pe ezalaki 10h30,soki pe 11h20 toyebi te,kasi tango minute ekoki kaka whaaaaaaaaa(makelele ya reacteur) MBO likolo ya
tribune avec son mirage,en pleine vitesse,ba francais oyo bapesaki ye defi baningisi mutu,quelque jours apres JEUNE AFRIQUE elobi boye:LE MAJOR MBO A REMONTRE A SES ANCIENS INSTRUCTEURS(LES
FRANCAIS)....Tozela te mindele bakoma ba livres sur nos heros(civils et militaires)...le 19avril eleki ezalaki 20ans depuis sa mort.......Pona accident ya pologne,tozua exemple oyo,na 1989 MOBUTU
awutaki voyage,quelques heures apres en plein vol,boeing 727 na ye edevelopaki pa probleme techniques tres serieux,Pilote na ye(un portugais ou belge) a decider il faut ba atterir sinon te le
pire ekosalema,MOBUTU en tant que pilote lui meme aboyaki te,basalaki atterissage d'urgence na BANGUI(RCA)....Na 1980 AS BILIMA(avec santos,mayele etc..),a bord d'un boeing 737 de l'air zaire
basalaki atterissage d'urgence na kananga kasai occ),peut etre etikalaki moke tolela bango ndenge monde elelaka equipe ya zambie na 1994....Nalingi naloba nini awa::Commandant de bord azali
responsable ya vie ya ba passager pe appareil,meme ata roi azali na kati soki avion ezui probleme to aeroport ekoki ko recevoir bango te Commandant de bord ako decider procedure d'urgence,pas le
president ni le roi..President ya pologne c'etait la 2me ou 3me fois a forcer pilote a atterir na ba condition mediocre...eloko ya ndenge wana ekosalema na USA te po congres to senat eko rapeller
president a l'ordre......



Messager 26/04/2010 14:47



 


Serge,


La leçon que vous tirez de cette histoire prouve que vos avez saisi la portée de ce témoignage. Celui qui l'a rapporté voulait mettre en évidence l'esprit d'initiative et le sens de la
reponsabilté du défunt Col Mbo.


Avons-nous oublié comment l'ancien premier ministre Mpinga et le prof. Bingoto avaient perdu la vie dans un accident ? Qui sait ce qui s'était passé  entre le pilote et les responsables à
bord de l'appareil?


En tout cas nous encourageons ceux qui le peuvent à nous envoyer ces genres des témoignages. Nous garantirons l'anonymat le cas échéant.


 


Messager


 



Serge 25/04/2010 23:17



Bonjour a notre ami le Mbokatier annonyme,


 


C'est très intéressant de l’anécdote que vous venez de nous raconter et surtout de découvrir le sens de résponsabilité de notre
feu Colonel Mbo que tout le monde continuent a pleurer jusqu'a ce jour. 


 


Un homme mur et expérimenté de la trempe de Col. Mbo devrait toujours assumé ses réponsabilités quand il le fallait.  Je
suis sûr que ni était les palettes des marchandises qui ont bloquées sa porte de sortie (d'apres les éclaircissement de Mr Emmanuel kandolo sur le récit de sa mort) il pouvait échapé à son
accident mortel vue ses reflexes.  Ici notre Mbokatier annonyme voulait nous dire que le président polonais et son entourage ont trouvés la mort
parceque le pilote n’a pas user ses reflèxes et son jugement, il a fait comme dans l’armée: “A vos ordres mon président” sans portant prendre ses responsabilités comme a fait le Col
Mbo.


 


La léçon ici est: “ Soyons résponsables et usons de nos reflèxes dans notre vie et surtout devant des situations compliquées
comme a fait le Colonel Mbo qui a reboursé chemin sans prévenir le chef de la délégation qui souhaité rencontré son épouse au salon d’honneur de l’aeroport de N’djili”.


 


Que la terre lui soit douce pour le Colonel Mbo.


 


Merci pour la contribution Mr Le Mbokatier.


 


Serge (Kongo na biso)



Messager 25/04/2010 18:58



Chers amis,


Tout est ralatif dans la vie. Là où vous ne trouvez aucun intérêt, une autre personne y trouvera de l'intérêt. Cet article a été publié à la demande des certains enfants  du défunt officier
qui voudraient lire des anedoctes sur la carrière  de leur père au lieu d'étaler sa vie privée.


Avez-vous été plus attentifs à sa vie privée qu'à cet article ?


 


 


Messager



Antoine Nickel 25/04/2010 17:58



C'est vrai, C'EST QUOI L'INTERET DE CETTE HISTOIRE sur le Col. MBO ?


 


 



muan'a mangembo 25/04/2010 11:21



Terminologie hindoubill : banda yes et CF


Dans Mamou, Franco qui réplique à Madilu chante:
"Madilu tika ye aloba
makambo ye aslaka ayebaka té
na bandeko ye akotaka bato bamonaka ye
tina nini apanza yo sango alobi yo osalaka ki CF"
C'est quoi le CF - chef ya kofunda comme le soutiennent certains spécialistes du lingala kinois?
Loin de me contenter de cette explication en apparence logique, je me suis rapproché d'un kinois "Singa kwanga" (linguala) Vieux Dodo, installé en France depuis une trentaine d'année.
Ce gaillard qui a grandi sur Kabambare a connu la grande époque des Goza et bills de la trempe de' Dégazin Nsumbuka ou Zanga Zanga. C'était l'époque où les jeunes kinois découvraient les délices
du "diamba" et des premières cigarettes qui donnaient le vertige. Très tôt les jeunes vont se scinder en deux groupes. il ya ceux qui fument d'un côté, les Kadiampemba et les autres les S.
ceux qui avaient obligation de laisser le passage aux "bills".
S comme suapante ou "soit pente"
Lorsque l'on sortait d'un séance de fumerie de diamba, les premiers effets étaient le vertige. On avait l'impression que la terre vacillait ou q'uon allait tomber. On entendait parfois des voix
dans sa tête m'ont confié plusieurs "diambeurs". Le lieu où l'on prenait son diamba était souvent le nganda derrière la maison des parents, le Changai (Chez Ngai) du jeune ado. Et lorsqu'on
en sortait on titubait un peu, vertige oblige et pour que tout le monde soit en phase, il fallait que les autres, ceux qui ne fumaient pas, pour laisser le passage aux diambeurs "soient pentes".
Le mot d'ordre était claire. les yuma ont obligation de se mettre en biais pour laisser passer les yankés. Swapante c'est donc un ordre qui était donné aux non fumeurs, pour laisser la place aux
"vrais hommes".
Constitué petit à petit en bandes, les Goza et yankés devraient se distinguer des autres: les "bandes à S" qui va devenir plus tard par déformation "Bandayes". Les bandes à S c'est tout
simplement le groupe des ceux qui n'étaient pas à la page en matière de diamba. Admirez tout de même la maitrise de la langue française, parce que justement, fumer du diamba n'impliquait pas
forcément l'abandon des études, bien au contraire. On retrouvait bien entendu dans une cours d'école aussi bien les yankés que les Bandes à S, les bandes de "soit pentes" ou swapantes, les
yuma.
De S à CF
faire partie de la bande des yankés - Kadiampemba, Singa kwanga, Mofewana et j'en passe étaient très recherché. A cette é^poque ou pour un rien on pouvait se faire tabasser, les S - suapantes -
recherchaient la protection des Gourba - membre d'une bande de yanké. Ils étaient prêt à tout pour cela : faire les courses du Gourba - avec 2F, lui ramener des Makanzenze d'une valeur de 10F par
exemple. Certains allaient jusqu'à jouer les entremetteurs entre leurs soeurs ou cousines et les Gourba. Mais ces "S - suapante" particuliers, étaient connus pour leur rôle de rapporteur auprès
des Grands Gourba. Ils signalaient tout danger aux gourba, comme les descentes de police ou les colères des Sheriff (parents). A la fin ils finissaient par devenir des connaissances, bien que
forcée, des Gang. "Connaissance

Jérôme Nzembelé 25/04/2010 09:54



Je n'ai compris ni le bien fondé de l'anonymat, ni


la portée historique de ce méssage et encore moins à quoi ç'a avancé notre curiosité.